Bonjour,

Merci à tous de nous suivre depuis des mois. Aujourd'hui c'est le dernier jour de l'année civile et je vous souhaite à tous un excellent réveillon. Je vous offre aussi un cadeau un très long chapitre sur le réveillon de nos trois professeurs. J'espère que Camus aura été à la hauteur de vos espérances. J'ai fait de mon mieux et y ai pris beaucoup de plaisir. Cette semaine on va se voir tous les jours alors n'hésitez pas à nous dire ce que vous pensez des chapitres. Cela nous fait toujours plaisir de le lire. Sinon en fin de chapitre un autre couple surprise qui je l'espère vous plaira. Bonne lecture à tous. Biz Craft.

Prochain rendez-vous : mercredi 1er janvier.


Mardi 31 Décembre

Une sonnerie retentit, Shion sursaute et l'arrête, l'espace d'un instant il est un peu décontenancé ne retrouvant pas ses repères visuels avant de se rappeler où il est.

Tout avait commencé le vendredi vingt-sept au matin quand Camus après un dernier baiser passionné leur avait dit aurevoir et qu'il rentrerait le plus rapidement possible à la maison. Les deux hommes avaient décidé de l'attendre chez lui. La journée était passée lentement mais avait été bonne. Les deux hommes avaient flemmardé sur le divan du salon devant de bons films, tout en essayant de découvrir ce que faisait Camus. Diverses hypothèses toutes plus farfelues les unes que les autres leur avaient traversés l'esprit.

Le lendemain Camus était revenu en fin de matinée. Il était exténué, il avait expliqué que voulant les revoir au plus vite il avait mis les bouchées doubles et n'avait pas cessé un instant. Il venait de passer vingt-quatre heures sans dormir. Les deux avaient été surpris et un peu inquiets. Camus les avait rassurés en disant qu'il avait eu plus d'aide qu'il ne pensait. Que sa fatigue était due au manque de sommeil et à rien d'autre. Que cela aurait pu être plus éprouvant et qu'ils verraient bientôt pourquoi. Cela avait encore plus aiguisé leur curiosité et avait fait germer dans leur esprit de nouvelles idées. Mais pour l'instant ils avaient forcé Camus à aller dormir et s'étaient couché à ses côtés pour veiller sur son sommeil. Camus s'était levé vers dix-sept heures et ils avaient passés une bonne soirée tous les trois. Saga avait proposé un jeu de société et tous avaient apprécié.

Le vingt-neuf avait été un dimanche tranquille et chaleureux, ses parents les avaient invités pour un repas festif rattrapant Noël. Shaka et Mû étaient venus tout comme Kanon. Seuls les parents de Saga avaient refusé poliment ayant déjà un engagement ailleurs. Tout le monde avait été gâtée et sa mère avait apprécié le nouveau bouquet de fleur qu'ils lui avaient apporté.

Il sourit en se rappelant la scène.

- Il est magnifique.Votre ami à vraiment très bon goûts, s'était empressé de dires sa mère.

- C'est une création originale qu'Aphrodite a fait en m'écoutant parler de toi.

- Il a un don. Chaque fleur est merveilleuse, les couleurs sont superbes et se mélangent bien. J'adore aussi toutes ses senteurs, ce n'est même pas entêtant, ce qui aurait pu arriver. C'est très agréable. Elle sentit plusieurs fois le bouquet un sourire aux lèvres avant de déclarer en rigolant. J'aimerais voir à quoi ressemble ce fleuriste qui a si bon goût et réalise de tels chefs d'œuvres juste en écoutant parler les gens. Camus fier de son « petit frère » s'empressa de trouver une photo de lui et la lui montra. Il est merveilleux lui aussi. Camus sourit en faisant « oui » de la tête.

- Camus ce n'est pas cool de garder des photos de ton ex comme ça sur ton portable, le chambra Kanon en souriant.

- Pour lui, c'est comme quand moi je montre cette photo de toi. Saga avait rigolé en lui montrant une photo de lui pas trop à son avantage.

- Comment ?! Mais je suis horrible ! Attend ! Tu ne montres pas ça j'espère ?

- Qui sait ? Il avait alors montré la photo à Mû qui avait éclaté de rire. Le Vert Clair avait emprunté le téléphone et avait envoyé la photo sur son portable avant de l'envoyer de celui-ci à Death'.

- Death' dit que tu es magnifique et que c'est cette tête qu'il faut que tu fasses pour attraper ton Blond. Mû était mort de rire tout comme Saga.

- Je vous emmerde tous les trois, vociféra Kanon rouge de honte pour la photo, les dires de Death' et son esclandre. Son portable vibra.

- Tu devrais regarder, sourit Camus.

Kanon le fit et éclata de rire en montrant une photo de Saga faisant une tête horrible. Là c'est lui qui se mit à criser contre Kanon et son amant d'avoir pris une telle photo de lui. Tout le monde rigola et la journée se passa ainsi entre fous rires et disputes. Mais il était heureux car il avait vu beaucoup d'amour et d'affection entre son cadet et Shaka mais aussi entre Saga et Kanon qui se rapprochaient tout doucement.

Mais pour lui cette journée restera inoubliable pour une autre raison. Le soir en rentrant Saga avait été dormir tôt étant fatigué, Camus lui était dans son bain et il avait décidé de le rejoindre. Il avait alors surpris une conversation téléphonique de son amant avec Aphrodite.

- Aph' tu sais aujourd'hui, pour la première fois… Tu sais j'aurais aimé que tu sois là, je veux te présenter les parents de Shion, ils sont vraiment bien. Ils m'ont rappelé ce que c'est d'avoir un foyer. J'aimerais aussi que tu rencontres Kanon, Mû et Shaka. Aph' je suis si heureux. J'ai enfin une famille et c'est vraiment parfait. J'ai un peu peur que cela s'arrête mais je veux profiter de chaque instant. Entendant ça Shion n'avait pas pu résister et était allé l'enlacer. Il ne voyait pas les larmes du Marine mais les entendaient. Aph' je te laisse je ne suis plus seul et je crois que je dois le dire à quelqu'un d'autre.

Camus avait raccroché et agrippé sa tête afin de l'embrasser. Il l'avait aidé à entrer dans l'eau avec lui.

- Camus…

- Je vous aime tellement. Les fêtes ont toujours été un crève-cœur pour moi, c'est à ce moment-là que les miens me manque le plus. Aph' m'aide mais ce n'est pas pareil. Aujourd'hui pour la première fois depuis des années je me suis senti bien et entouré de ma famille.

Les larmes de Camus redoublèrent entre tristesse et bonheur. Il avait resserré sa prise sur le corps de son amant. Il avait enfoui son visage contre son cou et l'embrassait en lui disant combien il l'aimait et qu'il ne serait plus seul. Ils étaient restés ainsi un long moment.

Même maintenant, Shion en a encore les larmes aux yeux. Son amant toujours si fort et servant de soutiens à tous a montré une nouvelle facette de lui. Il peut être aussi fragile qu'un enfant et donne envie qu'on le réconforte.

Le lundi trente était arrivé. Après une grasse matinée pleine de câlins pour les trois hommes, ils s'étaient levés. Camus leur avait fait savoir qu'en fin de journée ils partiraient pour un petit voyage de deux jours. Saga et lui avaient commencé leurs valises, mais leur amant leur avait dit de ne pas prendre trop d'habits, qu'il y aurait ce qu'il faut là où ils iraient.

A dix-sept heures ils avaient suivi le Bleu Marine et avaient été surpris. Camus les avait emmenés jusqu'au port de la ville et fait monter dans un bateau. Ils avaient navigué pendant deux bonnes heures avant d'arriver à destination. Ils avaient débarqué sur l'embarcadère d'une petite île. Ou plutôt un ponton en bois. Malgré la nuit, celui-ci était bien éclairé. Il était décoré de guirlandes lumineuses de différentes couleurs. C'était magnifique et n'effaçait en rien la beauté des étoiles scintillantes dans le ciel. Les deux hommes avaient souri de cet environnement si romantique. Ils avaient traversé la plage et étaient arrivés vers un escalier grimpant le long de la paroi rocheuse. Celle-ci aussi était pavée de guirlandes lumineuses. Toutes étaient des photophores en papier de forme ronde et de couleur allant du rouge au jaune en passant par l'orange. Ils avaient suivi le chemin les uns derrière les autres laissant la place du leader à Camus. En haut, un grand jardin les attendait, des dalles de pierre montrèrent le chemin jusqu'à une grande villa. Camus l'avait suivi lentement une lanterne tenue d'une main ferme en hauteur. Devant la demeure le Bleu Marine avait éteint la lumière après l'avoir ouverte. Il regarda la nuit étoilée. Les deux autres étaient venus se blottir dans ses bras. Ils étaient restés ainsi pendant quelques minutes et le froid les rattrapant, ils étaient rentrés dans la maison. Le professeur de Littérature avait allumé les lumières et ils avaient découvert une immense bâtisse. L'homme les avait entrainés dans la cuisine et avait fait réchauffer ce qu'il avait préparé dans l'appartement plus tôt dans la journée. Ils s'étaient installés autour de la table. Camus avait pris la parole.

- On va rester ici pendant deux jours. Je vais vous expliquer ce à quoi j'ai pensé. Mais si cela ne vous va pas on pourra oublier.

Camus leur avait expliqué qu'il voulait faire des jeux de rôle. Que cela leur permettrait de se sentir plus à l'aise et de créer différentes atmosphères. Ils avaient accepté assez excité par l'idée. Camus avait continué en définissant les règles de la maison. Ne pas se balader seul. Respecter les lettres écrites. Et rester dans leur chambre qui possédait une salle d'eau. Il avait sorti trois pailles et avait expliqué que cela permettrait de définir les rôles de chacun au hasard. Ils lui avaient demandé d'en retirer une, que lui serait toujours celui qui domine le jeu. Il avait accepté. Les deux avaient alors tiré les pailles et Camus avait souri assez heureux du résultat.

A la fin du repas le Bleu Marine leur avait demandé un peu de temps. Ils étaient restés dans la cuisine à discuter autour d'un bon verre de vin. Puis, l'homme était venu les chercher et leur avait montrés leur chambre. Chacun la sienne.

Shion revient complètement dans la réalité et s'assoit sur le lit. Il regarde autour de lui et redécouvre la chambre dont il a hérité le soir d'avant. Sur une table, un plateau déjeuner l'attend, il le mange rapidement. Ensuite, il se dirige vers la salle de bain et se douche, quand il est propre il revient dans la chambre. Il rejoint la table où se trouve quelques paquets numérotés. Il prend le numéro un et lit la lettre sur la boîte. Il sourit et ouvre le carton, il y trouve une tenue qu'il enfile avant de patienter cinq minutes afin de descendre. Camus a demandé une certaine ponctualité.

Il se retrouve rapidement dans la cuisine. Là, il trouve Saga dans un magnifique costume de maître d'hôtel. Le noir lui va à merveille et cette veste en queue de pie si bien cintré, Shion s'arrête un instant tellement il le trouve à tomber par terre.

- Saga-san…

- Lave ton plateau et met le couvert, j'ai bientôt fini le déjeuner et le maître ne va pas tarder.

Shion ne dit rien et s'exécute en silence.

Saga termine de cuire une omelette, mais son regard se porte vers l'homme à ses côtés. Camus lui a donné un costume de soubrette et il doit reconnaître que cela lui va à la perfection. Malgré son corps musclé d'homme viril, l'habit ne fait pas déplacé. Au contraire, le costume semble être fait sur mesure et exprès pour un homme. Pendant que Shion met la table derrière lui, son regard ne peut se décrocher du Vert, surtout des cuisses nues de l'homme et sous la courte jupe noire pleine de plis qui bouge en fonction de ses gestes. Il y découvre une culotte noire en dentelle. Saga se mord la lèvre inférieure et revient à son omelette avant qu'elle ne brûle. Il sourit en se rappelant la lecture de la lettre. Il remercie silencieusement Camus pour l'idée et surtout de lui avoir facilité les choses. Il a souvent eu envie de Shion mais là, il est déjà à bout. Le Vert est à tomber et il a envie de le faire jouir. Depuis qu'il est avec les deux hommes il n'a jamais eu autant envie de faire l'amour et surtout donner du plaisir à autrui. Camus lui a appris le bien-être des préliminaires et la joie d'en donner à son tour.

Une dizaine de minutes vient de s'écouler quand Camus entre dans la cuisine. D'un mouvement de tête il salue son personnel.

- Camus-sama ! Saluent à leur tour les deux déjà à leur poste.

Celui-ci s'assoit en silence - il avait dit qu'ils garderaient leur nom pour plus de pratique - Shion vient le servir sous le regard brillant de Saga. Cela fait sourire le Marine qui savait que le Bleu trouverait le Vert à son goût dans ce costume. Le professeur de Philosophie est aussi à tomber par terre. Camus est heureux des choix fait par le hasard cela le conforte dans ses idées de scénario. Il commence à déjeuner, après quelques bouchées il claque sa langue à son palet.

- Shion va dans la réserve chercher de l'huile, tonne la voix de Saga.

Sans un mot l'homme en robe de soubrette se hâte d'entrer dans la réserve à quelques pas des deux autres hommes. Quelques instants plus tard, Camus claque une nouvelle fois de sa langue.

- Pardon pour cette attente, je vais l'aider à la trouver plus vite.

Saga disparaît de la cuisine à son tour. Camus en profite pour finir son déjeuner.

Dans la réserve, Shion cherche la bouteille d'huile, en entendant Saga entrer, il se retourne vers lui. Saga l'agrippe violement par la taille et le bloque contre lui.

- Tu en mets du temps, veux-tu que je te corrige pour ton manque de réactivité ? Quand tu énerves le maître il s'énerve aussi contre moi. Si je suis puni, tu le seras aussi. C'est comme ça que marche la hiérarchie et toi tu es tout en bas. En disant ça Saga passe sa main sous la jupe et caresse les fesses de Shion sur la culotte de celui-ci.

- Pardon Saga-san, souffle Shion en appréciant les caresses malgré la remontrance. Cela l'excite, son corps tremble, quand les doigts de Saga passent sous la culotte et le malaxent à même la peau. Il sent même son sexe s'éveiller. Je ne la trouve pas.

- Je ne vous gêne pas j'espère, tonne la voix de Camus. Ce n'est pas ainsi que vous allez la trouver.

Les deux hommes se séparent et regardent leur maître.

- Camus-sama pardon, disent les deux en même temps.

Le Bleu Marine ne dit rien et les regarde tour à tour. Puis un sourire carnassier vient naître sur ses lèvres. D'un pas lent mais sûr, il s'approche de Saga et agrippe son col et sa cravate afin de le pousser contre les étagères derrière lui.

- Tu as raison dans cette maison il y a une hiérarchie et c'est moi qui suis tout en haut, alors si tu veux que j'oublie ces désagréments va falloir bien m'écouter cette fois-ci et surtout me donner satisfaction.

- Oui, Camus-sama.

- Et toi Shion ? Demande le Marine.

- Oui, Camus-sama.

- Viens là ! Ordonne la voix de se place à côté d'eux. Le Maître le rapproche en posant sa main sur son fessier et le choyant un peu. Tu à l'air d'aimer cela, que ce soit lui ou moi, susurre-t-il à son oreille mais assez fort pour que Saga entende.

- Je suis à votre service à tous les deux, feule Shion. Que ce soit Saga ou Camus, les mains des deux hommes sur son corps ont le don de le mettre en transe. Alors, il a confiance et veut savoir ce que le Bleu Marine leur réserve. Il n'avait pas mis trop d'annotation sur ça. Juste « plus vous serez docile et plus se sera divin pour vous ». Et là, il sait que Camus ne ment pas. C'est pour cela qu'il rajoute d'une voix plus suave et luxueuse qu'il le veut. Camus-sama je dédie ma vie à votre satisfaction et à celle de Saga-san si c'est votre désir.

Les deux autres buggent, Camus ne leur a pas vraiment donné de texte juste des pistes pour créer leur propre personnage et caractère. Cela devait leur permettre de s'exprimer plus librement, mais aussi de leur laisser s'arrêter à tout moment.

- Tu comprends tes mots ? Ne peut s'empêcher de dire Camus.

- Oui, Camus-sama. Sans attendre l'ordre il accroche ses bras autour de la nuque de son Maître et vient poser ses lèvres à quelque millimètre de ses lèvres et rajoute. Je suis à vous et mon plus grand souhait et de vous satisfaire comme il vous plaira. Demandez et je vous exaucerais.

- Embrasse-moi ! Ordonne la voix de Camus.

Shion un sourire aux lèvres le fait avec plaisir. Il pose délicatement ses lèvres sur celles de Camus qui en veut plus. Il fait venir le Vert entre lui et Saga en le poussant dans les bras de celui-ci. Là, il l'embrasse avec fougue comme jamais il ne l'avait fait. C'est si brutal que les étagères derrière Saga bougent quand les trois corps s'échouent dessus. Ce dernier les rattrape et s'agrippe à Camus avant de se ressaisir et de prendre en main les hanches de Shion. Le Bleu Marine relâche la pression sur le corps de ses serviteurs et recule d'un pas. D'un sourire charmeur pour les deux autres il met son plan à exécution. Il fait revenir à lui Shion dont il plaque le dos contre son torse. D'un geste lent, il tire en avant Saga dont il tient toujours la cravate qu'il défait avec délicatesse tout en l'embrassant lui aussi ardemment.

- Prend la et bande les yeux de Shion.

Saga s'exécute avant de reprendre sa place et de ne plus bouger. Camus enserre d'une prise ferme mais pas douloureuse le menton de Shion et l'embrasse. Sa main libre vogue le long du corps du Vert qui feule de plaisir sous le touché de son maître. Il regarde Saga et aperçoit bien son envie de participer, mais pour l'instant il veut le frustrer encore un peu. Il finit le baiser avec Shion et ses deux mains viennent assaillir le corps de l'homme entre ses bras. Celui-ci a du mal à tenir debout alors par reflex il relève les bras vers le haut et s'accroche tant bien que mal à la nuque du Bleu Marine.

- Shion, agenouille toi ! Ordonne Camus. Le Vert le fait sans réfléchir. Le Bleu Marine vient mêler ses doigts dans la chevelure devant lui et pousse dessus afin de coller le visage sur l'entrejambe de Saga qui sursaute de bien-être. Défait le bouton et la fermeture éclair avec tes dents. Shion s'exécute sans trop de mal. Fait pareil avec son dessous. Saga porte un caleçon avec des boutons sur le devant. Celui-ci étant maintenant ouvert, le sexe turgescent du Bleu Foncé sort de son carcan bien trop serré depuis de longues minutes. Ouvre la bouche ! Shion le fait et Camus l'amène devant l'érection de Saga. Maintenant à toi ! Demande-lui ce que tu veux. Camus donne la permission à Saga de prendre les rênes pour la suite.

- Merci Maître. Shion embrasse mon sexe ! Des baisers papillons viennent recouvrir son membre demandeur de plus. Lèche-moi avant de me prendre en bouche !

Le Vert sourit, il aime être là où il est, entre la main douce de Camus qui joue avec ses cheveux et le sexe de Saga qu'il distingue bien dur sous ses lèvres. Il répond avec plaisir à la demande de son supérieur pour la satisfaction évidente de celui-ci et de son Maître Camus au vu de ses dires.

- Shion je te félicite, tu es très doué. N'est-ce pas Saga ?

- Oui, Camus-sama. Shion sait y faire pour contenter un homme.

- Je n'en doute pas, murmure Camus. Il voit Shion prendre en bouche Saga. Shion agrippe de tes deux mains les hanches de Saga et met toi à quatre pattes. Il le relâche complètement et recule pour le laisser se placer mieux. Il sourit de cette position mais ne la trouve pas totalement adaptée, mais il le laisse encore un peu. Il se déplace sur sa droite et prend en main une bouteille et sourit. J'ai trouvé l'huile vous ne l'avez pas si bien cherchée. Il ouvre la bouteille et déclare, je vais devoir m'en servir pour manger un autre met.

Il passe alors une main sous la taille de Shion et l'aide à relever ses jambes. Le postérieur du Vert est enfin à la hauteur de son entrejambe et l'homme dans cette nouvelle position peut quand même continuer à faire une fellation à Saga. Il met une main sur la culotte noire en dentelle et trouve un bouton à pression qu'il défait, laissant apparaître un trou au niveau de son intimité. Il soulève la bouteille d'huile et verse le contenu sur l'anus de Shion ainsi que sur certain de ses doigts.

Shion sursaute au contact froid du liquide, Saga vient prendre en main sa tête afin de l'aider en douceur à garder son sexe en bouche. Le Bleu Foncé adore être dans l'antre chaud de son subordonné.

Camus rigole doucement de les voir faire et caresse l'anus de Shion, au bout d'un moment il introduit un doigt en lui, cela entraine un nouveau sursaut qui fait frémir de plaisir les deux hommes dû à la réaction du Vert. Le Bleu Marine entame une visite profonde de l'intimité de l'homme à sa merci. Il rajoute un second, puis un troisième doigt et quand il le sent prêt, il arrête tous mouvement avant de prendre sa tête et la basculer en arrière.

- Camus-sama, feule de frustration Shion d'être ainsi privé de tout ce plaisir qui se déversait en lui.

- Tu préfères avec ou sans préservatif ? Susurre-t-il à son oreille.

- Sans, Camus-sama marquez moi jusqu'au fond de mes entrailles. Vous aussi Saga-san, ne vous retirez pas avant de jouir, je veux vous boire.

- Avec plaisir, répondent les deux hommes.

Puis, chacun revient à leur place initiale, soit pour Saga son sexe au bord de l'explosion dans la bouche de Shion, mais il l'empêche de bouger attendant que son Maître se place lui aussi. Camus défait son pantalon et verse sur son membre turgescent de l'huile, il se branle rapidement pour se durcir un maximum et il se présente devant l'intimité de Shion.

- Empale-toi toi-même, ordonne Saga.

- Bonne idée ! Au fond si tu me veux, prouves le ! Je ne vais pas faire tout le travail, sourit Camus.

Shion se recule un peu et vient s'empaler sur le sexe de son Maître en douceur et gémit de pur contentement. Quand il l'aspire en entier, il vient avaler à nouveau le sexe de Saga. Les deux hommes reprennent en même temps leurs mouvements, c'est un peu chaotique mais Camus a une idée. Il retire d'un coup sec la ceinture de Saga, s'empare des mains de Shion toujours sur la taille de Saga et vient les attacher dans son dos. Il le maintiens en équilibre en le tenant par les mains dans son dos et par sa chevelure et il bouge de façon coordonnée avec Saga entrant et sortant du Vert au même moment. Quand le mouvement est bon Saga s'occupe de la tête de son subordonné, pendant que Camus s'accroche aux hanches de l'homme devant lui et le martèle puissamment tout comme Saga. En un rien de temps les deux hommes se déversent dans les antres chauds de leur soumis. Le Vert jouit lui aussi mais il reste frustré de ne pas être touché à cet endroit. Camus le relève et l'embrasse, il en profite pour boire les restes de sperme de Saga dans sa bouche.

- Je vais travailler dans mon bureau. J'aimerais que dans dix minutes vous m'y rejoignez, j'aurais du travail pour vous.

- Bien Camus-sama, font les deux en même temps.

- Ne te nettoie pas ici, susurre-t-il à l'oreille du Vert en touchant son entrejambe, il le retourne, ni ici. Là, il touche son anus. Il referme le bouton à pression de la culotte. Et encore moins ici, il l'embrasse avec ferveur. Maintenant retourne dans la cuisine et lave ma vaisselle.

- Bien Camus-sama, feule Shion encore groggy de son semi-orgasme. Il se déplace en chancelant un peu et laisse les deux autres dans la réserve.

- Saga, le Bleu Marine vient se coller au Foncé. Cela t'a plus ?

- Camus-sama j'aime votre façon d'utiliser de l'huile, sourit Saga qui acquiesce. Oui, cela lui a beaucoup plus, il a hâte de voir ce que l'autre leur réserve encore.

- Je pourrais t'apprendre bien plus de choses comme tout à l'heure dans mon bureau. Maintenant rejoint Shion dans la cuisine. Je vous attends dans dix minutes tu sais où c'est ?

- Oui, Camus-sama.

Saga le dépasse et Camus l'agrippe par le bras afin de l'embrasser. Il le relâche et sort avant son subordonné qui reste figé un instant. Il aime de plus en plus ce jeu de rôle. Il suit son Maître et trouve Shion seul dans la cuisine l'attendant patiemment debout au milieu de la pièce. Le Bleu Foncé va droit sur lui et le prend dans ses bras. Shion s'agrippe à lui. Ils restent ainsi pendant de longues minutes sans dire un mot. Saga le relâche avant de montrer la route à suivre. Shion s'empresse d'attraper un objet sous l'évier et avant de passer le seuil de la cuisine il entend Saga murmurer.

- Shion tu es magnifique.

- Tu l'es tout autant.

Les deux hommes se taisent et se mettent à rire un instant avant de dire en même temps.

- Mais notre Maître habillé de Blanc est le plus beau.

Heureux de penser la même chose, ils rejoignent Camus.

En arrivant dans le bureau, ils découvrent une bibliothèque magnifique avec un bureau en bois massif ornée d'or et un siège assorti recouvert de velours rouge. Camus assit dessus dans son costume Blanc ressemble à un prince travaillant assidûment pour le bien être de son pays. Cette image s'impose dans leur esprit quand ils le voient si concentré. Les deux viennent se mettre devant l'homme et attendent en silence.

- Shion tu as pris le plumeau ?

- Oui, Camus-sama.

- Monte sur cette échelle et nettoie les livres ! Ordonne Camus en montrant une échelle derrière lui. Shion s'exécute. Saga vient ici !

Le Bleu Foncé se dirige vers lui et se stoppe à ses côtés. Camus lui montre une lettre sur le bureau qu'il lit. Il sent la main de son Maître venir glisser entre ses jambes. Malgré le tissu de son pantalon l'épiderme de l'intérieure de ses cuisses frémit de bien-être. A la fin de la lecture il sent les ongles de l'homme le griffer. Il ne peut retenir un frisson mais il tait un gémissement.

- Bien, Maître ! Il en sera fait comme vous le souhaitez, déclare solennellement Saga en se penchant en avant. Après, il se dirige vers Shion et le regarde. Le Vert se tient d'une main ferme à l'échelle, pendant que de l'autre il époussette les livres. Shion descends de deux barreaux.

L'homme s'exécute, Saga heureux suit la demande de son Maître, de ses deux mains il accroche le fessier rebondi devant lui et vient mordre les deux pommes bien fermes. Shion sursaute puis se trémousse sur l'échelle, il en perd le plumeau et ses deux mains viennent agripper fermement un barreau. Son fessier est assailli par une bouche vorace qui le mord, le léche et des mains qui l'explorent. Sa culotte descend peu à peu et son intimité est dévoilée. Une langue vient trouver son chemin vers la paroi chaude encore humide et poisseuse du sperme de leur Maître. Saga s'en délecte. Shion hurle de plaisir. Il ne peut plus se retenir surtout quand les doigts de Saga viennent enfin cajoler son sexe laissé à l'abandon depuis le début. De son index et de son pouce Saga repousse les deux pommes délicatement et sa langue vient se fourrer au plus loin dans l'antre chaud et accueillant. Shion hurle de plus en plus, il n'en peut plus.

- Camus-sama puis-je jouir ? Demande-t-il au bord de la jouissance.

- Non ! Tonne la voix impérieuse de Camus qui cache la surprise de cette demande. Cela lui fait changer ses plans, ou plutôt les active. Saga amène le moi maintenant !

Le Bleu Foncé se retire de sous la jupe du Vert, monte un barreau et l'enlace par la taille pour le faire descendre. Là, il le pousse doucement en avant, jusqu'à qu'il atterrisse dans les bras de leur Maître. Celui-ci accroche sa nuque, lui vole un baiser osé avant de venir le plaquer face contre le bureau et d'insérer en lui deux doigts qu'il met en mouvement sans sommation.

- Camus-sama je vais jouir, hurle Shion, jamais il n'a été dans un tel état, son corps est parcouru de spasmes, il n'a pas complètement joui la première fois et tout son être en demande plus.

- Non tu es plus fort que ça, susurre Camus à son oreille. Ne t'inquiète pas cette fois-ci personne ne te laissera en plan. Je te remercie pour ta patience. Saga vient ici !

Son majordome vient et Camus retire ses doigts du Vert et place Saga entre eux. Là, il descend rapidement les vêtements du Bleu Foncé et d'une main experte, le met en condition.

- Prends-le ! Ordonne Camus.

Saga ne se fait pas prier et s'immisce avec facilité dans l'homme sur le bureau. Shion hurle de bonheur et en demande encore plus. L'homme se déhanche rapidement dans Shion, trop pour Camus qui le stoppe les frustrants tous les deux. Il s'agenouille derrière Saga et le prépare tout en lui donnant une douce cadence en Shion. Les deux hommes apprécient la chose et Saga continue même quand le Bleu Marine le relâche afin d'introduire ses doigts en lui pour mieux le préparer à sa venue. Quand Camus considère Saga prêt à le recevoir, il se prépare rapidement. Il stoppe tout mouvement des deux autres et se glisse en douceur dans son amant, c'est la première fois du Bleu Foncé et Camus veut faire ça bien.

- Camus-sama je suis prêt… Je… Han… C'est trop bon… Vous m'avez bien préparé. Je suis prêt.

Camus resserre sa prise sur les hanches de l'homme et s'enfonce d'un coup sec au fond de l'antre plus qu'accueillant. Cela fait hurler de plaisir les deux hommes qui sont pris par le mouvement. Camus sourit et donne la cadence aux deux. Saga attrape le sexe de Shion et le masturbe. Les trois hommes se mettent en quête de se donner du plaisir et ils y arrivent. Shion griffe le bureau de bois et hurle de satisfaction afin de ne pas totalement perdre pied. Saga s'accroche à lui, ses mains lui donnant encore plus de plaisir, mais aussi pour prendre conscience de la réalité. Camus lui se tient droit derrière Saga et prend plaisir à donner la cadence et à regarder ses hommes perdre la raison sous ses actions. Ils jouissent ensemble. Camus se recule et va s'asseoir sur le fauteuil en entrainant Saga dans ses bras. Shion lui tombe à terre à leurs pieds, terrassé par un pur orgasme. Camus l'agrippe et le ramène contre lui afin de mettre sa tête sur l'une de ses cuisses, il caresse ses cheveux pour le cajoler un peu. Puis, il installe Saga mieux sur son autre cuisse.

- On va arrêter là pour ce jeu de rôle. Il regarde Saga. Tout va bien ?

- Oui. Saga chercher ses mots. Il ne peut rien dire d'autre les larmes aux yeux. Je vous aime. Je… Camus, Shion merci.

- On t'aime aussi, murmure Shion.

- Shion je vais te porter jusqu'à ton lit et on reprendra plus tard. A part si vous voulez arrêter ?

- Non, font ses deux amants qui ont vu qu'il y a d'autres paquets.

Camus leur explique la suite de la journée et de la nuit et porte à tour de rôle les deux dans leur lit. La journée se passe ainsi entre jeu de rôle et sieste pour reprendre des forces. Puis vient la dernière partie après le repas du soir. Les trois se prennent de plus en plus au jeu et là ils sont surexcités.

Saga sort de sa chambre et va vers celle de Camus sans se faire voir. Devant il trouve Shion en train de faire le guet. Il lance un caillou afin d'attirer son attention mais cela ne prend pas et Shion le trouve rapidement du regard.

- Qui que tu sois montre toi !

Saga s'avance les mains en l'air et les deux hommes se fixent longuement. Saga vient vers le Vert et se jette sur lui, les deux tombent à terre et se battent pour avoir le dessus. Shion entrave ses mouvements à l'aide d'un fouet qui lui permet d'attacher ses mains le long de son corps. Il le fait alors entrer dans la pièce derrière lui. Les deux hommes se stoppent devant le magnifique décor. L'endroit ressemble à une tente royale égyptienne. Dedans, il y a un trône où Camus habillé en Pharaon les regarde de haut. Derrière lui, il y a un lit. Quand les deux hommes se remettent de la découverte qui leur plait énormément, Shion vient agenouiller Saga devant Camus.

- Pharaon, j'ai trouvé cet espion. Comme prévu on en voulait à votre vie.

- Merci Shion. Toi, qui t'envoies ?

- …

- Répond à Pharaon chien ! Ordonne Shion.

- Calme-toi, sourit le Pharaon à son soldat. Pardonne mon soldat, pour son manque de civilité. Je suis sûr que tu vas répondre gentiment. Vous les romains vous êtes plus civilisé que nous les sauvages, c'est bien pour cela que vous désirez mon trône ? Le Pharaon sourit et parle avec douceur mais le côté ironique de la phrase ne passe pas inaperçu.

- …

- Je vois tu tiens à ton empereur ? C'est bien lui qui t'a envoyé me tuer.

- …

- Pharaon nous devrions le forcer à parler laissez-moi faire.

- Shion amène le moi !

Le Vert relève le Bleu Foncé et l'agenouille devant Pharaon, puis se place au côté de ce dernier -sans lâcher le fouet autour du corps de l'autre - qui lui fait signe d'approcher. Ensuite, le seigneur de l'Egypte agrippe le menton du romain et l'amène plus près de son visage. De sa main libre, il va sous le pagne de son soldat Egyptien et caresse ses cuisses. Shion se détend sous les doigts experts de son Maître. Le romain, lui, détourne les yeux du Pharaon vers le soldat Egyptien et voit la main de l'homme sous le pagne de l'autre.

- Pharaon que désirez-vous faire ? Demande Shion en souriant du regard en biais du romain. Un problème romain ?

- ….

- Il est mignon, rigole Pharaon. Il serait dommage de l'abîmer. Il y a d'autres moyens non ?

Shion comprenant l'allusion relève le prisonnier, le traîne jusqu'au lit derrière eux et le jette dessus.

- Sauvage, crie Saga.

- Oh, tu parles ! S'exclame content Pharaon. Shion commençons par une question plus facile.

- Bien, Pharaon. Toi, dit-il en regardant Saga, c'est quoi ton nom ?

- …

Shion monte sur le lit d'un signe de son Maître qui s'assoit sur le lit un peu à l'écart. Il surplombe le prisonnier et passe une main sur sa cuisse.

- Sauvage !

- Est-ce le seul mot que tu sais dire ? Donne-nous ton nom ?

- …

- Shion tu ne lui plais pas, rigole le Pharaon. Tu devrais appeler l'un des nobles de ma cours.

- Bien Pharaon. Toi, tu préfères un petit gros bedonnant ou un homme qui aime le faire avec violence.

- Vous êtes des monstres, dit Saga horrifié.

- Tu es un idiot, susurre Shion à son oreille. Pharaon te fait l'honneur de sa couche plutôt que de te torturer et toi tu l'insultes. Ton Empereur n'aurait pas plus d'empathie que cela. De toutes façons tu as échoué, donc tu es mort. Je ne crois pas qu'il connaisse non plus le mot clémence.

- Ce que Shion te dis c'est que tu devrais t'ouvrir à nous et accepter notre cadeau de t'offrir une belle vie ici en Egypte.

- Comme si j'allais vous croire ! Vocifère Saga.

- Si tu es docile et que tu nous conviens au lit, on est très sérieux, sourit Shion.

Saga les regarde tour à tour. Il ne veut pas trahir son empereur mais les deux hommes n'ont pas tort l'homme, n'est pas compatissant ni complaisant. Il va mourir en rentrant chez lui alors pourquoi ne pas essayer de vivre ici. En plus ils sont plutôt bien faits. Il se détend et ouvre un peu plus ses cuisses laissant Shion s'installer mieux entre elles. Le soldat Egyptien vient lui voler un baiser.

- Ton nom ? Demande le Pharaon.

- … je n'ai pas encore décidé.

- Je vais chercher…

- Attend ! coupe-t-il Shion. Vous me demandez de trahir mon Empereur mais surtout mon pays, ma famille…

- Je te demande de vivre et de prendre du plaisir. Pharaon te le demande, reprend Shion. Il est un Dieu protecteur d'une gentillesse et d'une douceur infinie. Pour accentuer ses dires Shion caresse du bout des doigts l'entrejambe de Saga et lui vole un doux baiser. Le corps du prisonnier s'arque de bien-être.

- Shion, si tu lui montrais toute l'étendue de notre hospitalité. Le Pharaon parle en pointant le bassin du romain.

- Bien, Pharaon.

Shion descend le long du corps de son prisonnier et s'arrête au-dessus de son sexe. Là, il baisse sa tête et de sa bouche et de ses mains va l'explorer, le touchant, l'embrassant, le léchant avant de le prendre en bouche. Saga sursaute en feulant de plaisir. Shion se met rapidement en mouvement et le Bleu Foncé gémit de plus en plus.

- Tu as déjà été avec un homme ? Le seigneur de l'Egypte veut en savoir plus sur l'homme qui va partager sa couche et celle de son amant.

- Non, répond le romain.

- Il est doué ?

- Plus que les femmes que j'ai côtoyées, han ! Saga gémit en sentant l'autre le remercier en l'avalant encore plus.

- C'est moi qui l'ai éduqué, dit fièrement le Pharaon, normal qu'il soit doué, il doit me contenter, moi…

- Vous un Dieu, murmure Saga. Han ! Un nouveau mouvement de Shion lui fait du bien. Là, il est remercié d'avoir reconnu la divinité de Pharaon.

- Eh bien ! Je suis content, pour une fois ta bouche dit quelque chose de bien. Devrais-je aussi te remercier ? Le Bleu Marine se penche vers Saga et prend en main son visage. Il l'embrasse fougueusement pendant que Shion le fait jouir dans sa bouche. L'Egypte est prête à t'accueillir à bras ouverts. Tu n'as juste qu'à me dire ton nom.

- Saga. L'homme répond entre deux reprises de souffle. Il gémit dans la bouche du Dieu Pharaon qui le fixe du regard. Un regard pénétrant qui ne peut qu'imposer le respect. Il sent Shion remonter son corps mais il ne peut détourner son regard du Dieu Humain. Il entend Shion murmurer à son oreille.

- Si tu réponds je te donnerais plus de plaisir.

- Pharaon serait prêt à partager son amant ? Saga veut encore les défier, même s'il sait déjà qu'il va céder. On ne peut pas résister au regard de Pharaon, même Shion tremble d'excitation sur lui. Il le regarde les yeux brillants de luxure sous le regard de son Maître qui vient caresser sa joue avec douceur.

- Si c'est toi pourquoi pas ? Tu nous plais, pas vrai Shion ?

- Oui, Pharaon. Il est beau, semble être intelligent, il a de la répartie et n'a pas peur de vous défier. Il est parfait. Shion regarde Saga. Je te l'ai dit Pharaon est d'une gentillesse infinie et il est très généreux avec ceux qu'il apprécie.

- C'est ton Empereur qui t'a envoyé pour me tuer ?

- Oui.

Saga répond sans réfléchir. Son choix est fait, il veut faire partit de ceux que Pharaon et son amant apprécient. Pharaon vient alors l'embrasser une nouvelle fois avant d'amener le visage de Shion devant le sien. Le Vert lui sourit et l'embrasse, avant de partir assaillir son corps. Pharaon vient de donner son accord à son amant de jouer avec le corps du soldat romain. Le soldat Egyptien ne se le fait pas dire deux fois. Il dévêt tant bien que mal l'homme sous lui, sans pour autant retirer le fouet autour de son buste qui contraint ses mouvements. Le voir si soumis l'excite un peu plus.

- Tout ce tissu et ce cuir que c'est pénible, souffle Shion.

Après s'être plaint, lui qui pense aller un peu plus vite, arrache les derniers pans du costume de l'homme et le voit aux trois quarts nus. Au moins il n'a plus de jupette en cuir et a le bas de son corps complètement à découvert. On voit que son sexe reprend vie sous les attentions de Shion. Celui-ci se relève et retire d'un coup sec son pagne blanc en tissus de lin et se retrouve nu, juste paré d'un gorgerin en or avec les emblèmes de Pharaon. Montrant son appartenance à l'homme. Son sexe est tendu droit et fier. Saga frémit de désir. Shion se remet entre ses cuisses et soulève ses jambes qu'il place sur ses épaules. Cela permet de mettre en évidence l'intimité de Saga. Pharaon tend à son soldat un flacon.

- De l'huile pour le préparer, explique-t-il.

Shion le prend et en fait couler sur Saga ainsi que sur ses doigts et vient le cajoler avec douceur. Prenant un long moment et quand il est prêt il met de l'huile sur son sexe et vient s'immiscer en lui tout en douceur. Les doigts ont bien fait leur travail et le passage est bien ouvert. Il glisse avec facilité et l'homme sous lui émet des petits cris de bonheur. Quand il le sent bouger tout seul il le stoppe et se met en mouvement en lui.

Pharaon continue de les observer un doux sourire sur les lèvres il prend plaisir à voir les deux se faire du bien. Il se lève au bout d'un long moment, récupère le flacon d'huile et vient s'occuper de Shion. Celui-ci s'allonge plus au-dessus de Saga afin de laisser libre cours au désir de son Maître. Le Seigneur le prépare tout en caressant aussi les bourses de Saga qui crie de plaisir. Le Dieu Humain en veut plus et il vient prendre le corps de son amant. Il entre doucement après avoir arrêté les deux hommes quelques instants. Bien installé dans le Vert il se met en mouvement et donne une cadence folle à ce nouvel ébat. Les deux sous lui crient. Shion retire le fouet du corps de Saga qui s'agrippe à lui.

Le Pharaon se retire de Shion avant qu'ils ne jouissent tous les trois. Il s'agenouille et entraîne le Vert qu'il assoit sur ses cuisses en reprenant sa place dans ses entrailles. Il fait signe à Saga de venir à eux. L'homme se place face au Vert et s'assoit sur son sexe pulsant. Le Pharaon maintien d'une prise ferme sur les hanches de Saga les deux hommes en équilibre sur lui. Shion, pour se tenir mieux, place ses mains sur les bras puissants de son Maître qui l'entoure, pendant que Saga s'accroche à sa nuque. Le seigneur de l'Egypte sourit et donne un coup de rein puissant tout en faisant bouger le corps de Saga. Il entame une cadence frénétique coordonnée entre ses reins et ceux de Saga, de façon à donner du plaisir au deux hommes. Shion entre eux hurle de plaisir et Saga n'est pas en reste. Les deux hommes laissent Pharaon mener la danse tout en s'embrassant et se caressant tant qu'ils peuvent. L'homme sous eux donne ses dernières forces pour les faires jouir tous ensemble et ça marche. Saga se recule et s'affaisse sur le lit vite suivi des deux autres.

Les trois hommes mettent un long moment à reprendre leur souffle.

- Camus ça va ? Se renseigne Saga.

- Oui et toi ? Tu m'as bien aidé à la fin en te calant à mon rythme et en te servant des muscles de tes cuisses.

- Oui. Mais toi tu…

- C'est bon. Shion ça va ? Camus s'inquiète de ne pas l'entendre.

- Camus tu es vraiment un dieu, répond Shion heureux. C'était la meilleure partie de jambe en l'air de ma vie, non la meilleure journée de ma vie.

- Je pense pareil, confesse Saga.

- Vous êtes pas mal aussi, rigole le Bleu Marine. Et en parlant de journée on est maintenant le premier janvier bonne année.

- Bonne année, crient les deux autres en se jetant sur lui.

Les trois s'embrassent et malgré leur fatigue se câlinent encore un peu. Ils se mettent ensuite sous les draps et Camus placé entre eux les reçoit avec plaisir dans ses bras. Repus de tant de plaisirs charnels, les trois amants s'endorment rapidement.


Il l'a invité chez lui et n'a pas eu la prétention d'avoir fait le dîner puisqu'il a commandé celui-ci chez un traiteur et l'a annoncé. Il ne se vante pas non plus d'avoir fait le dessert puisqu'il a été cherché les deux religieuses dans une pâtisserie qu'il connaît et dont il apprécie les services.

La seule chose dont il peut être fier est qu'il évite une énième réception mondaine, à la demoiselle comme à lui.

Et dans ce luxueux appartement, le calme est de la partie et la conversation intéressante et non pas surjouée ou à caractère professionnel. L'un en face de l'autre à ces tables, les sourires sont de mises, tout autant que les regards tantôt plaisantins, tantôt sérieux et peut-être même conquis pour l'un d'eux.

_ Tu vas pouvoir à présent te vanter de m'avoir fait passer de bonnes fêtes de fin d'année Poséidon, ne peut que soupirer Himiko qui termine la discussion avec son aîné et qui reconnaît les efforts de celui-ci à son encontre. …Merci de m'avoir libéré de ces obligations agaçantes et hypocrites.

_ Tout le plaisir est pour moi dans ce cas et je comprends ce que tu peux ressentir durant ces réceptions, j'essaie moi-même de les éviter autant que possible. Assure le Bleu d'un ton clair.

_ Oui, à présent je le sais. Sourit la jeune femme qui aime toutes les choses qu'elle apprend sur cet homme au regard froid et perçant mais aussi doux avec elle. …Au fait, je ne suis pas venue les mains vides, j'ai quelque chose pour toi.

_ Moi aussi j'ai quelque chose à te donner et j'espère que ça te plaira, dit l'homme légèrement anxieux. Installe-toi dans le salon si tu veux le temps que j'aille chercher ton cadeau.

Suivant le conseil de son aîné, Himiko Hatsuki se dirige dans le canapé après avoir fouillé dans son sac à l'entrée et récupéré le présent de son hôte. Ce n'est pas grand-chose et certainement inutile pour lui mais, en voyant celui-ci et la couleur notamment, elle n'a pas résisté au fait de l'acheter et de l'emballer dans un joli papier.

Son cadeau en main et son verre de champagne posé sur la table, elle attend avec appréhension et excitation son compagnon pour la soirée. De retour de son bureau, là où il entreposait le précieux paquet, Poséidon prend place non loin de la demoiselle aux magnifiques yeux et sans plus de cérémonie, ils s'échangent leur cadeau.

Et tel deux enfants le jour de Noël, ils arrachent et retirent tout le papier pour découvrir et contempler leurs présents.

La professeure aperçoit alors une magnifique sacoche brodée de quelques fleurs ainsi qu'une plaque dorée avec ces initiales inscrites dessus tandis que le directeur d'aquarium reçoit un magnifique stylo à plume où des sortes d'écailles se dessinent dessus et qui sont illuminés de différente teinte bleutée. Là, aussi sur la tranche du stylo des initiales sont gravés et cela fait sourire.

_ Elle est magnifique Poséidon, la mienne devenait un peu abîmée et…, merci énormément. Dit-elle dans un large sourire sincère et éblouissant. Jamais personne n'aurait pensé à m'offrir une chose aussi essentielle et utile ! C'est parfait.

L'homme ne peut pas être plus heureux des mots entendus et du sourire qu'il récupère, tout comme ce corps contre le sien qui lui offre une étreinte de remerciement.

Il enserre celle-ci et s'il aime beaucoup cette taille gracile entre ses mains, il doit également la remercier d'avoir pensé à lui.

_ J'aime aussi énormément ton cadeau Himiko, je le trouve splendide. Assure le Bleuté dans un doux sourire qui se fait rare chez lui.

_ Ce n'est pas grand-chose mais il m'a plu immédiatement quand je l'ai vu. Il est fin, pratique et utile. Et puis, les couleurs m'ont fait penser à toi. Explique la jeune femme qui retrouve sa place mais qui ne retire pas sa main de celle de ce Bleu qui la caresse gentiment.

_ Il me plaît beaucoup, affirme Poséidon d'une voix grave et charmante à la fois. Je l'emporterais partout avec moi.

_ Tu es vraiment quelqu'un de bien Poséidon, dit tranquillement Hatuski en replaçant l'une de ses mèches derrière son oreille.

_ Tu en doutais encore ? S'offense ou presque le Directeur d'Aquarium comme s'il était réellement blessé par la remarque.

_ Plus depuis un certain temps, …je t'aime beaucoup, fini par murmurer du bout des lèvres la jeune femme devenue timide mais aussi incertaine.

_ Moi aussi Himiko, depuis le premier jour de notre rencontre. Affirme haut et fort ce Bleuté qui n'a pas peur de ses sentiments aujourd'hui.

L'un en face de l'autre, leurs cœurs battent à tout rompre et le sourire aux lèvres, Poséidon s'avance et engage un baiser des plus parlant. La jeune femme se laisse faire et laisse sa seconde main de libre se poser sur la mâchoire carrée du Bleu qu'elle trouve parfaite pour sa paume et fait durer ce baiser qui ne ressemble à aucun autre jusqu'à présent.

Heureux de cette journée et des demi-confessions faites, les deux futurs amants se resservent un verre de champagne après ça et entre baisers volés et discussions, ils ne voient pas passer la soirée. Elle est sûre de s'être trouvé un homme à sa hauteur, intelligent, intéressant et beau, absolument pas attiré par l'appât du gain. Et lui, une femme ravissante, cultivée, curieuse et entêtée…, ce qui lui faut pour être subjugué et amoureux. Une femme qui réussit à lui faire avoir une nouvelle vision des choses et qui le désintéresse de la réussite et du profit qu'il a toujours cherché à développer.