Chapitre 69

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Vous devinez dès que vous sortez de la voiture que ce type ne vous a pas attendu : dans le marché de Noël, au lieu de s'inquiéter de tous les véhicules de police qui viennent de débarquer en se garant en urgence, les gens ont tous le nez en l'air, s'exclamant dans un brouhaha incompréhensible et pointant quelque chose que tout le monde présent vous empêche encore de voir. Lorsque vous vous avancez, vos hommes sur les talons, la foule s'écarte sans que vous ayez besoin de forcer pour vous frayer un chemin. Apparemment, votre présence était attendue. Vous arrivez finalement au pied de la grande roue, où tous les regards semblent converger. Vous levez les yeux, cherchant ce que tout le monde fixait du regard, quand...

- J'en reviens pas... Il s'est pointé en personne !

- Bien le bonsoir, messieurs du Shinsengumi ! clame dans un porte-voix le pantin en costume lavande qui se tient juché sur une des poutrelles de la grande roue, un projecteur venant se braquer sur lui dès ses premiers mots. Je vois que vous avez reçu mon message ! Je dois vous dire que je suis... plutôt déçu. Mois qui croyais que vous aviez compris la leçon, que j'avais réussi à vous insuffler l'Esprit de Noël en vous faisant réaliser le matérialisme dans lequel vous baignez... Au lieu de ça, vous vous contentez de transférez l'affection absurde que vous portiez à vos possessions, vers... D'autres possessions. Quid de votre âme ? De vos réels souvenirs ? Quid de l'Esprit de Noël ?

- Les esprits n'ont rien à foutre dans le monde des vivants ! lui hurlez-vous d'une voix assez forte pour ne pas avoir besoin de mégaphone. Je vais te donner un aller simple pour l'enfer !

- Ah, s'amuse-t-il, je reconnais bien là le caractériel vice-commandant du Shinsengumi ! Vous n'écoutez pas un mot de ce que je dis, n'est-ce pas ? Dans ce cas, je vais cesser de vous torturer et abréger : j'ai ici tous ces menus objets que vous appelez « souvenirs », dit-il en brandissant un sac de la main gauche, et ici, un petit quelque chose qui a le pouvoir de réduire à néant vos véritables précieux souvenirs : ceux qui sont dans votre tête !

Vos yeux s'agrandissent en voyant ce qu'il porte dans la main droite : c'est une bombe !

- Alors, hommes du Shinsengumi ? Je vous donne le choix : sauver vos souvenirs matériels, ou les immatériels ! Votre vie, ou ce que vous croyez être indispensable à votre vie ! Que choisissez-vous ?

Votre main se porte à votre ceinture. Vous êtes certes parti en urgence du quartier général, mais vous n'êtes pas parti à poil.

Vous décrochez votre grenade.

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Que décidez-vous de faire ?

Faire sauter ce connard : chapitre 41.

Exploser sa gueule à cet enfoiré : chapitre 41.

Le maraver à la grenade : chapitre 41.