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90 – Edward
Tampa… Vendredi 18 juin 2010 à 22 h 23
Bella resta calme pendant que nous rentrions à la maison. Ça m'avait demandé chaque once de retenue pour ne pas aller plus loin sur ce parking. Ça n'avait fait si mal de l'attendre et je savais que si j'avais un peu insisté, ce serait arrivé là-bas. Mais c'était plus que ça. J'avais simplement besoin de la toucher, de m'assurer qu'elle était bien réelle.
Nous étions assis là à attendre que le feu passe au vert, je tendis la main pour caresser son visage pendant qu'elle regardait dehors, par la vitre. Elle prit ma main dans les siennes, entrelaça nos doigts et me sourit.
"Tu dois savoir que je suis allée espionner dans ta chambre, chéri," dit-elle avec un sourire malicieux.
En rigolant je haussai une épaule et portai sa main à mes lèvres. "Je pense que tu connais tout de moi maintenant, amour. Je n'ai rien à te cacher," murmurai-je contre sa peau, incapable d'empêcher ma langue de sortir pour la goûter avant que le feu change.
Ça ne prit pas bien longtemps pour arriver dans l'allée où j'éteignis la voiture et sortis pour lui ouvrir la portière. Elle prit ma main et je la conduisis à la porte d'entrée. Avant de la laisser rentrer, je l'arrêtai parce qu'il fallait qu'elle comprenne qu'il ne s'agissait pas simplement de coucher ensemble. Le trajet jusqu'à la maison m'avait donné la possibilité de me détendre - un peu - et à ma tête de s'éclaircir… beaucoup.
"Ma douce, regarde-moi," chuchotai-je, en soulevant son visage par son menton. Ses doux yeux bruns me fixèrent et j'y vis le même besoin que le mien mais j'allais dire ce que je devais de toute façon. "Ce n'est pas… si tu n'es pas prête pour ça, c'est ok. J'ai été tellement heureux de te tenir dans mes bras toute la soirée." Bien que ma queue crie presque de protestation, mon cœur était sincère. "Je ne peux tout simplement pas croire que tu sois là," murmurai-je, en me penchant pour poser un baiser sur son front, son nez et finalement ses lèvres.
"Crois-le, Sergent," rigola-t-elle de façon sexy, en enroulant ses bras autour de mon cou.
J'en profitai pour glisser mes mains dans son dos et sur ses fesses. Son corps était bien mieux que ce que j'avais imaginé malgré toutes les photos qu'elle m'avait envoyées pendant tous ces mois. Elle était douce et ferme à tous les bons endroits. Elle était chaude et sentait comme les draps qu'elle m'avait envoyés pour ma première nuit ici. Chaque centimètre d'elle m'appelait mais j'attendais qu'elle me réponde.
"Je suis prête pour nous Edward," dit-elle simplement, "Mais tu dois savoir que tu as un autre cadeau d'anniversaire," elle rit appuyant ses lèvres sur les miennes.
Je me reculai en fronçant les sourcils. "En plus de toi?"
Elle rit et hocha la tête. "Oui chéri, en plus."
"Je ne sais pas si mon cœur pourra supporter tout ça Bella," dis-je ironiquement mais honnêtement.
"Entre," ordonna-t-elle, en riant tandis que je passai mon bras autour de sa taille, la portant presque à l'intérieur.
Je fermai la porte et m'arrêtai fixant le coin le plus éloigné du salon. Ma bouche s'ouvrit et se ferma pour s'ouvrir à nouveau.
"Tu … tu m'as acheté un piano?" demandai-je, mes yeux se plissant vers le piano électronique et son banc dans le coin.
"Bon ce n'est pas un grand mais…" Elle rit et haussa les épaules.
Tout à coup c'était beaucoup trop. Ma copine et tous nos amis, m'avaient procuré les deux choses que je voulais le plus sans me fournir un seul indice. Tout ce que je voulais c'était Bella et pouvoir m'échapper dans la musique et ils l'avaient fait. Ça faisait tellement longtemps que quelqu'un - et encore plus cinq personnes - s'était préoccupé de moi que ça me donna le tournis. Ma respiration devint difficile et mon cœur tapa dans ma poitrine tandis que j'enroulai mes bras autour de Bella pour la tirer tout contre moi. Je fermai les yeux luttant contre l'assaut de toutes les émotions qui me traversaient et laissai tomber mon front contre le sien, essayant de rester sous contrôle.
Bella était ici et elle était bien réelle. Mais c'était plus que cela. C'était le sentiment de compter pour quelqu'un – un sentiment qui m'était presque étranger - cela faisait si longtemps. Depuis que ma mère avait disparu. Et je n'étais pas sûr de ce qu'il fallait que je fasse. Je pensai que tous mes murs s'étaient effondrés pour cette fille mais apparemment il subsistait encore des doutes dont je n'étais pas conscient. Ces derniers tombèrent aussi.
J'essayai de dire merci mais je n'étais pas sûr de ce qui allait sortir de ma bouche tandis que j'embrassai son nez, son front, ses lèvres. Faisant glisser ma bouche sur sa mâchoire, mes mains agrippèrent le bas de sa veste pour ne pas laisser ce fantasme m'échapper.
"C'est trop," respirai-je, en ouvrant la bouche pour savourer son goût.
"Edward," haleta-t-elle, ses doigts filaient dans mes cheveux les tirant, tirant sur moi pour que je puisse la regarder.
Je ne pouvais pas arrêter de chuchoter, de déguster, d'embrasser. Le gémissement qui vibrait sous mes lèvres arrêtait presque ma respiration. Je voulais aller lentement, pour la remercier mais c'était absolument impossible. Et ça n'aidait en rien que mon désir pour la fille dans mes bras ait explosé hors de tout contrôle.
Je reculai enfin et pris son visage en coupe, capturant sa bouche avec la mienne. Je partis en arrière, mon but étant le couloir mais nous heurtâmes la table de la cuisine. Bella sourit contre ma bouche qui était posée sur la sienne, laissant trainer mes lèvres de sa joue à son cou. Son doux sourire me calma plus que tout parce que c'était beaucoup plus facile d'être que tout ce que j'avais pu imaginer. Ça me fit rire dans son oreille et elle se tortilla un peu en dessous moi.
"Edward !" rit-elle, ce qui devint le gémissement le plus sexy que j'avais jamais entendu. "Est-ce un merci?"
"Oui." Je souris contre son cou, laissant mes dents trainer le long de sa peau douce juste pour sentir tout son corps se tortiller sous moi une fois de plus.
"Tu ne veux pas jouer ?" rit-elle, en passant ses doigts dans mes cheveux tandis que je m'installai entre ses cuisses.
"Non," grognai-je, posant mes mains de chaque côté de sa tête et appuyant mon front contre le sien. "Je promets… je jure devant dieu et tous ses saints que je jouerai ce que tu veux… plus tard, mais le piano n'est pas ce que mes mains veulent à cet instant."
Elle se redressa et me poussa jusqu'à ce je me redresse, gardant ses jambes enroulées autour de mes cuisses. " Tu as déjà eu droit à beaucoup Masen. C'est mon tour," déclara-t-elle, cherchant les boutons de ma chemise et les défaisant doucement un par un.
Au lieu d'enlever la chemise, elle la laissa pendre sur mes épaules mais la chaleur qui parvenait de ses mains quand elle toucha mes muscles me fit me contracter. Ses paumes passèrent sur ma poitrine, les doigts trainant tandis que ses pouces brossaient mes mamelons, l'os de la hanche et la piste de poils qui disparaissaient dans mon jeans. Elle posa un baiser sur mon sternum et me caressa avec son nez jusqu'au cou.
"Seigneur tu sens tellement mieux que tes chemises," murmura-t-elle contre ma clavicule alors que ses mains parcouraient mon dos, mon ventre, ma poitrine sous ma chemise.
Lorsque ses petits doigts s'enroulèrent autour de mes plaques d'identification, me tirant à elle, ma main tira sur ses cheveux et lui fit tourner la tête. Sa bouche s'ouvrit pour la mienne et ses jambes s'enveloppèrent plus haut et serrèrent mes hanches, je l'attrapai par le cul et la soulevai de la table.
J'allai vers ma chambre, fermai la porte et la pressai contre elle, les vêtements commençaient à être une gêne. Bella poussa ma chemise, la forçant à sortir de mes épaules, je m'écartai juste assez pour qu'elle puisse tomber au sol. La petite veste qu'elle portait subit le même sort. Quand nous fûmes tous les deux torse nu – elle avait toujours le soutien-gorge bleu le plus doux que j'aie jamais vu – nous étions haletants.
"Putain bébé," grognai-je, la dégageant de la porte juste assez pour pouvoir atteindre son dos. "Ce putain de rougissement va vraiment jusqu'à ton nombril !"
Elle souffla un rire qui devint un gémissement sexy quand mes lèvres allèrent effleurer le haut de son soutien-gorge.
C'est à cet instant que mon regard tomba sur ce qu'elle portait autour de son cou, juste entre ses deux beaux seins. Des plaques d'identification n'avaient jamais été aussi sexy. En me reculant je regardai Bella pour avoir la vue d'ensemble. "Peut-être que je pourrais t'amener au salon de tatouage tant que tu es là," lui dis-je, en suivant la chaine avec mon nez, respirant son odeur. "Mon nom sur ton corps c'est tellement sexy Isabella..."
Elle gémit tandis que je déposais de longs baisers, lents et mouillés le long de la chaine, de sa poitrine à son cou puis continuai jusqu'à ce que j'arrive à sa joue.
Après une dernière caresse de mes lèvres sur sa peau douce je murmurai, "Ma douce je te veux dans mon lit. Je veux tout voir de toi. Puis-je?"
Si elle me l'avait demandé j'aurais dû m'arrêter mais son hochement de tête me donna la permission de la prendre et de l'amener sur mon lit où je tombais à côté d'elle.
"Désolé, je n'ai pas fait le lit mais je ne savais pas que j'allai amener la plus fille la plus magnifique, je l'ai trouvée dans un bar ce soir," plaisantai-je en chassant une mèche de cheveux de son visage, mais elle savait que je ne faisais pas mon lit quand je n'étais plus sur la base.
Elle sourit et attrapa mon visage. "Bien, c'est moi qui ait de la chance, non ?" rigola-t-elle.
"Je pense que c'est moi qui aie de la chance, Bella," dis-je sérieusement, en la regardant longuement et langoureusement. "Tu es exactement comme je t'avais imaginée et même mieux. Je t'aime tellement. Merci d'être venue et d'avoir organisé tout ça…"
"Je t'aime aussi Edward," dit-elle l'émotion transparaissait dans sa voix. "Je ne savais pas que ça ressemblait à ça," soupira-t-elle en me regardant dans les yeux et je pus voir les larmes y briller.
"Chuuuut," soufflai-je contre sa bouche. "Laisse-moi t'aimer. S'il te plait Bella. Laisse-moi te montrer ce que tu représentes pour moi."
Précautionneusement avec des doigts chatouilleux pour entendre son doux rire, j'enlevai ses chaussures, fis glisser mes mains le long de ses jambes jusqu'à la fermeture de sa jupe. A chaque centimètre de peau qui se révélait je déposai de longs baisers mouillés. Elle était étendue devant moi dans ses minuscules sous-vêtements bleus en dentelle et je secouai la tête.
"C'est tellement mieux qu'en photo," murmurai-je, ne lâchant pas ses yeux pour la prier silencieusement de me donner la permission de les enlever et elle hocha la tête.
Putain il fallait qu'elle soit à moi. Je n'étais pas sûr de pouvoir m'arrêter et au vu de l'humidité que j'apercevais sur son sous-vêtement, je savais que je n'étais pas le seul à être dans cet état. Et elle était parfaite. Ronde, des seins fermes qui bougeaient à chacune de ses respirations, ses mamelons érigés et durs à cause de l'air frais et je ne pus m'empêcher de me lécher les lèvres à cette vision soignée, épilée, putain, humide pour moi.
Je passai une main sous sa tête et m'installai à genoux entre ses jambes, je me penchai pour l'embrasser à nouveau. Je pris son sein en coupe gémissant sans honte quand son mamelon durcit encore plus à mon contact. Laissant sa bouche j'embrassai le dessous de son oreille parce que je ne pouvais pas m'empêcher de profiter de sa réaction à mon contact.
"Voyons voir… " gémis-je, contre le doux point derrière son oreille, la faisant haleter. "Je pense me souvenir de ces endroits dont tu m'as parlé. Ici, non ?" demandai-je, en ouvrant la bouche sur sa peau, ma langue s'enroulant juste assez pour la rendre folle mais c'était mon autre main qui cherchait. Je posai mon doigt sur son nombril, je l'enfonçai un peu, en souriant contre sa gorge lorsque son corps se cambra tandis que je suivais le chemin de son slip jusqu'à son bas ventre.
Putain elle était sensible.
"Ça y est," chantonnai-je, à son oreille avant de mordre légèrement son épaule tandis que je descendais vers le bas de son corps.
Je tétai chacun de ses mamelons, grattai avec mes dents jusqu'à son sternum et enroulai ma langue dans son nombril sans jamais la quitter du regard. Quand ma langue arriva à nouveau sur son bas ventre, elle cria et ses hanches poussèrent sous moi.
"Seigneur Edward !" souffla-t-elle, en s'agrippant aux draps et en les tordant dans ses petites mains tandis que je tirai fort sur sa peau, parce que je lui avais promis que je la marquerai, elle était à moi.
J'embrassai le pli de sa jambe et dit : "Ouvre-toi pour moi bébé. J'ai besoin de savoir que tu es prête pour moi."
La prise de Bella sur mes draps s'amplifia encore quand je me mis à lécher l'intérieur de chacune de ses cuisses qu'elle avait ouvertes et pris une grande et lente lampée de la plus jolie chatte que j'avais jamais vu … ou peut-être était-ce juste parce que c'était… Bella. Mais putain elle était prête pour moi et devenait plus humide à chaque coup de langue, chiquenaude. Je suçai son clitoris gonflé et taquinai son entrée avec mes doigts avant de m'enfoncer en elle.
"Huuum amour… tu es si étroite, si humide," marmonnai-je, contre ses chairs sensibles, provoquant un mouvement de ses hanches contre mon visage. "Ça va être si bon de te baiser," lui dis-je, enroulant ma langue autour de son clitoris en même temps que mes doigts se recourbaient en elle.
Ses mains lâchèrent les draps, pour aller se poser sur mes cheveux et elle me poussa contre son clitoris, alors je suçai plus fort en grognant contre elle quand je sentis enfin qu'elle se laissait aller. Son vagin se contracta sur mes doigts et ses mains se serrèrent sur moi et mon nom n'avait jamais, mais vraiment jamais, paru aussi beau. Je jouis presque en la regardant, tête en arrière, visage et cou rougi, et le regard perdu et assouvi.
"Edward s'il te plait," supplia-t-elle, mais je n'avais aucune idée de quoi.
Je l'effleurai de ma langue et recourbai mes doigts à nouveau. "Oh non… chéri tu vas m'en donner un autre…"
…
