Gays of thrones
Chapitre 67
Un jeune garçon citron
Chou bidou bidou ouah !
Jorah Mormont ne savait pas comment remercier Samwell Tarly. Il était venu le voir, prêt au départ, dans son espace de travail, un mélange entre le bureau et le cabinet médical.
« Pardon, fit-il, je vous dérange ? »
« Pas du tout, fit Sam, qui interrompit sa lecture. Je vous sers un vin chaud ? »
« Non, merci. Je m'apprête à prendre la route. »
« Ah ? »
« Oui. Je pars rejoindre Jon Snow au Nord du Mur. »
« Oh ! »
Sam rougit, puis dit : « Alors… Vous passerez mon bonjour aux copains de la Garde de Nuit ! »
« Entendu. »
Il y eut un silence.
« Vous êtes sûr que vous ne voulez pas que je transmette un message à Jon Snow ? »
« Non, ça va aller. »
Sam songea que, peut-être, ce n'était pas si important. Pour l'instant, il se sentait un peu nostalgique de laisser partir Jorah. Il faut dire qu'il était très fier de son opération : les plaies cicatrisaient bien. Ça lui donnait un air viril de fou, toutes ces cicatrices sur son corps bombé et musclé.
« Vous êtes sûr que vous ne voulez pas de vin chaud ? »
« Non. »
« Ou de la bière ? », insista Sam.
« Non. En fait… Je… C'est moi qui… je vous suis reconnaissant. Je ne saurai jamais comment vous remercier. »
« Oh ! »
Sam était ému. Sincèrement.
« Vous savez, c'est normal... »
« Peut-être, mais j'ai vu beaucoup de choses anormales dans cette série... »
Jorah tentait de dire à Sam qu'il l'avait sauvé et que ça n'avait pas de prix, mais au-delà de trois phrases, son cerveau avait tendance à se mettre en pause. Laconisme, quand tu nous tiens…
« Vous êtes sûr que… Je veux dire… Je n'ai pas d'argent... »
« Ce que je désire, dit Sam, vous ne pouvez me l'offrir. »
« Allez-y, demandez. »
Sam rougit.
« Non, non! Je ne crois pas... »
« Mais si. »
« C'est trop gênant... »
« J'insiste. »
Alors Sam, rouge comme une tomate, les cheveux en érection dans tous les sens, avoua à Jorah tous ses fantasmes du moment.
Mormont resta un instant sans réaction. Samwell rougit de plus belle, gêné d'un tel aveu.
« C'est… vraiment ce que vous voulez ? », demanda le Nordien, incrédule.
« Oui, je… je veux que vous me serriez dans vos bras musclés et me pressiez contre votre corps, comme si vous vouliez m'étouffer. J'ai envie que vous me souleviez ma robe d'écolâtre et que vous me preniez à même le sol, comme si j'étais un gros citron que vous rêveriez d'éplucher pour en extraire tout le jus... »
Jorah restait sans voix. Sam pensa l'avoir définitivement choqué.
« ça alors ! », murmura-t-il. « Je ne pensais pas qu'un jour, je rencontrerai un type qui partagerait mes fantasmes ! »
« C'est vrai ? »
Les yeux de Sam pétillèrent d'espoir.
« Je dois dire que j'ai… euh… J'ai toujours eu du mal à le dire... »
En même temps, je ne l'ai jamais dit… ça doit être pour ça !
« Vous aimez les citrons ? »
« Euh… Oui, mais… Ce que je veux dire… Hem ! J'ai toujours eu un faible pour les petits bruns barbus ! »
« Oh ! »
Sam, ému, s'avança alors vers Jorah, et passa une main timide dans ses cheveux et sur son front dégarni. Jorah le saisit par la taille. Il sentit ses bras noueux s'enfoncer dans les bourrelets de Sam. Ses mains se mirent à fouiller frénétiquement dans les plis de sa robe, tandis que Sam lui tenait le visage à deux mains en l'embrassant. Sa petite frange balayait le crâne dégarni de Jorah.
Celui-ci le renversa sur le sol en terre battue, tandis que Sam lui entr'ouvrait la chemise. Il défit sa braguette, laissa tomber ses chausses, tout en lui mordillant le visage, le cou, les tétons. Sam gémissait : « Oooooooooh ! », Mormont respirait fortement.
Et alors que la baguette magique de Samwell Tarly déversait sa poudre de perlimpinpin sur les poils de son ventre, Jorah battait la cadence d'une marche militaire (à bien y songer, ça ressemblait à celle des Immaculés) sur les bourses de Sam, son bâton de commandement à l'avant-garde, en train d'explorer un col de montagne, en poussant des grognements bestiaux.
« Oooooooooohoooooooooo ! », gémissait Samwell.
« Aaaaaaargghhh ! », grognait Jorah.
« Oh ouiiii ! »
« Humpf ! Humpf ! »
Clic-clac !
La porte s'ouvrit.
« Oh non, je n'ai pas chance ! », songea Sam.
Gilly-Vère était entrée, son petit Sam sur les talons.
« Oh ! Pardon ! On vous dérange ? », fit-elle.
« Nooooon…. », mentit Samwell, exaspéré.
Jorah Mormont, qui n'avait pas fini son affaire, restait en suspens.
« Maman, il fait quoi le monsieur avec Papa ? », demanda le petit Sam.
« Rien ! Ne regarde pas ! », mentit Gilly. « Viens, on s'en va ! Sam, on t'apportait juste le pique-nique pour le déjeuner... »
« Merci... », fit Sam, toujours par terre, renversé sur le dos, Jorah Mormont au-dessus et en lui.
Gilly jeta le panier et prit la main de son fils, qui répétait : « Et pourquoi ils sont tous nus ? Et pourquoi ils sont par terre ? »
« Viens, Sam, on va aller jouer avec tes petits copains ! »
« Je pourrais jouer à Papa-tout-nu avec eux ? »
« Non ! »
« Pourquoi ? »
« Parce que ce n'est pas de ton âge ! »
La porte claqua.
Sam soupira, puis sourit, gêné, à Jorah : « Les joies de la vie de famille... »
« Ah ? J'ignorais... »
« Une longue histoire ! Mais… Continuez, je vous en prie, ça me faisait bien plaisir ! »
Jorah tâcha de reprendre ses esprits et repartit en ordre de bataille. Il regarda le petit lézard qui se promenait le long du mur. Cela lui fit penser à un dragon.
Jorah repartit à l'assaut, et Sam, ému jusqu'au fond des entrailles, en eut les larmes aux yeux.
