Bonjour,

Après la grande soirée d'hier le réveil peut être difficile pour certain.

Et comme si ce n'était déjà pas assez difficile pour certain on leur en rajoute, mais pour leur bien je vous rassure. Bonne lecture. Bon week-end. Biz Craft.

Prochain rendez-vous : lundi 6 janvier.


Samedi 4 janvier.

Ce matin-là, Rhadamanthe se lève plus tard que d'habitude et avec un mal de crâne carabiné. Il grogne longuement contre son oreiller et se recouvre de sa couette pour moins de clarté mais quelque chose l'entrave.

Après dix longues minutes, il réussi à ouvrir un œil et recule dans son propre lit en le voyant habité par une autre personne. Frottant dans ses yeux et se relevant pour de bon, il reconnaît après d'autres longues minutes une tête Bleuté qui porte le nom de Kanon.

Petit à petit ses souvenirs refont surface et s'il se relaxe, il soupire aussi et reprend sa couette sans réveiller l'autre. Sa tête dans ses mains, le Doré se remémore la soirée, le concours de boissons, ses mots aussi et son frère qui les amènes jusqu'ici pour y passer la nuit.

_ Bon sang, …j'suis trop vieux pour boire autant. Grogne pour lui-même l'Elision en secouant ses cheveux en pagaille.

La tête tournant toujours autant, il se décide à descendre du lit sans trop de fracas et laisser ce Bleuté dormir encore un peu. Chancelant jusqu'à la salle d'eau où il avale une aspirine plus un autre médicament, il se rend ensuite jusqu'à la cuisine pour se poser sur le tabouret et écouter le silence.

Continuant de se remémorer cette soirée avec plus de détails, il ne regrette rien de ses mots ou alors seulement comment il a dit les choses. Il a été des plus triviaux et des moins discrets. Sa tête sur le bar, il continue de se tracasser avec tout ça et de nouveau mots sortent de sa bouche.

_ …J'aurais pas dû dire ça, soupire-t-il maintenant alors que son invité de la nuit dernière fait son apparition derrière lui.

Gêné et triste, Kanon hésite à présent à faire acte de présence mais pour rien entendre de plus regrettable, il a des pas bruyants et frappe sur l'épaule de son ami en guise de « bonjour ».

Rhadamanthe est bien évidemment saisi et si son cœur s'accélère, il répond d'un sourire et lui propose un siège à côté du sien. Toujours sans aucunes paroles, les deux se tiennent l'un à côté de l'autre et si l'un ne veut tout simplement pas parler, l'autre essaie de trouver la phrase la plus adéquate à ce malaise ambiant et insoutenable.

_ Tu as mal à la tête ? Demande maladroitement le Doré qui a pris avec lui les aspirines qui se trouve dans sa salle d'eau et qui voit le Bleuté se frotter les tempes. …Tiens, ça ira mieux après.

Acceptant lentement, Kanon prend un verre d'eau et avale le médicament peu de temps après. Dans la cuisine, le temps semble s'être arrêté puis, l'Editeur se souvient de cette promesse concernant un potentiel café à apporter à ce Doré qui a la tête ailleurs et certainement pas occupé de penser à lui ou à ce qui peut le toucher.

_ Je peux…, te servir un café ? Se relève ou non Kanon qui se fait arrêter par une main sur son avant-bras.

_ Attend avant…, j'aimerais qu'on parle un peu toi et moi si ça ne te dérange pas. Dit Rhadamanthe d'une étrange voix –d'après l'autre- mais surtout pensif.

_ Non bien sûr. Je t'écoute, souffle d'appréhension et d'anxiété ce Bleu qui essaie pourtant de se montrer détendu au possible.

_ Hier soir, j'avais énormément bu et j'ai sûrement dû te blesser avec ce que j'ai pu te dire alors j'aimerais m'excuser avant toute chose. Débute le Blond en se chiffonnant les cheveux gêné par son comportement honteux. Ensuite, il faut que tu saches que je n'ai pas menti. J'ai passé ces dernières semaines à réfléchir à ce que tu m'avais dit et à ta confession. Très honnêtement, je n'arrivais pas à trouver de réponse claire parce que je ne comprenais pas bien la différence qui aurait pu se faire avec ce qu'on faisait déjà, je veux dire boire le soir et venir ici de temps en temps alors j'ai un peu fouiné sur le net et là j'ai compris ce que tu voulais. Explique-t-il en toute honnêteté et sans faux-semblant. Je me pensais incapable de faire des trucs comme ça, tu sais entre mec, pis après je me suis dit que t'aurais pu rencontrer quelqu'un d'autre et sincèrement, je n'ai pas aimé. Et savoir que tu m'aimais depuis tout ce temps… . Ça m'a vraiment emmerdé de ne pas le savoir tu sais ? Avoue le Doré en relevant le regard pour tomber dans deux prunelles océans. J'sais pas si j'pourrais être un bon amant pour toi mais, je sais que je ne veux pas te perdre.

_ En tant qu'amis, non ? Tu ne veux pas me perdre en tant qu'ami n'est-ce pas ? S'assure le Bleuté dans un fin sourire désolé et compréhensif.

_ Tu es parfait comme ami c'est sûr mais tu es le seul pour qui j'éprouve de l'intérêt et que je ne veux pas partager. Un simple ami ne ressentirait pas ce genre de chose n'est-ce pas ? Sourit pour lui-même ce Doré qui se comprend de mieux en mieux et se conforte dans sa décision. Hier soir, j'ai été beaucoup trop brutal et j'aimerais me rattraper. Kanon, il est presque certain que je sois amoureux de toi.

C'est dit et Rhadamanthe n'en n'est pas peu fier. Le cœur enfin soulagé tout comme sa conscience, il attend maintenant une réponse de cet Editeur au visage bien trop expressif. Un peu perdu par les mots entendus, Kanon ne sait pas vraiment quoi répondre mais, à l'instant, il se dit que peut-être le bonheur lui sourit enfin et il ne peut pas passer à côté. …Non, il ne veut pas passer à côté.

_ « Presque certain », c'est déjà plus que je ne pouvais imaginer, susurre le Bleuté timidement mais les joue quelques peu rougies.

_ Je ferais en sorte que tu y crois réellement dans ce cas et que ma prochaine déclaration soit sans incertitude. Sourit finement Radamanthe en laissant l'une de ses mains prendre en coupe le visage de son vis-à-vis. Je ne crois pas avoir des sentiments pour toi parce que tu t'es déclaré à moi mais parce que tu me plais. J'aime ta façon d'être et de dire les choses. De rire et de m'embêter. Et je ne veux pas que quelqu'un d'autre profite de ça d'accord ? Dit-il en continuant de cajoler ce visage à portée de main.

_ Je…, vais dire que je te crois Rhadamanthe, se confie Saga en griffant sa lèvre pour ne pas trop sourire et montrer son contentement de ce qu'il vient d'entendre. Même si avant que je n'arrive dans cette cuisine, …je doutais un peu.

_ Ha…, je repensais à hier soir et à mes mots…, j'ai vraiment été nul. Se rend à l'évidence le Publicitaire non sans sourire pourtant. Heureusement que tu as accepté de venir ici hier soir sinon j'sais pas ce que j'aurais fait.

_ Désolé mais…, je t'aime Rhadamanthe alors s'il te plaît, ne revient pas tout de suite sur ta décision, clame Kanon en volant un baiser à son actuel petit-ami qui n'arrive plus à cacher son bonheur et son excitation d'avoir été choisi.

_ Je…, ne reviendrais pas dessus, souffle après s'être remit de cette attaque de kamikaze un Doré particulièrement souriant. Par contre, il faudra que tu me laisses un peu de temps avant que je n'en parle à mes enfants.

_ Evidemment, je ne veux pas te mettre la pression ou quoique ce soit. Et puis je ne veux pas qu'Hatsuharu ou Inoué te déteste ! Assure Kanon en attrapant les mains du Blondinet.

_ Merci. …Maintenant, je ne serais pas contre le café promis. Tout se trouve dans le placard là-bas. Indique le Blond à celui qu'il peut appeler petit-ami et rien que cette appellation le rend heureux. Ouais, son cœur bat drôlement vite et son corps ne fait que se réchauffer. Il adore cette sensation d'allégresse et est certain d'y être déjà « drogué », d'une façon ou d'une autre. C'est certainement pour ça qu'il prend lui-même un baiser avant de le voir partir vers l'armoire indiqué par ses soins.


Il est huit heures du matin quand le téléphone les réveille. Les trois mettent un moment avant d'émerger. Ensuite, ils n'osent pas bouger et hésitent un moment ne sachant pas à qui est la sonnerie. Mais celle-ci est insistante.

- C'est la mienne ! S'exclame enfin Camus en se relevant en sursaut. Le Bleu Marine passe au-dessus de son Vert et se jette sur son costume du soir d'avant, là, il y trouve l'objet trop bruyant pour lui et ses amants. Il regarde d'un œil noir le numéro avant de changer d'attitude. Il décroche rapidement. Allo ! C'est Camus, tout va bien ? Dans la voix de l'homme on entend de l'inquiétude.

- Sœur Angèle est morte, annonce la voix de sœur Elisabeth au téléphone.

- J'arrive !

Camus raccroche sans un autre mot et se jette sur ses habits. Les deux autres le regardent avec insistance essayant de comprendre pourquoi l'homme paraît aussi bouleversé. Puis en voyant des larmes couler sur ses joues ils comprennent et se jettent aussi sur leurs habits. En très peu de temps les trois se retrouvent dans la voiture de Camus mais pour une fois c'est Saga qui conduit. Shion lui est à l'arrière avec le Bleu Marine qui pleure entre ses bras. Il récupère le portable de son cadet et appelle Aphrodite.

- Pardon de te déranger mais nous allons au couvent Sœur Angèle nous a quitté.

- J'arrive !

Le Fleuriste tout comme Camus raccroche juste après cette phrase. Cela le fait sourire. Le Verseau peut compter sur le chevalier du Poisson en toutes circonstances. Il s'en est aperçu lors de leur résurrection. Même si le temps a été court il a vu que le douzième chevalier était très proche du onzième. Les deux se protégeaient d'une certaine façon.

- Dans le monde réel j'ai beaucoup fait souffrir Aphrodite, explique doucement Saga comprenant les pensées de Shion. Certaines nuits il hurlait et Camus allait le réconforter. Au début j'ai laissé faire puis… J'ai tout fait pour que Camus reste en Sibérie. Je n'arrive pas à croire que Camus… Saga s'arrête ce n'est pas le moment de régler cela. Aphrodite et lui sont très proches dans les deux mondes et j'en suis ravi.

Shion ne répond pas. Le Bleu Marine resserre sa prise sur son corps. Il prend conscience que l'homme dans ses bras a dû prendre sur lui pour assainir les tensions entre eux la fois où il les a forcés à briser la glace. Et là encore, il fait pareil avec la mission de Zeus. Il le regarde avec amour, resserre sa prise sur lui et va chuchoter à son oreille.

- Camus, tu es si fort. Je t'aime tellement. Tu n'es pas obligé d'être toujours aussi maître de toi-même. Camus on est là pour toi. On t'aime.

- Shion j'ai tellement mal, je ne comprends pas je pensais que… Même si je sais que c'est faux… Sa perte…

- Je sais, je comprends, tout ira bien Camus on va t'aider, tous.

Camus éclate en sanglot. Saga se gare devant le couvent et va rejoindre les deux autres à l'arrière du véhicule. Là, il prend Camus dans ses bras. Le Bleu Marine se détend en sentant la chaleur des deux l'enserrer.

Au bout d'un quart d'heure on tape à la vitre de la voiture et les trois en sortent. Là, Aphrodite se jette dans les bras de Camus et éclate en sanglot. Derrière lui, il y a Ikki, le jeune homme a suivi le Fleuriste quand il est parti en courant après un coup de téléphone. Il est habillé de façon assez simple -jogging et t-shirt- on voit bien qu'il vient de se lever. Tout comme Aphrodite.

- Pardon, s'excuse Shion auprès d'Ikki, mais j'ai pensé qu'il fallait le prévenir.

- Vous avez eu raison, répond Ikki. Sœur Angèle était importante pour lui.

Les cinq hommes entrent dans le couvent. Ils sont reçus par Sœur Elisabeth. Celle-ci leur explique que tout a été prévu d'avance et que donc l'enterrement se fera en début d'après-midi. Les hommes viennent saluer la dépouille de la Mère supérieure et restent avec les enfants. En fin de matinée, Ikki et Aphrodite rentrent chez eux afin de récupérer Shun qui vit encore avec eux et de se mettre en costume pour l'enterrement. Aphrodite en profite pour créer une gerbe mortuaire à placer sur le caveau de Sœur Angèle.

Quand le fleuriste part, Saga et Shion ont le même réflexe, ils disparaissent une heure où ils vont se changer et récupérer un costume pour Camus.

L'après-midi est des plus triste. Tous les enfants et les Sœurs du couvent plus d'autres personnes étant comme Camus d'anciens résidents de l'orphelinat assistent à la cérémonie et à la mise en terre de Sœur Angèle. Sur la fin Ikki et Shun -qui a voulu venir soutenir son beau-frère, et qui a apprécié rencontrer sœur Angèle pour Noël - déposent la gerbe faite par Aphrodite. Tous la trouvent magnifique et disent qu'elle aurait plu à Sœur Angèle. Après la cérémonie, le couvent offre une collation et vers dix-huit heures tous les invités partent, ou presque. Camus entend des cris dans le bureau de la défunte. Il y va suivi de loin par ses amants qui l'ont vu rebrousser chemin.

- Il en est hors de question, vocifère la voix d'un jeune homme. On vient de l'enterrer je veux rester ici et vous aider et puis je ne veux pas aller chez eux.

- Ça suffit ! Sœur Angèle t'a trouvé de bons parents. A ton âge tu… Pardon, s'excuse Sœur Elisabeth. Je reprends le couvent mais… Elle me manque aussi mais toi tu as ta vie et…

- Non pas avec eux, ici je suis bien et vous aurez besoin de moi.

- Tu ne comprends pas, s'écrie la Sœur. Tu…

- Viens vivre avec moi ! Camus ne peut s'empêcher d'intervenir en ouvrant la comprend le gamin, mais aussi la Sœur. Alors son alternative pour soutenir et aider les deux, c'est lui. Tu pourras venir ici quand tu veux et avoir une vie normale. Ici, ils ont du mal à garder l'endroit ouvert. Sœur Angèle le protégeait mais maintenant… Sœur Elisabeth n'a pas assez de poids face à ses supérieurs ou à l'administration. Sœur Angèle à tout fait pour tous vous placer avant son décès. Cet endroit va devoir fermer, seules les Sœurs vont rester. Sœur Elisabeth essaie de t'expliquer qu'elle ne peut plus te garder même si elle préférerait. Alors vient avec moi, si tu ne veux pas des autres. Je te connais et je sais ce qu'il te faut.

- Et eux ils sont d'accord ? Demande le jeune homme en montrant les deux amants du Bleu Marine derrière eux. Tu leur as demandé leur avis ? Tu sais tu n'es plus seul.

- Toi non plus, sourit Shion. Il regarde Saga qui fait « oui » de la tête. Au début on va être un peu serré, mais ça ira mieux quand on aura trouvé quelque chose d'un peu plus grand. Voyant le regard surpris de Camus et du gamin Shion explique mieux. Avec Saga on avait dans l'idée de rendre nos appartements. Puis regardant le Bleu Marine dans les yeux. On voulait te proposer de se trouver un appartement un peu plus grand. Le « oui » de la tête de Camus le rassure et il tourne son regard vers l'adolescent et déclare, tu seras le bienvenu chez nous et on espère que tu te sentiras assez bien pour l'appeler « chez moi ».

- Tout à fait et on aura peut-être même une maison, explique Saga. J'en ai vu une qui devrait être dans nos prix à tous les trois. Avec six chambres. Cela sera parfait. Tu auras ta chambre, nous la nôtre et les autres seront nos bureaux et la bibliothèque. Si cela te va de vivre avec un trio de gays.

Le garçon les regarde attentivement et répond « oui » de la tête. Saga lui tend une main qu'il touche du bout des doigts.

- Je n'aime pas les contacts physiques.

- On n'avait compris à Noël, sourit Shion. On fera avec.

Camus lui indique qu'il peut rester pour la nuit et ainsi passer une dernière nuit et journée avec les autres et qu'il viendra le chercher le lendemain soir. Cela lui laisse le temps de tout bien organiser pour lui. Sœur Elisabeth le remercie, puis lui indique tout ce dont il aura besoin pour faire les papiers.

Une heure plus tard, les trois hommes se retrouvent chez eux et le silence règne.

- Tes papiers sont où ? Se renseigne Shion.

- Pourquoi ? Demande surpris Camus.

- Pour pouvoir faire les démarches pour Arthur, répond Saga, et je veux aussi voir tes comptes pour la maison si cela te va ?

- Merci, mais…

- Tais-toi tu vas dire une bêtise, sourit Shion. Même si tous ceci n'est pas réel ça l'est assez pour qu'on s'occupe de lui. Je… Après un long moment de réflexion il continue. Quand tout le monde sera réveillé il faudra soutenir quelqu'un d'autre à qui on n'a pas pensé.

- Qui ? Interroge Saga.

- Rhadamanthe, il va perdre Hatsuharu et Inoué. Je pense que son amour pour eux est sincère, quand il va comprendre… Il avait aussi des enfants dans sa première vie… Je ne sais pas si…

- On l'aidera et Kanon sera avec lui, déclare Saga.

- Ainsi qu'Hadès je pense qu'il apprécie son neveu. Rhadamanthe est le fils de Zeus, se rappelle à voix haute Camus.

Les deux autres font « oui » de la tête et se mettent à chercher les documents.


Zeus assit sur son trône contemple son œuvre et son nouveau jouet. Il est accompagné de quelques dieux un peu curieux. Il ne bouge pas quand il entend la démarche légère de sa femme venir vers lui.

- Mon cher époux quels sont les avancées majeures ?

- Cela t'intéresse vraiment ?

- Disons que je n'ai rien d'autre à faire pour me divertir. Héra sourit même si elle voit le malaise chez certains des dieux, son mari y compris.

- Mon frère a enfin trouvé l'amour, s'amuse Artémis afin de détendre l'atmosphère. Et celui-ci le fait tourner en bourrique. Moi qui voulais qu'il se batte pour trouver l'amour là il est servi.

- Aphrodite, tu as l'air triste ? Héra la regarde avec inquiétude. Pardon Artémis j'en suis ravi pour Apollon, mais…

- Camus, soupire la déesse de l'amour. Père étiez-vous obligé de le faire autant souffrir ?

- Tu crois que c'est ce que je voulais ! Tonne la voix de Zeus, moi aussi je l'apprécie. Cela le rendra plus fort.

- Il l'est déjà assez, soupire à nouveau Aphrodite.

- Tu as raison, mais il est bien entouré, la rassure Artémis. Puis elle regarde Héra. Les trois professeurs se sont réveillés. Et Sœur Angèle la mère adoptive de Camus au couvent est décédée cette nuit. Là, on vient d'assister à son enterrement.

- Je comprends le pauvre, murmure Héra. Sinon comment avance le reste ?

- Bien ! J'ai été voir Camus et ses amants, explique Zeus. Ils sont un peu désorientés mais ça ira ils feront front ensemble. Ils viennent même de prendre un adolescent sous leur protection.

- Père croit que Camus peut faire des miracles, déclare Hermès qui arrive tout souriant.

- Hier soir il a quand même réussi à tous les réunir et cela a fait avancer certaines personnes, regardez ! En voici un parfait exemple.

Tous les dieux regardent la boule qui se fixe sur quelques heures auparavant le réveil de Rhadamanthe et Kanon.

- Je vois tu n'as pas tort, sourit Héra, mais tu vas tous aller les voir à leur réveil ?

- Non j'irais voir Camus, il est « mon agent de mission. »

- Je vois. Je vais rester encore un peu avec vous.

La reine de l'Olympe s'assoit auprès de son époux et regarde la suite avec intérêt.