Chapitre 66
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Comme à chaque fois, il se recroqueville sur le sol avec des petits couinements de souris qui vous énervent plus qu'autre chose en tentant de protéger sa nuque et son crâne de ses deux mains. Qu'importe, vous avez bien assez à faire avec ses côtes et ses quatre membres.
- Putain d'abruti congénital ! Je vais t'apprendre à me mentir ! Et à jouer au badminton pendant tes heures de travail !
Vous n'avez pas encore décidé lequel était le plus grave. Vous allez sans doute encore avoir besoin d'une douzaine de coups de pied pour vous décider.
- Mais, aïe ! Mais je ne jouais pas, vice-comm... Aoutch ! Je ne faisais que chercher...
- J'en-ai-rien-à-foutre ! scandez-vous en détachant chaque syllabe. Estime-toi heureux de ne pas l'avoir retrouvée avant que j'arrive, parce que je te l'aurais explosée sur la tête et carrée là où le soleil ne brille jamais !
Là non plus, vous n'avez pas décidé dans quel ordre. Vous crachez encore quelques insultes supplémentaires accompagnées de généreux coups de pied, avant d'estimer qu'il avait eu son compte.
Vous récupérez votre dossier puis quittez la pièce, le laissant gésir sur place. Entre Sougo et lui, vous avez grand besoin de vous détendre. Et merde, vous l'avez condamné au seppuku ou pas ? Vous ne vous souvenez plus.
Arrivé dans votre bureau, vous balancez le dossier sur votre plan de travail puis vous dirigez vers votre oasis de réconfort, le terrain de votre Madeleine de Proust : votre planque à mayonnaise.
Vous jetez un coup d'œil pour vérifier que personne ne vous épie, puis vous ouvrez avec précautions ce lieu quasi-sacré.
Lorsque vous voyez l'intérieur, vous vous figez sur place.
D'accord. Là, maintenant, il va y avoir des morts.
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Quel drame... Et pas que pour vous, visiblement, vu que vous recevez bientôt un message de Kondo vous convoquant pour une réunion de crise, au chapitre 60.
