Note de l'auteur :

Lorsque je regardais l'anime XYZ, ou plus précisément la saison 19, je pensais vraiment qu'il y aurait une révélation sur Alain et le professeur Platane. Cela ne s'est pas du tout révélé être le cas. Mais rien à faire, je continue de les voir de cette façon, de voir Alain comme étant le fils du professeur Platane.

J'aime beaucoup la petite famille que forment Alain, le professeur Platane et Martine, sans oublier leur Pokémon, Dracaufeu, Carchacrok et Marisse.

Je ne prends en compte que les six premières générations (de Kanto à Kalos).

Avertissement :

Pokémon est la propriété de Nintendo. Seul le scénario m'appartient. AU (Alternate Universe) de l'anime. Présence de violence non canon à l'anime.

Note du chapitre actuel :

Voici le dernier chapitre. J'ai mis environ quatre mois à écrire cette histoire, ayant terminé une semaine avant Noël. J'avais l'impression d'être aux côtés d'Alain et de sa famille pendant tout ce temps. Ils auront une place particulière pour moi, surtout maintenant que je sais je peux écrire quelque chose d'aussi complet.


Suivit de Dracaufeu, Alain entre dans le bureau de son père. Le professeur Platane est devant son écran d'ordinateur, occupé à lire un document. Carchacrok est en face de lui, tête penchée dans sa direction, réclamant des caresses sur sa tête. Augustin lui l'offre l'affection qu'elle demande, d'une main distraite et libre, l'autre main tenant la roulette de sa souris. Alain se rapproche de lui, et dépose un dossier sur le meuble. L'adolescent vient de terminer de vérifier l'état de santé des trois derniers starters arrivés au laboratoire, un Marisson, un Feunnec et un Grenousse. Il a soigneusement noté les données sur l'évolution de leur croissance et de leur état. Chaque membre du trio sera bientôt prêt à recevoir un dresseur.

Son père dévie son regard sur lui à son approche et lui sourit.

– Est‑ce que ça va ?

– Oui, ils sont tous les trois en parfaite santé.

– Je parlais de toi, est‑ce ton épaule te faire souffrir ?

Sous sa blouse et sa chemise, Alain porte une attelle à son épaule gauche. Tout importants efforts physiques nécessitant son bras lui ont été déconseillés et des médicaments lui ont été prescrits. Son père veille soigneusement qu'il respecte toutes les recommandations du médecin. Son épaule mettra énormément de temps à être soignée. Les conséquences d'avoir pensé qu'elle guérirait seule. Le docteur ayant remis en place son épaule affirme que d'avoir rattrapé Martine lors de sa chute a fini de déplacer complètement ses articulations. L'effort était trop intense, effectué d'un seul bras, malgré son faible poids pour une fille de son âge, bien que rationnel à sa petite taille.

– Non. Je vais bien.

– Tu dois prendre ton prochain antalgique dans une heure.

– Ne t'inquiète pas Papa, je n'ai pas oublié.

Alain n'est pas encore accoutumé à l'appeler ainsi, hésitant encore à le surnommer professeur. Difficile après plus d'un an passé à le vouvoyer de se débarrasser de cette habitude. Son père a en revanche pris ses marques beaucoup plus rapidement que lui. Il l'a accompagné à l'hôpital pour qu'il se fasse soigner le jour même de cette douce matinée marqué par l'aurore, où Alain s'est enfin senti léger depuis des mois. Augustin n'a eu aucun mal à dire qu'il venait accompagner son fils se faire examiner. Il semblait même fier d'annoncer qu'il s'agissait de son enfant.

– Je voudrais te montrer quelque chose Alain, sur mon écran. J'ai quelque chose à te proposer. Mais, je ne suis pas certain que l'idée te plaise et je ne veux t'obliger en rien. Ni même t'influencer.

L'adolescent fait le tour du bureau et se place aux côtés du professeur Platane. Alain remarque alors que son père a posé un cadre photo sur son bureau, objet qui n'était pas encore là la veille. Il s'agit d'un cliché que son père a insisté pour prendre peu de temps après avoir appris la vérité. En compagnie de leur Pokémon respectif, Dracaufeu et Carchacrok, Alain est auprès de son père, tous les deux souriants. Juste avant le déclenchement du flash, Augustin a enlacé son fils, le surprenant. Alain ne s'attarde pas plus sur l'image et regarde l'écran qui affiche une page internet. Un site web de droit pénal kalosien.

– Je voudrais te proposer de prendre officiellement mon nom de famille. Ta mère t'a transmis le sien, et je comprendrais parfaitement que tu refuses d'en changer.

L'idée ne déplaît pas à Alain. D'un autre côté, il se demande si cela ne serait pas trahir sa mère. Mais, après tout, elle l'a officiellement déclaré comme le fils d'Augustin Platane. Étant donné les circonstances, elle aurait pu ne pas indiquer l'identité de son géniteur dans sa déclaration de naissance. Elle ne l'a pas fait. Ce qui signifie qu'elle voulait qu'il connaisse un jour son père. Qu'il soit légalement lié à lui.

Elle ne se serait pas opposé. Parce que c'était très certainement ce qu'elle voulait. Et Alain sait qu'elle l'aurait encouragé, si c'est ce qu'il désirait.

– Je ne suis pas certain de vouloir, j'aurais besoin de temps pour réfléchir.

– Bien sûr Alain.

L'arrivée de Martine met fin à leur échange. La jeune fille court, accompagnée de Marisse, une enveloppe à la main. Elle manque de tomber juste devant eux, mais son partenaire la rattrape à temps en se servant de ses lianes. Il la relève, tirant sur la petite blouse blanche adaptée à sa taille. Elle échappe un sourire gêné face à sa maladresse naturelle.

– Il y a une lettre pour toi Alain.

L'adolescent est surpris. Jamais il ne reçoit de courrier, et il n'a aucune idée sur l'identité de l'expéditeur. Il l'ouvre l'enveloppe tendue par Martine et découvre le sceau de la ligue Pokémon kalosienne, que son père reconnaît immédiatement. La lettre est courte, et extrêmement formelle. Il parcourt rapidement les lignes tapées à l'ordinateur. Martine, curieuse, lui pose immédiatement sa question, avant même qu'il ait eu le temps de finir le texte.

– Qu'est‑ce que c'est ?

– La ligue Pokémon de Kalos. Ils m'invitent à les contacter pour organiser mes duels contre le conseil quatre.

– C'est une excellente nouvelle ça Alain !

L'adolescent ne répond pas perplexe. Ses sourcils se froncent. Son amie le questionne à nouveau, ne comprenant pas.

– Tu n'es pas content ?

– Quand j'ai participé à la ligue, c'était pour accumuler l'énergie de la méga‑évolution, pouvoir affronter Sacha à nouveau et savoir si j'étais fort. Mais, maintenant, tout cela est sans importance. Et surtout, obtenir un poste à la ligue ne m'intéresse pas. Je veux continuer à étudier la méga‑évolution ici.

– Rien ne t'empêche de continuer à étudier avec moi Alain. De nombreux maîtres ont deux activités. Dianthéa en est le parfait exemple, elle est actrice en même temps. Tu devrais réfléchir.

Alain hoche la tête. Son père a raison. Nombreux sont les dresseurs qui veulent devenir maître de ligue. Peu parviennent parviennent à gagner les tournois et à avoir le droit de se mesurer à la ligue. Et rares sont ceux qui parviennent à vaincre le conseil pour affronter le maître. Beaucoup rêveraient d'être à sa place.

Et, il ne peut pas prendre cette décision seul. Il doit consulter ses six Pokémon auparavant. Ils ont tant fait d'efforts pour lui permettre de remporter le tournoi de la ligue. Le choix leur appartient également.

Dracaufeu lui lance un regard qu'Alain comprend immédiatement. Son avis sur la question est clair. Il le suivra et le soutiendra quel que soit son choix.

Maintenant qu'Alain est avec sa famille, il sait que tout ira bien. Son père, Dracaufeu, Martine, Carchacrok, Marisse. Oui, il est définitivement avec sa famille, dans son foyer.

Alain sourit, heureux.