Bonjour,

Pardon pour le retard je n'ai pas vu ma journée passée lol. Pour me faire pardonner vous aurez la suite tout de suite. De plus là c'est un long chapitre ou l'on voit beaucoup de monde. J'espère que cela vous plaira. Bonne lecture Biz Craft.


Samedi 11 janvier

A sept heures du matin les premiers à venir aider au déménagement débarquent. Les trois professeurs sont ravis de toute l'aide qu'ils reçoivent. Le jeudi soir heureux d'apprendre qu'ils auraient les clés le vendredi matin et que les meubles qu'ils viennent d'acheter seraient livrés dans la matinée du samedi directement à la maison, ils ont appelé leurs amis à l'aide pour déménager contre le repas du midi et du soir. Tous ont accepté. Kanon a dit « oui » pour son jumeau, ainsi que Mû pour son frère. Camus a demandé à Aphrodite qui a accepté de fermer pour la journée et est suivi d'Ikki. Surtout quand il a appris que Shun, Hyoga et les autres adolescents seraient là, ceux-ci ont proposé leur aide à Arthur. Après il a appelé Death' qui a accepté avec plaisir et celui-ci voulait se changer les idées, Shura ne revenant que le soir. Mais il avait déjà d'en l'idée de profiter du Maître le dimanche et le lundi étant un jour férié. Cela avait fait rire Camus qui après une discussion avec le mécano, avait appelé Apollon et Dionysos qui étant libre en journée ont accepté avec plaisir.

Et maintenant ils viennent de faire plusieurs équipes. Celles qui terminent les cartons -déjà bien avancés- dans les trois appartements. Saga et Shion ayant rendus les leurs aussi. Et une dans la maison pour réceptionner les meubles et les cartons qui seront amenés au fur et à mesure. Tous ont une voiture ou plutôt des camionnettes. Mû, Death' et Aphrodite ont amené celle de leur travail.

Mû et Shion sont parti dans l'appartement du directeur avec leurs parents qui se sont greffés au dernier moment, ils ont aussi entrainés Seiya avec eux pour avoir plus de bras. Ils ne leur restent pas grand-chose à mettre en paquet car le jour d'avant à la sortie des cours Shion a filé chez lui et a commencé les cartons. Depuis un moment il en a récupéré avec Saga pensant déjà à un futur départ assez proche. De plus, le soir il a vu débarquer son cadet et ses parents et ils ont fait les trois quarts du travail jusqu'en milieu de nuit. Puis, il s'en est voulu car la plupart de ses affaires sont maintenant chez Camus c'est lui qui fera le plus de rangement. Alors, tous se dépêchent pour vider cet appart et filer tout poser à la maison pour aller aider dans l'appartement de Camus.

Death' lui, prend Kanon, Shun et Hyoga, pour l'appartement de Saga. Celui-ci ne vient pas étant à la nouvelle maison pour réceptionner les meubles et les affaires des trois appartements. Les jumeaux aussi ont bien travaillé le soir d'avant. De plus, Shion a remplacé Saga toute la journée. Alors, celui-ci après avoir récupéré les clefs de la maison, a passé toute sa journée à empaqueter ses affaires dans son appart. Le déménagement sera assez rapide c'est ce que tout le monde espère.

Dans l'appartement de Camus, il y a celui-ci, avec Aphrodite, Ikki, Dionysos et Apollon. Les cinq hommes s'activent car c'est l'appartement le plus grand et le plus fourni. Même si le soir d'avant avec Arthur ils ont pas mal rangé déjà. De plus, même s'ils ont racheté plein de meubles pour la nouvelle maison ils en amènent aussi de cet appart -plus que ceux de chez Saga et Shion -. Quand tout sera fini, ils devront démonter tous les lits et meubles des trois appartements pour les amener dans une œuvre caritative voulant se débarrasser de façon utile du surplus. Ils continueront ce week-end en rangeant les habits et autres bibelots, ils auront deux jours pour cela, le lundi étant férié et donc jour de repos. Ils pourront donc prendre leur temps, contrairement à aujourd'hui.

Dans la maison Saga est accompagné de son fils Arthur et des trois filles du groupe Marine, Shaina et Saori. Les cinq ont profité de l'attente du premier débarquement d'affaires pour nettoyer la maison, un bon coup de balais dans les pièces, est déjà bien. Puis, ils ont tous aidé le personnel du magasin venus livrer en montrant les différentes pièces où ils devaient mettre les meubles. Une fois fait, ils voient arriver le premier convoi de chez Shion. Tous aident Mû à débarrasser la camionnette devant la maison, avant de repartir pour le reste, les cinq, eux, rentrent tranquillement les cartons. Saga est bien content de voir que tous ont de la force. Seule Saori a un peu de mal, mais on lui trouve une autre occupation, celle de guider les personnes ne voyant pas, à cause d'un objet trop volumineux, ou encore de dire comment pencher les objets pour plus de commodité, lors de leur entrée dans une pièce. Tout est donc rentré avant l'arrivée de Death' - de l'appartement de Saga – et ils font de même. Cela dure ainsi toute la matinée.

Vers treize heures les appartements de Shion et Saga sont vides. Mû, Shion, Death' et Kanon font un dernier voyage vers le local d'une œuvre caritative pour y déposer tous les meubles. Pendant ce temps les parents de Shion, et les trois adolescents les aidants retournent à la nouvelle maison. Là, une nouvelle dynamique se fait, pendant que les hommes de tous âges terminent de ranger les cartons dans les bonnes pièces, les filles sous la directive de la maman de leur directeur font le repas. Ils pique-niqueront sur la terrasse extérieure fermée du jardin. On peut y accéder par une porte fenêtre du coin salle à manger et de la cuisine -pièce juste à côté-. Pour l'occasion Saga a installé dès son arrivé un chauffage d'appoint pour manger dans de bonnes conditions.

Saga contacte le groupe de Camus qui promet d'arriver vite après avoir rempli la camionnette d'Aphrodite. Tout le monde arrive pour quatorze heures et tous déchargent rapidement le véhicule avant d'aller manger.

- Merci pour le repas, remercie en souriant Camus mort de faim.

- Ce n'est rien, sourit Madame Ariès. Les filles m'ont bien aidée et puis ce ne sont que des sandwichs.

- Oui, ce soir on essaiera de faire un peu mieux et on vous invitera pour la crémaillère, je vous ferais un bon repas, promet Camus.

- De toute façon ce soir on aura de bons gâteaux, sourit Mû. Shaka a dit que pour s'excuser de ne pas être venu aider il amènerait les desserts.

- Super ! S'exclame Shion qui aime les gâteaux du Blond. Arthur tu vas voir, tu vas adorer. Shaka est un bon pâtissier.

- Je suis le seul à pas avoir goûté ? Questionne le gamin surpris.

Tous font « oui » de la tête. Puis les conversations se font pendant une bonne heure où tous reprennent des forces.

Vers quinze heures ils font deux groupes, un avec Camus, Death', Mû, Kanon, Aphrodite et Ikki. Avec les trois camionnettes et les six hommes ils espèrent finir vite le déménagement des dernières affaires et des meubles à donner.

L'autre groupe est constitué de tous les autres. Là aussi deux groupes se font, les hommes – Monsieur Ariès, Saga, Shion Apollon, Dionysos, Arthur, Shun, Seiya et Hyoga-. Deux par deux, voire plus si besoin, ils commencent à ranger et surtout à monter les meubles. Les lits des deux chambres et les bibliothèques et bureaux des bureaux. Les quatre filles, elles, s'occupent du rangement, d'abord la cuisine en mettant tous les ustensiles à leurs places, ensuite, les penderies.

Vers dix-neuf heures, deux camionnettes arrivent et les quatre nouveaux arrivant finissent d'aider à monter quelques meubles. Saga soupire en voyant que la maison prend forme.

- Il manque plus que Camus et Mû et tout sera parfait, sourit le Bleu Foncé.

- Ils ne devraient plus tardait, répond son jumeau, Mû vient de me dire que les courses sont finies et qu'ils ont pris Shaka et les gâteaux sur leur passage.

Tous sourient de la bonne nouvelle et en attendant les trois derniers, ils continuent de ranger quelques affaires par-ci, par-là.

Les adolescents demandent à Death' de les aider à faire fonctionner la télé et de mettre en place la console de jeu que Camus a offerte à Arthur. Celui-ci a hâte de l'essayer et les autres aussi. Vers vingt heures trente Camus, Mû et Shaka arrivent les bras chargés.

- Pardon, mais ce soir ce sera un repas venant d'un traiteur.

- Parfait, dit le père de Shion. On vient juste de finir d'allumer la cheminée on aura plus chaud, même si aujourd'hui en bougeant on n'a pas ressenti le froid.

- Effectivement, et je viens de monter la température sur les radiateurs, sourit Saga, au moins pour les chambres.

- Et nous on vient de finir d'installer la table, montre madame Ariès. Elle est amusante avec toutes ses assiettes non assorties venant des trois appartements.

- Bien on a plus qu'à mettre dans des plats, déclare Camus en se dirigeant vers la cuisine. Et un de ses jours on pourra racheter un nouveau service plus assorti.

- Oui mais on va attendre avant j'aimerais qu'on refasse quelques tapisseries, explique Saga en regardant celle de la salle à manger.

- Oui et pas que ça, rajoute Shion. La moquette c'est bien mais celle de la chambre…

- Vous auriez pu faire ça avant d'aménager, soupire Monsieur Ariès. On va galérer à tout rebouger pour le faire. Bon on fera ça, pièce par pièce.

- Merci pour votre aide, sourit Camus en revenant avec les plats chargés de nourriture et en invitant tout le monde d'un signe de tête à s'asseoir. Ce que tout le monde fait avec plaisir. Puis il reprend, mais…

- Je ne vais pas laisser mes trois fils et mon petit-fils, tout faire seuls alors que je suis à la retraite. Et puis ma charmante épouse passe son temps à dire que je ne fais rien de mes journées alors je vais vous aider.

- Bonne idée ! S'exclame son épouse, moi aussi je viendrais aider.

- La maison va être vivante, rigole Arthur.

- Ça à l'air de te plaire, constate Saga.

- Je n'ai jamais eu de grands parents alors j'ai hâte de découvrir si tout ce qu'on dit dessus est vrai ?

- Que dit-on dessus ? Sourit le grand père en question qui aime la vision de son petit-fils car il l'a adopté, comme Shion et ses deux amants. Aujourd'hui, il voit une famille unie et heureuse, il est juste déçu que les parents des jumeaux ne soient pas là pour partager ce moment important pour Saga et sa nouvelle famille. Mais aussi que Camus et Arthur ne puissent pas avoir de soutien, alors il le sera.

- Eh bien que vous êtes plus laxistes et qu'on découvre plein de choses avec vous.

- Comme ? Je veux dire qu'aimerais-tu découvrir ?

- … Arthur réfléchit avant de répondre. Pour tout vous dire on ne m'a jamais posé la question alors je ne sais pas trop.

- La pêche, sourit Camus. Shion m'a dit que quand il était enfant avec Mû vous lui avez appris à pêcher. Et notre petit Arthur n'en a pas l'air mais il est un grand enfant.

- Arrête de me chiffonner les cheveux ! S'écrie ledit grand enfant. Je n'aime pas qu'on me touche, tu le sais bien.

- Pas de dispute ce soir ! Tonne la voix de Saga. Et toi arrête de l'embêter avec ça, réprimande-t-il Camus.

- Je suis d'accord, soupire Shion. Ce n'est pas un chien mais un homme alors cesse de lui caresser les cheveux.

Camus explose de rire et retient sa phrase, mais le gamin comprend alors il murmure.

- Tu peux le dire, c'est mieux que ce que faisaient ses autres pères. Je sais que tu fais ça pour me réapprendre à vivre en communauté mais j'ai vraiment du mal, même avec toi. A Noël c'était exceptionnel.

- Ok alors j'attendrais que tu ais besoin d'un nouveau câlin, abdique Camus.

- Rêve pas trop pervers.

Là s'est Ikki, Aphrodite, Dionysos et Apollon qui explosent de rire.

- Vous vous êtes donné le mot avec Ikki. Il n'a pas arrêté de m'appeler comme ça toute la journée, rechigne pour la forme le Bleu Marine.

Tous éclatent de rire et mangent dans la bonne humeur. Au dessert tous se régalent des gâteaux de Shaka qui s'excuse de n'amener que les restes de la journée. Mais tous le remercient quand même. Arthur est subjugué par le goût merveilleux et promet de venir le voir souvent à son salon. Les autres adolescents promettent de le suivre.

A la fin du repas, vers vingt-deux-heures, les parents de Shion partent promettant de revenir bientôt. Puis, une dispute éclate entre Death' et Seiya à propos de Shura, elle se règle devant un jeu de la console. Death' gagne et fait taire ainsi l'adolescent.

Vers minuit, tout le monde rentre chez eux, Apollon et Dionysos les premiers. Kanon repart seul comme Mû part avec Shaka chez le Blond. Death' aussi rentre seul, lui a des projets pour le reste de sa nuit. Les adolescents restent pour la nuit et Ikki se fait confirmer où sera son frère pour les deux prochains jours.

- Hyoga tu es sûr que tes parents sont d'accord pour garder Shun pour le week-end ?

- Oui pas de problème, ne t'inquiète pas il est sous bonne garde, rigole le Blond en prenant son petit ami dans ses bras.

- Mouais, maugrée le Bleu pas très sûr de ça. Shun tu rentres mardi matin au Lycée, si tu as besoin pour porter ton sac appelle-moi.

- Ça ira grand-frère, confirme le Vert en embrassant son frère sur la joue. On s'est bien débrouillé hier soir avec Hyoga. Mais je t'appelle si j'ai besoin, le rassure Shun.

Puis Ikki et Aphrodite partent à leur tour et les adolescents investissent le salon pour la nuit où ils jouent jusqu'à pas d'heure. A un moment, les filles laissent les quatre garçons et se précipitent dans le lit d'Arthur afin de bien dormir. Celui-ci a énormément de place car il est double et en dessous il y a un second lit double. Mais épuisées, elles s'endorment sur le lit principal toutes les trois, sans ouvrir l'autre. Les garçons eux finissent par dormir dans le canapé qui s'ouvre aussi en lit d'appoint.

Les trois professeurs eux vont dans leur chambre et testent leur nouveau lit où ils s'endorment aussi d'une traite.


Elle lui a donné rendez-vous chez elle. Il n'y est jamais allé et a reçu l'adresse sur son cellulaire mais plus anxieux qu'excité, Poséidon ne fait pas attention et se trouve à présent devant un grand immeuble ou des tas d'appartements se tiennent debout. A l'interphone, il sonne et la jeune femme répond et débloque la grande porte.

De là, les minutes s'égrènent à une vitesse folle et maintenant dans l'appartement de la Maîtresse d'école, le Bleuté la suit sans un autre mot après sa salutation et s'installe dans le salon comme demandé.

_ J'ai eu une conversation avec mon père ou du moins, il m'a informé de ces derniers projets pour moi peu de temps après ton message alors j'aimerais savoir une seule chose Poséidon, demande-t-elle de but en blanc et sans tourner autour du pot. Parce qu'elle a peur de la réponse autant que de sa question. Vas-tu obéir à mon père ?

_ Himiko, soupire le Bleu qui s'approprie un fauteuil et qui ne fait que fixer sa bien-aimée…, parce qu'elle l'est bel et bien. Aller dans son sens ou non, j'ai simplement peur que tu croies que je suis ses directives. J'ai bien compris son ultimatum et quoiqu'il se passe, je te perdrais n'est-ce pas ? Dit-il simplement et sans lâcher du regard son interlocutrice.

_ Pas nécessairement si je te sais sincère. Avoue Himiko en resserrant ses mains entre elles. J'ai toujours passé de merveilleux moments en ta compagnie Poséidon malgré qu'on ne soit jamais d'accord sur rien, murmure-t-elle dans un fin sourire. Je le déteste vraiment tu sais ! Il me traite comme du bétail et tu n'imagines pas tout ce qu'il a pu dire sur ton compte. Il t'a beaucoup dénigré et sûrement que je pensais la même chose avant que tu ne me montres ton vrai visage. Soupire la jeune femme en se rapprochant légèrement de son invité et en se mettant au bord du canapé. J'ai toujours tout fait pour m'éloigner de ma famille mais mon père m'a toujours retrouvée et quand je crois avoir trouvé l'homme qu'il me faut, il me fait abandonner tout espoir. Poséidon…, dis-moi, quelles sont tes intentions ? Interroge-t-elle indécise et remplie de doute.

L'un en face de l'autre, les deux personnes ne parlent plus et essaient de se comprendre. Le Bleuté n'arrive pas à trouver les mots adéquats tandis qu'Himiko craint les mots fatidiques et de se faire briser le cœur. Parce que oui, elle est tombée amoureuse de ce Directeur d'Aquarium. Littéralement et sans comprendre. A force de persévérance et de discussion.

Elle est amoureuse de cet homme et jamais elle n'a osé le lui avouer directement. Par peur d'être trompée –évidemment-, c'est arrivé tellement de fois et aussi par peur d'elle-même et de ses sentiments qui ne font que l'envahir au fil des jours.

_ Mes intentions ? Je ne peux pas obéir à ton père parce que jamais je ne voudrais t'obliger à quoi que ce soit et que je le fasse ou non je te perdrais. Clame intelligiblement l'Homme de son ton particulièrement grave. Dans l'idéal j'aimerais t'enlever à ta famille et pouvoir construire quelque chose avec toi. …Himiko, tu es la première femme dont je tombe amoureux. Dit-il difficilement parce qu'avouer une chose du genre n'est pas fait pour lui. Il est tendu au possible mais va reprendre la discussion. Il n'a pas terminé mais au moment où sa bouche s'ouvre de nouveau, des mains –fines et douces- se posent sur les siennes.

_ Enlève-moi, murmure-t-elle alors que personne n'entend ses mots. Poséidon, enlève-moi si c'est ce que tu veux ! J'ai beau tenir tête à mon père jamais il ne m'écoutera et peu importe les propositions de mariage que j'ai déjà refusées à un moment donné, il trouvera le moyen de me faire accepter. Dit-elle les yeux légèrement brouillons. Tu sais…, il a déjà commencé à me dire qu'il pourrait te faire du mal si jamais je…, rejetais celui qu'il allait me présenter et je ne veux pas. Je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit par ma faute. … …Je t'aime aussi… .

Retenant ses larmes –choses qu'elle fait depuis toujours lui semble-t-elle-, elle resserre sa prise sur les grandes mains de son aîné et le cœur battant une fois sur deux, elle s'attend à être rejetée. Rejetée parce qu'elle sait qu'un homme comme ce Bleuté n'est pas du genre à s'enfermer volontairement dans une relation vouée aux pressions et aux menaces.

Poséidon –lui- est partagé entre deux sentiments. La joie de voir ses sentiments partagés et le dégoût pour un homme qui fait volontairement du mal aux siens. Dans un souffle, il enveloppe délicatement les mains d'Himiko dans les siennes et plongeant ses Billes Bleutées dans celles de la jeune femme, il se met à son tour sur le bord de ce fauteuil qu'il occupe encore.

_ Si j'ai ton accord je t'enlève avec plaisir Himiko. Tu es celle que j'attendais mais je ne veux pas me cacher. Je veux me tenir fier et droit avec toi à mon bras, peu importe le temps que ça prendra. Dit-il de tout son cœur. Je suis un homme de trente-cinq ans qui n'a jamais hésité sur ce qu'il voulait dans la vie et crois-moi, ça ne va pas commencer aujourd'hui. Alors je me suis peut-être tût face à ton père cette fois-là mais si j'ai ton consentement alors la prochaine fois, j'aimerais me montrer franc.

Le sourire aux lèvres, Himiko se jette dans les bras de son aîné et l'enlace de toutes ses forces. Jamais personne ne l'a jamais rendue aussi heureuse de sa vie, ne l'a écoutée de la sorte, et envisage de la sortir de sa prison dorée.

Entre les bras de son aimé, elle l'enlace encore et toujours et si ses lèvres percutent de temps à autre la peau salée de Poséidon, son visage est doucement revenu vers celui-ci et lui vole plusieurs baisers démonstratifs. Quelques larmes coulent sur ses joues, des larmes de bonheur et le sourire mouillé, elle accepte la requête de ce Bleuté.

_ Tu l'as et j'aimerais être avec toi. L'affronter moi aussi et j'en serais capable si tu es là Poséidon. Dit Himiko le cœur plus léger que jamais les sentiments débordants.

_ Avec plaisir.

Le sourire de l'une est beaucoup plus grand que celui de l'autre mais, ils parlent tout autant et ont la même signification.

Une nouvelle fois, elle tombe dans les bras de son amant, pour un peu plus de sécurité lui semble-t-elle et rassurée par la main de l'homme dans sa chevelure et sur ses hanches, elle ferme les yeux et calme tous ses maux et ses faux-espoirs. Ils restent enlacés durant un temps indéfini et si les positions changent sensiblement puisqu'elle se retrouve sur les cuisses de son aîné, aucuns des deux ne contredit.

Puis les larmes taries et l'espoir retrouvé, elle lui propose de rester chez elle ce soir-là. Entre deux soupirs, elle lui susurre ces quelques mots alors que Poséidon hésite à répondre. Il ne veut ni être trop prévenant, ni trop prétentieux. Mais à en juger par les avances qu'il reçoit, il n'est pas homme à refuser. A repousser cette femme qu'il désire tant et depuis longtemps.

_ Es-tu sûre de toi Himiko ? Soupire le Bleuté d'une voix rauque et contre des lèvres tentatrices qui lui demandent de s'abandonner.

_ …Oui, je veux être à toi Poséidon, sourit-elle en reprenant un autre baiser sur la bouche de son vis-à-vis. …Avant qu'on ne soit séparés.

_ On ne le sera pas…, assure plus ou moins ce Directeur en laissant ses deux mains entourer le fin visage de sa Dulcinée.

Le sourire toujours présent, l'Hatsuki se relève de sur son amant et d'une main dans la sienne, elle le guide vers une pièce encore inconnue pour lui.

Une lumière basse éclaire les environs et dans la chambre de la jeune femme, celle-ci s'assoit sur son lit l'entraînant avec elle et sur elle, cet homme pour qui elle nourrit des sentiments grandissants d'heure en heure. Poséidon, la surplombe sans l'écraser. En se retenant de ses mains de chaque côté de ce visage plaisant et sans défaut et voyant une bouche réclamant des caresses, il n'hésite plus et s'avance.

De nouveau enlacés, ils se découvrent lentement et d'une autre manière. En s'effeuillant lentement et sans brusquerie.

Un chemisier disparaît d'abord, ensuite un pull atterrit à terre autant qu'un pantalon et qu'une jupe longue. En petite tenue, les deux se caressent et s'apprécient. Le corps bien fait de la jeune femme s'accorde à merveille avec celui de son futur amant qui lui-même s'attarde un peu trop sur la poitrine de celle-ci, tant et si bien qu'il dégrafe son soutien-gorge fait de dentelle noire.

_ Tu es magnifique Himiko…, souffle le Bleuté qui laisse sa bouche descendre de ce cou vers cette poitrine qui se dresse vers le ciel. Si douce…

Elle ne répond rien, continue simplement de profiter des caresses et des mots de son amant. Ses mains retraçant le dos volumineux et sculpté de son partenaire, elle s'offre à lui sans concession et sans aucun doute.

L'homme vient lui baiser les seins, les masser avec douceur, les sensibiliser et il est de ces hommes qui ont de la manière et du savoir-faire. Puis lentement, il glisse sur le ventre plat d'Himiko, le couvre lui aussi de baisers en tous genres, de petits suçons d'appartenance et s'il joue avec la ficelle de ce tanga tout aussi en dentelle que le haut, il reconnaît sans problème que ce bout de tissu est aguicheur.

Sentant cela, la jeune femme se trémousse légèrement sur le matelas et oubliant de retenir un gémissement quand des doigts lui frôlent son mont de vénus, elle se relève et repousse son aîné pour le mettre debout face à elle.

Dans un sourire simple et sans confusion, la Brune déboutonne ce pantalon pour le faire descendre et l'enlever de la taille de son amant. Ensuite, ses doigts remontent et dans un geste quelque peu imprécis mais joli, elle retire ce boxer gênant pour les futures choses à venir. Tombant nez à nez avec ce pénis déjà réveillé et de bonne taille, elle se mord la lèvre avant de ré-entraîner ce Bleu sur elle.

_ ça sera mieux comme ça, non…, souffle-t-elle dans un sourire et sans briser cette ambiance si légère. Poséidon, ne me fait pas attendre trop longtemps…

Le sourire aux lèvres et reprenant quelques baisers mérités et voulus, l'Homme reprend l'exploration de ce corps sous le sien et s'il continue de combler ce cou de baisers violacés, le dernier sous-vêtement de la Brunette disparaît et son intimité se fait maintenant marquer par des doigts vagabonds et plaisants.

Les jambes légèrement relevées alors qu'un index s'introduit en elle pour la préparer et la détendre, celle-ci gémit et frémit d'autant d'attention et d'amour.

Pénétré par les doigts de son amant, son cœur continue de s'accélérer et d'en demander plus. Bouche contre bouche et légèrement cambrée, Himiko réussi à soupirer le mot « condom » entre deux attaques de son partenaire.

Enfilant l'objet demandé, Poséidon se montre le plus doux possible et regarde dans les yeux cette femme qui réussi à le faire chavirer. Sans brusquerie, il la pénètre lentement de son sexe et écoutant toutes ses supplications, l'une de ses mains s'amuse avec la poitrine réceptive de la jeune femme tandis que son autre main accroche vivement cette hanche fines et faite pour lui.

_ Mh Poséidon~ …bouge, ordonne d'une certaine façon l'Hatsuki en faisant onduler ses hanches et en rapprochant un peu plus ce Bleuté contre elle.

Exécutant les ordres sans même les contredire, le Bleuté effectue son premier va-et-vient dans l'intimité de sa Dulcinée et s'il croit défaillir dans l'instant, il se retient pour donner un maximum de plaisir à celle-ci. Il veut l'amener au paradis et la voir prendre le plus de plaisir possible.

Lentement ses à-coups se montrent et s'il joue avec les seins dressés et fiers de son amante, il taquine également ses mamelons de sa bouche.

Gémissante et soupirante, Himiko s'abandonne totalement dans les bras de son aîné et suivant chacun des mouvements de l'autre, elle accroche le fessier musclé de son Homme pour lui donner une cadence plus appropriée et plus appréciée de ses sens.

Tous les deux sont à l'écoute de l'autre, leur danse sensuelle devient de plus en plus torride et si les soupirs viennent s'écraser sur les murs de la chambre, les deux s'en moquent et continuent de gémir encore et encore.

_ Himiko…~ je t'aime… …hn~ tellement, murmure-t-il tout contre l'oreille de celle-ci et en se faisant un peu plus enlacer.

D'autres soupirs lui répondent et toujours imbriqués l'un dans l'autre, leur valse des corps continue. Amoureux comme jamais ce soir-là, Poséidon prend la liberté de se renverser sur la couette pour pouvoir porter sur lui cette femme qu'il trouve magnifique dans cette lumière tamisée et habillée du costume d'Eve.

A califourchon sur son aîné et bien installée sur la verge de celui-ci, elle est aux commandes de leur acte et heureuse de cela et de ce cocon qu'ils viennent de créer ensemble, la jeune femme plaque ses deux mains sur le torse de Poséidon pour pouvoir se mouvoir plus facilement.

Montant et descendant sur ce sexe au bord de la jouissance, elle frémit de ses pincements qu'elle peut ressentir au niveau de sa poitrine. De ses morsures que lui inflige son amant.

La respiration perdue depuis longtemps, ils s'aident mutuellement à trouver de l'air et baiser après baiser, coup de rein après gémissement, les deux se perdent dans cette luxure qu'ils ne commandent pas mais qu'ils désirent depuis leur rencontre.

De nouveau enlacés l'un à l'autre et assis sur ce lit double, les derniers coups de reins se font avant de jouir dans ce condom pour Poséidon et de ressentir pour la première fois un orgasme attendu et désiré.

Se mordant l'index pour ne pas crier, la Brune étrangle presque son amant alors que celui-ci même avec les yeux fermés, resserre cette femme pour qui il ferait tout. Affronterait-tout.

Se moquant des « blessures » ou de la respiration inexistante, ils sont dans leur monde et si le Bleuté part en arrière et amène avec lui et sur lui cette splendide créature, c'est dans l'unique but de profiter encore un peu d'elle et de son parfum enivrant.

Dans les bras de son aimé, Himiko accroche un sourire à ses lèvres une fois remise de son orgasme et elle aussi, les paupières fermées, elle espère que ce moment ne s'arrête jamais. Que le monde extérieur n'existe plus et les laisses tranquilles. Dans le silence le plus total, ils se cajolent tous les deux à leur manière –avec douceur et tendresse- et les battements de leurs cœurs perdus depuis longtemps, ils se refont face une seconde ou deux avant de se reprendre un simple baiser rempli d'amour et de promesses.

_ Je t'amènerais au bout du monde Himiko. Assure maintenant Poséidon en retraçant les contours de ce visage qu'il commence à connaître par cœur.

_ J'espère bien, murmure-t-elle avec malice et sournoiserie. Je ne veux personne d'autre que toi dans ma vie.