Chapitre 70

OoOoOoOoOoO

- Chier !

Vous vous laissez glisser le long de la gouttière en vous accrochant d'une main, et de l'autre, vous décrochez votre portable.

- Agent à terre près de l'atelier de la forgeuse de sabres, je répète, un agent à terre près de l'atelier de la forgeuse de sabres ! Envoyez des secours, les autres, vous tâchez de repérez cet enfoiré !

Il court vite, le bâtard, vous avez bien du mal à ne pas perdre sa trace. Craignant visiblement de perdre son avance, il ne tente pas de vous échapper par les hauteurs et reste au sol, tentant de vous perdre dans le dédale de rues. Jusqu'à ce qu'à un tournant, venant de la direction opposée, vous soyez rejoint par...

- Toi ! explosez-vous en identifiant sans mal la tête blanche frisée qui sprinte à côté de vous. Mais qu'est-ce que tu fous là ?

- Hein ? Encore toi ? s'exclame-t-il, visiblement aussi surpris que vous. J'ai pas le temps, je travaille, là !

- Ça, c'est ma réplique, abruti ! Fous le camp d'ici, ça ne vous concerne pas !

- Pour que ce type disparaisse ? Hors de question !

- On a la situation en main, tu va seulement nous gêner !

- Tu ferais mieux de nous remercier d'être venu, Hijikata-kun, puisque vous ne pouvez apparemment pas vous débrouiller sans nous !

- Quoi ? Répète un peu !

Vous vous êtes tous les deux arrêtés sans vraiment savoir quand, votre sabre quitte son fourreau et croise le bokuto de cet insupportable permanenté. Vous fusillant mutuellement du regard, vous vous apprêtez l'un et l'autre à armer le premier coup, quand...

- AAAARGH !

Vous vous retournez d'un même mouvement en direction de la ruelle d'où est venu le cri, et dans laquelle s'est engouffré le voleur que vous...

Oups. Le voleur.

À vos côtés, le yorozuya fait à peu près la même tête que vous. Mais avant que l'un de vous deux n'ait pu esquisser un geste ou dire un mot, une large silhouette se dessine dans l'ombre de la ruelle ; se dirigeant dans votre direction, elle sort bientôt de l'obscurité...

- Gin-chan ! s'écrie joyeusement la chinoise des yorozuya, juchée sur le dos de son immense chien blanc qui porte dans sa gueule votre homme, inconscient. Regarde, je l'ai attrapé ! Tetsuko va être contente, elle va pouvoir récupérer son... Oh ? fait-elle en vous voyant. Vous êtes là aussi ?

- Euh... Oui... J'ai préféré appeler la police... On devait surveiller la maison de Tetsuko mais capturer ce type n'est pas de notre ressort après tout... improvise le frisé qui a l'air de se sentir aussi con que vous.

- Ah bon ? s'étonne la gamine. Bon, comme tu veux, j'ai déjà récupéré le marteau de Tetsuko de toute façon... Vous voulez le prendre maintenant ? ajoute-t-elle en s'adressant à vous. Donne au policier, Sadaharu.

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Mission accomplie, comme on dit, c'est le résultat qui compte, n'est-ce pas ? On se retrouve au chapitre 39 pour l'interrogatoire.