Bonjour,

En ce jour de reprise les choses bougent pour beaucoup que se soit dans le privé ou dans le professionnel. J'espère que vous aimerez. Bonne lecture Biz Craft.

Prochain rendez-vous : mercredi 8 janvier.


Lundi 6 Janvier.

De retour à son appartement, il avait retrouvé un paquet à sa porte et s'il avait regardé à droite et à gauche pour reconnaître ou non le destinateur de celui-ci, il n'avait vu personne.

Rin avait donc amené ce paquet avec lui une fois la porte déverrouillée et à l'intérieur de son appartement bien frais puisqu'il n'y était plus depuis trois jours environs, il s'était installé dans son salon pour ouvrir et découvrir ce qui se cachait à l'intérieur de ce paquet cadeau. Et il avait été surpris d'y découvrir un sublime manteau gris foncé ajusté à sa taille, pas trop épais ni trop fin ainsi qu'une écharpe rouge quadrillé et assorti à ce bonnet dans la boite. C'était tout à fait son goût, certainement très cher aussi et s'il souriait de ce présent anonyme, il avait aussi été certain de ne pas pouvoir l'accepter et de le renvoyer à son propriétaire une fois celui-ci retrouvé.

La contemplation terminée après de longues minutes, il s'était évertué à rechercher une lettre, un mot, un ticket ou le nom d'une boutique et finalement, dans l'une des poches du manteau il avait trouvé et cela avait étonné un peu plus ce Noiraud qui ne pouvait que rester assis sur ce canapé. Ce cadeau… de Noël lui semble-t-il, venait de nul autre que de son supérieur. Bouleversé par cette découverte, heureux et inquiet aussi, Rin avait décidé de ranger le tout dans cette boite en carton et de rechercher le numéro de son employeur dans son cellulaire. Et une fois trouvé et appelé, ils s'étaient de nouveau bataillés pour avoir le dernier mot. Autant Rin voulait rendre ce cadeau, autant Hadès voulait que celui-ci le garde. Le Publicitaire aguerri n'avait pas donné les raisons de ce présent mais avait tout de même gagné la joute verbale.

Ensuite, ils s'étaient vus comme convenu au temple et si la parole s'était faite timide, petit à petit, le jeune Tomura s'était détendu et avait conversé la plupart du temps pour deux.

L'un à côté de l'autre, ils avaient prié et avaient tiré leurs horoscopes. L'un avait réussi à avoir un chanceux –l'aîné des Elision-, l'autre une moyenne chance et si Rin avait légèrement été démoralisé par ce tirage, Hadès lui avait fait oublier d'un simple geste. Le cœur au bord de l'overdose, le plus petit des deux s'était éloigné et s'il avait sorti une excuse plus ou moins bateau pour retourner chez lui et ne pas se prendre plus au jeu de cette illusion, il s'était montré faible face à une invitation de sucrerie de la part de son aîné.

C'est comme ça qu'ils avaient pratiquement passés toute la journée du 1er janvier ensemble et comme ça qu'ils s'en rappelaient aussi. Lui qui s'était promis d'avoir une relation employeur/employé saine, il se loupait complètement et se laissait entraîner par son aîné qui n'avait aucune arrière-pensée –malheureusement puisque cela avait été confirmé deux jours plus tard à cette « fête » juste avant de partir- et par lui-même qui aimait voir celui-ci dans un autre cadre que celui du travail.

Enfin pour l'heure, il est de retour au boulot et les vacances –bien qu'elles aient été courtes- terminées. Derrière son bureau à rédiger une dernière note pour Rhadamanthe à propos du dernier contrat dont ils ont parlé ensemble, Rin est interrompu par une voix l'appelant et le faisant saisir.

_ Je peux faire quelque chose pour vous Elision-san ? Demande l'Ebène après être arrivé dans ce bureau et avoir fermé la porte derrière lui.

_ Ce n'est qu'un morceau d'un probable projet mais j'ai envie de voir les idées que tu pourrais avoir là-dessus, soupire Hadès en ouvrant un dossier sur son bureau et en retirant la feuille qui l'intéresse. Si tu es assez convainquant, j'aurais peut-être quelque chose d'autre pour toi.

Intéressé et intrigué, Rin s'approche et se penche pour pouvoir attraper l'exemplaire du dossier et le lire plus ou moins sereinement. La lèvre légèrement mordue et le regard concentré, il se fait détailler par son aîné sans le remarquer.

Impliqué dans sa lecture, ses sentiments se lisent sur son visage et si parfois on aperçoit des sourcils se froncer, des secondes plus tard on peut y voir une idée le traverser et s'enfuir tout aussi vite. Quoiqu'il en soit, il s'emploie durement à ne jamais trop fixer son aîné pour ne pas l'embarrasser ou gêner son cœur.

_ C'est en rapport avec une nouvelle agence de production, ce n'est pas risqué que j'y travaille dessus ? Interroge le dernier venu de la compagnie qui ne veut en aucun cas ternir la réputation qu'il a pu bâtir.

_ Je n'ai pas dit que tes idées seraient choisies. Je veux seulement voir ce que tu pourrais faire de ça, avec ces seules informations. Affirme l'Elision d'un ton ferme et en se relevant de son fauteuil pour s'approcher de sa table de dessin. Viens voir ici, soupire-t-il comme s'il en est obligé et en cherchant dans sa pile de feuille ce qu'il veut montrer à son cadet. Ce sont leurs premières affiches de com' qu'ils avaient commandés à une autre agence publicitaire et comme tu peux le voir, il n'y a aucune vie là-dedans, souffle de nouveau Hadès en regardant l'expression sur le visage de son jeune employé.

_ Je comprends…, murmure du bout des lèvres Rin qui comprend parfaitement les mots de son aîné puisque lui-même ne ressent rien pour ces affiches neutres. Mais, si ce n'est qu'un potentiel projet pourquoi je dois m'en occuper maintenant ?

_ Une évaluation, vient de décider son chef en voyant les doigts de l'autre griffer ce pull blanc qu'il porte.

_ Pourquoi ? La question est légitime mais il a surtout peur de la réponse et des pensées derrière tout ça. La parole en suspend et les lèvres entrouvertes, il attend une réponse et de ce fait, fait exactement ce qu'il évite de faire, c'est-à-dire fixer son aîné et le dévisager sans vergogne jusqu'à connaître par cœur le visage de celui-ci et retrouver sans mal cette légère cicatrice au-dessus de son sourcil droit.

_ Ça je l'ai dit plus tôt mais tu n'as sûrement pas écouté, grogne de sa voix rauque le plus âgé et en scrutant lui-même les deux prunelles Miel à sa portée. Je te laisse trois jours pour ça. Une objection ?

_ Non, souffle comme le peut Rin qui papillonne des yeux et revient doucement à la réalité des choses.

_ Dans ce cas je te laisse ça, dit Hadès en donnant les instructions et en frôlant cette main qui se tend vers lui. …Vas-y.

Acquiesçant chacun des mots de son aîné, Rin se donne une gifle mentale et sortant du bureau de son supérieur avec des doigts frissonnants, il oublie de saluer Rhadamanthe qui se trouve à la porte et qui attend le bon moment pour faire acte de présence.

Il n'est pas là depuis très longtemps, seulement quelques secondes, mais ça a le don de le faire sourire et de fermer derrière lui. S'éclaircissant la voix, ce Doré récolte un regard furieux de son aîné –ou plutôt irrité- et suite à ça, il s'assoie sagement sur l'un des sièges vacants et débute la conversation.

_ Tu ne le surcharge pas de travail rassure-moi ? Demande le Blondin en regardant ici et là, l'avancement des projets de son frère.

_ Pas que je sache, répond tout à fait sérieusement l'Ebène en se tournant à l'aide de son tabouret pour voir son cadet et attendre la suite de ses propos.

_ Tsk…, j'ai toujours peur quand il est avec toi, ne peut s'empêcher de dire à voix haute Rhadamanthe. Evidemment, il peste contre lui-même dans la seconde et il espère encore ne pas avoir été entendu. C'est sûrement pour ça qu'il continue la discussion comme si de rien n'était. Qu'est-ce que tu lui as demandé de faire ?

_ …Des idées pour une affiche publicitaire, répond Hadès après un moment de silence qui ne fait qu'épier son frère et essaie de comprendre sa phrase précédente. J'aimerais voir s'il pourrait être utile.

_ Il l'est déjà, qu'est-ce- ! Par rapport à quoi ? Se reprend rapidement le Doré qui veut d'abord tout connaître des pensées de son aîné avant de le sermonner comme un enfant.

_ S'il réussit à faire ce que je lui ai demandé on pourrait accepter de nouveaux contrats. Clame l'aîné qui a sérieusement réfléchi à la question et qui continue de tout finaliser dans sa tête. Il est à l'aise avec ce genre de choses et les comprends. Notre marché s'élargirait et-

_ Attend de quoi tu me parles exactement ? Demande le Blondinet qui coupe son frère dans son élan et qui lui demande de reprendre depuis le début.

_ Les jeux vidéo. C'est un marché florissant et en perpétuelle expansion. On pourrait exclusivement lui confier ce genre de projets puisqu'il semble à l'aise et connaît tous les termes dans ce milieu ou la plupart. Argumente et précise le Noiraud en expliquant à son frère ce qu'il pourrait faire et ce que leur agence pourrait accomplir. …Tu as une objection ou une contre-indication ? Souffle-t-il en attendant les propositions ou le refus de son frère.

Rhadamanthe reste silencieux durant un long moment avant de reprendre la parole et non pas sans raison. Pour la première fois il voit son frère reconnaître une autre personne que lui ou l'un des membres de sa famille.

Touché par cela, il ne sait pas si c'est dû à ce qu'il a pu voir le jour de la nouvelle année au temple ou à cause des ébauches de leur cadet, mais le fait est que, l'idée tient la route et si elle donne quelques contraintes du genre heures supplémentaire, elle offre aussi beaucoup d'avantages et ouvre beaucoup de portes.

_ Je suis d'accord avec ça et je pense qu'il accepterait sans souci. T'as sûrement dû le voir quand il était à Osaka, mais là-bas, il était comme un poisson dans l'eau. Assure le Doré d'un fin sourire et en réfléchissant déjà à sa charge de travail supplémentaire s'il réussit leur pari.

_ Oui, alors que fait-il ici ? Juge bon de demander l'Ebène qui ne comprend pas bien cette partie-là de leur cadet et qui oublie déjà qu'il a reçu une réponse à cette question lors d'une soirée.

_ Hm, bonne question, dit-il dans un rictus et en se souvenant brièvement de l'entretien d'embauche qu'il a fait passer à Rin et de ses réponses précédentes. En tout cas, j'espère qu'il réussira à t'épater. Combien de temps lui as-tu donné pour son épreuve ? Demande curieusement Rha' en se levant de son siège.

_ Trois jours, répond Hadèsen regardant l'autre sur ses pieds et regarder par-delà la fenêtre qui donne sur leurs employés.

_ T'aurais pu lui laisser une semaine. …Enfin bon. Tiens, ce sont les retours que nous avons reçus concernant le panneau pour l'agence de mannequinat et là, un nouveau dossier à lire. Tu me diras ce soir si tu acceptes ou non. Explique le Blondinet en donnant deux dossiers distinct à son aîné et en s'éloignant peu de temps après pour retourner à son bureau et plus précisément sur son ordinateur faire des planches en 3D.

_ Rhadamanthe…, interpelle Hadès avant que celui-ci ne sorte et disparaisse. T'as peur de quoi ? demande-t-il à mi-voix et comme s'il ne veut pas connaître la réponse.

_ Peur… … ? Essaie de se rappeler le Blond, les sourcils froncés et repassant en arrière leur conversation. Oh ça ! D'une nouvelle crise entre vous deux. Tu as un don pour l'éloigner de toi, même si tu aimerais le contraire sans le reconnaître. Affirme-t-il dans un rictus prononcé et en quittant définitivement le bureau de son frère pour le laisser seul avec ces derniers mots et pour ne pas se faire tuer sur place.

Le regard sur cette porte fermée et les sourcils froncés, Hadès essaie tant bien que mal de comprendre les propos de son frère. Il n'a rien fait ou dit qui peut faire croire quelque chose du genre alors quoi ? Et puis, c'est ridicule dit ainsi. Il n'a pas le droit d'approcher un gamin, encore moins de le toucher même si ces derniers temps, il ne le voit plus vraiment comme tel.

Sa lèvre griffée et sa langue claquant à son palet, ce Noiraud attrape le premier dossier que son frère lui a apporté et d'un coup d'œil à l'extérieur de cette pièce, il aperçoit un sourire qui ne lui a jamais été adressé. Il a déjà aperçu beaucoup de choses sur le visage de Rin, de la colère, de la tristesse, de l'incompréhension, de la surprise, de l'admiration aussi mais encore jamais de sourire, il aurait pu en jurer. Il s'efforce de ne pas penser ainsi mais ça devient dur de se retenir et malgré son « âge avancé », son inconscient lui suggère un « pourquoi pas ». Un « pourquoi pas » qu'il combat avec hargne et détermination. …Même si les deux s'effritent doucement dans son esprit.


L'appartement aujourd'hui est drôlement silencieux. Shun a repris sa chambre aux dortoirs puisque les cours ont de nouveau repris et s'il a été affabulé d'une valise c'est son frère qui l'a amené au lycée ce matin-là avec la camionnette de la boutique.

Et de retour dans cet appartement donc, tout est étrangement calme. On avoisine les huit heures trente quand Ikki rentre du lycée et qu'il se dirige vers la cuisine pour y préparer son petit-déjeuner –ainsi que celui d'Aphrodite-.

Une bonne odeur s'y dégage après moins de quinze minutes et si cela ouvre l'appétit, il ne veut en aucun cas manger seul. A pas de loup, il prend la direction de la chambre de ce Bleu Ciel et si celui-ci dort encore, le plus jeune s'approche un peu plus jusqu'à s'assoir sur le lit occupé, pour réveiller l'endormi.

La tâche n'a rien de compliqué, frôlé légèrement, dire un prénom, lui parler de la nourriture prête mais pour l'heure, ça relève du véritable challenge. Pourquoi ? Sûrement parce qu'Ikki est hypnotisé par la beauté de son petit-ami.

Depuis leur mise en couple, ils n'ont encore jamais dormi ensemble et donc ne se sont jamais réveillé l'un à côté de l'autre et pour le coup, ce Bleu Foncé trouve ça honteux de ne pas avoir su en profiter.

Sa main se pose doucement sur le crâne méché de son aîné et tranquillement son pouce câline. Aucune plainte ne se fait entendre alors il continue un certain temps avant de voir apparaître un quelconque mouvement chez son vis-à-vis.

Un léger gémissement se fait entendre, un corps débute son éveil et si ses paupières se lèvent avec difficulté, un fin sourire se trace sur le visage d'Aphrodite. Jamais encore il n'a été réveillé de cette façon par son cadet et l'apercevoir –lui- en premier est un luxe qu'il aimerait s'offrir chaque jour.

La main toujours dans les cheveux du Fleuriste, le plus jeune décide à lui marmonner l'heure et qu'un repas les attend mais avant tout, il décide de lui voler un baiser, gentillet et appuyé.

_ Bonjour toi, fredonne Aphrodite dans un fin sourire charmant et charmeur après avoir vu son cadet reculer.

_ Salut Aph', répond sur le même ton ce petit-ami bien doux. …Je ne voulais pas manger tout seul, se confie-t-il quelques minutes plus tard et sans lâcher cette tête de sa main.

_ Hm, Shun est déjà parti ? Il est quelle heure ? Demande et essaie de voir ce « paresseux » sans grande réussite.

_ Un peu plus de neuf heures et oui, je l'ai ramené tout à l'heure. Indique maintenant Ikki en revenant vers ce visage pour lui prendre un autre baiser. …Je…, ne savais pas qu'on pouvait être aussi beau au réveil.

Et voilà, il a réussi à faire rougir et à embarrasser son aîné en une seule phrase. Ce n'est pas spécialement ce qu'il voulait, ni même son intention mais, il est encore plus craquant comme ça, se dit-il. …Vraiment beau.

Aphrodite se couvre d'un drap peu de temps après et s'il marmonne des choses incompréhensibles, il fait aussi saisir son cadet en ressortant tel un sauvage de sous cette couverture pour embarquer avec lui ce Bleuté et le faire tomber à la renverse.

_ Ne dit pas ce genre de chose, marmonne une nouvelle fois Aphrodite à l'oreille de son cadet en restant légèrement allongé dessus.

_ Quoi ? Personne ne te l'avait jamais dit peut-être. Souffle d'une voix parfaitement neutre et claire Ikki qui trouve cela impossible.

_ Peut-être mais ce n'est pas une raison, toi c'est… …C'est gênant dans ta bouche. Soupire de misère le plus vieux des deux qui se cache dans le cou de son petit-ami. C'est gênant parce que ça fait incroyablement plaisir.

_ D'accord, fini par souffler Ikki qui se sent sûrement un peu blessé. Je ne le dirais plus si c'est ce que tu veux, assure-t-il maintenant et en fixant le plafond alors que cette main qui se trouve dans le dos d'Aphrodite se glisse de nouveau dans la chevelure de celui-ci.

_ Ce n'est pas ce que j'ai dit ! Clame maintenant le Bleu Ciel en relevant son visage rougi mais aussi légèrement paniqué. …C'est juste que… c'est embarrassant.

_ Donc que ce soit moi n'est pas emmerdant ? Vérifie le plus jeune en dévisageant son aîné de son regard foncé.

_ Pas du tout, au contraire. Dit avec conviction un Fleuriste presque en équilibre sur ses coudes pour démontrer qu'il ne ment pas. …Je peux t'embrasser ?

_ Tu m'avais dit qu'on ne demandait pas ce genre de choses ? J'me serais trompé ? Gronde presque le jeune homme en attrapant la nuque de ce Bleu Ciel.

Enfin bon, il récolte aussi un étrange sourire et quelques secondes plus tard, des lèvres sur les siennes et une main accrochant ses côtes.

Ils ne se lâchent plus après ça et se cajolent tranquillement. Ça c'est un réveil des plus rêveurs et des plus convoité. De trois quarts sur son cadet, Aphrodite laisse sa main parcourir le torse couvert d'Ikki et s'il donne des frissons à celui-ci, il continue la découverte de ce corps qu'il trouve tentant.

Presque en cachette, ses doigts glissent sous le t-shirt du plus jeune et en sentant les frémissements de celui-ci, il continue de s'aventurer et de profiter.

Les doigts sur la nuque d'Aphrodite, le Bleu Foncé l'éloigne légèrement pour le scruter et les deux ont ses stries rouges sur leurs joues et ce fin désir dans le regard.

Aphrodite veut sans doute parler à cet instant mais, il se fait taire par un doigt qui ensuite soulève son chandail et effleure sa peau.

Là encore, pas un mot seulement des regards et des mains qui continuent de découvrir doucement et de descendre jusqu'à frôler au même moment un pantalon. Fin pour les mains d'Ikki, épais pour celles d'Aphrodite.

La lèvre pincée, le Fleuriste hésite pendant une pleine seconde avant de se décider à dégrafer le jeans de son cadet. C'est la première fois qu'ils vont aussi loin et l'un est certainement plus hésitant que l'autre parce qu'il n'a pas l'habitude de tout ça. …Ikki découvre ça pour la première fois –avec un homme- et il sait que son inexpérience va jouer contre lui, surtout que son petit-ami a des ex experts et pervers –pour l'un en tout cas- dans le domaine. Lui, il n'est qu'un novice mais il a vraiment envie de toucher son aîné et de lui donner du plaisir.

Alors de sa main, il dénoue le nœud de ce pantalon en tissu et sans précipitation, glisse ses doigts pour effleurer le bas ventre de son compagnon.

Un soupir retenu, Aphrodite fait de même de son côté et s'il griffe déjà la verge de son cadet de son index, à aucun moment ils ne détournent le regard l'un de l'autre.

Les gestes de plus en plus précis et appuyé, le Fleuriste fini par caresser ce membre sur toute sa longueur et se sent incroyablement fier de le sentir grossir et durcir dans sa paume. Un nouveau baiser pris, l'un et l'autre maintenant se caressent et se donnent du plaisir. L'un en face de l'autre, seul quelques soupirs se font entendre en plus de leurs vêtements qui se froisse et en voulant un peu plus, le Bleu Ciel prend la liberté de se rapprocher, de baisser un peu plus son pantalon et le jeans d'Ikki pour que leurs verges se touchent et s'effleurent.

_ C'est bon Ikki ? Soupire entre deux baisers le plus âgé des deux alors même que sa main s'amuse avec un gland.

_ Mh… et toi ? Est-ce que-, sa question se fait taire d'un baiser. Aph' tu peux aller plus vite… .

La demande fait sourire et est acceptée. De vrais mouvements de va-et-vient se font sur les membres entrelacés et les deux profitent de cette chose délicieuse.

Continuant de profiter de la bouche de son aîné, Ikki n'en finit plus de lui prendre des baisers et de laisser ses doigts glisser sur la peau douce de son petit-ami. Le t-shirt rendu sur le haut du torse d'Aphrodite, il prend la liberté de venir taquiner les tétons de celui-ci et si cette chose est appréciée, elle donne un peu plus de couleur au Fleuriste.

Dans un état second, les deux hommes sentent leur désir grandir et si les gestes se font un peu plus forts et rapides sur leurs sexes, c'est parfait. Le Bleu Ciel connaît exactement la cadence à suivre et où toucher pour donner plus de plaisir. Une nouvelle fois, leurs regards se croisent et si leurs deux visages sont aux prises avec leur envie et la chaleur de la pièce, ils se sont sautés dessus pour se voler mutuellement un baiser et pour voir leurs langues se disputer.

_ Ikki hn~ …je vais…, avoue à demi-mot l'aîné qui se retient à présent de jouir trop vite.

La réponse est un sourire amoureux et à celle-ci, ledit Ikki laisse l'une de ses mains glisser sur leurs deux verges pour accélérer la cadence et faire frissonner son aîné en prime.

Il ne faut que quelques minutes de plus pour que les deux jeunes hommes jouissent ensemble. Essoufflé de ce sport matinal mais satisfait d'avoir expérimenté cette chose à deux, Aphrodite se niche dans le cou de son petit-ami et le récompense de quelques baisers posés ici et là. Ikki –lui-, enlace simplement un peu plus fort ce Bleu Ciel et se demande s'il a été à la hauteur. Il craint vraiment d'être nul aux yeux de son amant alors que lui a aimé du début à la fin.

_ C'était super, souffle alors Aphrodite au creux de l'oreille de son cadet et en le récompensant d'un autre baiser.

Il n'y a pas eu de réponse à ce commentaire si ce n'est une étreinte plus vive et des lèvres sur un crâne en pagaille. Cela fait sourire davantage et se cajolant encore durant de longues minutes, ils reviennent tranquillement à la réalité des choses, de la journée qu'ils ont de libre parce qu'ils ont décidé de laisser la boutique fermée –une sorte de congé pour les jours d'ouvertures durant les fêtes- et l'un contre l'autre, la parole revient enfin.

_ …Le petit-déjeuner doit être froid…, se surprend à dire Ikki qui vient de repenser à ses minutes passées dans la cuisine.

_ On n'aura qu'à réchauffer, sourit le Fleuriste en se relevant et en épiant son cadet vraiment beau à ses yeux. Est-ce que tu aimerais sortir aujourd'hui ?

_ Ça me va si c'est ce que tu veux, assure à présent le Bleu Foncé dans un sourire et dans un baiser avant de se redresser et de se rhabiller. Tu me suis ?

_ Avec plaisir !


Pour une fois il n'ouvre pas en soirée mais en matinée. En fait c'est la première fois mais Sheera lui a dit commencer vers dix heures. Il lui a proposé un déjeuner avant de partir au travail. Elle arrive les bras chargés et un tailleur lui allant à la perfection.

- Tu as une tonne de dossiers, sourit le barman en les lui retirant des bras.

- Oui mes patrons ont plusieurs procès aujourd'hui je dois être avec tout ça au palais de justice à dix heures.

- Tu es en voiture ?

- Non, j'y vais en métro.

- Je t'y déposerais je dois aller par là-bas aussi.

La jeune femme le remercie d'un baiser au coin des lèvres. L'homme sourit, il lui aurait bien volé un baiser sur les lèvres mais n'ose pas. Ils déjeunent tranquillement en apprenant à se connaître encore plus. Vers neuf heure vingt il l'amène au palais de justice où ils arrivent peu avant dix heures. Fier de trouver une place non loin de là, il l'accompagne jusqu'à destination, soit devant le bureau que ses patrons occupent pour la journée. Il est un chevalier servant jusqu'au bout en portant les dossiers.

Sheera heureuse les lui reprend en les échangeant contre un baiser doux sur les lèvres.

- Dionysos, tu es vraiment l'homme le plus gentil que je connaisse.

L'homme va répondre quand elle s'engouffre dans la pièce où se trouvent ses patrons les joues rouges qui ne passent pas inaperçues aux yeux de l'homme qui pense qu'elle est la femme la plus jolie qu'il ait vu en cet instant.


Camus se lève tôt et réveille Arthur qui vit avec eux depuis le soir d'avant. Il l'a récupéré au couvent avec son sac muni de quelques affaires et de ses papiers. Puis ils ont retrouvé ses amants chez eux, une longue discussion s'était faite. Il avait été décidé que cette semaine Shion donnerait tous les cours de Camus pour le laisser s'occuper des papiers. Le Vert en profiterait aussi pour faire le changement d'école d'Arthur, en tant que directeur, cela lui incombait.

C'est pour cela que ce matin, il est là avec Arthur, dans le palais de justice. Il râle, l'homme de paix lui demande une lettre signée d'un témoin de moralité, mais il ne voit pas à qui demander dans la minute. Alors debout devant le bureau il piétine, quand il voit une silhouette au loin.

- Arthur reste là je reviens. Le Bleu Marine rattrape l'homme. Dionysos que fais-tu là ? ça va ?

- Camus, oui bien sûr. J'amenais Sheera au travail.

- Elle fait quoi ? Je n'ai pas eu le temps de lui demander.

- Elle est assistante dans un cabinet d'avocat.

- Vraiment ? Elle pourrait m'aider alors ? Viens je vais t'expliquer.

Le Bleu Marine l'entraîne à sa suite et lui présente Arthur. Ensuite, il lui explique la raison de sa venue et lui demande son aide et celle de Sheera si possible.

Le barman comprenant le besoin de son ami envoi un SMS à la jeune femme.

" Sheera,

Je suis toujours au palais de justice en compagnie de Camus. Il aurait besoin de conseil."

L'assistante avocate lui répond qu'elle sera libre dans une demi-heure. Les trois hommes l'attendent devant le bureau des adoptions.

La blonde débarque un grand sourire sur le visage. Elle écoute l'histoire de Camus et entre avec les trois dans le bureau. Là, elle et Dionysos se portent témoin de moralité devant le juge de paix et elle prend le dossier à remplir et à ramener au plus tôt. Revenu dans le couloir elle félicite Camus et Arthur et rajoute :

- Avec ce dossier vous pourrez adopter qui vous voulez et autant de personne que vous le désirez. Devant le regard incrédule des trois en face d'elle, elle explique mieux. Vous ne pourrez jamais épouser vos compagnons mais vous pouvez les adopter et créer une famille tous les quatre. De plus étant majeurs ils auront les mêmes droits que vous sur Arthur. Il aura trois papas portant le même nom. Vous pouvez aussi prendre tous les noms de famille des adultes.

- Merci, sourit Camus heureux de la découverte. J'en parlerais à Saga et Shion.

La jeune femme s'excuse car une tonne de travail l'attend encore. Elle laisse les trois hommes après avoir volé un doux baiser sur les lèvres de Dionysos. Camus sourit de cela.

- Ça avance doucement et je ne veux pas de question. Sinon vous faite quoi maintenant, vous allez au Lycée ?

- Ok pas de question, s'amuse Camus. Non, on va aller faire des emplettes. Arthur a besoin de vêtements et de chaussures. Et après on ira chercher des bouquets de fleurs chez Aphrodite. On va aller fleurir la tombe de Sœur Angèle et de mes parents, je n'y suis pas allé hier.

- Bien, je ne vous retiens pas et toutes mes condoléances pour Sœur Angèle. Je sais combien tu tenais à elle.

- C'était une femme bien, murmure Arthur les larmes aux yeux.

- J'en suis sûr ! Déclare Dionysos. Camus ne m'a toujours dit que du bien d'elle.

Puis les deux adultes parlent encore un peu et Camus repart avec son futur fils.