Hello !
Pas de retard cette semaine, vous voici le chapitre 39.
Je dois vous avouer que je suis assez surprise (et triste, en fait) d'avoir eu si peu de retours le chapitre dernier (seulement 2 à dire vrai). Surtout que c'était LE chapitre, celui dans lequel on se débarrassait définitivement d'Elina, celle que vous me disiez détester tant ^^ du coup, je me pose quelques questions : vous a-t-il moins plu ? L'histoire n'est-elle plus à la hauteur de vos attentes ?
Je suis assez dans le flou du coup et c'est très inconfortable comme situation (sans vouloir faire de mauvais jeu de mots avec mon histoire inachevée !)
En tout cas, sachez que je vous publie ici l'avant-dernier chapitre. L'histoire est achevée, le chapitre 40 et l'épilogue sont écrits et en cours de correction.
J'espère que celui-ci vous plaira et suscitera un peu plus votre intérêt ! (oui, vous m'inquiétez beaucoup, en fait ^^')
Bonne lecture !
Les vacances d'Hermione commençaient vraiment bien. La colocation avec Harry – et Ginny, qui venait squatter la moitié du temps – se passait réellement bien, et elle prenait le temps de voir Charlie chaque jour. Et puis, pour le plus grand plaisir du dragonnier, elle avait commencé à prendre l'habitude de découcher à chaque fois que la rouquine venait rendre visite au Survivant. Les nuits étaient particulièrement agitées lorsqu'ils oubliaient de lancer un Assurdiato en se couchant, et les parois fines des murs du Douze Square Grimmaurd ne filtraient absolument rien.
La jeune femme avait donc commencé à prendre ses marques chez son petit ami, sans pour autant envisager de s'installer avec lui. Elle trouvait que leur relation était bien trop récente, et ils devaient prendre leurs marques chacun de leur côté avant d'envisager un tel rapprochement. De plus, Hermione allait commencer ses études supérieures, et elle ne voulait pas se rajouter du stress inutilement. Enfin, tout cela se passerait comme elle le prévoyait, si et seulement si elle obtenait de bonnes notes aux ASPIC – le rouquin passait son temps à lui rabâcher qu'il ne pouvait en être autrement, mais elle aurait bien du mal à le croire tant qu'elle n'aurait pas reçu son relevé de notes.
Ainsi, il fallait qu'elle s'occupe utilement, et elle avait décidé de profiter du temps libre qu'elle avait pour rédiger des lettres de motivation pour les différentes écoles qu'elle souhaitait intégrer. Installée bien confortablement au petit bureau dans le salon du dragonnier, Hermione s'était munie de sa plume favorite et d'un tas de parchemins vierges conséquent. Le soleil, qui filtrait à travers la fenêtre, lui réchauffait doucement la peau en ce début de matinée, et se mit rapidement au travail.
Bien sûr, en premier lieu, elle avait rédigé le plus soigneusement possible sa lettre pour l'Ecole de la Magistrature Magique, qu'elle souhaitait particulièrement rejoindre. Elle avait fait des dizaines de brouillons, qu'elle avait soumis à Charlie pour avis, et avait fini par la remettre au propre, avant de l'envoyer la veille.
Ce jour-là, elle avait décidé de se plancher sur sa lettre pour l'Ecole de Médicomagie. C'était un cursus complètement différent de la Magistrature, mais la médecine magique avait toujours attiré Hermione. Elle s'était toujours dit que si jamais elle n'arrivait pas à défendre les causes qui lui tenaient à cœur – que ses amis qualifiaient parfois de causes perdues, notamment concernant la liberté des Elfes de maison – elle se jetterait corps et âme dans la médecine, pour venir en aide aux souffrants, et pouvoir, peut-être, participer à des projets pour soigner les maladies sorcières à ce jour encore incurables.
La démarche fut identique à celle de la veille : les brouillons, griffonnés et raturés, s'enchaînèrent, volant parfois même à travers la pièce, accompagnés d'un cri rageur, lorsque la Gryffondor ne trouvait plus aucune inspiration.
— Eh bien, tu en mets du bazar, fit remarquer Charlie en sortant de la salle de bain, une simple serviette accrochée autour de la taille.
— Ça m'agace, ça ne vient pas, je n'arrive plus à coucher deux mots corrects, souffla la jeune femme avec résignation.
— Tu as besoin d'un peu d'aide ? proposa-t-il.
— Ce ne serait pas de refus, accepta Hermione. Mais va te vêtir, par Merlin ! Sinon, c'est moi qui vais t'aider à enlever cette fichue serviette !
La remarque fit rire le dragonnier, qui s'engouffra dans la chambre à coucher avec un clin d'œil suggestif. Pour toute réponse, la sorcière lui envoya le coussin de la chaise sur laquelle elle était assise, faisait redoubler l'hilarité du jeune homme. Hermione secoua la tête, mais le sourire aux lèvres malgré tout.
Elle décida qu'il était temps pour elle de faire une pause, et se dirigea vers la cuisine pour se faire un thé, et préparer le petit déjeuner qu'elle n'avait pas voulu prendre au réveil. Celui-ci avait d'ailleurs fait l'effort d'acheter une bouilloire et une cafetière électrique, et la jeune femme lui avait fait une formation expresse pour qu'il apprenne à les utiliser. Elle mit le café du dragonnier à couler, et mit de l'eau à chauffer, avant de préparer des œufs brouillés accompagnés de bacon.
L'odeur alléchante attira Charlie jusqu'à la cuisine, qui enlaça sa petite amie lorsqu'il l'eut rejointe.
— Ça sent divinement bon, fit-il remarquer.
Son ventre devait être du même avis, puisqu'un grondement sourd se fit entendre, provoquant l'hilarité d'Hermione.
— J'espère juste que ça va caler cet appétit de dragon, se moqua-t-elle.
— Il n'y a pas de raisons, tu cuisines plutôt bien, la complimenta Charlie avec un sourire.
Il prépara la table, et s'installa en attendant que sa petite amie leur serve le petit déjeuner. Ils dévorèrent les mets avec délice, et le dragonnier lança un sort pour que la vaisselle se fasse magiquement. Hermione ne protesta pas, n'appréciant pas plus que ça la vaisselle à la main, et revint s'asseoir au petit bureau pour continuer ses lettres.
Charlie la rejoignit, et s'installa à ses côtés pour l'aider, comme convenu. Au bout d'une heure de travail acharné, la lettre de motivation fut prête, et la sorcière cacheta l'enveloppe, qu'elle confierait à Hewlett en revenant au Square Grimmaurd. Alors qu'elle rangeait ses affaires, la cheminée se mit soudain à crépiter, attirant l'attention des deux amoureux.
Hermione s'approcha, et vit la tête de Harry se dessiner dans les braises.
— Bonjour à tous les deux, les salua le Survivant.
— Salut Harry, lui répondirent-ils en chœur.
— Que nous vaut ta visite ? s'enquit la jeune femme.
— Tu devrais nous rejoindre au Terrier, tu as reçu du courrier, lui apprit le brun.
— Elle t'y rejoint d'ici cinq minutes, précisa Charlie.
Ils virent Harry acquiescer, puis son visage disparut et les braises s'éteignirent d'elles-mêmes.
— Tu attendais quelque chose ? questionna le dragonnier.
— Non, répondit Hermione, soudainement inquiète. Si ça se trouve…
— Ne t'inquiète pas, je suis certain que tout va bien se passer, la rassura-t-il. Je préfère ne pas t'accompagner tout de suite, je t'y rejoindrai dans quelques dizaines de minutes. Il est inutile que nous l'apprenions à mes parents de cette façon, et ça t'ajouterait du stress inutilement, même si je suis persuadé qu'ils seront ravis pour nous deux.
La jeune femme hocha la tête, et l'embrassa chastement. Elle appréciait les petites marques d'attention dont il faisait preuve à son égard. Après avoir soufflé un bon coup, elle se concentra le plus fort possible – un désartibulement était la dernière chose qu'elle souhaitait, à l'heure actuelle – et transplana au Terrier.
A son arrivée au fief des Weasley, elle fut instantanément accueillie par une tornade rousse, qui ne tenait visiblement pas en place.
— Salut Herm' ! s'écria Ginny. Je suis désolée, je n'ai pas pu t'attendre, j'ai déjà ouvert la mienne. Allez, entre !
La sorcière brune pâlit brusquement. Ses doutes s'avéraient vrais ; les résultats des ASPIC venaient de leur arriver par hibou. Une énorme boule d'appréhension vint lui nouer la gorge, et elle se sentit soudain incapable d'effectuer le moindre pas supplémentaire. Pourtant, Merlin avait dû en décider autrement, puisqu'elle se retrouva, en moins de temps qu'il ne fallait pour dire Quidditch, dans la cuisine, où s'étaient rassemblés Harry, Molly, George et Ron. Ceux-ci la saluèrent, et elle ne put leur répondre que par un hochement de tête, tellement elle était stressée.
Ginny s'installa aux côtés de Harry, et tendit à Hermione la lettre qui lui était destinée.
— Tiens, celle-ci est pour toi, lui signifia-t-elle.
La lionne déglutit difficilement. Ses amis, autour d'elle, n'osaient pas prononcer le moindre mot, sachant que l'heure était grave. Rassemblant tout le courage qu'il lui restait en réserve, elle entreprit de décacheter l'enveloppe et d'en sortir le parchemin où se trouvait son relevé de notes.
Accumulation de Sorcellerie Particulièrement Intensive et Contraignante
— ASPIC —
Relevé de notes de l'élève :
~ Hermione Jean Granger
~ Ecole de Sorcellerie de Poudlard
Sortilèges : Optimal
Potions : Optimal
Métamorphose : Optimal
Défense contre les Forces du Mal : Optimal
Histoire de la Magie : Optimal
Botanique : Optimal
Astronomie : Optimal
Arithmancie : Optimal
Etude des Runes : Optimal
Statut : Admis ; ASPIC validés
Mention : Très bien, avec les félicitations du Jury
Rang : Major de sa promotion
Hermione dut relire son relevé de notes trois fois, pour être certaine d'avoir bien lu. Le silence régnait autour d'elle, ses amis n'osant pas prononcer le moindre mot, inquiets devant le manque de réaction de la jeune femme.
Celle-ci n'en revenait pas. Toute sa scolarité, elle avait bûché sur ses cours, fait des recherches complémentaires à la bibliothèque, passé nombre d'heures à réviser et rédiger des tonnes et des tonnes de parchemins. Et tout cela n'avait pas été vain. Pour la première fois de sa vie, elle pouvait être fière d'elle, et elle l'était.
Des larmes de joie commencèrent à déborder de ses yeux, provoquant l'agitation autour d'elle.
— Mione ? s'enquit Ron instantanément.
— Mione, ça ne va pas ? demanda Harry.
— Oh non, Herm' ! s'exclama Ginny, paniquée.
Molly s'était précipitée sur la jeune femme pour la prendre dans ses bras, et celle-ci laissa le flot de ses émotions se déverser. Les trois autres se regroupèrent autour des deux femmes, plus inquiets que jamais de voir la sorcière dans cet état-là, surtout après avoir consulté son relevé de notes. Ils savaient tous combien elle se mettait la pression pour réussir, et craignaient le pire.
Seul George resta à sa place, à contempler la scène qui se déroulait devant lui avec incompréhension. Alors qu'Hermione avait laissé son relevé de notes traîner sur la table pendant qu'elle se trouvait dans les bras de Molly, il l'attrapa discrètement et lut ce qui y était inscrit. Le fou rire l'attrapa lorsqu'il arriva en bas du parchemin, provoquant l'indignation de sa petite sœur.
— Et on peut savoir en quoi c'est drôle ? gronda Ginny.
— Elle est major de votre promo, réussit-il à articuler entre deux rires. Miss-Préfète-Parfaite a réussi son pari, elle est major de promo avec un Optimal dans chacune des matières.
— C'est une blague ? s'écria Ron. Mais Mione, pourquoi tu pleures si tu as réussi ?
— Tout simplement parce qu'elle ne pensait pas y arriver, sombre idiot, tempêta la rouquine. Mais c'est trop cool, Herm' !
— Nous sommes fiers de toi, ma chérie, lui assura Molly en lui frottant le dos.
— Toutes les écoles vont se battre pour que tu les intègres, renchérit Harry.
— Merci, murmura Hermione en séchant ses larmes le sourire aux lèvres. Et toi, Ginny ?
— Optimal en Potions, Sortilèges, Métamorphose, Botanique et Défense contre les Forces du Mal, commença la petite amie du Survivant. Ça m'évitera de m'attirer les foudres de mon cher frère, ça. Et Effort exceptionnel en Astronomie, Histoire de la Magie et Etude des Moldus.
— Félicitations ! s'exclama la brune en serrant sa meilleure amie dans ses bras.
— C'est nous les meilleures ! s'extasia-t-elle en retour.
— N'importe quoi, grommelèrent les garçons en secouant la tête.
— Le Girl Power est quand même ultra présent dans cette pièce, ricana Ginny. Puisque seules les filles ont passé leurs ASPIC. Vous ne pouvez pas rivaliser avec maman, Herm' et moi !
— Heureusement que j'arrive pour relever le niveau chez les garçons alors, fit le nouvel arrivant d'une voix moqueuse en entrant dans la cuisine.
— Mon grand frère préféré ! s'écria la cadette des Weasley.
Ginny sauta au coup du dragonnier en rigolant. George tira la langue à son frère.
— Ouais, mais nous, avec Harry, on a sauvé le monde, se vanta Ron.
— Et sans Hermy-jolie, vous en seriez où, mon petit Ronny ? hasarda George, goguenard.
— Oui, bon, c'est bon, maugréa le jeune rouquin en s'asseyant lourdement sur le banc de la cuisine.
— Félicitations, les filles, leur dit le dragonnier en s'écartant de sa petite sœur pour aller saluer sa mère. Bonjour, maman.
— Merci, Charlie, lui sourit Hermione.
Le professeur de Soins aux Créatures Magiques lui fit un clin d'œil discret, et reporta son attention sur la joyeuse troupe.
— Bon, eh bien maintenant, il va falloir fêter cela ! s'enthousiasma-t-il.
— D'abord, il y a le mariage de ton frère à préparer, s'alarma Molly. Et je ne suis au courant de rien, cette fichue Pénélope ne laisse rien filtrer, et veut s'occuper de tout, toute seule !
Les Weasley présents, Harry et Hermione échangèrent un regard entendu. Ils comprenaient pourquoi la jeune Deauclaire n'avait pas souhaité organiser son mariage en compagnie de Molly ; celle-ci pouvait ressembler, à s'y méprendre, à un dragon dans ce genre de moments. Quand bien même le mariage de Bill et Fleur s'était fait à la hâte et sobrement en temps de guerre, la matriarche avait voulu y mettre son nez, et cela n'avait pas été de tout repos pour la Vélane à l'époque.
— Et puis, en plus, le mariage est la semaine prochaine, déplora-t-elle en s'activant dans sa cuisine.
— Ne t'inquiète pas, maman, tenta de la rassurer Charlie, je suis certain qu'ils ont pensé à tout. Ils veulent te préserver, tu passeras un très bon moment, tu verras.
— Il y a intérêt à ce que ton frère ait invité la grande tante Muriel ! tempêta la matriarche.
Tous grimacèrent à l'entente du nom de la tante de Molly. Cette vieille dame était infecte avec absolument tout le monde, et c'était un calvaire de la voir invitée à son mariage. Fleur et Bill l'avaient d'ailleurs très mal vécu.
— En attendant, intervint Ginny en tapant dans ses mains, je n'ai rien à me mettre moi, pour ce mariage. Il est grand temps que nous allions faire du shopping, hein Hermione ? Et puis, les garçons, si vous voulez des conseils féminins avisés pour vos smokings, n'hésitez surtout pas !
— C'est plutôt une bonne idée, approuva George en se levant prestement, on te suit !
— A plus tard, m'man ! s'exclamèrent les rouquins en chœur.
La petite troupe s'empressa de quitter la cuisine, tandis que Molly continuait à rouspéter après son fils et sa fiancée.
oOo
Le jour du mariage était finalement arrivé. Ginny trépignait d'impatience, car elle adorait ce genre d'événements. Elle passa un temps fou à se pomponner, et fit subir le même sort à Hermione, qui désespérait de sortir un jour de la chambre de la rouquine au Terrier.
Cela faisait environ une heure que la petite amie de Charlie était prête. Elle avait revêtu la robe qu'elle avait achetée avec sa mère, et Ginny s'était montrée impressionnée par la silhouette que cela donnait à sa meilleure amie. La brune avait lancé un sort à ses cheveux pour les discipliner, et avait réussi à les coiffer en un chignon lâche plutôt réussi. Quelques touches de maquillage, un peu de rouge à lèvres, et le tour avait été joué.
Pourtant, cela n'était pas aussi simple pour la rouquine, et Hermione commençait à trouver le temps long. Elles étaient enfermées dans la petite chambre depuis leur réveil, la cadette des Weasley ayant prétexté avoir un besoin impératif de l'avis de sa meilleure amie. Ainsi, la brune n'avait pas eu le loisir de voir Charlie, et ils n'avaient toujours pas trouvé l'occasion d'annoncer officiellement leur relation.
Après l'annonce des résultats des ASPIC, les Weasley, Harry et elle-même avaient fêté les bonnes notes des filles, mais depuis, ils ne s'étaient jamais retrouvés tous ensemble au Terrier. Hermione aurait voulu que cela se sache avant le mariage, pour ne pas avoir à reluquer de loin son cher et tendre, mais l'occasion ne s'était pas présentée.
— Et celle-ci, fit soudain Ginny en virevoltant devant son armoire. Tu penses que Harry l'aimera ?
Son aînée sursauta, soudainement sortie de ses pensées.
— Comme à peu près toutes celles que tu as déjà essayées, soupira-t-elle.
— Tu ne m'aides pas, geignit la jeune Weasley.
— Celle-ci te sied au teint, et elle sera assortie avec le nœud papillon de Harry, tenta la brune pour abréger ses souffrances.
— Tu penses ?
— Je vais aller vérifier, si tu veux, proposa Hermione.
— Ok, mais ne traîne pas ! Je vais commencer à me maquiller pour gagner du temps, indiqua Ginny en se jetant sur sa coiffeuse.
L'aînée leva les yeux au ciel, et se précipita vers la sortie. Elle inspira un grand coup une fois dehors, et monta d'un étage pour toquer à la chambre des garçons. Ce fut un Ron encore en pyjama qui lui ouvrit.
— T'es jolie Mione, la complimenta son ami.
— Et toi, tu n'es pas prêt ? demanda-t-elle, soudainement paniquée. Si Ginny monte et te voit dans cet état, tu sais que tu es un homme mort ?
— Euh, ouais, lui répondit le rouquin en se grattant la tête. Je vais aller m'habiller, je pense que c'est une bonne idée en effet. Tu voulais ?
— Voir Harry, indiqua Hermione alors que Ron se dépêchait d'aller se vêtir.
— Salut Mione, fit le Survivant en arrivant.
La brune le salua en retour, puis l'inspecta de la tête au pied.
— Par Merlin, jura-t-elle. Ton nœud papillon, tu n'as que ça ?
— Euh… commença-t-il.
— Visiblement, oui, s'impatienta-t-elle. Bon, à la guerre comme à la guerre !
La lionne brandit sa baguette qu'elle pointa vers le Survivant. Celui-ci eut un mouvement de recul devant le geste de sa meilleure amie, ce qui n'arrêta pas cette dernière pour autant. Elle lança un sort qui changea la couleur du nœud papillon.
— Voilà qui est mieux, s'enthousiasma-t-elle, fière de son acte.
— Pourquoi mon nœud papillon est-il marron ?
— Parce que la robe de ta chère et tendre l'est aussi, et que j'en ai assez de la voir défiler avec la moitié de sa garde-robe, souffla Hermione à bout. Alors, pour notre bien-être mental à tous les deux, tu te tais et tu lui fais des compliments, d'accord ?
Harry acquiesça, prenant soudainement conscience que, grâce à sa meilleure amie, il avait échappé à sa dragonne de copine.
— Merci, lui fit-il en lui frottant l'épaule.
La jeune femme lui fit un clin d'œil complice avant de redescendre rassurer la rouquine, qui n'avait, heureusement pour elle, pas rechangé de robe. Hermione décida ensuite d'aller prendre l'air. Il n'y avait personne sur la terrasse du Terrier puisque tous étaient occupés à se préparer pour la cérémonie – qui devait avoir lieu dans deux heures – et elle en profita pour s'installer sur la balancelle qu'elle appréciait tant.
Elle pensa que Percy et Pénélope allaient avoir de la chance : le temps était plus que clément en cette belle journée de juillet, et il ne faisait pas une chaleur étouffante.
Alors que son regard se perdait au loin, elle sentit des mains chaudes se poser sur ses épaules, dont elle reconnut instantanément le toucher.
— Ça va ? s'enquit le dragonnier.
— Oui, toi aussi ? lui répondit-elle en se levant pour lui faire face.
Avant de lui répondre, Charlie laissa son regard s'attarder sur sa petite amie.
— Waouh, tu es magnifique, la complimenta-t-il sans cesser de la dévorer des yeux.
— Merci, lui dit la jeune femme, les joues rosies.
Le rouquin s'approcha de sa petite amie, prit son visage en coupe et déposa un tendre baiser sur ses lèvres. Hermione se laissa faire, profitant d'un de leurs derniers moments d'intimité du weekend.
Soudain, des applaudissements retentirent derrière eux, les faisant se détacher l'un de l'autre précipitamment.
Molly les fixait, sur le perron, les maintes jointes et le regard brillant.
— Mes enfants, fit la matriarche, émue. Dites-moi que je n'ai pas rêvé.
— Eh bien, commença Hermione, plus gênée que jamais de s'être fait prendre sur le fait ainsi.
— Tu ne rêves pas, maman, lui sourit Charlie.
— Je savais que ma petite Hermione rendrait heureux l'un de mes fils ! s'enthousiasma Molly les larmes aux yeux. Et enfin, tu t'es trouvé quelqu'un de bien, Charlie, ajouta-t-elle. Il était temps !
Elle s'approcha d'eux pour les serrer tous les deux contre elle, bienveillante. Les deux amants échangèrent un regard complice, avec une pointe de soulagement du côté de la jeune femme, qui était rassurée de voir la réaction de celle qu'elle pouvait désormais considérer officiellement comme sa belle-mère.
Des pas se firent entendre, et George apparut dans la cuisine. Les voyant tous les trois dans les bras les uns des autres, il s'esclaffa.
— Eh bah ce n'est pas trop tôt ! s'écria-t-il. Enfin vous vous montrez au grand jour !
— Tu étais au courant ? s'étonna sa mère.
— A vrai dire, maman, intervint Charlie, cela fait quelque temps déjà, et il faisait partie des quelques-uns mis dans la confidence, oui.
— Peu importe, répondit Molly en balayant l'air de la main. Je suis si heureuse pour vous ! Tu faisais déjà partie de la famille, ma petite Hermione, et un jour ce sera vraiment officiel ! J'ai hâte d'organiser votre mariage ! Arthur ! Arthur !
Et la matriarche se précipita à l'intérieur pour annoncer la bonne nouvelle à son époux, tandis que les trois jeunes gens se dévisagèrent, l'un amusé, les deux autres gênés.
— Ahahah ! s'esclaffa George. Vous devriez voir vos têtes, c'est juste mortel !
— Tu ne perds rien pour attendre, le prévint Charlie avec un clin d'œil. Mais je suppose qu'on ne pourra pas la changer… Une chose est sûre, néanmoins, crut-il bon de préciser, la grande tante Muriel ne sera pas invitée.
Cela sembla dérider Hermione qui rejoignit George dans son hilarité. Elle saisit la main du dragonnier, et ils rentrèrent pour terminer de se préparer avant de partir.
oOo
Arthur avait été moins expressif que Molly – qui avait encore la larme à l'œil – mais les avait félicités. A présent, toute la famille Weasley était au courant, à l'exception des futurs mariés. Hermione espérait ne pas leur voler la vedette, et Ginny l'avait rassurée en lui disant que de toute manière, ils seraient bien trop occupés avec les deux cents personnes attendues à la réception. Percy et Pénélope avaient un réseau d'amis particulièrement étoffé à la fin de leurs études, et avec leurs emplois respectifs au Ministère, ils l'avaient encore plus élargi. Pourtant, malgré la longue liste d'invités, peu de représentants de la famille éloignée des Weasley y figuraient, au grand damne de Molly.
Après avoir transplané sur le lieu de la réception, au château de Glamis en Ecosse, la joyeuse tribu retrouva Bill et Fleur, qui était enceinte jusqu'au cou. L'aîné de la fratrie, s'il fut surpris de voir Hermione et Charlie main dans la main, n'en montra rien, et vint taper l'épaule de son frère pour le féliciter à son tour, pendant qu'Hermione allait saluer la Vélane. Néanmoins, il profita de leur promiscuité pour glisser quelque chose dans l'oreille du dragonnier.
— Et j'espère que tu as tu ce qu'il s'est passé pour ne pas choquer maman, lui chuchota-t-il de façon à ce que seul Charlie l'entende.
— Je n'ai effectivement pas parlé de tes menaces à maman, si c'est ce qui te turlupine autant, lui rétorqua sur le même ton le petit ami d'Hermione.
Les deux frères se toisèrent un instant, et Bill s'esclaffa le premier, tapotant à nouveau l'épaule de son frère.
— Prends soin d'elle, petit frère.
— Je ne comptais pas faire autrement, lui répondit le dragonnier avec un clin d'œil.
Arthur pressa tout le monde vers la réception qui se tenait quelques dizaines de mètres plus loin. Ils saluèrent, au passage, bon nombre d'invités qu'ils connaissaient pour la plupart – le Trio d'Or et son entourage étaient connus comme le loup blanc depuis la fin de la guerre.
Hermione ne s'était jamais sentie à l'aise lorsqu'elle était le centre de l'attention, aussi trouva-t-elle judicieux d'essayer de se cacher derrière ses amis, qui la guidaient dans cette déferlante de sorciers qui voulaient à tout prix les saluer. Charlie capta son désarroi et se dirigea vers elle. Il lui prit la main, et le contact de la paume chaude du dragonnier la calma instantanément. Elle lui renvoya un regard rempli de gratitude, et ils continuèrent leur marche plus sereinement.
Enfin, ils trouvèrent le futur marié, plus anxieux que jamais, à côté de l'autel improvisé pour cette journée unique. Tous eurent quelques mots réconfortants à son égard, ce qui toucha profondément Percy, qui les remercia tour à tour chaleureusement d'être avec lui pour le soutenir. Quand il arriva au niveau de son dragonnier de frère, qui tenait toujours la main d'Hermione dans la sienne, le fiancé eut un sourire malicieux.
— Eh bah, il était temps ! ricana Percy.
— Tout vient à point à qui sait attendre, paraît-il, lui répondit Charlie en se grattant l'arrière de la tête.
— Je te souhaite quand même du courage, Hermione, pour supporter cet ogre des cavernes, s'esclaffa le futur marié.
Alors que son frère s'apprêtait à le rabrouer gentiment, Percy se volatilisa, non sans avoir fait un clin d'œil complice à Hermione, qui riait désormais, sous la mine contrite de Charlie.
— Ne fais pas cette tête, le taquina-t-elle, ton frère disait cela pour t'embêter. Et puis, si je n'appréciais pas ta façon d'être, je ne me tiendrais pas à côté de toi aujourd'hui.
— Tu n'as pas tort, admit-il. Mais rassure-moi sur un point. Je ne ressemble pas à un ogre des cavernes, si ?
La jeune femme s'esclaffa à s'en tenir les côtes.
Et voilà !
Les boucles se bouclent, ça sent la fin à plein nez !
Hermione a bien évidemment eu les meilleures notes (je ne suis pas assez méchante pour l'avoir fait tout rater, et puis elle serait complètement OOC si c'était le cas).
Les Weasley savent enfin. Personnellement, je ne voyais pas Molly agir autrement !
En espérant que ça vous ait plu, je vous dis à mercredi prochain
Bises
Lealyn
