Seconde année d'étude
La mort de Julia Greengrass avait remué toute la famille. C'était la lignée des Greengrass qui s'éteignait avec elle, sans plus aucun représentant, aucune descendance. Le nom des Greengrass était perdu. C'était ça, qui rendait Scorpius le plus triste. Sa grand-mère ne craignait pas la mort, elle l'attendait. Elle avait profité jusqu'à son dernier souffle de vie, accompagnée par sa famille, son petit-fils.
- Je suis désolée pour ta grand-mère Scorpius ! lui avait susurré Elzima à l'oreille pendant l'entrainement. Je présente toutes mes condoléances.
- Merci Elzima.
Il en avait marre des formules mielleuses des uns et des autres. Scorpius n'avait besoin que d'Albus, Allénore et Rose, et de sa famille. Il n'avait pas besoin des regards apitoyés des autres, des condoléances pathétiques de ces sorciers qui ne connaissaient même pas sa grand-mère, juste son nom, issu d'une des plus riche et des plus connues familles de sang-pur. Ça le dégoûtait profondément. Et seul son binôme, Nathan, s'était comporté comme d'habitude.
- T'es lent Blondi ! l'accusa-t-il alors qu'ils devaient décharmer tout un arsenal d'armes moldues.
- Pas plus que toi, Rouquin !
- Je suis pas roux, je suis blond vénitien ! pesta Nathan.
- Blablabla… On connait le refrain ! répondit Scorpius.
Rien que pour ça, Scorpius adorait Nathan. Ce dernier respectait son espace, sa vie privée, et pour autant, il savait qu'il pouvait compter sur lui. Ils terminèrent leur exercice et alors qu'ils allaient en débuter un autre, Emma Zabini, sa cousine, entra dans la salle, toute rouge. Scorpius grimaça. Pourquoi avait-il fallu qu'Emma et lui choisissent la même formation ?
- Faut que tu t'occupes de la couronne mortuaire, j'ai pas le temps, je dois déjà m'occuper de la réception ! lui cria-t-elle en se plantant devant lui.
- Mais je ne peux pas, j'ai encore cours et …
- Comprend bien Scorpius que ta vie ne m'intéresse pas !
Il se retient de lui dire ce qu'il pensait de son intervention, de sa remarque, parce qu'il savait que sa grand-mère n'aurait pas souhaité ça, et qu'elle adorait Emma. Alors il inspira un coup, il peigna sur son visage un sourire rayonnant :
- Pas de soucis, Emma, je m'en charge ! Pourrais-tu me donner l'adresse du fleuriste s'il te plait ?
Elle le regarda étrangement et écrivit l'adresse sur un morceau de papier que Nathan lui avait trouvé. Avant de s'en aller, elle lui lança méchamment :
- Change-toi avant de venir. Tu pues la mort !
Scorpius ouvrit la bouche pour répondre mais Nathan posa sa main sur son épaule :
- Ça arrive même aux meilleurs ! ironisa-t-il.
Le blond leva les yeux au ciel : évidemment qu'il puait ! Ils avaient transpiré toute la matinée pour courir d'atelier en atelier !
- Tu vas avoir le temps de passer te changer et d'aller chercher les fleurs ? lui demanda Nathan, soucieux.
- Je ne sais pas. Et j'ai encore mon éloge funèbre à écrire, grimaça l'ancien Poufsouffle.
- C'est à quelle heure ?
- Quinze heure.
Nathan regarda sa montre et la tapota :
- Dans moins de deux heures.
Scorpius blêmit et Nathan lui balança une serviette :
- Qu'est-ce que tu fais encore là ? beugla-t-il. Transplane vite chez toi, avec un peu de chance ta grand-mère aura une tombe fleurie !
Scorpius s'exécuta et sortit du bâtiment en quatrième vitesse pour transplaner chez lui, devant la porte qu'il ouvrit à la volée. Rose dansait et chantait dans le salon avec Allénore sur du ABBA, « Dancing Queen », un truc entêtant, sur un air qui restait toujours dans les oreilles de Scorpius.
- Ooh ! You can dance !
- You can jive, reprit Allénore en tenant dans ses mains un vase en guise de micro.
- Having the time of your life ! s'écria Rose.
Elles s'arrêtèrent en apercevant le blond et le regardèrent se déshabiller en s'avançant dans le couloir, abandonnant sa chemise dans le séjour, son pantalon dans le couloir et ses chaussettes aux portes de la salle de bain.
- Une chance que le couloir soit si petit ! fit remarquer Allénore.
Rose s'esclaffa et ramassa les vêtements semés par Scorpius avant de toquer à la porte de salle de bain qu'il partageait avec Albus.
- Tout va bien Scorpius ?
- Oui, parfait ! hurla ce dernier, sous la douche. Faut juste que je trouve le temps de me préparer, de terminer mon éloge funèbre et de passer prendre les fleurs.
- C'est où ? cria Rose à travers la porte.
- QUOI ? demanda-t-il.
Rose entra dans la pièce et Scorpius passa la tête à travers le rideau de douche. Rose secoua la tête, s'empêchant de regarder le torse du blond, sur lequel les gouttes d'eau tombaient :
- Je disais, c'est où ? Pour les fleurs ?
- « Une odeur de Magie », répondit Scorpius.
- C'est à côté de la boutique d'Ollivander. Je peux prendre ta commande et l'apporter avant l'enterrement, proposa Rose.
- Tu ferais ça ? T'irais chercher la couronne funéraire de ma grand-mère ?
- Bien sûr ! Je dois finir une commande pour Ollivander donc je passe tout près ! Tu me donnes les références et je passerai la prendre après le travail !
- Je t'embrasserai bien mais…, plaisanta Scorpius en désignant d'un regard la douche.
Rose rougit immédiatement :
- Oh ! Je file ! Prend ton temps !
Rose jeta les vêtements dans le panier de linges sales, avertit Allénore qu'elle partait plus tôt se rendrait directement à l'enterrement après son travail. Rose s'en alla et Scorpius entendit la porte se fermer, lui faisant entièrement confiance.
Une heure et demie plus tard, il retrouva ses amis au cimetière sorcier. Il y avait déjà beaucoup de monde… Allénore et Albus l'entourèrent, et Rose arriva, une couronne de fleur dans les mains qu'elle déposa délicatement dans ses mains. La cérémonie débuta et il ne put s'empêcher de pouffer discrètement de rire en regardant Allénore et Rose.
- Ooh, see that girl, murmura-t-il.
Albus pouffa, mais Allénore chantonna tout doucement avec lui :
- Watch that scene…
- Dig in the dancing queen, termina Rose en souriant.
La rousse lui serra la main alors que le pasteur continuait son discours. Et Scorpius, lui, avait « Dancing Queen » dans la tête. Et il pensa… Sa grand-mère aurait adoré cette chanson !
Bonne année à tous ! Quelle soit pleine de surprises, de bonheur, de santé, de projets pour vous et vos proches !
ATTENTION CACHECOEUR RACONTE SA VIE PAS INTERESSANTE :
Mes projets pour l'année :
- J'annonce la couleur : dans moins de 6 semaines ce recueil est terminé. Aura-t-il une suite ? Oui. Viendra-t-elle bientôt ? Ca dépend de ce que vous appelez bientôt, mais probablement pas avant cet été. Est-ce que ce sera un recueil ? Oui., mais différent de celui-ci, car les chapitres seront plus spontanés. La deuxième phase de toutes mes histoires est en cours d'écriture : pour vraiment comprendre la suite qui viendra, je vous conseille vraiment de lire "La Valeur d'Opaline" et "Fabriquer des premières fois".
- Je vais publier un nouveau Scorose, de 104 000 mots intitulé, "Les mots et les maux". De quoi vous faire patienter pour la suite.
- Je vais ouvrir un recueil intitulé "Pot-pourri" parce que j'écris tellement d'O.S Scorose sans liens les uns avec les autres, que ça mérite au moins ça.
- Au niveau de mes résolutions, j'ai décidé de participer davantage à des concours hpf parce que je prends tellement de plaisir à écrire et sortir des sentiers battus ...
- Je vais me remettre à la lecture. Alors si vous avez des fanfictions à me soumettre, les vôtres, ou qu'importe, faites péter. Je laisse toujours des reviews après mon passage.
D'ailleurs en parlant de review, et là, vous pouvez me lâcher si ça ne vous intéresse pas :
BESOIN D'EN PARLER :
Ceci est mon avis, il n'engage que moi. Libre à vous de le partager ou non.
J'aime écrire. Sincèrement. Jamais je n'arrêterai de le faire. Ce qui me motive à le faire, c'est moi-même et mon ambition de donner vie à des personnages, des scénarios, de me laisser porter par tout ça. Mon moteur, mon essence, c'est ça, et rien d'autre. Les reviews ne me motivent pas à écrire. Je n'en ai pas besoin pour me mettre devant mon ordinateur, ou devant une feuille, armée d'un stylo, et commencer à poser des mots sur toutes mes idées.
Mais vous savez à quoi servent les reviews en revanche ? A me motiver à publier. Sans review, je ne vois même pas l'intérêt de rendre public ce que j'écris. Avoir un retour n'est pas essentiel, j'en conviens, et parfois, il est bien difficile de donner son avis sur un texte sur lequel on ne trouve rien à dire. Mais un « Coucou, j'ai bien aimé », « j'ai passé un bon moment à te lire », rien que ça, c'est énorme. Je ne veux pas être ce genre d'auteure qui réclame et vit des reviews. D'ailleurs, je ne le suis pas vraiment. Cependant, je déteste me savoir dépendante d'elles pour avoir la motivation de publier. Mais le fait est que je suis comme ça et que ça me frustre énormément, de prendre le temps de publier, sans avoir de retours. Imaginez avoir 400 lecteurs et deux seulement qui commentent. C'est très décourageant et je me demande dans ce cas, quel est l'intérêt de publier, de partager ?
Et c'est là qu'on tombe dans le lecture consommateur, le lecteur passif, qui consomme une fanfiction comme on consomme une série. Y'a aucun mal à ça. C'est juste que ce n'est pas ma vision de la publication sur un site de partage de fanfictions.
Ne serais-je pas toute aussi heureuse en écrivant toute seule dans mon coin ? S'exposer à la critique, ce n'est pas facile. Mais avoir du silence comme seule réponse, c'est parfois bien pire. Et encore je ne suis pas à plaindre. C'est pour ça que cette année, j'ai pris la résolution de reprendre la lecture de fanfictions. Je n'avais plus le temps dernièrement, mais je vais le reprendre parce que 1)- ça me manque et j'ai envie de découvrir un peu plus en profondeur ce qui se fait, 2)- je veux vraiment échanger, partager, rencontrer des auteurs.
Je vois la fanfiction comme une occasion de partager, d'échanger. Quand j'ai commencé à enfin publier ce que j'écrivais, je ne m'attendais à rien. Je voulais juste faire mon petit bonhomme de chemin, sans rien attendre de personne. Aujourd'hui, je me dis que publier prend un certain temps, un certain investissement, qui n'est pas forcément récompensé.
J'ai eu l'occasion cette année, d'y penser. Mais parfois, me mettre un bon coup de pieds au derrière pour publier, ce n'était pas assez. Parce que je sais très bien que mes histoires ne sont pas forcément attendues, qu'un chapitre publié avec une, deux semaines de retard, au final, ce n'est pas grave. j'ai perdu cette envie de publier, de partager ce que j'écris et je n'ai plus envie de me faire violence, pour prendre une heure de mon temps par semaine pour poster un, deux, trois chapitres.
En 2020, j'ai pris la résolution de ne pas me forcer. De publier par envie et non par obligation.
Fin du blabla de CacheCoeur.
Oubliez pas de me soumettre vos fanfictions favorites si vous en avez, passez une bonne semaine et profitez de ce début d'année, annonciateur de renouveau et de youuuuuuuuuuuhouuuuuuuuuuu !
CacheCoeur :)
