Bonjour,
Aujourd'hui un petit chapitre avec trois scènes bien différentes mais qui font avancer les choses pour chacun. J'espère que cela vous plaira. Bonne lecture Biz Craft.
Prochain rendez-vous : jeudi 9 janvier.
Mercredi 8 Janvier.
Dans l'appartement les quatre hommes sont sur le qui-vive. Ils sont tous impatients du déroulé de la matinée. Après plusieurs discussions et beaucoup d'efforts pour trouver tous les papiers nécessaires la décision a été prise. Camus va adopter tout le monde et ils deviendront une famille.
Ils ont donc décidé de faire cela en ce mercredi matin. Pour cela Shion a remis ses réunions à plus tard et Camus et Saga ont déplacés leurs cours. Ce qui a fait sauter de joie leurs élèves qui pour une fois ont soit une journée de repos, soit une grasse matinée. Eux cependant, ne l'ont pas faite se rendant pour neuf heures au palais de justice. Là, les quatre signent tous les papiers voulus, Shion a amené des lettres de témoins de moralité de son cadet et de ses parents, Saga, lui, de son jumeau. Puis en sortant du palais tous portent le même nom de famille : Aquarius-Ariès-Gemini.
Le gamin aura les trois noms et les adultes ne les auront que sur les papiers. Bon, dans la réalité tous seront avec leur noms d'origine et Arthur portera surtout celui d'Aquarius.
En entrant dans la voiture Saga donne une adresse à Camus et les quatre se rendent là-bas. Devant une grande maison à vingt minutes en voiture ou en métro du centre-ville une femme les attend. Elle leur fait visiter.
La demeure est constituée d'une entrée fermée avec des baies vitrées. A l'intérieur, au rez-de-chaussée le hall d'entrée, avec un escalier menant au premier étage. A droite se trouve une pièce pouvant servir de bureau. A gauche le salon et le coin salle à manger donnant sur le fond, en passant derrière les escaliers une cuisine et une chambre avec salle de bain. A l'étage trois chambres, dont deux immenses. Puis une salle d'eau et une penderie. Chaque chambre possède un balcon.
Les garçons s'y voient bien. Le bas sera pour Arthur et l'étage pour les trois adultes. Leur chambre sera la grande à côté de la penderie, les deux autres serviront de bureau. Shion aura le plus petit mais y sera seul. Tandis que Saga et Camus se partageront la grande chambre tous les deux. En bas la pièce libre sera une bibliothèque ou une salle pour Arthur.
Les trois se comprennent d'un seul regard et vont voir la dame de l'agence immobilière et font une offre pour la maison. Celle-ci répond qu'ils auront une réponse dans la soirée. Alors ils refont un tour avec Arthur et le gamin est ravi de savoir qu'il aura le rez-de-chaussée pour lui seul. Les trois adultes prennent bien soin de lui, mieux qu'il ne l'aurait espéré. Bon, avec Camus il se dispute toujours mais les deux autres sont sympas. En y réfléchissant même Camus vaut le coup en tant que père. Alors c'est le sourire aux lèvres qu'il va avec eux faire des magasins pour de futurs meubles. Ils les achèteront s'ils ont la maison.
Le soir, un agent de l'agence immobilière appelle Saga et confirme qu'ils ont la maison et cerise sur le gâteau ils auront les clés dès le vendredi. Saga réserve donc sa matinée -Shion prendra ses élèves- pour aller payer la maison et récupérer la clef. Ensuite, ils décident que le lendemain – jeudi- soir, ils iront commander les meubles vus l'après-midi même.
Ce jour-là tous partent se coucher le sourire aux lèvres.
Poséidon est tranquillement installé dans son fauteuil. Cet après-midi il s'est dégagé de toute formalité pour faire ses dossiers en retard. C'est pour cela qu'il rechigne quand il entend l'interphone de son téléphone sonner. Sa secrétaire lui annonce la visite imprévue d'une personne à qui il ne peut dire « non ». Premièrement, car il est l'un de ses plus gros donateurs et secondement, car il est le père d'Himiko. Alors, même si leur début de relation n'est pas encore révélé au grand jour, il ne peut rejeter la visite de cet homme. Il le fait rentrer et prend son sourire pour les événements qu'il apprécie d'éviter.
- Merci de me recevoir sans rendez-vous, déclare haut et fort l'homme en tendant une main vers Poséidon.
- C'est bien normal Monsieur Hatsuki, sourit le plus chaleureusement possible le Bleu en prenant la main tendue et en la serrant avec fermeté.
- Je ne vais pas aller par quatre chemins, décrète le visiteur. Je sais que depuis un moment vous tournez autour de ma fille. Quels sont vos intentions ?
- Mes intentions ?
- Oui, vous voulez l'épouser ou non, car il y a d'autre propositions qui m'ont été faites et si vous n'êtes pas sur le marché je lui trouverais un meilleur parti.
- Pardon ? Mais qu'en pense Himiko ?
- Elle n'a pas a penser à cela, c'est moi qui décide pour elle.
- Je pense plutôt qu'elle a tout à dire. C'est sa vie…
- Donc vous n'êtes pas intéressé, le coupe-t-il.
- Nous n'en sommes pas là, mais…
- Bien alors veillez à ne plus la contacter. Je vais lui présenter quelqu'un d'autre. Vous êtes bien et vous avez des qualités mais dans les affaires il faut faire au plus offrant et au plus vite. Elle est encore jeune, si on attend trop elle ne pourra plus avoir d'héritier.
- Vous plaisantez ! S'exclame Poséidon outré. C'est de votre fille dont on parle, pas d'un vulgaire objet.
- C'est ma fille justement et quand vous aurez des enfants et surtout une fille vous comprendrez l'importance de son mariage.
- Je ne crois pas que nous ayons la même définition pour « importance du mariage d'une fille ».
- Oui bon, je ne vous embête pas plus. Nous sommes d'accord vous ne voyez plus ma fille. Merci.
Et avant que Poséidon rajoute quoi que ce soit il se retrouve seul dans son bureau. Il regarde l'heure et attrape son portable afin de composer un numéro. Il tombe sur le répondeur et laisse un message.
- Ton père vient de sortir de mon bureau, faut que je te voie au plus tôt. Himiko je tiens à toi, tu m'es précieuse.
Puis il raccroche en soupirant. Il fallait qu'il lui dise pour qu'elle ne se fasse pas d'idées. Il ne sait pas ce que son père va lui raconter. Il se remet à ses dossiers, en gardant son portable à ses côtés, en attendant un message de la jeune fille.
_ Shura~, chantonne joyeusement Deathmask alors qu'il entre déjà dans ce Dojo et qu'il recherche sa proie.
Il est un peu plus de vingt et une heures quand il arrive devant la propriété du Vert et ce coup-ci il ne croise personne. Ni élève ou enquiquineur.
Entré sans permission, il fait le moins de bruit possible et s'introduit loin sur la propriété mais le locataire reste introuvable. Marchant sur le parquet lustré, Deathmask continue de visiter les lieux qu'il n'a pas encore eu l'occasion de voir et finit par s'arrêter devant une pièce occupée.
_ Shura~, claironne de nouveau le Bleuté, faisant saisir l'appelé en l'attrapant par les épaules.
_ Bordel Death' qu'est-ce- ! Deathmask qu'est-ce que tu fous ici ? Grogne Shura qui se recule de son « ennemi » et qui le repousse également. Répond !
_ J'te trouvais pas alors je t'ai cherché, se moque le susnommé en revenant à la charge.
_ M'approche pas, y'a quelque chose sur le feu, ordonne le Vert d'un regard noir. Et tu t'es pas dit que tu pouvais rentrer chez toi !?
_ Pourquoi j'serais parti ? J'pensais que tu jouais à cache-cache alors j'me suis pris pour le loup, explique le Bleuté qui revient une nouvelle fois à la charge avant de se prendre une cuillère en bois bouillante sur le dos de sa main. …Bordel, t'es malade ! T'aurais pu m'faire mal !
_ C'était le but de la manœuvre, peste Shura qui a raté. Ce soir j'peux pas te donner ce que tu veux, j'dois être en forme pour demain. Clame-t-il puisqu'il connaît de mieux en mieux son partenaire de jeu…, enfin surtout quand il apparaît le soir et à l'improviste.
_ Pourquoi ça ? T'as quoi de mieux à faire que de t'occuper de ma queue ? Boude presque le Bleuté en se laissant tomber sur une chaise non loin de là.
_ Un tournoi avec mes vingt ans qui débute demain jusqu'à samedi. Parle le Maître d'Arme en reprenant son repas du soir.
_ Genre, ils foutent rien pendant trois jours ? Ils ont pas cours ou je-ne-sais-quoi ! Grogne maintenant le Mécanicien qui joue avec tout et n'importe quoi qu'il trouve sur la table.
_ Il y a des dérogations pour leurs cours quand les compétitions arrivent. Tu devrais savoir ça si tu as été à l'université. Dit le Vert d'un sourire narquois.
_ J'y suis pas allé et j't'emmerde, peste maintenant Death' qui voit l'autre se retourner et il ne l'avait pas encore remarqué mais cet imbécile porte un tablier. Sans rire, il fait tout pour le provoquer et l'exciter.
_ C'est pour ça que parfois tu as l'air bêbête, rigole sans se cacher Shura qui vient de récolter un regard de tueur alors que sa main cachée dans son dos éteint le dernier gaz. Death', je plaisantais. Tu as déjà diner ? Demande-t-il à présent en retirant ledit tablier qui attire l'attention du Bleu.
_ Me dit pas que j'suis con, grince des dents le Mécanicien. Pas qu'il a un complexe d'infériorité ou autre seulement, il n'aime pas être traité d'abruti ou vu comme tel.
_ Je voulais te taquiner rien de plus, j'sais bien que t'es pas con. Assure Shura qui fait un pas, puis un second en direction de son amant. Mais répond à ma question. J'peux pas te donner mon cul ce soir mais je peux te donner un repas chaud et pas trop immonde.
_ Ta bouffe est bonne et non j'ai pas encore mangé, non. Dit-il en attrapant la taille à portée de main pour l'amener à lui et y déposer sa tête contre le ventre de celui-ci. J'veux t'entendre crier… .
_ Pas avant Dimanche, tu n'auras qu'à attendre jusqu'à là. Indique le Vert en chiffonnant la chevelure entre ses mains. Tu peux mettre les assiettes si tu veux.
_ Fait le toi-même j'suis ton invité, non. Marmonne le Bleuté comme un enfant qui pour une fois, veut être choyé.
_ Tu t'es invité tout seul n'oublie pas. Reprend simplement pour la forme le Maître d'Arme en continuant de s'amuser avec les mèches foncées de son vis-à-vis. …Mais comme je suis bon prince aujourd'hui, je vais même préparer ton assiette.
_ …Super, je veux de la viande. Sourit caché le Bleuté en resserrant un peu plus fort sa prise, et je reste ici aussi ce soir.
_ D'autres exigences ? Sérieux ne prend pas des décisions seul, houspille Shura en se vengeant sur cette tête entre ses mains. …Allez, mangeons maintenant.
Il éloigne les mains de Deathmask et après ce petit moment inhabituel pour eux deux, la vie reprend et très vite les assiettes sont servies.
L'un en face de l'autre, les joutes verbales reprennent et sans aucunes étrangetés, ils ont tous les deux le sourire aux lèvres de leurs petites querelles. La soirée est bruyante évidemment, leurs voix s'élèvent rapidement dans l'unique but d'avoir raison puis Death' taquine beaucoup aussi, à l'aide d'un pied ou d'une main. D'un regard ou d'un sous-entendu.
Puis après le repas, l'épreuve fatidique de la douche est lancée et le Bleuté se voit refuser l'entrée tant que le propriétaire des lieux y est. Evidemment il grogne et jure mais ça fait aussi bien rire et rien que pour ça, Shura prend plus de temps qu'à l'ordinaire. Pour l'occasion aussi, ce Vert donne à son campeur d'une nuit des vêtements de rechange et s'ils passent un moment dans le salon, plus à s'embrasser et se tripoter qu'à regarder le film diffusé, le Mécanicien perd finalement et se résigne à mordre un cou encore et encore jusqu'à voir celui-ci prendre une belle couleur violacée.
C'est la première fois qu'ils font ce genre de chose. La première fois qu'ils ne se voient pas uniquement pour faire l'amour depuis qu'ils ont commencés et si c'est étrange et bizarre, c'est aussi apprécié par les deux parties sans le dire.
Et au moment du couché, dans les environs de minuit pour que Shura ne soit pas trop épuisé à son réveil, une dernière tentative voit le jour. Discrète et silencieuse mais rien. Le Vert est intransigeant et on peut entendre Deathmask grincer des dents mais aussi prendre en otage un Maître d'Arme pour la nuit. L'autre tente bien de se débattre pour trouver une position adéquate « sa » position pour dormir mais rien à faire puisqu'au final, l'autre l'étouffe simplement.
Littéralement étouffé puisqu'il se fait plaquer par ce Mécano sur son matelas et que ses mouvements se voient entravés –quasi inexistant pour tout dire- mais il trouve le sommeil bon gré mal gré et trouve même un peu de plaisir à tout ça. Tant et si bien que sa seule main de libre trouve de nouveau refuge dans la tignasse foncé de son amant et ce jusqu'à la fin de la nuit. Pour la première fois, Deathmask découvre le sens du mot « cajolerie » sans même en avoir conscience et s'en s'être aperçu qu'il demande lui-même à être « bien traité ».
