Chapitre 62

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Assis devant votre travail, la cigarette que vous avez allumée vous aide à regagner votre calme bien plus efficacement que le travail en lui-même. Et c'était de nouveau la faute de Sougo, qui avait écrit connerie sur connerie dans son rapport. Vous avez un instant caressé l'idée d'aller le chercher et de l'obliger à tout recommencer, mais en regardant les choses en face, vous n'y gagneriez rien à part une grosse perte de temps et de nouvelles crises de nerf. Et le pire, c'est que vous savez qu'il est capable de fournir un travail correct quand il le veut, mais qu'il ne le fait pas précisément dans l'espoir qu'on finisse par ne plus lui imposer ces tâches barbantes. Avec un soupir, vous vous êtes résigné à reprendre vous-même chacune de ses phrases. Vous en regretteriez la prose de collégien de Yamazaki, tiens... À propos de Yamazaki, vous remarquez avec agacement qu'il a oublié de signer. Il va falloir encore lui courir après...

Vous finissez de raturer les dernières conneries de Sougo avant de vous lever pour aller chercher cet autre imbécile. Vous réfléchissez... Vous ne l'avez pas revu après avoir quitté la salle de repos, vous avez seulement croisé un Shimaru un peu agité, alors... Il avait dû regagner ses quartiers, il n'avait rien d'autre à faire aujourd'hui que du travail de bureau si vos souvenirs sont bons.

Une fois devant sa porte, vous frappez quelques coups et, assez pressé, vous n'attendez pas sa réponse pour entrer. Vous trouvez Yamazaki à quatre pattes par terre, visiblement en train de chercher quelque chose sous l'armoire, avant se se redresser brusquement à votre entrée, se cognant la tête au passage.

- Ah, vice comm... Aïe ! Pardon, je ne vous avais pas entendu arriver...

- Qu'est-ce tu cherches, depuis tout à l'heure ? demandez-vous, les sourcils froncés.

- Oh, euh, j'ai... Perdu mon pinceau préféré, celui dont je me sers pour écrire mes rapports... Il a dû rouler quelque part...

- Ah. Tu ne peux pas en prendre un autre deux minute ? Tu as encore oublié de signer ça.

- Ah, oui, désolé...

Il va chercher un autre pinceau et de l'encre et vous permet enfin de boucler ce fichu dossier ; alors que vous vous apprêtez à partir, la porte s'ouvre à nouveau sur un agent qui se contente de passer la tête dans l'embrasure.

- Hé, Yamazaki, juste pour te dire que j'ai regardé dans le dojo en passant, ta raquette n'y est pas non... Oups...

Il vient de se rendre compte de votre présence. Son pinceau, hein... Vous avez senti votre regard s'assombrir tandis que vous vous retournez vers votre inspecteur qui affiche à présent la gueule du mec pris en faute qui sait pertinemment qu'il va s'en prendre une.

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Pour lui donner raison et lui mettre une volée, allez au chapitre 66.

Pour vous montrer plus indulgent, ce sera au chapitre 5.