Bonjour,
Aujourd'hui un chapitre un peu plus long. Qui traite de trois couples. D'abord on retrouve Ikki et Aphrodite, puis Himiko et Poséidon et pour finir un final haut en couleur et chaud les nommé Death' et Shura. Attention c'est caliente. Bonne lecture biz à bientôt Craft.
Prochain rendez-vous : Mardi 24 décembre.
Lundi 23 Décembre.
Shun a disparu à l'extérieur en indiquant à son frère qu'il a rendez-vous avec Hyoga à la patinoire. Evidemment l'aîné charrie un peu le cadet mais le sourire reste et Ikki se retrouve seul à l'appartement avec Aphrodite.
Ils ont fermé la boutique dans les alentours de treize heures, le Bleu Ciel a décidé de n'ouvrir qu'au matin pour les fêtes et si le travail se trouve parfois doublé certains jours, aucun des deux ne s'en plaignent.
Ils déjeunent tranquillement et parlent du boulot à prévoir et à faire. Ikki prévoit même de livrer toute la journée pour ne pas faire de tort à son employeur et ami.
Appuyé contre le mur de la cuisine, Ikki fixe le dos de son aîné qui termine le peu de vaisselle qu'ils ont dérangés et si ses yeux dérivent de temps à autre plus bas, lui-même se voit gêné de cela.
Parfois des envies lui prennent mais jamais il ne répond à aucune de ses pulsions sauf quand il est sur les nerfs et cela le dérange. Parfois avec ce Fleuriste, il ne se reconnaît pas et les poings serrés alors que son regard est visé sur un postérieur sans même le comprendre, il a peur de pas mal de choses. Peur de mal faire du fait de son inexpérience. Peur d'être un abruti. …Et peur que l'autre se rende compte enfin de sa nullité. Et tant il pense, il s'approche et enlace par derrière cet homme plus âgé que lui et le fait saisir.
_ Ikki ? Souffle un Aphrodite surpris et qui essaie d'apercevoir l'autre dans son dos. Je…, j'ai bientôt fini.
_ Hm. Tu sens bon, tu sais ? Tu sens comme tes fleurs…, marmonne le plus jeune en laissant son nez dans le cou de l'autre.
_ Merci, gémit le Bleu Ciel qui sent ses joues s'échauffer. Rares sont les fois où Ikki l'approche ainsi…, d'ailleurs en comptant bien ce n'est que la seconde fois et à chaque fois, c'est par peur que l'autre découvre le fait qu'il ne soit pas assez bien pour lui. Tu veux qu'on aille quelque part cet après-midi ?
_ Il faut commencer à préparer les commandes. Suppose Ikki qui n'a absolument pas tort. Ils n'ont pas le temps pour une sortie et ses doigts se resserre à la taille de son petit-ami.
_ C'est vrai…, dit Aphrodite dans ce sens et en réussissant à faire un demi-tour pour se retrouver face à son cadet.
Honnêtement et très souvent, il le trouve incroyablement sexy mais là, c'est un visage mignon qu'il peut découvrir et pensif. Il adore toutes les expressions que l'autre peut lui offrir et à chaque fois il essaie de les comprendre et de les garder en mémoire.
Les mains du Fleuriste rejoignent les flancs d'Ikki et s'il effleure tranquillement ce pull et sourit pour un rien, il est aussi surpris de voir les doigts du Foncé grimper jusqu'à sa nuque et cette bouche s'avancer vers la sienne pour lui voler un baiser. Aphrodite en profite énormément et les joues rougies, il s'est lui-même griffé les lèvres pour être sûr de ne pas rêver de nouveau.
_ Il y a un problème ? Questionne alors Aphrodite qui ne connaît pas les pensées de son cadet mais qui peut voir son regard soucieux.
_ Rien. Je me demande seulement si ça va durer…, souffle comme une pensée le Bleu Foncé en continuant de cajoler la nuque de son aîné.
_ Il n'y a aucune raison pour que ça s'arrête n'est-ce pas ? Indique le Fleuriste avec un peu d'anxiété et en mordant sa lèvre.
_ ...Pour moi, non. Répond avec franchise Ikki qui revient vers l'autre pour l'embrasser et valider sa réponse.
_ Tant mieux parce que c'est pareil de mon côté ! Sourit avec plus d'entrain et de soulagement le Bleu Ciel en volant à son tour un fin baiser à son cadet. …Tu es vraiment mignon aujourd'hui Ikki. La phrase est dite trop rapidement et l'auteur de celle-ci oublie de se retenir mais il le pense réellement alors c'est peut-être un mal pour un bien.
_ Arrête ça, y'a rien de mignon chez moi. Grogne à présent le complimenté qui s'éloigne de son petit-ami. Eloigné de gêne et de rien d'autre.
_ Bien sûr que si, il faut me croire quand j'te dis que tu es mignon, insiste maintenant Aphrodite en suivant son cadet jusqu'à salon où il part bouder ou enlever son embarras.
_ Tu le dis à tout le monde, peste Ikki qui s'assoit dans le canapé et qui récupère près de lui un Bleu Ciel qui essaie de capter son regard.
_ Tu sais très bien que c'est faux ça, assure le Fleuriste d'un ton franc. …Ikki, tu fais la tête ? Murmure-t-il en bousculant l'autre sans force et d'une moue enfantine pour le faire craquer.
_ Non. Répond sans fioriture le plus jeune et continue sur cette voie. Je n'ai pas envie que t'ailles voir ailleurs… .
_ Et moi non plus, rassure dans l'instant Aphrodite d'un doux sourire et d'un baiser sur la joue de son cadet. L'ailleurs ne m'intéresse absolument pas.
La tête tournée d'un quart, Ikki agrippe les longues mèches claires de son aîné et s'il les caresse un instant, il s'autorise aussi un énième baiser. Les lèvres d'Aphrodite sont chaudes et douces. Remplies d'honnêteté aussi il en est certain alors que lui est couvert de doute pour lui-même. …Ces mêmes craintes qu'il espère voir disparaitre avec l'aide de ce Fleuriste qu'il adore considérer comme son petit-ami.
Il s'est finalement mieux placé dans le canapé et s'il fait saisir son aîné, il l'embarque aussi avec lui, contre lui et à demi-allongé, il reprend des baisers beaucoup moins soft à ce Fleuriste.
Ils se cajolent d'ailleurs ainsi durant de nombreuses minutes, voire heure avant de reprendre le boulot et si ce n'est que la seconde fois qu'ils se retrouvent ainsi, enlacés étroitement, ça ne déplaît à personne et les deux profitent de ce temps-mort avec le monde.
L'école fermée pour les vacances, Himiko n'en n'est pas moins occupé pour autant. Entre les activités à préparer pour la rentrée et les évaluations à faire, cette journée est bien remplie et normalement, elle n'aurait eu le temps pour rien d'autre alors pourquoi diable est-elle revenue dans cet aquarium ? …Parce qu'elle y a été invitée évidemment.
Mais aujourd'hui, il ne s'agit pas de dîner au milieu d'animaux marins, de nage avec eux ou simplement de les nourrir, non aujourd'hui Poséidon innove.
Il invite la jeune femme pour une sortie des plus ordinaires et la rejoint rapidement à l'entrée de son propre lieu de travail pour ne pas la faire attendre plus longtemps.
L'homme a décidé de l'amener déjeuner et se promener en centre-ville comme n'importe quel couple en cette période de l'année même si le mot « couple » pour eux n'est pas le bon terme.
Rien n'a été proposé et rien n'a été accepté. Ils se côtoient par plaisir et non pas par obligation cependant. Ils se trouvent de nombreux points communs aussi étranges que cela peut paraître et contre toute attente, la jeune femme apprécie de plus en plus sa compagnie même si au départ, elle voulait montrer à son père et à Poséidon lui-même que les hommes riches et puissants ne sont pas sa tasse de thé. Celui aux cheveux bleus l'a fait changer d'avis mais le reconnaître l'a fait grincer des dents puisqu'elle n'aime pas admettre ses torts.
_ C'est la première fois qu'on sort à l'extérieur n'est-ce pas ? Pourquoi ce changement soudain ? En général tu fais tout pour que je puisse voir ce que tu possèdes, assure-t-elle en marchant à côté de cet homme qui fait tourner des têtes et qu'elle prend la liberté de tutoyer depuis quelques temps maintenant.
_ Justement pour ça. Pour éviter que tu penses de cette façon et puis, la plupart du temps on s'est vu à l'aquarium parce que j'avais des urgences. Ne peut s'empêcher de se justifier Poséidon et qui a toujours peur de dire le fond de sa pensée parce que souvent aussi, ils se disputent pour un rien. Les deux ont un trop fort caractère.
_ Ça se tient. Et aujourd'hui ils pourront se passer de toi ? Demande Himiko d'un air anodin et non sans poser un œil sur cet homme élégant.
_ J'ai confiance en mes soigneurs, répond avec conviction et confiance le Directeur de l'aquarium qui voit chez cette femme qu'il courtise un don pour le mettre sur les nerfs et c'est certainement ça qu'il apprécie le plus. …Ne pas se laisser faire. Est-ce que tu veux qu'on se pose ici un instant ? Demande-t-il maintenant en voyant une crêperie et en voyant aussi de gros nuages blancs et cotonneux s'installer sur la ville.
_ Pourquoi pas, on pourrait s'y réchauffer un peu. Suppose-t-elle en attrapant par inadvertance ou non la manche du manteau de son aîné alors qu'ils passent tous les deux la porte de la boutique.
Si Poséidon est surpris, il ne fait aucune réflexion et se contente de laisser faire cette femme aux impulsions et aux répondant certains.
Himiko continue de resserrer sa prise faite en une demi-seconde pour une simple et bonne raison, la jalousie. De ce qu'elle peut ressentir au fond d'elle et en sentant son ventre se nouer étrangement. Elle voit le regard que cette femme à l'entrée a pour l'homme qui l'accompagne et ça ne lui plaît pas. Une rage soudaine l'a envahie et ça s'est traduit ainsi. Attraper et resserrer le manteau de Poséidon pour montrer qu'il n'est pas seul mais bel et bien accompagné. Et sa prise dure jusqu'à trouver une place à une table près de la fenêtre.
_ Il va bientôt neiger, précise le Bleu pour détourner la conversation et réentendre la jeune femme.
_ Comment peux-tu savoir ça ? Demande-t-elle en retrouvant sa voix et en omettant tout ce monde autour d'eux.
_ C'est facile à deviner, il suffit de regarder le ciel. Bien et maintenant commandons. Propose-t-il en attrapant le menu.
_ Je pensais que tu n'aimais pas le sucré ? Interroge-t-elle perplexe par le fait d'avoir été amené dans une « usine » à sucrerie.
_ C'est le cas mais si je me souviens bien, ce n'est pas ton cas alors profite.
_ Tu penses que je vais te remercier pour ça ? Rouspète Himiko légèrement gênée par la remarque et donc un peu nerveuse, ce qui la rend évidemment très charmante aux yeux de l'homme.
_ Pas le moins du monde. S'avoue déjà le Bleuté qui commence à cerner avec exactitude le caractère de la jeune femme.
_ Parfait dans ce cas, je ne vais pas me priver !
Elle sourit divinement d'après les pensées de Poséidon. Elle a un sourire magnifique et sans égratignure et il est subjugué par celui-ci et l'avoue même, non pas avec des mots mais à l'aide de ses yeux océans qui la désirent.
L'un près de l'autre plus qu'en face, la crêpe de Mademoiselle va bientôt se montrer au même titre que le maigre café serré que le directeur commande, accompagné de biscuits secs puisqu'il ne peut pas faire sans d'après la politique de la boutique.
Ils entament donc une autre discussion, l'une des nombreuses qu'ils ont dû interrompre par manque de temps ou de nuit tombée trop vite et chacun de leur point de vue sont toujours écouté. Le sourire aux lèvres, leur couple d'apparence fait peut-être beaucoup d'envieux jusqu'alors mais c'est encore pire quand Poséidon ne peut s'empêcher de voler un baiser à la Professeure des écoles qui ne dit rien à cela mais qui sent son cœur battre irrégulièrement. Comme à chaque fois que ce Bleuté l'approche et la touche.
_ Tu as les lèvres sucrées, murmure Poséidon en laissant sa main sur l'avant-bras de la jeune femme Brune.
_ Je mange de la chantilly, je pense donc que c'est normal. Assure-t-elle dans un léger rictus, et j'aimerais continuer, je peux ? Demande l'Hatsuki non pas pour paraître méchante mais pour taquiner et voir les réactions de cet homme qu'elle fréquente de plus en plus.
_ Oui, ensuite on pourrait reprendre notre balade si tu es d'accord ? Souffle le Bleuté comme pour être sûr de leur futur projet.
_ Si tu n'as pas d'imprévu, je ne suis absolument pas contre.
L'accord donné, les deux sont ravis de leur journée passée ensemble. De leurs discussions ou leurs querelles ou même de leurs mains qui se frôlent de temps à autre ou comme là, de leurs bouches qui se sont liées.
Rien ne les chagrine ou les mettent en colère. Ils passent une journée à deux dans les rues de Tokyo et l'un à côté de l'autre, ils sont sereins sans même oser l'avouer.
Ça fait quelques temps maintenant que Deathmask et Shura ne se sont pas vu et ce, uniquement à cause de ce Maître d'arme, le Mécanicien peut en jurer.
Depuis qu'ils ont rencontrés les amis de ce Bleuté un truc ne va pas et l'autre a beau dire que ça ne le concerne en rien, il a dû mal à y croire. Oh, ils s'envoient toujours en l'air, ça y'a pas de soucis. …Le soucis c'est l'après, quand ils en ont terminé et que l'autre se lèves pour se servir un verre ou se rhabiller, généralement il a l'habitude de paresser et de retrouver son souffle alors ouais…, un truc merde quelque part et il soupçonne ce Vert d'aller voir ailleurs. Sûrement pour ça que des voix s'élèvent dans un dojo sans élève et fermé jusqu'à la fin des fêtes de fin d'année.
_ Avec qui tu baises exactement ? Peste Deathmask les sourcils froncés et les poings serrés.
_ Allons bon on recommence avec ça, tu devrais partir d'ici et me laisser. Conte Shura sans aucune méchanceté dans la voix mais avec beaucoup de lassitude. Lassitude et moquerie aussi. Parce qu'il se souvient parfaitement des mots que l'autre abruti a utilisé pour le décrire.
_ Te fous pas d'ma gueule, je sais que tu mens. Continue le Bleu sur la défensive et en agrippant le pull de son interlocuteur pour que celui-ci le regarde en face.
_ Eh bien, te voilà devenu voyant je ne savais pas. Tu sais, si tu ne m'épuises plus autant qu'avant c'est sûrement parce que t'es devenu moins performant Death', Dit le Vert dans un rictus narquois pour faire rager son amant de leurs nuits passées ensemble.
_ Va t'faire foutre, enfoiré ! Crache plus fortement le Mécano au travers du grand salon qu'ils ont investi dans la demeure du Professionnel du Kendo.
_ Justement et avec toi c'est plus vraiment possible. Renchérit le plus jeune de quelques mois d'un air sérieux et en se dégageant de la prise que l'autre a sur lui.
_ J'suis l'seul à te satisfaire et tu le sais très bien alors-
_ Evidemment, je ne suis qu'un plan cul pour toi ! Crie Shura qui n'a su se retenir. Et s'il regrette, il se dit qu'il a autant le droit de dire tout ce qu'il a sur le cœur et ensuite virer cet homme de chez lui. J'ai bien assimilé le concept alors je pense qu'on devrait se donner des horaires genre, le Lundi et Jeudi soir après mes cours. Tu fais t'as petite affaire et ensuite tu te barres. C'est cool pour toi, j'peux pas mieux. Indique Shura le visage et la parole sérieuse.
_ Qu'est-ce que- ? Quoi ? Et puis quoi encore, tu veux pas que j'te paye aussi ? Grogne de fureur le Bleuté en s'avançant de nouveau vers son cadet.
_ J'suis ton plan cul, pas ta pute tu t'souviens ? Et puis j'serais bien trop cher pour toi. Indique Shura en évitant les mains de ce Bleuté pour ne pas être repris en tenaille.
_ J'te suis plus là, de quoi t'es occupé d'parler l'abruti ? Gronde de sa voix rauque un Deathmask qui se retrouve perdu et complètement à la ramasse. Qui a parlé de plan cul ? Peut-être au début ma-
_ Toi enfoiré ! C'est exactement ce que tu as dit à tes amis cette fois-là quand tu m'as forcé à te suivre dans ce café ! Se défend de nouveau le Maître d'Arme qui vient de se faire plaquer au mur derrière lui non sans voir l'une de ses lampes finir au sol.
_ Espèce de con, j'ai jamais présenté personne à ces deux-là avant toi alors de quoi tu te plains exactement ? Peste le Bleu en dévisageant cet abruti qui vient de tressauter un instant.
_ Personne ? T'as pas d'ami ou quoi à part eux ? Rouspète à présent Shura qui a ses deux mains plaquées sur le torse de son amant pour l'éloigner.
_ Qui voudrait s'approcher de moi à part eux deux et un abruti comme toi amateur de saké ? Sérieusement y'a pas grand monde. Avoue sans gêne –puisqu'il ne connaît pas ce mot là- un Bleuté qui ne hurle plus mais trace un fin sourire sur son visage.
_ Effectivement qui voudrait…, chantonne Shura en laissant ses index trainer sur le torse vêtu de cet homme devant lui qu'il comprend petit à petit, du moins à cet instant il croit le comprendre. Alors pourquoi tu m'as amené devant eux si ce n'était pas pour te vanter ?
_ Parce que la dernière fois Mû t'avait vu dans une position super classe, tu t'souviens ? Ricane le Bleuté en s'approchant du visage de compagnon de jeu pour lui mordre la nuque.
_ Tu t'fous d'moi ? J'étais nu et-
_ Ouais t'étais super alléchant alors j'pouvais pas laisser cet abruti dire un truc bizarre. Grogne d'une voix rauque ce Bleuté qui continue de mordre ce cou tout en le déshabillant de sa main.
_ Quoi comme truc ? Interroge pourtant Shura en éloignant cette tête de lui et en agrippant cette tignasse pour l'avoir face à lui. Quel truc ?
_ Que t'étais comme les autres coups d'un soir alors que non. Avec toi j'prends à chaque fois mon pied, j'adore ton cul…, t'imagine pas à quel point. Alors c'est pour ça, arrête de le partager avec d'autres. Reprend le Mécano qui revient sur sa première pensée.
_ J'suis ton seul plan cul en ce moment si j'y comprend bien, c'est ça ? Reprend le Vert d'une voix plus enjouée que l'autre n'entend pas. Les mots seuls le frustrent ou l'irrite.
_ T'es aussi le seul avec qui j'partage mon meilleur saké. Assure Deathmask en se retirant de la prise acharnée du Vert pour l'agripper à son tour. …Ils te connaissent maintenant alors t'as pas intérêt à t'foutre de ma gueule compris Monsieur le Propriétaire du Dojo ?
D'un sourire Deathmask est plus que sérieux sur ses propos et n'a aucune intention de revenir en arrière ou de nier. Il a mis la main sur quelqu'un qui lui correspond, qui joue tout autant que lui et qui adore le sexe.
Depuis quelques semaines il l'a mauvaise de voir ce Vert s'éloigner de lui et ne pas se laisser faire après la baise intense mais là, quelque chose lui dit qu'il peut se rattraper et même en avoir plus et cela le fait davantage sourire. Il est fou de ce Vert trouvé à un détour d'un rayon et de ses gémissements quand il est en pleine extase alors ouais..., il est plus qu'un plan cul mais comme il n'est pas doué avec les mots, il ne peut pas le dire. Heureusement, il connaît un bon interprète aux cheveux Parmes et peut-être que celui-ci peut l'aider un de ces jours même si Shura n'est pas non plus mauvais à ce jeu-là.
_ T'es qu'un putain d'enfoiré, grogne Shura en mordant la lèvre inférieur de ce Bleuté qui rumine. …ça te dit d'aller à la chambre ?
_ C'est ce que j'attends depuis tout à l'heure, siffle Death' qui n'a plus de patience. Au fait, c'est bientôt Noël non ? Tu pourrais me-
_ Certainement pas, je ne suis pas là. Tu pourras te la mettre derrière l'oreille, sourit largement Shura qui vient de se faire embarquer dans un baiser des plus entreprenant et étouffant.
_ Fait chier, j'me rattraperais à ton retour et j'vais en prendre davantage aujourd'hui ! Grogne Deathmask pour la dernière fois en attrapant cette fois son cadet sur son épaule et en l'amenant dans la chambre de force.
_ Lâche-moi connard ! Se débat le Maître d'Arme en frappant dans les côtes de l'abruti de service et Mécano à ses heures perdues.
_ Ferme-là tu vas adorer ! Est déjà certain de dire le Bleu tandis qu'il jette sans ménagement et sans délicatesse son paquet qui essaie de se rattraper tant bien que mal. Maintenant, on va s'amuser.
Aussitôt l'ordre donné, Deathmask se jette sur les lèvres appétissantes de son cadet de quelques mois et si ses mains se baladent déjà partout pour déshabiller, tripoter et marquer, sa bouche –elle- marque à plusieurs endroits cette peau légèrement tannée par le soleil mais au goût délicieux.
Ses crocs se fondent dans la chair de ce Vert qui grogne et gémit de ce trop-plein d'attention mais pour ne pas rester en arrière, il s'évertue lui-même à retirer le pantalon trop encombrant de ce Mécanicien en rut. Les baisers sont suivis dans un rythme soutenu et si quelques grognements se font entendre, des insultes volent dans la pièce quand Shura décide de prendre l'initiative et de clouer son amant au lit.
D'un coup bien placé, il renverse son « adversaire » et l'enjambant tout en tenant les poignets féroces de l'autre, un large sourire narquois déforme le visage du Maître d'Arme.
_ T'en as pas marre de tout faire aussi vite et à ta façon ? Demande Shura qui retient fermement celui-ci sous lui et en agitant son bassin dans des mouvements circulaires. Faudrait peut-être que t-
_ Ne joue pas à ça avec moi, tu vas perdre Shu', grogne de frustration et d'envie ce Bleuté au regard noircit par le désir.
_ Je ne pense pas perdre quoique ce soit si tu veux mon avis…, putain, comment ça s'fait que tu sois déjà aussi dur ? Questionne à présent ce Vert en laissant ses hanches se déchainer et en amenant des soupirs jusqu'à la bouche de son ami. T'es vraiment qu'un pervers… .
_ Ouais, un pervers qui veut ton cul, assure sans autre mot Death' qui balance un coup de rein pour faire sauter celui au-dessus de lui.
_ Et que dirais-tu de ma bouche ? Ça te plairait ? Susurre Shura tout contre les lèvres de ce Mécano qui reste muet un moment. …Tu veux la mettre dans ma bouche ? Reprend-t-il en embrassant la mâchoire de celui-ci et en descendant sur le torse de son compagnon qui réfléchit sérieusement à la question. Il n'hésite pas vraiment en réalité, il veut juste « baiser » au plus vite et faire geindre l'autre comme jamais. Ma langue est pas mal tu sais mais avant il faut que tu me promettes de ne pas bouger. Marmonne d'un ton suave le Maître d'Arme qui réussit parfois à contrôler l'autre et à légèrement le manipuler quand il s'agit de sexe. Alors, ta réponse ? Demande-t-il en arrêtant sa bouche au niveau du nombril de l'autre qui a retiré lui-même son chandail un peu plus tôt et qui se voit toujours maintenu par les mains et les jambes de l'autre qui ont glissé durant sa descende infernale.
_ Montre-moi ce que tu sais faire, provoque maintenant Deathmask qui répond au sourire de tout à l'heure.
Compris d'un regard et d'un geste, Shura libère doucement son aîné de quelques mois de sa prise et sans aucune délicatesse ou attention, il termine d'ouvrir ce pantalon et quelque peu baisse ce boxer déjà bien déformé pour tenir entre ses mains une verge déjà de bonne taille.
Sans tarder plus, il approche sa bouche de celle-ci et se met à l'humidifier à l'aide de sa salive et sa langue et à faire des va-et-vient de sa main. Sous l'œil juge de Deathmask, ce Vert se prend au jeu et finissant par gober le membre dur de son amant, il lèche et aspire ce sexe expert dans son domaine. Sans pouvoir faire autrement, le Bleu agrippe les mèches plus claires de sa main et s'il impose son rythme cela gêne autant qu'excite. Mais évidemment pour ne pas se laisser faire sans se défendre, Shura mordille ce gland sensible et si les soupirs sont plus nombreux, il connaît maintenant un autre moyen de le manipuler. Les soupirs du Mécano se font entendre et plaisent. Cette douce mélodie à l'oreille du Maître d'Arme l'échauffe un peu plus et se touchant également le sexe pour atténuer sa propre frustration et envie, son regard –lui-, ne se détourne pas de ce visage qui le scrute.
_ Putain …t'es trop bon~… hn, va à fond… !
Ravi du compliment, Shura ne se prive pas d'accentuer ses mouvements et d'user ses cervicales. Au contraire, donner du plaisir à l'autre prouve bien qu'ils sont faits pour s'entendre. Laissant ses dents de nouveau jouer avec ce gland et ce membre, sa main –elle- caresse cet entrejambe et cette cuisse qui fait frissonner l'autre et le rendre plus dur encore.
Cette dernière chose d'ailleurs, a pour effet de rendre Deathmask un peu plus fiévreux encore et d'agripper de nouveau ses mèches sans les relâcher cette fois. Là, il bloque ce visage entre ses jambes et étouffe celui-ci à l'aide de sa pine et bordel, que c'est bon. Voir de l'eau tourner dans les yeux de l'autre et le voir suffoquer le fait gronder intérieurement. Encore plus quand il juge utile de l'éloigner de son membre pour lui redonner de l'air et l'entendre respirer bruyamment. Le fusiller du regard aussi et revenir lui-même à la charge. C'est si bon. Si jouissif. C'est super et assis sur ce lit pendant que l'autre lui lèche le sexe, il ne peut faire autrement que de tendre sa main pour frapper ce fessier à sa merci et faire saisir l'autre.
_ Putain t'es carrément bandant…, ah merde~ …hn Shu'…, se plaint ou non un Mécanicien qui finit par accrocher son cadet et par le rejeter en arrière.
Encore un peu et il jouissait et il ne voulait pas gaspiller de son sperme dans cette bouche perverse, même si le tableau lui aurait plu. Non il préfère le salir plus en profondeur et l'entendre crier maintenant.
Sans ménagement, il le retourne et si l'autre se débat comme à leur habitude et essaie de reprendre le dessus, il ne réussit qu'à cogner son fessier contre la verge dure de Deathmask et par le provoquer davantage. D'un sourire désireux, le Bleuté maintient la tête de Shura contre les draps et de son autre main dirige son sexe vers l'intimité chaude de celui-ci pour le pénétrer sans autre préparation que l'imagination.
Ce Vert mord presque sa lèvre au sang avant de laisser un gémissement bruyant envahir la pièce et si plus aucun des deux ne bouge, le Mécanicien –lui- sent son cœur bouillonner tant il est agité et avide d'autre chose.
Son premier à-coup se montre brutal et sans douceur, le second tout autant et finalement, il ne s'arrête plus et profite des cris de l'autre comme une mélodie sans fausse note. Ce cul est le meilleur. Il lui laisse tout faire et y prend du plaisir. C'est si bon de le pénétrer et de l'entendre gémir son nom. Y'a rien de comparable.
Ses mains sur la peau de Shura maintiennent afin que celui-ci reste à sa place, elles se baladent partout et accrochent sans relâche. Ses doigts rugueux de par son travail font tressauter et frissonner son cadet.
Agrippé au drap et caché dans celui-ci, ce Vert fait tout pour ne pas gémir davantage mais l'autre le connaît de mieux en mieux et d'être pris ainsi lui provoque un désir plus gigantesque encore. Se masturbant alors que l'autre frappe sa prostate avec aisance et brutalité, il perd la tête. Toutes ses pensées disparaissent, il n'y a plus de problème ou de monde autour de lui. Il n'y a plus que le sexe. Le sexe avec Deathmask et c'est incomparable. Son esprit se liquéfie et son corps est trop réceptif. Il veut jouir pendant des heures avec cet homme et l'entendre murmurer son prénom encore un peu.
Respirant fortement, son dos se colle au torse de son amant et continuant de recevoir des à-coups puissants, la main libre de Deathmask a rejoint son membre pulsant et le caresse avec autorité et savoir-faire. C'est si bon. Trop bon. Tellement bon !
_ Death'… ar-rête~ hn~…non… pas là… putain… non~
Le sourire de l'appelé ne peut pas se montrer plus supérieur que présentement et d'un nouveau coup de reins et d'une pression sur la verge débordante de son amant, il réussi à le faire jouir comme jamais.
Il tremblote dans ses bras non sans l'accrocher fermement et plus ou moins enlacé, ce Vert réclame un baiser qui n'est pas refusé –loin de là-. Leurs langues jouent entres elles et leurs corps continuent de s'emboîter parfaitement. A bout de souffle, Shura n'a pas le temps de récupérer de son orgasme fulgurant et en même temps s'en moque.
De nouveau rejeté et son dos plaqué au matelas de ce lit, il a réaccueillit en lui ce Bleuté devenu monstrueusement avide et laissant ses hanches onduler en rythme, des sourires s'échangent au travers de leur baiser possessif et étouffant.
_ J'vais t'faire crier jusqu'au matin. Crois-moi Shu'…, tu pourras plus t'lever…~ s'entend dire un Deathmask déformé par le plaisir.
_ Vas-y si… hn~ t'en est capable, provoque intentionnellement Shura entre deux baisers et à-coups surpuissant qui lui montrent déjà de nouvelles étoiles de plaisirs.
Un « Bordel me provoque pas plus » est soupiré puis les deux reprennent leurs ébats qui ne se sont jamais réellement arrêté. La soirée, la nuit et le petit-matin risquent d'être courts mais qu'à cela ne tienne, ils en ont fait la promesse en quelque sorte et aucun des deux ne reviennent jamais sur leur parole. Les cœurs bien accrochés autant que leurs corps liés, les deux amants s'enferment dans une bulle de luxure qui leur convient parfaitement et qu'ils ne veulent partager avec personne.
