Bonjour,

Nous revoilà avec d'autres personnages. Mais aussi, on revoit Rhad' qui réfléchit. J'espère aussi que tout vous plaira. Biz à bientôt Craft.

Prochain rendez-vous : Mercredi 18 décembre.


Samedi 14 décembre :

Cela fait maintenant trois heures qu'il cherche la perle rare, il a fait quatre magasins pour cela. Il sourit quand il voit une silhouette des plus reconnaissable devant le rayon que lui-même cherche.

- Bonjour Poséidon-san.

- Bonjour, vous…

- Pardon, je suis Camus Aquarius. On s'est rencontré à l'ouverture de votre Aquarium. Je suis un ami de l'architecte Apollon-san et maintenant aussi du publiciste Rhadamanthe Elision-san. Je suis professeur de Littérature dans un Lycée.

- Ah ! Oui je me souviens de vous avoir salué.

- Puis-je vous aider ? Se renseigne Camus devant l'air sérieux et surtout démunis de l'homme.

- Oui, je cherche une sacoche en cuir pour mon amie professeure. C'est la maîtresse de Hatsuharu-Elision.

- Le fils de Rhadamanthe-san ?

- C'est ça. Je ne sais pas quoi choisir.

- Haha ! On est deux, j'en cherche une autre pour mon directeur et ami Shion-sensei. Vous l'avez aussi croisé ce jour-là. Un « oui » de la tête lui répond. Son regard est accroché par l'un des articles. Oh regardez ! Camus montre une sacoche de cuir, brodée de fils dorée et argentée représentant des fleurs. Celui-là sera parfait pour votre amie. Il est vraiment fait pour une jeune femme. De plus, il sera adapté pour transporter les copies de sa classe.

- Merci, vous venez de sauver ma relation avec cette jeune femme, sourit chaleureusement Poséidon qui veut offrir à la jeune femme quelque chose d'utile et non pas une chose futile ou m'a tu vu.

- N'exagérez pas, mais je suis ravi si j'ai pu vous rendre service. Tenez ma carte, si je puis encore vous être utile n'hésitez pas.

- Merci, Poséidon donne aussi sa carte à Camus qui la prend avec plaisir. Vous voyez quelque chose de plaisant pour votre ami.

- Oui merci, il attrape un cartable de cuir noir et le détaille. Celui-là devrait faire l'affaire. Vous m'avez porté chance aussi alors on est quitte.

Les deux hommes se mettent à rire et une discussion s'engage entre eux tout en allant payer les cadeaux dont ils sont fiers d'avoir fait l'acquisition. Elle se poursuit le temps de quitter le magasin et encore quelques minutes dans la rue jusqu'au moment où Poséidon doit tourner dans une autre rue que Camus. Les deux se saluent espérant se reparler un jour. Ils ont eu un bon feeling, l'un envers l'autre.


Perdu depuis sa dernière conversation avec Kanon, ils ne se sont pas revus ni contactés. Il a pensé que ce serait déplacé sans une réponse claire de sa part ou du moins un début alors, il joue les absents et continue de réfléchir silencieusement, quand le temps le lui permet.

Présentement à Osaka jusqu'au dimanche matin avec Rin pour son premier projet avec la boite de jeu-vidéo, ils doivent finaliser leur coopération et régler les derniers détails de la pub qui peut déplaire ou non au directeur de l'agence.

Toute la journée, Rhadamanthe aide son cadet au mieux. D'ailleurs il l'accompagne lui-même dans ce voyage parce que son frère et ce Noiraud ont définitivement arrêté de se parler ou de se croiser. Depuis c'est assez spécial dans les bureaux mais petit à petit, on s'y habitue –comme dans tout- et Rhadamanthe veut soutenir au mieux sa nouvelle recrue.

Les dossiers fermés et les bras couvrant ses yeux pour éviter la lumière de la pièce, les deux hommes ont terminé pour la soirée. C'est ce que signale ce long soupir en tout cas.

_ Vous voulez quelque chose à boire Rhadamanthe-san ? Propose Rin en se levant de son siège après avoir rangé tout un tas de crayons et de papiers.

_ S'il te plaît. …Donne-moi un peu de whisky si tu en trouves dans le minibar. Soupire le Doré en étirant ses muscles endoloris et son dos désarticulé. …Merci, soupire-t-il quelques secondes plus tard en voyant sa demande se poser devant lui.

_ Vous pensez que ça va plaire aux gens alors ? Demande l'Ebène très peu rassuré par ce qu'il a créé et par l'enthousiasme non-faussé de l'agence qui l'a « embauché » pour le projet.

_ Ouais, tu as même réussi à séduire le directeur de l'agence alors tu peux avoir confiance. Parle le Publicitaire qui déguste son verre et qui apprécie tout autant que les autres le travail du plus jeune. Hadès aussi aimait si ça peut te rassurer. Confie-t-il comme dernier recours à l'autre puisqu'il a plusieurs fois montré le travail de Rin à son aîné pour le mettre au courant de l'avancement du projet et pour la première fois, il n'a pas entendu de grognement incessant ou de langue claquée, signe que ce n'était pas mauvais.

_ Je… …je m'en fiche, hésite pendant une seconde ce Noiraud qui a été entendu et qui fait sourire intérieurement. …J'espère que le jeu aura du succès !

_ Si le succès n'est pas au rendez-vous ça ne sera pas forcément à cause de ta présentation mais peut-être et surtout à cause du contenu du jeu. Clame le Blondinet l'esprit toujours ailleurs mais voulant aussi chasser les doutes de son cadet.

_ Mh, merci. Est-ce que je peux vous aider Rhadamanthe-san ? Demande alors et par surprise Rin qui fait se relever son aîné et le fixer.

_ Comment ça ?

_ Eh bien, ça fait plusieurs jours que je vous vois soupirer ou froncer les sourcils en pensant à quelque chose. Alors je vous le demande, est-ce que je peux vous aider en quoi que ce soit ? Reformule le Noiraud dans un fin sourire pour rassurer mais aussi pour inciter l'autre à parler, même un peu.

_ Eh bien Tomura Rin tu es parfois bien perspicace mais mon problème n'a rien à voir avec le travail donc je préfère me débrouiller seul. Explique le Doré qui aime tout de même la compassion de l'autre à son égard.

_ D'accord mais sachez que je suis là au cas où. Affirme le jeune employé en terminant de ranger la pièce pour pouvoir rejoindre par la suite sa propre chambre d'hôtel.

Souriant une dernière fois pour lui-même, Rhadamanthe aime beaucoup la voix de son cadet. Elle a cette tendance à calmer, il en est certain puis les yeux de nouveau fermés, il écoute les bruits réguliers des crayons déposés dans une boite, le papier qui se froisse ou se range, la chaise qui grince sur le sol ou bien la poubelle qui se remplit et s'il n'a aucun espoir de réponse ou de probable solution, son timbre rauque reprend la parole sans son consentement.

Parce qu'il ne peut parler à personne du « problème » Kanon. Ni à ses amis, ni à son frère et encore moins à ses employés alors que fait-il ?

_ On m'a fait une déclaration récemment et je ne sais pas quoi faire parce qu'avant ça, c'était un ami. Marmonne l'Elision les paupières toujours fermées et le corps tendu d'avoir été écouté. Comment peut-il sérieusement dévoiler quelque chose comme ça à un plus jeune que lui, il n'en sait rien.

_ Et à cause de ça, vous ne voulez plus être son ami ? Suppose Rin qui répond semblant de rien et en continuant son rangement pour ne pas mettre de pression supplémentaire à son aîné. Il l'écoute sans le montrer et sans attente particulière, voilà ce que fait cet ébène.

_ Non, il a décidé de ça tout seul… . Moi, j'ai juste demandé à y réfléchir parce que je n'avais jamais pensé à cette possibilité. Soupire Rhadamanthe entre soulagement et culpabilité de se dévoiler ainsi.

_ Au moins vous ne l'avez pas rejeté, rien que pour ça elle doit déjà être heureuse. Médite Rin qui continue son labeur et repense à son propre rejet et moquerie de la part d'Hadès. Et maintenant que vous avez eu le temps d'y réfléchir, qu'en pensez-vous ? Est-elle simplement une amie pour vous ou non ? Questionne-t-il en supposant à juste titre que l'ami en question est une femme et que l'autre l'a mise au masculin pour plus de neutralité.

_ Maintenant…, j'me dis juste que j'aimerais bien la revoir et l'entendre parler de nouveau. Se confie à demi-mot le plus âgé des deux en se relevant mollement et en reprenant son verre en main pour le vider. …Elle me manque…, souffle ses lèvres comme un aveu inconscient.

_ Parce qu'elle n'est plus votre amie ou parce que vous aimiez sa présence ? Avertit l'Ebène en terminant de nettoyer la chambre de tous leurs déchets.

_ Mh, les deux, rit quelque peu le Blond de sa propre réponse.

_ Vous savez, si vous décidez de répondre à ses sentiments alors il y a des choses qui changeront. S'exclame Rin pour que son employeur ne soit plus autant perdu et embêté par cela. Comme la distance, les conversations mais aussi les regards. N'oubliez pas, elle est amoureuse de vous et pour y répondre correctement, vous devez au moins la voir de cette façon.

_ ça…, je pense que ça devrait aller, répond presque aussitôt Rhadamanthe qui s'étonne lui-même d'autant de franchise de sa part.

_ Alors ne vous inquiétez pas trop et parlez-lui. Sourit gentiment ce Noiraud tout en s'éloignant un peu plus pour laisser son aîné seul avec ses pensées.

_ Attend, une dernière question Rin. Comment tu peux en savoir autant là-dessus alors que tu es si jeune ? Veut savoir l'Elision qui s'étonne d'autant de maturité de sa part sur un tel sujet.

_ Disons que, j'ai toujours été plus heureux au jeu qu'en amour. Marmonne-t-il dans un sourire légèrement mordu. …J'aimerais bien tomber sur quelqu'un comme vous un jour Rhadamanthe-san et maintenant je vais vous laisser vous reposer. A demain.

_ Merci, à demain et repose-toi bien, tu as bien travaillé aujourd'hui. Félicite une dernière fois le Blond qui entend la porte se fermer.

Les deux se quittent finalement et dans le silence de la pièce, Rhadamanthe joue avec son cellulaire et fixe sans ciller ce numéro de téléphone qu'il n'a plus utilisé depuis quelques temps.

Se confier l'a aidé à réfléchir et à mettre des mots sur ce qu'il ressent ou non. A y voir plus clair et en toute honnêteté et rationalité, il ne veut pas perdre Kanon. Mais ce qui l'a le plus frappé, c'est le fait de l'avoir imaginé dans les bras d'un autre homme et très sincèrement, ça ne lui a pas plus. Ça a même eu le don de l'irriter au possible et là, il essaie de savoir s'il doit l'appeler ou non. Répondre à cette déclaration ou attendre d'être de retour pour lui parler de vive-voix.

Mais qu'importe puisqu'il est saisi de son GSM sonnant et du nom affiché.

_ Hadès, qu'est-ce qui se passe, un problème ?Est surpris Rhadamanthe puisque son frère n'appelle jamais à cette heure-ci –environ minuit-.

_ Tu ne m'as pas dit comment c'était passé la dernière réunion. Clame la voix ténébreuse à l'autre bout du combiné comme un reproche ou pas du tout.

_ Ah oui désolé, on a été occupé jusqu'à maintenant. L'affiche et les dernières modifications ont été acceptées par le directeur de l'agence, on va pouvoir rentrer demain comme convenu. Explique rapidement ce Doré pour ne pas entrer dans les détails maintenant.

_ Vous avez travaillé jusqu'à maintenant ? Grogne une fois de plus l'aîné des Elision alors qu'il fronce les sourcils à l'autre bout de l'appareil.

_ Mh, on devait relire pas mal de choses mais on a terminé. Tu sais, il s'est très bien débrouillé et même le corps artistique de leur département a été conquis. Si tu étais moins borné et stupide, tu pourrais toi aussi le féliciter enfin… .Soupire par fatalité le Blondinet qui ne comprend pas l'obstination de son frère à détester l'autre Noiraud.…Tu voulais savoir autre chose ?

_ Non, rien.

_ Ok dans ce cas, j'vais dormir maintenant. A plus tard.

Raccrochant après avoir entendu la réponse grognée de son aîné, l'Elision se dirige vers la salle d'eau et décide de rencontrer Kanon en face à face une fois son courage à son maximum et son temps disponible assez conséquent au lieu de laisser un message sur son répondeur ou sa boite mail.

Une douche rapide et un nouveau caleçon enfilé par-dessous son pantalon en toile, il se couche dans ce grand lit froid dans l'espoir de ne pas être trop long à réfléchir à la situation et aux différentes possibilités.