Chapitre 58

OoOoOoOoOoO

Vous ne devez qu'à vos bons réflexes d'esquiver le bol de bouillon aux nouilles qui vient de traverser la porte et siffle à vos oreilles avant de passer par-dessus la rambarde. Quel dommage, ça avait l'air bon.

- Kagura ! s'écrit la voix du patron des yorozuya derrière la porte avant que celle-ci ne s'ouvre. Tu n'as pas honte de gaspiller la nourriture ? Je l'avais à peine entamé ! Oh, tiens, qu'est-ce que tu fais là ? demande-t-il en vous découvrant sur le pas de la porte. Si ce bol de bouillon a tué quelqu'un, ce n'est pas le nôtre.

- Abruti, tu aurais pu le rattraper ! Les policiers ne sont pas censés aider les gens ?

- Si j'ai bien entendu, c'est toi qui l'a lancé, mocheté. Si tu veux qu'on te rapporte ce que tu lances, adresse-toi à ton chien.

- C'est pas si loin de ce que je fais ! répond-elle, la voix chargée de sarcasme.

- C'est une proposition ? Ça peut se négocier, mais concernant la laisse, je préfère être du côté de la poignée que du collier...

- Ça suffit, Kagura-chan, la réprimande son pote à lunettes en faisant à son tour son apparition. Désolé pour ça, Okita-san, c'était un accident. Vous vouliez nous voir ?

- Oui. Vous devez être au courant de la série de vols qui a eu lieu dans le quartier cette nuit ?

À l'expression de leur visage, vous comprenez que vous ne vous êtes pas trompé.

- Je pense qu'on pourrait avoir des choses à se dire, ajoutez-vous. Je peux rentrer ?

Gintoki s'écarte pour vous laisser passer ; la chinoise vous suit des yeux avec une claire désapprobation dans le regard, avant de vous adresser un geste grossier de la main au moment où son patron et son garde-chiourme ne regardent pas.

Tss, toujours aussi vulgaire, celle-là.

.

Vous vous installez donc dans le salon des yorozuya, au chapitre 15.