Vous tremblez tellement que vous peinez à dégainer votre arme. L'auteur termine son décompte avant de vous dire en soupirant :

« Alors comme ça tu veux vraiment me défier. Pauvre imbécile… »

Alors que vous êtes en train de vous demander ce qui vous est passé par la tête, l'auteur se rue sur vous à une vitesse vertigineuse. Vous avez à peine le temps de bloquer le coup avec votre bouclier. Le choc est tellement puissant que vous décollez et faites plusieurs mètres en arrière avant de parvenir à reprendre vos appuis.

Quand vous relevez la tête, vous remarquez deux choses la première c'est que votre bouclier a été détruit par l'impact, et la seconde c'est que l'auteur n'est qu'à quelques mètres de vous. Dans un élan de lucidité lié à l'adrénaline vous interposez votre arme entre celle de l'auteur et vous. Le choc est à nouveau tellement violent que vous décollez sur plusieurs mètres avant de vous faire arrêter brutalement par le mur.

Une fois la douleur passée, vous vous rendez compte que vous avez lâché votre arme au moment de l'impact. Vous redressez la tête dans l'espoir de la retrouver et vous voyez l'auteur la ramasser calmement.

Vous sentez tout votre corps trembler. Vous aimeriez fuir, mais votre corps ne vous obéi plus. Vous sentez la fin approcher tandis que l'auteur s'avance lentement vers vous, une arme dans chaque main.

« C'est tout ce que tu peux faire ? Et tu pensais pouvoir m'affronter avec un niveau aussi faible ? N'oublie jamais que l'auteur est le maître absolu au sein de sa propre fiction. Toi, lecteur, tu n'es que de passage dans mon monde.

Tu ne te rends pas compte du travail que ça représente. Ruiner ainsi le fruit de nombreux mois d'écriture, ça te fait plaisir ? Et je n'ose même pas parler du casse-tête que c'est à seulement mettre en place. N'imagines-tu pas la quantité d'aspirine que j'ai consommée ! Tout ça pour faire quelque chose qui sort un peu de l'ordinaire. Et toi tu décides de tout envoyer en l'air en prétextant que les règles sont faites pour être transgressées !

C'est terminé à présent. Inutile de me supplier. Ne cherche pas non plus à fuir, tu vas mourir ici et maintenant. Quels sont tes derniers mots ? »

L'auteur n'est plus qu'à quelques pas de vous.

N'ayant même plus la force de dire quoi que ce soit, vous fermez les yeux et tentez de puiser au fond de vous les ressources nécessaires pour pouvoir fuir.


Y parvenez-vous ?

Si oui, prenez vos jambes à votre cou et retournez au chapitre 1 !
Si non… allez au chapitre 200. (Ce fut un plaisir de vous connaître.)