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101 – Bella

Edward me conduisit hors du club, son bras fort et sûr autour de ma taille, j'étais presque vibrante de besoin. Le dîner avait été parfaitement doux et romantique et nous avions besoin que ce soit ainsi. Mais ensuite… Nous avions dégringolé dans une espèce de frénésie en commençant à nous embrasser puis à nous toucher durant le dessert et il était presque arrivé à me donner un orgasme, là, au milieu de la piste de danse. Quand j'étais sortie de la salle de bains il m'avait coincée contre le mur et je ne suis même pas sûre qu'il m'ait touchée. Sa douce voix sexy et ses mots doux murmurés par sa voix rauque à mon oreille auraient suffi.

Sa main resserra sa prise sur ma taille et me rapprocha encore de lui alors que nous allions vers la voiture. Avant qu'il puisse ouvrir la portière, je me retournai, dos à la voiture et le tirai contre moi. J'avais besoin de sentir ses lèvres sur les miennes et je ne pouvais pas attendre que nous soyons rentrés.

"Embrasse-moi," suppliai-je, passant mes doigts dans ses mèches courtes. "S'il te plait em…"

Il ne perdit pas de temps, il captura mes lèvres tandis que ses mains me serraient encore plus contre lui. Ses lèvres étaient fermes et chaudes, suçaient ma lèvre supérieure puis l'inférieure, les goûtant, les taquinant, caressant toute ma bouche de sa langue. Je pouvais sentir la jeune barbe sur ses joues, les poils de ses bras contre les miens alors qu'il me poussait encore plus contre la voiture et ce n'était toujours pas assez.

Ne sentant comme une dévergondée j'arrêtai de l'embrasser et haletai : "Touche-moi. Oh s'il te plait! J'ai besoin de plus."

Je savais que nous devrions attendre jusqu'à la maison mais j'avais tellement besoin de jouir que j'avais mal.

Edward devait le savoir parce que sa bouche s'écrasa sur la mienne à nouveau, il passa sa main sur mon côté jusqu'au genou et ensuite il leva ma jambe, me tenant prête pour lui, lui permettant d'appuyer sa queue dure contre moi à travers son pantalon. J'eus cette pensée fugace que la trace de mon excitation aller rester là sur le devant du pantalon d'Edward mais au moment où il poussa contre moi tout le reste s'évanouit totalement.

Il continua à me baiser à travers ses vêtements, la bouche ouverte contre mon cou. Il suça mon pouls, me marquant là où tout le monde pourrait le voir.

Quand il recula les lumières du parking étaient tout juste suffisantes pour que je puisse voir ses traits. "Tu veux jouir Isabella?" grogna-t-il doucement. A mon expression fervente et mon gémissement, il enfonça ses hanches plus fort. "Allez vas-y ma belle. Laisse-moi t'entendre."

Edward revint à ma gorge et ses dents mordillèrent ma peau tendre, puis il passa sa langue pour apaiser la légère douleur et quand il claqua durement entre mes cuisses, je jouis. Il n'y eut pas d'avertissement, ses mouvements me firent passer par-dessus bord sans me donner d'autre choix que de mordre ma lèvre pour ne pas crier son nom comme je montais au septième ciel.

"Putain!" siffla Edward et à l'endroit où il était appuyé contre moi je pus sentir sa queue s'agiter dans son pantalon tandis qu'il était sur le point de venir aussi.

Je tirai sa tête en arrière jusqu'à mes lèvres et inspirai fortement tandis qu'il essayait de reprendre le contrôle.

"Oh Isabella," souffla-t-il. "Tu es vraiment trop tentante pour ton propre bien. Monte dans la voiture avant que je te prenne ici sur le parking."

Je commençai à le taquiner, lui disant que ça me conviendrait parfaitement mais son expression me dit qu'il avait atteint son point de rupture et je savais qu'il ne serait pas heureux si nous faisions ça ici. Ce que nous avions déjà fait était assez pour un public potentiel et nous avions été chanceux que personne ne soit venu quand il m'avait donné l'orgasme.

Je hochai la tête une fois de plus et l'embrassai avant de décrocher mes jambes de sa taille et de me tourner pour grimper dans le SUV.

Dès qu'il referma la portière derrière moi, il fit le tour rapidement et s'installa derrière le volant. Il était très très excité et sexy, frustré et putain, très proche alors qu'il sortait du parking et que je devais serrer mes cuisses et mordre ma lèvre pour retenir le gémissement qui menaçait de m'échapper.

Je savais qu'il fallait quasiment une demi-heure pour rentrer à la maison et je ne savais pas comment j'allais survivre. Quand il se pencha pour la troisième fois en cinq minutes pour s'ajuster, je n'étais pas sûre de savoir comment lui allait survivre. Et voir le talon de sa main appuyer fort contre sa queue à travers son pantalon me coupa le souffle. Je ne pouvais pas attendre plus longtemps, je devais le sentir.

Je m'étirai et posai mes doigts sur sa longueur, sentant le doux mais rêche tissu sous ma paume. Son gémissement me dit que ça lui faisait du bien - comme si le mouvement de son érection ne l'avait déjà pas fait - tandis que je commençai à le caresser. Il était si dur et si long et je pouvais sentir son bout spongieux. Je fis courir mes ongles sur le tissu et ses hanches se soulevèrent du siège, un juron s'échappa de ses lèvres.

"Bella amour!... putain… Je n'arriverai pas à la maison si tu continues comme ça! " me dit-il à voix basse et rauque, cette image qu'il se transformait en loup me passa par la tête.

En voyant sa poitrine se soulever et retomber par saccades, ses hanches pousser comme s'il ne pouvait pas s'en empêcher et ses articulations blanchir sur le volant, ça devint de nouveau trop et je commençai à le masturber, incapable de m'arrêter. De la base je fis glisser mes doigts pour prendre ses couilles en coupe et les presser gentiment et puis à nouveau j'allais vers le haut et mes doigts cherchèrent la délimitation de son gland, puis je recommençai du début.

J'étais tellement concentrée sur son corps et ses réactions que quand soudainement il fit sortir la voiture de la route ça me surprit tellement que je le relâchai.

"Oh non Isabella," souffla-t-il. "Tu ne peux pas arrêter…"

"Où sommes-nous?" demandai-je, sans regarder car ma main était occupée à poursuivre ses occupations.

"Quelque part au bord d'une route. Je me suis arrêté dans un petit bosquet d'arbres."

Je regardai et je vis que je pouvais distinguer la route mais quand il se pencha pour faire reculer son siège je compris que ça ne m'intéressait pas du tout de savoir où nous étions, même si c'était au milieu du parking d'un centre commercial ou ailleurs. J'avais besoin de lui et s'il voulait me prendre maintenant je n'allais pas discuter.

"Viens ici," ordonna-t-il doucement. Ce grondement était toujours là mais l'amour était mélangé au besoin et j'étais trop faible pour résister.

Je remontai ma courte robe et enjambai la console centrale pendant qu'Edward déboutonnait le pantalon de son costume. Le bout de sa queue sortait par la ceinture de son boxer et juste avant que je monte à califourchon il tira l'élastique vers le bas pour libérer son érection. Elle s'agita tapant contre sa peau quand il souleva sa chemise qui gênait.

"Putain, super excitant," grommelai-je, en me posant sur ses genoux.

Je me penchai pour l'embrasser pendant que ma main bougeait entre nous, le caressant et répandant le liquide qui enduisait littéralement son gland.

Une de ses mains descendit entre nous pour trouver ma féminité et se glisser entre mes lèvres tandis que son autre main saisissait les mèches à la base de mon cou, tirant ma tête en arrière ainsi il pourrait prendre le contrôle du baiser. Il poussa finalement deux doigts en moi, en tirant durement sur mes cheveux, exposant mon cou à ses lèvres.

"Jouis encore pour moi Isabella," dit-il, avec ce ton de commandement qui m'empêchait de faire autre chose que ce qu'il me demandait.

Il recourba ses doigts et mordit la jonction de mon cou et épaule, je lâchai prise et hurlai son nom.

Avant que j'aie pu retrouver mon souffle, il enleva ses doigts de mes cheveux et d'entre mes jambes et me leva sur lui. Je tombai contre sa poitrine, Edward bougea sa main pour guider son érection pendant que je descendais sur elle.

"Oh dieu," pleurnichai-je, en laissant tomber mon front contre le sien. Son gémissement me fit comprendre qu'il était aussi ébloui que je l'étais.

"Bouge, chérie," haleta-t-il, ses mains glissant vers mes seins. "Chevauche-moi."

Je n'avais été au-dessus qu'une seule fois et ça ne faisait pas très longtemps mais la façon dont Edward me regardait, son visage dans l'obscurité éclairé simplement par la lumière de la lune à travers la vitre, je savais que je n'avais pas besoin d'être nerveuse à ce sujet.

Je commençai à bouger mes hanches sentant sa queue m'étirer, me remplir complètement. Une fois que je fus à l'aise, je réalisai qu'il me fallait plus. Je me servis de mes genoux pour me soulever tout comme je l'avais fait dans sa chambre quelques nuits auparavant. C'était merveilleux… comme si je contrôlais notre plaisir.

Après quelques minutes Edward décida qu'il était temps pour lui de reprendre le contrôle. Il commença à bouger ses hanches, me rendant poussée pour poussée. Je dus prendre appui contre le ciel de la voiture. Une main sur ma hanche, guidant mes mouvements, Edward glissa son autre main vers mes fesses. Il les serra, les tapa gentiment – pas pour me faire mal – avant de serrer à nouveau. En se reculant, il captura mon mamelon entre ses lèvres et le suça un moment, avant de tirer dessus avec ses dents.

Je me serrai autour de lui, le plaisir me traversant et il relâcha mon mamelon, sa tête partit en arrière. Quand sa main alla de mon clito vers mon autre entrée, me caressant, je sus que ça n'allait plus durer longtemps.

Personne n'était jamais allé là comme ça avant. Rose aimait le sexe anal mais Alice le détestait, je n'avais donc pas vraiment d'idée si j'appréciais ça ou pas. Quand Edward passa son doigt sur mon trou plissé en mettant juste la pression nécessaire et qu'en même temps les doigts de son autre main donnèrent une chiquenaude à mon clitoris, je savais que c'était quelque chose que nous explorerions plus loin dans l'avenir. Il le fit à nouveau, appuyant légèrement plus cette fois, et je sentis mon sphincter se contracter autour de son doigt.

C'est tout ce qu'il me fallut. J'enfonçai mes hanches en lui, incapable de crier ou même de respirer puisque mon orgasme me submergeait.

Le mien déclencha le sien et subitement Edward se mit à crier et je le sentis pulser en moi à plusieurs reprises.

Je m'effondrai contre lui en gémissant, les muscles de mes bras et de mes jambes étaient douloureux. "Je t'aime," soufflai-je contre sa chemise, qui était mouillée par sa transpiration.

Son "Je t'aime aussi ma belle" était aussi faible et épuisé que le mien et ses bras se serrèrent autour de moi tandis que nous restions là assis, incapables, et ne voulant pas bouger pour quelque temps.

Enfin Edward regarda l'heure et grommela. "Il faut que nous y allions avant de nous faire prendre."

En rigolant je suivis la ligne de sa mâchoire. "Pas exactement en public mais ça ira," plaisantai-je, en m'échappant pour retourner à ma place sachant que j'allais salir le siège mais m'en fichant complètement.

Quand nous nous garâmes devant la maison, Edward prit sa veste et sa cravate avant de faire le tour. Il m'arrêta avant que je sorte. "Merci pour ce soir, ma douce."

Je souris en prenant son visage en coupe. "Le dîner était parfait ainsi que la danse … et le dessert étaient fantastique," lui dis-je honnêtement. "Merci pour les bijoux aussi," et je lui montrai mon poignet, "… et pour m'avoir fait passer une soirée merveilleuse."

Il m'embrassa doucement, ses lèvres caressant tout juste les miennes et il soupira. "Rentrons."