Coucou !

Comment allez-vous en cette avant-dernière semaine de l'année ?

C'est avec beaucoup d'émotions que je vous poste là le dernier chapitre de Finalement, je préfère affronter Vous-Savez-Qui.

La boucle est bouclée, comme on dit. Comme prévu, je vous avais promis une fin et la voilà.

J'espère qu'elle vous plaira, je reste très sobre aujourd'hui dans mon préambule de chapitre, préférant vous laisser à votre lecture !

On se retrouve bien évidemment en bas...


Petite touche musicale pour ce chapitre, que j'ai écrit en ayant en tête tout le long "Et voilà, c'est fini" de Jean-Louis Aubert.


Hermione rit jaune pour l'énième fois de l'après-midi.

Elle se trouvait depuis quelques heures à Pré-au-Lard, en compagnie de Ginny, pour une sortie exclusivement entre filles. La rouquine voulait absolument commencer à renouveler sa garde-robe, en vue de la nouvelle année qui se profilait, et elle avait entraîné sa meilleure amie pour une virée shopping, loin de ses frères et de son petit ami. Pourtant, rien ne se passait comme prévu pour la cadette des Weasley.

Celle-ci avait repéré, quelques semaines auparavant, une robe dans la nouvelle boutique de prêt-à-porter pour sorciers qui avait ouvert dans le village. Elle n'avait pas voulu la prendre à ce moment-là, prétextant qu'elle voulait l'avis de sa meilleure amie avant de faire son choix ; mal lui en avait pris, puisque ladite robe n'était plus en rayon, et que la vendeuse leur avait précisé qu'ils n'en recevraient pas d'autres. Dépitée, Ginny avait fini par choisir d'autres vêtements en grand nombre et s'était installée dans la cabine d'essayage de la boutique.

Ainsi, elle défilait devant une Hermione décontenancée, qui n'aspirait qu'à une chose : sortir de ce maudit magasin de vêtements, et aller acheter le dernier livre d'un romancier sorcier qu'elle aimait bien. Elle regrettait de ne pas avoir eu l'idée d'aller chercher l'ouvrage avant d'accompagner sa meilleure amie dans la boutique de prêt-à-porter. Elle avait naïvement pensé que, comme la rouquine savait ce qu'elle voulait, cela ne prendrait pas trop de temps. Erreur fatale, puisque cela ne faisait pas moins de deux heures et quarante minutes qu'elles avaient pris place aux cabines d'essayage.

La brune réprima un bâillement, sans cesser de se maudire de ne rien avoir pris pour s'occuper. Alors qu'elle détaillait pour la quinzième fois au moins les articles qui se trouvaient sur le portant, Ginny sortit finalement de la cabine d'essayage, en faisant la moue.

— C'est une perte de temps, râla-t-elle.

Hermione manqua de s'étouffer. « Si peu », railla-t-elle par la pensée.

— Quand je pense qu'en plus, ils n'avaient commandé la robe que je voulais qu'en quantité limitée ! Ce n'est pas croyable, ronchonna la plus jeune en reposant tous les articles qu'elle avait essayés sur l'étagère prévue à cet effet.

— Tu ne prends rien, du coup ? osa demander la brune.

— Non, c'est moche.

« Tout ça pour ça », ne put s'empêcher de penser Hermione en grimaçant légèrement. Elle se leva, prenant la suite de sa meilleure amie qui se dirigeait vers la sortie. Elles saluèrent rapidement la vendeuse, qui n'était pas ravie de les voir sortir sans acheter – surtout après avoir passé une grosse partie de l'après-midi à essayer tout un tas de trucs. Une fois dehors, la petite amie de Charlie ne put s'empêcher de soupirer longuement.

— Il faut que j'aille à la librairie, s'empressa-t-elle de dire, voyant que la rouquine s'apprêtait à parler.

— Je croyais que nous avions acheté tous nos manuels ? demanda Ginny.

— Ce n'est pas pour un manuel de cours, précisa Hermione. Il y a un nouveau roman qui est sorti, et j'ai presque terminé la liste des livres que je voulais lire cet été.

La cadette des Weasley acquiesça simplement, provoquant la surprise de la brune qui ne s'attendait pas à ce qu'elle obtempère si facilement. « Peut-être est-elle réellement lassée des boutiques, pensa-t-elle. Je ne vais sûrement pas m'en plaindre, par Merlin ! ». Elles prirent la route de la librairie de Pré-au-Lard, dans laquelle Hermione trouva facilement ce qu'elle cherchait.

Il était désormais presque dix-neuf heures, et les deux jeunes femmes décidèrent de s'installer à la terrasse des Trois Balais pour une bonne Bièraubeurre, avant de rentrer. Elles furent accueillies par Rosmerta, qui était ravie de les voir à nouveau flâner dans le coin. Elles commandèrent leurs boissons, ainsi que quelques tapas – elles ne tenaient pas bien l'alcool et il n'était pas raisonnable de transplaner après avoir bu une Bièraubeurre à jeun. La gérante du bar revint quelques minutes plus tard avec leur commande, et leur souhaita une bonne dégustation.

— A la tienne ! fit Ginny, tout sourire, en tendant sa Bièraubeurre en direction de celle de sa meilleure amie.

— A nous, ajouta Hermione en l'imitant.

Elles trinquèrent de bon cœur, l'œil complice.

— Oh ! s'extasia soudain la rouquine. Ça devient intéressant.

— De quoi parles-tu ?

— Tu ne devineras jamais qui vient de s'installer à quelques tables derrière nous, ricana la cadette des Weasley.

Hermione, contrairement à ce qu'aurait fait Ginny à sa place, n'osa pas se retourner, de peur d'attirer l'attention sur elles. Pourtant, la plus jeune l'enjoignit vivement à le faire. Demelza et Theodore venaient de s'installer non d'elles, sans les avoir vues.

— Alors ils sont toujours ensemble, rigola la brune.

— On ne l'aurait pas parié ! renchérit Ginny.

Demelza choisit justement ce moment-là pour se retourner, et son regard entra en collision avec celui de l'ancienne Capitaine de Quidditch, dont le rire fut soudainement stoppé.

— Oups, grillé, ricana la rouquine.

Hermione fit les gros yeux à sa meilleure amie, ne comprenant pas où elle voulait en venir.

— Demelza nous a vues, lui apprit Ginny. Ah, et ils se dirigent tous les deux vers nous !

— Deux lionnes solitaires, en terrasse, avec deux Bièraubeurres, constata le Serpentard alors qu'il arrivait à leur hauteur. Qu'est-ce que ça cache ?

— Bonjour à toi aussi, Theo, rétorqua Hermione en souriant.

— Simplement une soudaine envie de passer du temps loin de nos mecs, lui répondit simplement la cadette des Weasley. Comment vont nos charmants tourtereaux ?

A la mention de leur relation, Theodore devint rouge pivoine. Demelza, quant à elle, dansait presque d'un pied sur l'autre, au comble du malaise.

— On devrait peut-être les laisser, glissa-t-elle discrètement au Serpentard.

— Non, joignez-vous à nous, les invita Hermione qui se retenait de rire à gorge déployée devant la mine de son ancien homologue.

Après une petite hésitation et un court échange visuel, le couple décida de s'installer avec leurs anciennes camarades.

— Comment s'est passé votre été ? demanda Ginny pour faire la conversation.

— Plutôt bien, répondit Demelza tout sourire. Theo a été à mes petits soins tout le temps, ajouta-t-elle en guettant la réaction d'Hermione.

Effectivement, la brune réagit aux paroles de l'ancienne Poursuiveuse, mais ce ne fut pas ce que cette dernière escomptait. Hermione s'esclaffa soudain bruyamment, se tenant les côtes.

— Qu'il est mignon ce Theo, arriva-t-elle à articuler entre deux rires.

— La ferme, Granger, grogna le Serpentard.

Cela fit redoubler le rire de la lionne, aussitôt rejointe par Ginny, qui n'avait pu se retenir de rire plus longtemps.

— Je ne vois pas ce qui est drôle, fit Demelza, qui ne comprenait pas la situation.

La jeune femme n'était en effet pas au courant que le couple qu'avaient formé Hermione et Theodore n'avait été qu'une illusion, pour éviter qu'elle ne soit prise sur le fait à fricoter avec Charlie – et rendre celui-ci jaloux, en tout premier lieu. Les yeux du brun lançaient des éclairs à son ancienne fausse petite amie, qui avait bien du mal à se calmer. Surtout que Ginny ne se priva pas d'en rajouter une couche.

— Il ne paraît pas comme ça, ce petit Theo-chou !

La gêne du jeune homme était désormais plus que visible, tant il s'était empourpré – pouvant même faire de la concurrence à Ronald lorsqu'il était mal à l'aise. Mais il avait été réparti, à ses onze ans, à Serpentard. La maison de la ruse, de la malice. Ainsi décida-t-il de ne pas se laisser faire – après tout, son ex fausse petite amie l'avait cherché.

— C'est sûr que tu prends du plaisir différemment maintenant, Granger.

La Gryffondor manqua de s'étouffer face à la répartie de son ancien homologue. Les yeux arrondis par la stupeur, elle le fixa sans sourciller, jusqu'à ce que Demelza la ramène à la réalité.

— Oh ! Mais que voilà ! Hermione Granger a une nouvelle conquête ?

La lionne fusilla Theodore du regard. Le serpent, ravi du coup bas qu'il venait de lui faire, se rassit confortablement et lui lança une œillade très satisfaite. « Par Merlin, il va me le payer » fulmina-t-elle intérieurement. Car elle le savait : Demelza n'allait pas lâcher l'affaire si facilement. Hermione tenta de s'appuyer sur Ginny pour la sortir de ce mauvais pas, mais celle-ci avait, comme par hasard, trouvé un grand intérêt dans la dégustation des tapas.

La brune sentait le regard de la petite amie de Theodore peser sur elle. Il allait falloir qu'elle lui réponde ; mais elle ne se voyait pas dévoiler comme ça, de but en blanc, qu'elle sortait désormais officiellement avec Charlie, celui qui avait été leur professeur de Soins aux Créatures Magiques, toute l'année dernière. Avec les soupçons que la Poursuiveuse avait émis à son encontre, elle savait que celle-ci ferait aisément le lien, et qu'elle découvrirait le pot au rose.

L'espoir refit une maigre apparition dans son esprit, et elle crut un instant que son heure de décès prématuré n'était pas arrivée, lorsque Rosmerta vint apporter la commande que Theodore et Demelza avaient passée avant de les rejoindre. Mais c'était mal connaître leur camarade.

— Allez, trinquons au nouveau petit ami de notre Préfète-en-Chef ! Au moins, tu n'as plus de vues sur Theo, c'est rassurant.

Ce fut le jeune homme qui manqua de s'étouffer à son tour, provoquant l'hilarité de Ginny, qui se faisait étonnamment discrète depuis que la conversation avait dévié.

— Tu peux être tranquille, en effet, répondit simplement Hermione avant de prendre une longue gorgée de Bièraubeurre.

— Et donc ? s'impatienta Demelza. On peut savoir de qui il s'agit ?

— Non, pas pour l'instant, tenta d'éluder la brune. Je ne tiens pas à ce que ça se sache pour le moment, j'attends de voir comment ça va évoluer.

Le silence se fit autour de la table. Ginny scrutait minutieusement la réaction de l'ancienne Poursuiveuse, pendant que Theodore donnait l'impression de retenir son souffle. La question que tout le monde se posait était limpide : la jeune femme allait-elle croire aux propos de la Gryffondor ?

— Ah oui, je comprends, acquiesça Demelza. « Pour vivre heureux, vivons cachés », ce n'est pas un dicton moldu, ça ?

Theodore et Hermione échangèrent un rapide regard avant de s'autoriser un maigre soupir de soulagement, tandis qu'un sourire narquois apparut seulement l'espace de quelques secondes sur le visage de la cadette des Weasley. Ils étaient sauf, Merlin soit loué, elle n'y avait vu que du feu.

— C'est exact, sourit la petite amie de Charlie. C'est issu d'une fable de Jean-Pierre Claris de Florian, plus précisément.

— Ouais, on peut dire des sorciers Sang-Pur, mais certains moldus ont aussi des noms à se faire fouetter par un Strangulot, s'esclaffa Ginny. Vous imaginez avoir à copier un nom si long à indiquer sur chaque copie aux ASPIC ?

La remarque de la rouquine fit rire toute la tablée.

— En tout cas, je suis contente pour toi, Hermione, la félicita Demelza.

— Merci.

— Vous vous souvenez que la remise des diplômes est la semaine prochaine ? enchaîna la petite amie de Theodore. Je n'ai pas encore choisi ma robe pour l'occasion.

Hermione se figea soudainement. « Pitié, dites-moi qu'elle n'a pas parlé de robe… » pria intérieurement la jeune femme.

— Ouais, bah moi je l'avais choisie, fit Ginny avec une moue dédaigneuse. Seulement, celle que je voulais a tout bonnement disparu de cette fichue nouvelle boutique de prêt-à-porter à Pré-au-Lard. Résultat ? Je n'ai absolument rien à me mettre !

— Et sinon, Herm', quoi de neuf ? tenta Theo pour échapper à la discussion qu'il devinait aisément inconfortable pour eux deux.

— Parle-moi de tout, sauf de shopping, le supplia Hermione avec un air dépité. Même de Quidditch, c'est bien le Quidditch.

Le Serpentard s'esclaffa, tandis que les deux jeunes femmes avec lesquelles ils étaient respectivement venues discutaient tissus en tout genre.

— Les présentations ont été faites, alors ? s'enquit le jeune homme tout bas pour ne pas être entendu.

Hermione comprit automatiquement de quoi il voulait parler, et grimaça pour toute réponse.

— Non ? Sérieux ? ricana Theo.

— Mes parents sont repartis en Australie quinze jours, lui apprit la sorcière. Ils ne sont rentrés que lundi. Je comptais éventuellement voir pour faire ça ce weekend.

— J'attends ta lettre dépressive avec impatience !

— Saleté de serpent, le rabroua-t-elle gentiment.

Mais il n'avait pas tort. Elle n'avait toujours pas présenté Charlie à ses parents. Quand bien même ils étaient au courant – Hermione avait fini par vendre la mèche à son père, juste avant qu'ils ne décollent pour l'Australie, afin qu'il puisse s'y préparer psychologiquement, mais loin d'elle – cela allait être une épreuve pour elle. Après tout, le dragonnier serait le premier petit ami qu'elle leur présenterait, et ce qu'elle craignait plus que tout, c'était la réaction de son père.

La brunette en était donc là de ses réflexions, tandis que ses amies se prévoyaient une sortie shopping pour dégotter la plus belle robe possible pour la remise des diplômes. Theodore, bien adossé à sa chaise, les observait toutes les trois, très amusé par la situation.

oOo

Hermione était tendue comme un arc. Elle se trouvait devant l'unique miroir de l'appartement de Charlie, à observer son reflet, les yeux dans les yeux avec elle-même. Alors que le combat intérieur qui la minait depuis quelques jours faisait toujours rage, le moment fatidique qu'elle redoutait tant était finalement arrivé.

Elle s'apprêtait à présenter son petit ami à ses parents, et cela n'allait pas être une mince affaire.

A partir du moment où son père avait su qu'elle fréquentait quelqu'un, le visage d'Henri s'était fermé, figé par l'inquiétude – et une certaine possessivité, qui s'était malheureusement encore plus propagée depuis qu'il avait retrouvé la mémoire. Il avait posé très peu de questions en présence d'Hermione, mais celle-ci avait su par sa mère qu'il l'avait, elle, submergée par toutes ses interrogations.

La sorcière savait à quel point son père pouvait être dur lorsqu'il s'était mis une idée en tête. Et elle avait justement peur qu'il s'imagine que Charlie était quelqu'un d'infréquentable – alors que c'était tout le contraire, et qu'elle se sentait vraiment bien avec lui.

La brune ne lâchait toujours pas son reflet des yeux. Cependant, ce n'était pas vraiment elle qu'elle regardait, mais ce qu'elle pouvait dégager, et force était de constater qu'elle respirait l'inconfort et l'angoisse à cet instant même.

Charlie finit par la rejoindre dans la chambre, voyant qu'elle traînait un peu. Il s'approcha de sa bien-aimée, et posa délicatement ses mains robustes et chaudes sur les frêles épaules de la jeune femme.

— Tout va bien ? s'enquit-il.

— Pas vraiment, lui répondit-elle franchement.

Autant ne pas tourner autour du pot, elle savait qu'il s'était rendu compte de son état d'anxiété. Le dragonnier, qu'elle ne voyait que grâce au reflet dans le miroir, lui sourit pour la rassurer.

— Tu es stressée ?

— Un peu, avoua Hermione. Je crains surtout la réaction de mon père.

Charlie laissa échapper un léger rire, et frictionna la peau dénudée des épaules de la sorcière.

— Tu sais, ma belle, j'ai réussi à dompter des dragons, je suis persuadé que ça se passera bien. Il n'y a pas de raisons pour qu'il en soit autrement.

Doucement, il déposa ses lèvres sur le haut du crâne d'Hermione, qui relâcha quelque peu la pression et se laissa aller dans cette chaste étreinte que son amant lui proposait. Puis, elle souffla un bon coup, se détacha du dragonnier à contrecœur, et alla enfiler ses chaussures.

— Puisqu'il le faut, finit-elle par lâcher une fois prête, allons-y.

Elle offrit son plus beau sourire à Charlie pour se donner du courage, et lorsqu'il fut à sa hauteur, ils transplanèrent.

oOo

Les deux amants arrivèrent enfin devant la modeste demeure des Granger. Le dragonnier avait pris le temps d'observer les alentours, et avait discrètement glissé à l'oreille de sa petite amie qu'il trouvait le quartier très calme et sympathique. Hermione lui avait répondu avec un sourire crispé, et le jeune homme avait compris qu'elle ne se détendrait que lorsqu'elle serait certaine du déroulé de leur déjeuner chez les parents de la née moldue.

La sorcière sonna, et ce fut sa mère qui les accueillit avec un sourire radieux.

— Bonjour tous les deux ! les salua-t-elle avec chaleur. Entrez, je vous en prie. Henri ! Ils sont arrivés !

— Bonjour, maman, lui répondit Hermione.

— Enchanté, Mrs Granger, je suis Charlie, se présenta le rouquin.

— Enchantée également, lui répondit Jean avec un clin d'œil. Allez-y, par ici, Henri doit très certainement nous attendre sur la terrasse.

Alors qu'Hermione passait devant pour indiquer le chemin, sa mère se pencha discrètement à son oreille.

— Effectivement, très bon choix, lui chuchota-t-elle.

La remarque de Jean fit s'empourprer Hermione, qui pressa presque le pas pour essayer d'effacer sa gêne. Un léger sourire en coin apparut sur les lèvres du dragonnier, qui avait tout entendu, et il emboîta aussitôt le pas de sa bien-aimée.

Effectivement, comme annoncé par la maman d'Hermione, Henri les attendait, confortablement installé dans l'un des fauteuils qui meublaient la jolie terrasse de la demeure, un journal en main. A mesure qu'ils se rapprochaient, Charlie comprit que ce n'était pas n'importe quel journal : c'était la Gazette des Sorciers. En y réfléchissant brièvement, il se souvient que sa petite amie lui avait dit, au cours d'une conversation plutôt douloureuse qu'ils avaient eue concernant ce qu'elle avait ressenti lorsqu'elle s'était ôtée de la mémoire de ses parents, que les parents moldus d'enfants sorciers pouvaient, s'ils le désiraient, recevoir la Gazette des Sorciers.

Le père de la sorcière se leva lorsqu'il les sentit approcher, et déposa, bien en vue, le journal sur la petite table.

— Bonjour, ma chérie, salua-t-il sa fille en insistant bien sur le sobriquet utilisé.

— Bonjour, papa, lui répondit-elle avec appréhension, comprenant parfaitement le manège de son père.

— Monsieur Granger, enchanté, fit Charlie à sa suite, en tendant la main à Henri. Charlie Weasley.

Henri le dévisagea, impassible, prenant le temps de détailler le rouquin de haut en bas. Puis, au bout d'une poignée de secondes, le visage presqu'aussi enjoué que celui du Baron Sanglant, il consentit à serrer la main du dragonnier, avec vigueur. La tension qui émanait du père de la jeune femme était palpable, et fort heureusement pour tout le monde, Jean fit son apparition sur la terrasse à son tour.

— Bon, eh bien il est temps de se mettre à table ! les enjoignit-elle, tout sourire.

oOo

Contre toute attente, et au plus grand soulagement d'Hermione, le repas se déroula sans encombre. Comme elle l'avait prédit, son père posa mille et une questions à Charlie, sur ce qu'il faisait dans la vie et ses projets futurs. Le rouquin lui répondit avec calme et répéta tout bonnement ce qu'Hermione et lui avaient convenu avant leur arrivée chez les Granger. En effet, ils avaient jugé fort préférable de ne rien dire concernant la fonction de Charlie à Poudlard l'année passée, ce qui aurait assurément provoqué les foudres de Henri.

La version officielle avait donc été qu'il était resté à la réserve, en Roumanie, mais avait souvent fait escale au Terrier pour voir sa famille, car depuis la guerre, c'était plutôt difficile pour eux. Jean avait tout de suite enchaîné, comprenant parfaitement combien la perte d'un frère avait pu être difficile pour lui, ce qui avait eu pour bénéfice d'attendrir quelque peu le père d'Hermione – qui n'avait pourtant lâché son air boudeur qu'en fin de repas, lorsqu'il s'était enfin rendu compte que sa fille adorée ne s'était pas entichée du premier venu une fois la guerre terminée.

Ils avaient ensuite tous les quatre abordé le sujet de la remise des diplômes d'Hermione, qui approchait à grand pas. Charlie leur avait tout bonnement expliqué qu'il serait présent, mais pas aux côtés de la sorcière, puisqu'en tant que nouveau professeur, il ne pouvait pas s'afficher avec une ancienne élève sans attirer toute une floppée de curieux. Il avait appuyé tout son discours sur le fait que, compte tenu de la renommée d'Hermione, il serait mal avenu pour elle de s'afficher avec quelqu'un, car cela attirerait sans nul doute les journalistes de la Gazette et des autres journaux qui seraient présents à la première remise des diplômes, un peu plus d'un an après la fin de la guerre. Ainsi, il serait présent, mais de loin, du côté des professeurs.

Jean et Henri n'avaient pas cherché plus loin, et avaient acquiescé, embrayant sur un autre sujet de conversation. Ils avaient évoqué la fierté qui les habitait depuis qu'Hermione avait intégré Poudlard : ses excellentes notes et son travail acharné avaient gonflé leur contentement, si bien qu'ils avaient été heureux d'apprendre qu'elle intégrait l'école qu'elle souhaitait. Ils avaient d'ailleurs hâte de connaître les premiers accomplissements de leur fille en tant que magistrate.

Et ce n'était qu'en fin d'après-midi que le couple avait quitté la demeure des Granger, non sans promettre de revenir les voir très bientôt.

Hermione avait été plus que soulagée en rentrant chez le dragonnier. Charlie et elle avaient pris le temps de débriefer très rapidement sur ce qu'il s'était passé, et la jeune femme avait longuement remercié son amant pour sa patience. Pour elle, lorsqu'elle avait vu comment son père avait accueilli son amant, le bon déroulement du déjeuner n'était pas gagné d'avance.

oOo

Le jour de la remise des diplômes était finalement arrivé.

L'ancienne Préfète-en-Chef avait été ravie de retrouver le château où elle avait passé tant d'années, même si, cette fois-ci, ce serait bien la dernière fois qu'elle y retournerait avec un bon moment. Elle n'était désormais plus élève à Poudlard, et cela lui faisait tout drôle.

Ginny, Harry, Ron et elle étaient arrivés tous ensemble dans l'école de sorciers. Les garçons ne souhaitaient pour rien au monde rater la remise des diplômes des filles, qui avaient si durement travaillé tout au long de l'année. S'ils avaient souhaité rester discrets à leur arrivée, certains élèves ne l'avaient pas vu sous cet angle, puisque lorsque le Survivant et ses acolytes avaient franchi les portes de la Grande Salle, ils avaient été assaillis par une marée humaine de fans.

Hermione et Ginny avaient réussi à s'échapper de la foule, non sans mal, et avaient rejoint Theodore et Demelza, qui se trouvaient en compagnie de la famille de cette dernière.

— Salut ! firent les deux Gryffondor à l'unisson en arrivant à leur hauteur.

— Bonjour, les filles, les salua le Serpentard. Vous êtes toutes en beauté, aujourd'hui.

— Eh bah, dis que les autres jours nous sommes moches, tant que t'y es, railla la rouquine en souriant, provoquant l'hilarité de la Préfète-en-Chef et Demelza.

— Ta combi rouge est sublime, Hermione, la complimenta l'ancienne Poursuiveuse. Sans surprise, ta robe est divine, Ginny !

La cadette des Weasley avait tenu sa promesse faite à Demelza quelques jours plus tôt, et était allée faire les magasins avec leur camarade de dortoir – sans Hermione, qui avait gentiment décliné l'invitation, prétextant d'autres choses urgentes à faire pour la rentrée. Elles avaient réussi à dégotter leurs robes, et Ginny s'était pavanée en rentrant dans sa robe rouge.

La petite amie du dragonnier, quant à elle, avait choisi de s'habiller le plus sobrement possible. Décidant de laisser ses robes au placard – au grand damne de la rouquine – elle avait revêtu une combinaison rouge à manches courtes et jambes longues, à laquelle elle avait assorti une petite paire d'escarpins et une pochette dorée. Finalement, le rendu avait plu à sa meilleure amie, et avait provoqué les sifflements admiratifs de Ron et Harry, qui avaient été nommés juges pour l'occasion – à leur plus grand désarroi.

— Merci, répondirent les filles en chœur.

— Hermione, fit la rouquine à l'attention de sa meilleure amie, nos parents viennent d'arriver, nous devrions les rejoindre.

La Préfète-en-Chef acquiesça, et elles saluèrent leurs amis avant de se hâter près des Granger et Weasley qui venaient de faire leur entrée. La famille de rouquins était presque au grand complet ; tous avaient voulu assister à la cérémonie en l'honneur de la cadette qu'ils chérissaient tant. Seul manquait Charlie et Bill, qui étaient aux côtés des autres professeurs. Comme les deux familles étaient réunies dans la Grande Salle, ils avaient convenu de ne venir les saluer que lorsque les hostilités se seraient calmées.

Quelques minutes plus tard, le Professeur McGonagall leur intima le silence, et les invita à s'installer sur les sièges prévus à cet effet. Elle convia tous les élèves de septième année présents et reçus à leurs ASPIC de la rejoindre sur l'estrade – où siégeait habituellement la grande table des professeurs, qui avait été enlevée pour l'occasion.

Les septième année revêtir tous leurs robes de sorcier, à l'effigie de leur maison, le temps du discours de la Directrice, et s'installèrent derrière elle.

— Je tenais à tous vous remercier pour votre présence, en ce jour si particulier, commença le professeur McGonagall.

Elle se retourna vers les jeunes gens qui se trouvaient derrière elle, et leur adressa un bref sourire, émue. Après un raclement de gorge, elle reprit.

— Si nous sommes réunis ici aujourd'hui, c'est pour célébrer la réussite de cette promotion émérite. Cette année qui vient de s'écouler aura été étrange pour nous tous, à plus d'un titre, en commençant par l'absence de cette menace mortelle qui a pesé lourdement sur nos têtes les années précédentes. Je tiens à souligner l'investissement de chacun d'entre vous, au sein de la communauté magique, pour la reconstruction de notre monde qui a si été durement touché, et particulièrement l'année dernière. Et je remercie chacun de mes élèves pour l'assiduité, la joie et l'engouement dont ils ont fait preuve toute l'année, suite à la réouverte de l'école.

Le Professeur McGonagall se fit applaudir pour ses quelques mots. Puis, lorsque le silence revint, ce fut la voix encore plus chargée d'émotion qu'elle continua son discours.

— Il s'agissait là de ma première année en tant que Directrice de cette école qui nous tient tous tant à cœur. Et cette année, certains élèves qui auront marqué leur génération par leurs actes terminent désormais leur scolarité à Poudlard. Nous allons désormais procéder à la remise des diplômes que mes chers élèves de septième année attendent tant.

Un tonnerre d'applaudissements se fit entendre, alors que Bill Weasley, directeur-adjoint de Poudlard, se présenta, la pile de diplômes lévitant à ses côtés. L'appel se ferait par ordre alphabétique, aussi Hermione s'empressa de rejoindre Luna, Theodore, Demelza et Ginny pour assister au début de la remise.

— Alban Arkins, appela la Directrice tout sourire.

L'élève de Poufsouffle s'avança, récupéra son diplôme et serra chaleureusement la main du Professeur McGonagall et de Bill.

Pendant que l'appel se faisait, les applaudissements ne cessaient pas, créant un joyeux brouhaha au sein de la Grande Salle.

— Que c'est bon de voir tous ces visages heureux ici, s'enthousiasma Luna.

— Ah ça, je ne dirai pas le contraire, pouffa Ginny. J'ai tellement hâte d'avoir mon diplôme !

— Il y en a une qui est particulièrement inquiète, ricana Theodore en regardant Hermione.

La brunette ne tenait pas en place, dansant d'un pied sur l'autre.

— T'as eu un Optimal dans chaque matière, relax, ton diplôme sera dans la pile, rigola Demelza.

La Préfète-en-Chef s'apprêtait à lui répondre, lorsque…

— Hermione Granger !

La voix du Professeur McGonagall provoqua cette fois-ci un grand silence dans la salle. Nul n'ignorait qu'elle était la meilleure amie du Survivant, de celui qui avait défait Lord Voldemort l'année passée, et qu'elle avait tenu un grand rôle dans le déroulement des événements. Ainsi, toute la foule attendait qu'elle fasse son apparition.

La boule au ventre, la sorcière n'osait pas bouger. Theodore et Ginny réagirent de concert, et serrèrent chacun une de ses mains, lui transmettant ainsi toutes les ondes positives qu'ils avaient en leur possession.

— Tu devrais aller chercher ton diplôme, Hermione, intervint doucement Luna, tu l'as amplement mérité. Tout comme tous ses honneurs. Va, et puis cela chassera les Nargols.

Les paroles de la blonde frappèrent la jeune femme de plein fouet, et elle se décida enfin à bouger. Elle traversa l'espace qui la séparait de Minerva et Bill, et déglutit difficilement une fois qu'elle fut arrivée devant eux.

— Je vous prie de bien vouloir féliciter comme il se doit la major de cette promotion ! s'exclama la Directrice, très émue. Félicitations, Miss Granger, vous le méritez.

L'émotion de l'ancien professeur de Métamorphose était palpable, et entièrement partagée par Hermione. Les yeux brillants, les mains tremblantes, la démarche un peu hésitante, la jeune sorcière saisit son diplôme, que lui tendait Minerva avec un sourire qui en disait long sur la fierté qu'elle ressentait à son égard. C'était là la preuve de sa réussite, de son accomplissement personnel. Elle venait de remplir l'objectif qu'elle s'était fixée en entrant à Poudlard : terminer ses études en étant major de sa promotion, et c'était chose faite. Elle était même décrite comme étant la meilleure sorcière de sa génération, un titre qu'elle arborait désormais avec fierté, maintenant qu'elle en détenait la preuve entre ses mains.

Et pour accompagner le flot d'émotions submergeait la Préfète-en-Chef, la foule rassemblée dans la Grande Salle pour la cérémonie se mit à applaudir à tout rompre.

Hermione ne put retenir quelques larmes, qui dévalèrent ses joues. Bill s'approcha alors d'elle et lui serra la main, comme il l'avait fait avec les précédents élèves, mais se permit d'ajouter quelques mots.

— La Maison Gryffondor est très fière de compter une telle élève dans ses rangs, assura son désormais beau-frère avec un sourire éblouissant. Bravo, Miss Granger.

— Merci, ne put que murmurer la jeune femme.

Minerva lui serra chaleureusement la main, et la sorcière se tourna vers la foule qui continuait de saluer sa réussite. Elle leur sourit alors, les remerciant silencieusement, et revint aux côtés de ses amis qui l'attendaient impatiemment, laissant la place au prochain élève appelé.

— Kilian Hughes ! fit la Directrice après s'être éclairci la voix pour reprendre le dérouler de la cérémonie.

Ginny enlaça fortement sa meilleure amie lorsque celle-ci revint à ses côtés, la félicitant par là-même.

— Bravo, Hermione ! s'exclama Theo.

— Je suis vraiment très heureuse pour toi, la congratula Luna. Il n'y a plus de Nargols autour de toi, tu sembles aller beaucoup mieux.

La Préfète-en-Chef s'esclaffa soudainement en se détachant de Ginny. La pression était désormais retombée, elle se sentait mieux que jamais.

Alors que la cérémonie continuait à battre son plein et que ses camarades étaient appelés tour à tour, Hermione chercha des yeux celui qu'elle aurait aimé voir à ses côtés à cet instant même. Elle le trouva aux côtés du Professeur Flitwitch et du Professeur Chourave, et leurs regards s'accrochèrent instantanément.

Ce qui était beau entre eux, et ce depuis le début, c'était qu'il n'avait pas besoin de se parler pour se comprendre. Et, à ce moment-là, elle vit dans ses yeux toute la fierté et tout l'amour qu'il ressentait pour elle, et son cœur se gonfla instantanément. Ils se sourirent discrètement, sachant pertinemment qu'ils se retrouveraient un peu plus tard, lorsque la fête serait terminée. L'obtention des ASPIC, ce n'était qu'une fois dans une vie, comme aimait le répéter Ginny, et il était de leur devoir de rendre cela mémorable.

Hermione se perdit quelques secondes dans ses pensées. Le regard qu'elle avait échangé avec Charlie l'avait troublée, mais de façon plus que positive. Elle se rendait compte à quel point elle avait gagné en maturité depuis le mois de septembre. Elle avait vécu une année complètement différente de tout ce qu'elle avait eu l'habitude de vivre depuis ses douze ans ; tellement différente qu'il avait fallu qu'elle apprenne par elle-même à faire face à d'autres obstacles – plus généraux que chercher un moyen de se débarrasser du mage le plus dangereux que l'Angleterre ait connu.

A travers ses réflexions, une conclusion était venue s'imposer naturellement. Elle avait le sentiment d'être devenue meilleure que ce qu'elle était en sortant de la difficile épreuve qu'elle avait subie l'année dernière. En se reconstruisant, elle avait rencontré celui qui lui permettait de se dépasser encore plus de jour en jour, et elle ne comptait pas le laisser filer.

La cérémonie en elle-même touchant à sa fin, la Directrice invita tous les convives à se rendre aux buffets pour se sustenter et trinquer en l'honneur des diplômés.

Ginny et Hermione réussirent tant bien que mal à se frayer un chemin parmi la foule et à sortir de la Grande Salle pour prendre un peu l'air. Elles furent rejointes quelques minutes plus tard par Harry et Ron, deux verres chacun dans les mains.

— Livraison, les filles ! annonça fièrement Ron.

— Merci, Ron, lui sourit Hermione.

— Super, je meurs de soif ! s'écria Ginny.

— Tout doux quand même, prévint Harry. Je ne tiens pas à devoir te porter jusqu'à notre lit, alors on y va mollo.

Ron et Hermione s'esclaffèrent, tandis que la rouquine leva les yeux au ciel. Ils trinquèrent tous les quatre à la réussite des deux jeunes filles, et aux belles années qui se profilaient devant eux. Les discussions allaient bon train dans leur petit groupe, qui s'agrandit lorsque George, Theodore, Demelza, Luna et Neville les rejoignirent. Ils trinquèrent à nouveau, mais le regard de la Préfète-en-Chef fut soudain attiré par une petite lumière qu'elle aperçut en haut des escaliers. En détaillant un peu plus ce qui avait attiré son attention, elle sut que c'était un Patronus. Mais ce n'était pas n'importe lequel.

— Vous m'excuserez, fit-elle en souriant à l'attention de ses amis, mais je m'en vais faire un petit tour aux toilettes.

Les membres du petit groupe acquiescèrent, et la jeune femme gravit les escaliers. Ginny, qui avait compris que la destination de sa meilleure amie n'était pas celle annoncée, s'occupa de divertir ses amis pour qu'ils ne s'inquiètent pas de l'absence de la Préfète-en-Chef.

oOo

Hermione avait suivi le Patronus jusqu'à un escalier qu'elle connaissait bien, pour l'avoir gravi bon nombre de fois tout au long de l'année. La Tour d'Astronomie avait été son repère, et si elle n'avait pas reconnu le Patronus lorsqu'elle l'avait vu plus tôt, elle aurait deviné à cet instant précis qui l'attendait tout en haut.

La jeune femme rejoignit sans surprise Charlie, qui l'attendait patiemment, accoudé à la rambarde. Elle s'approcha et l'enlaça doucement.

— Belle initiative, le félicita Hermione. Je ne pouvais pas quitter Poudlard sans venir te retrouver ici une dernière fois.

Le rouquin se retourna vers elle, prit son visage en coupe et lui sourit.

— C'était notre repère à tous les deux, acquiesça-t-il. Félicitations pour ton diplôme. Tu méritais le petit discours du Professeur McGonagall.

— Merci, mon beau dragonnier.

L'utilisation du sobriquet arracha un nouveau sourire à Charlie, qui fondit sur les lèvres de sa bien-aimée.

— Cela sera étrange l'an prochain, avoua le rouquin après s'être détaché d'elle.

— Ce sera surtout moins risqué, rigola Hermione. Je ne compte pas arrêter de te voir. Tu as un très chouette appartement, je te l'ai déjà dit ?

Charlie s'esclaffa doucement, avant d'embrasser une nouvelle fois celle qui serait à ses côtés pour les années à venir.


"Et voilà, c'est fini"

C'est un Happy-ending, j'ai essayé de trouver les mots justes pour vous écrire une fin de qualité qui, je l'espère, sera à la hauteur de vos attentes.

Chacha et Hermy vont grave me manquer en fait, mais j'ai d'autres projets pour eux, dans un univers parallèle :P

En tout cas, vous aurez un épilogue la semaine prochaine (donc on ne se quitte pas encore vraiment vraiment !)

Bisouilles

Lealyn


Réponse aux reviews anonymes :

Guest : Hey ! Merci pour ta review qui me fait grand plaisir ! je suis contente que l'histoire te plaise toujours, et j'espère que la fin ne te décevra pas. A très vite !