Bonjour,
Aujourd'hui au japon c'est un jour férié, c'est le jour « des adultes ». Nous avons donc pris cela en compte.
Un long texte sur Death' et Shura. J'espère que cela vous plaira. Bonne lecture biz à bientôt Craft.
prochain rendez-vous : mardi 14 janvier.
Lundi 13 Janvier
« Le Samedi il venait de rentrer tard de son concours avec ses élèves de vingt ans. Il s'était préparé à manger et avait regardé un film malgré sa fatigue. Effectivement, il était surexcité par le fait que ses élèves aient remportés le tournois. Il avait pris une douche et vers une heure du matin il s'était couché. C'est là qu'avait débarqué un Bleu Foncé.
Celui-ci était heureux de voir que l'autre était toujours éveillé. Il grimpa sur le lit et agrippa la nuque du Vert et lui roula une pelle mémorable.
- Death' je…
- T'inquiète je suis trop fatigué pour m'occuper de ton cul. Ce soir on dort.
Le Bleu sortit du lit et se déshabilla en racontant sa journée. Il rentra dans les draps et vint prendre Shura dans ses bras. Celui-ci l'avait écouté malgré les somnolences, il sourit de l'habitude du Bleu. Mais en même temps était surpris.
- Death' ?
- Demain tu me raconteras tes trois jours et après je m'occuperais de ton cul.
- Tu pourrais pas le dire autrement, crétin. Soupirait de misère et d'habitude ce Vert qui ne pouvait même plus être vexé des mots qu'il entendait.
- Je te ferais te sentir mieux, je suis sûr que t'es en manque ! Souriait narquoisement le Mécanicien.
- Parle pour toi.
Les deux se chamaillèrent encore un peu et s'endormirent, Deathmask resserrant sa prise sur le corps du Vert qu'il n'avait pu étreindre depuis des jours et il devait reconnaître que cela lui avait manqué.
Le lendemain matin Shura s'était réveillé vers onze heures. C'était une odeur alléchante qui l'avait sorti de son sommeil. Quand il ouvrit les yeux il vit la place à côté de lui vide. Il se releva ne comprenant pas, puis son regard tomba sur le Bleu. L'homme était debout à la porte et avait dans ses mains un plateau repas.
- Lut', j'ai trouvé ça dans ta cuisine alors je me suis dit un bon déjeuner au lit ça peut être cool, expliqua Death' en venant poser le plateau sur les genoux de Shura.
- Tu as tout cuisiné ?
- ça peut m'arriver. Death' regarda l'homme observer le plateau.
- Tu es venu pourquoi ? Se renseigna Shura qui trouvait les attentions de l'homme bizarres mais mignonnes. Tu as su comment ? murmura Shura en rougissant.
- Jouer avec ton cul ! S'exclama en rigolant le Bleu ne faisant pas vraiment attention à la deuxième question. Puis voyant l'autre revenir à la contemplation de son déjeuner. Il alla lui mordre l'oreille. Raconte-moi ton séjour, j'ai envie… Death' hésita à continuer sa phrase, mais il voulait être franc… d'entendre ta voix.
Shura fut surpris et ne voyant pas la réponse de l'autre question arriver il se dit qu'au fond il s'était fait des idées. Il allait répondre quelques choses mais un baiser l'empêcha et quand le Bleu le laissa respirer il raconta les trois jours tout en déjeunant. Les deux eurent une discussion des plus animées et sympathique comme le mercredi soir avant le départ de Shura.
Puis l'heure de la douche vint. Le Vert y partit pendant que le Bleu s'occupa de laver la vaisselle. Quand Shura sortit de la salle d'eau il n'était habillé que d'une serviette. Death' l'attrapa et le remit sous la douche il se dessapa rapidement et rejoint l'autre. Il savonna ses mains et vint les faire glisser sur le corps de Shura qui manifesta rapidement son plaisir par des gémissements de plaisir. Malgré ses réprimandes sur le fait que l'autre lui parlait toujours que de son cul il était quand même d'accord pour que le Bleu s'en occupe. Alors il le laissa envahir son espace personnel et lui faire l'amour de façon bestiale comme d'habitude mais tellement passionné que cela en était divin. Il perdit toute retenue quand il se fit plaquer face contre le mur et prendre sans ménagement. Death' grognait de bonheur et lui hurlait de satisfaction à chaque fois que l'autre tapait dans sa prostate.
- Putain, Shu' tu es si étroit, je savais que tu me voulais. Tu m'aspires tellement.
- Ferme-là ! Et si tu veux que je t'aspire plus soit meilleur.
- Je t'ai déjà dit de ne pas me chercher.
A ces mots Death' ne se retint plus et s'immisça encore et encore le plus profondément possible dans le corps de son homme. Et pas qu'avec sa bite. Sa bouche alla ravager celle du Vert et ses doigts s'enfoncèrent dans la peau des hanches maltraitées de Shura. Qui entre deux baisers criait de tout son soûl. Il jouit sans que Death' n'ai à le masturber tellement il était en transe.
Les deux hommes se lavèrent vite et repartirent au lit. Là, le Bleu fit preuve de douceur pendant une bonne heure. Shura en profita et se lova dans les bras de son compagnon, si au début la visite de l'autre l'avait un peu ennuyé, là ce n'était plus le cas.
- Tu es sportif ? Shura avait dit ça en redessinant les muscles des bras de Death' ainsi que ses abdos.
- Je l'ai été. Mû et Kanon courent souvent, je vais encore parfois avec eux. Avant je faisais des sports de combat. Judo, Karaté, Lutte, Boxe et d'autres.
- Tu veux m'affronter dans le dojo ? On pourrait aussi faire du Kendo.
- Pourquoi pas ? Death' regarda l'homme se lever et comprit que cela voulait dire de suite alors il le suivit.
Les deux hommes s'affrontèrent à main nue. Cela dura un bon quart d'heures où chacun oublia les bonnes mœurs. Effectivement cela ressemblait plus à un combat de rue qu'a une discipline sportive. Death' prit le dessus et dans l'élan d'une pulsion embrassa sauvagement le Vert qui pour une fois n'avait rien à faire d'être sur les tatamis de son dojo. Et tant pis aussi pour le Kendo. Les mains du Bleu sur son corps le faisaient vibrer. Il était le seul être à le combler de la sorte. Il ne le dirait pas mais il était accro à ce corps, à ce Bleu qui prenait du plaisir et les faire grimper au rideau le plus souvent possible. Il aimait le voir devenir une bête sauvage quémandant de la chaleur et des caresses. Death' au lit était un spectacle magnifique à voir. Et il voulait être le seul à le voir.
- Toi non plus ne va pas voir ailleurs… ton cul est à moi, feula Shura en agrippant le fessier du Mécano et en augmentant ses à-coups en lui.
- T'inquiète, seul ton cul me plaît et ça ne va pas changer avant un long moment.
Les deux ne se diraient jamais « je t'aime », du moins pas pour le moment, mais les deux savaient que l'autre n'était qu'à eux. Et pour l'instant cette possessivité leur suffisait.
Quand ils eurent fini ils retournèrent tranquillement dans la partie appartement et après une douche toute en caresse ils s'habillèrent pour une soirée pénarde sur le canapé. Pour cela ils étaient sortis au combini non loin de chez Shura pour acheter de quoi se sustenter pour le reste du week-end. Ce soir-là ils avaient fait soirée film et popcorn. Puis une chose revint à l'esprit de Death'.
- Dis-moi ce matin tu voulais dire quoi par « tu as su comment » ?
- Non rien oublie, ce n'est vraiment pas important.
- Allez dis-moi, tu voulais un déjeuner au lit et tu as été surpris que je le devine ?
- Presque, rigola Shura. Je pensais que c'était…
- Oui ?
- Mon cadeau d'anniversaire… devant le visage surpris de son amant il rajouta… c'est aujourd'hui, je suis né le douze Janvier.
- … Death' le regarda un instant interdit, il n'aurait jamais pensé à ça. Il l'embrassa fougueusement avant de déclarer. Bon anniversaire.
Shura éclata de rire et reprit un énième baiser. La nuit avait été tranquille et le lever plus sportif. Death' avait une fois de plus réclamé son droit de cuissage sur le cul de son Vert qui l'avait laissé faire. Oh, pas docilement bien sûr, cela aurait fait trop plaisir au Bleu. Une fois de plus cela avait été bestial et une fois de plus les deux avaient joui. Puis ils avaient décidé d'aller manger dans un restaurant et en se promenant après celui-ci ils avaient vu une patinoire extérieure créée pour les fêtes d'hiver. Et malgré la fin des vacances et le fait qu'il neige encore, la mairie avait laissé la piste de glace quelques jours de plus. »
C'est pour cela qu'en ce lundi après-midi Shura droit sur la glace rit de joie du Bleu. Le Mécano qui a insisté pour le défier au patin ne tient pas droit dessus.
- Ne te moque pas, grogne Death', c'est ma première fois et je pensais que c'était plus simple.
- Je ne me moque pas, je suis juste heureux.
- Vraiment ? Demande Death' un sourire aux lèvres.
- Death' ? Shura s'approche de lui, pour qu'on ne l'entende l'agrippe sous le bras et le relève. Puis doucement il l'aide à glisser et les deux partent faire un tour. Merci pour ce week-end. Mais dis-moi il s'est passé quelque chose ? Je sais que ce n'est pas pour mon anniversaire, si je ne l'avais pas dit tu ne le saurais pas, Shura trouve l'attitude du Mécano un peu bizarre mais pas déplaisante.
- … Camus… Death' murmure et rougit, mais il va être franc comme d'habitude. Il m'a dit que tout le monde n'était pas comme lui et moi à aimer le sexe plus que le reste et que quand on veut garder quelqu'un il faut faire des efforts. Je lui ai raconté notre mercredi soir et il m'a dit qu'il fallait plus de moments comme ça. C'est comme ça qu'il a réussi à créer une relation avec ses époux.
- Death' tu le remercieras pour moi. Et merci pour ce week-end.
- Shu' je te veux, susurre le Bleu à l'oreille du Maître d'arme. Je veux t'entendre jouir. J'aime te voir quand tu es en transe.
- Idiot ! A une condition !
- Laquelle ?
- Ce soir tu rentres chez toi demain je dois être en forme.
Death' lui dit « oui » de la tête. Shura les ramène vers l'entrée de la piste de glace et les deux rendent rapidement leurs patins. Là, ils s'engouffrent dans le métro et la rame étant bondée le Bleu en profite pour se serrer contre son dos et ses mains viennent le caresser sous le manteau et sous le pull puis ses mains glissent sur son fessier. Le mécano lui chuchote des phrases obscènes en le préparant à sa venue. Le Vert observe par les vitres que personne ne regarde et garde son calme. Mais un doigt de Death' vient en lui et cela lui fait un bien fou mais il ne montre rien.
- Shu' tu me rend dingue, feule Death' à son oreille. Je ne vais pas tenir.
- Calme-toi ! A la maison je te laisserais me faire ce que tu veux. Mais là y a trop de monde, c'est pas comme dans les toilettes de chez Shaka.
- Ça t'a plu non ?
En disant cela Death' change leur position et Shura est bloqué entre l'homme et la baie vitrée. Un second doigt vient en lui. De sa main libre Death' prend leurs deux verges en main et les caresses. Shura lui lance un regard noir empli de luxure. Un homme les bouscule et le Vert retient un cri de plaisir. Cela donne une idée à Death' qui le retourne à nouveau et présente son sexe contre son anus. Il le place entre ses cuisses et n'a même pas besoin de bouger, les personnes autour le font pour lui. Il est de plus en plus bousculé et se tient de plus en plus à Shura.
Le Maître d'arme lui se mord la lèvre inférieure au sang, il veut hurler à son idiot d'amant de se barrer et pourtant il est si excité. Il doit reconnaître qu'il apprécie cet interdit. Il est au bord de la jouissance et la main de Death' le masturbant n'aide pas. Les deux se regardent dans la vitre de la trame et leurs regards disent la même chose : vivement qu'ils soient chez Shura. La voix enregistrée du métro leur fait savoir qu'ils descendront bientôt alors ils se rhabillent comme ils peuvent.
Quand les portes vitrées s'ouvrent Shura agrippe le poignet de Death' et le traine à sa suite. Dans la rue, étant seuls, la voix du Maître d'arme se fait entendre. Il maugrée des insultes à l'homme qui le traine. Celui-ci arbore un sourire sur ses lèvres. Il aime voir l'autre dans cet état cela amène toujours une baise mémorable.
En arrivant devant la maison tout s'accélère, Shura entre et traverse d'un pas rapide l'habitation. Dans sa chambre, il bouscule son amant sur le lit et sans plus attendre il baisse leurs deux pantalons et se plante sur le sexe en érection de son Bleu. Là il se meut dessus, Death' va bouger quand Shura entrave ses mouvements et ses bras.
- Toi ! Tu bouges pas et tu te laisses faire. Là c'est moi qui mène. Tu es trop con. Shura soupire d'aise et se dit qu'au fond c'est le meilleur anniversaire qu'il a passé, lui qui pensait le passer encore une fois seul.
Death' ne dit rien et laisse l'autre les mener à la jouissance. Puis il se jette sur le corps du Vert pour un second round tout aussi endiablé. Le soir comme promis il laisse le Vert seul pour qu'il puisse se reposer.
Mû est des plus attirant avec cet uniforme de serveur. Shaka a donné cette tenue à ce Parme par pur égoïsme et pour pouvoir le détailler sans paraître pervers ou quoi que ce soit d'autre. Mais le Blond est réellement attiré par son petit-ami dans ce bel uniforme noir et blanc, avec deux lignes claires qui soulignent à la perfection les hanches de celui-ci.
En plein rêve ou presque, le Doré n'est pas du tout concentré et cela se fait ressentir quand il est appelé plusieurs fois par son amant en question qui le fixe bien gentiment et avec un léger sourire aux lèvres.
_ Shaka, on a besoin de toi sur terre. Shaka ? Interroge inlassablement le Violet qui sourit tout de même de voir son compagnon aussi rêveur.
_ Désolé, tu disais ? Revient à lui ce Blondinet qui secoue légèrement la tête.
_ J'ai besoin d'un thé à la framboise, d'un cappuccino et de deux muffins aux fruits. Quelque chose ne va pas ou je peux rejouer au serveur tranquillement ? Souffle Mû en continuant de scruter le propriétaire de la boutique.
_ Tu peux retourner jouer, soupire Shaka dans un rictus bien à lui. Au fait, j'aime beaucoup cette tenue, elle te va à ravir.
_ Merci. Dit le complimenté heureux d'entendre ce genre de chose et d'être beau aux yeux de son compagnon.
La conversation terminée, Shaka soupire tout de même. Certes, son franc-parler a été récompensé d'un large sourire mais, il a l'impression que ce Parme ne comprend pas ses sous-entendus ou fait semblant de ne pas les voir.
C'est assez frustrant et en même temps, il est sûr de ne pas vouloir le changer. Passant une main dans ses longs cheveux d'Or, il reprend son travail et se dit qu'il repensera à son « problème » de couple plus tard. Lui, a envie de passer à la vitesse supérieure et d'une manière ou d'une autre, il le fera comprendre à son sexy mécanicien qui vogue entre les tables et qui, il en est certain, se fait draguer par certaines clientes peu farouches.
Encore un peu dans les nuages, il ne fait pas attention à ses nouveaux clients et si son comptoir est frappé par deux fois, il se surprend à légèrement sursauter et à tomber sur trois têtes connues.
_ Bonjour Shaka, s'avance Camus d'une aura assez chaleureuse –qui ne lui ressemble pas en public-, est-ce qu'on te dérange dans tes réflexions ?
_ Non, tout va bien. Bonjour à vous, si vous voulez il y a encore deux ou trois tables dans le fond. Indique avec professionnalisme le Doré qui arbore de nouveau un sourire. Je suis ravi de te voir ici Arthur.
_ Bonjour Shaka-san, je voulais encore goûter tes pâtisseries ! S'exclame Arthur toujours aussi vif et pressé –comme presque tous les adolescents-.
_ Tu ne pouvais pas me faire plus plaisir en me disant ça, je t'apporte l'une de mes spécialités tout de suite. Et pour vous, comme d'habitude ou vous avez envie de changement ? Questionne le Blond toujours aussi rayonnant.
_ On ne change rien et merci de toujours nous accueillir avec ton sourire Shaka, assure Shion qui suit tranquillement ses amants et son fils à la table choisie. Et si je peux te donner un conseil, tu devrais très certainement montrer ce que tu veux parce que mon frère se conforte très vite dans ce qu'il obtient. Murmure-t-il après avoir vu le regard que ce Doré lance à son cadet et avant de rejoindre ses compagnons.
Il laisse ce Blondin pantois mais peu importe, il peut bien donner un coup de pouce à son petit-frère qui fait tant pour lui et qui le soutient en toutes circonstances.
Très vite servis par Shaka en personne, ils discutent de nouveau ensemble, seulement quelques minutes mais ça change toujours les idées et réjouis les esprits alors par cette belle journée d'hiver, tout le monde veut en profiter.
Heureux de cette sortie, Arthur est un adolescent comblé. Malgré la tristesse qu'il garde caché en lui par la perte de celle qu'il considérait comme sa mère, il veut faire bonne figure et ne devoir rien à personne, même si les trois adultes autour de lui se mêlent de tout autant que ceux qu'il peut rencontrer au lycée et qu'il apprécie appeler « amis ».
A table, la conversation est vivace comme si, ses trois pères –il a dû mal avec ce mot- ne veulent pas qu'il se perde dans ses pensées souvent sombres et s'ils dégustent tous avec joies leurs collations, souvent Camus tente de chahuter son fils et le taquiner. C'est une bonne journée, une journée que tous, chacun à leur façon veut faire durer indéfiniment. Et ils réussissent cet exploit à la perfection, pendant près d'une heure, ils ont ri de tout et de rien et passé un excellent moment en famille. Peu importe qu'ils soient chevaliers ou non, à cet instant précis, ils ne sont qu'une famille parmi tant d'autres qui nouent des liens incassables.
_ Saga-sensei, bonjour ! S'écrie un intrus à cette famille d'une voix vive et enjouée.
L'adulte saisi d'entendre son nom sorti de nulle part regarde autour de lui et à hauteur des yeux, mais ne voyant personne, il doit baisser le regard pour voir son petit interlocuteur.
Le reconnaissant rapidement et sans soucis, il repousse sa chaise assez loin de la table qu'il occupe et se retourne de peu pour faire face à cet enfant qu'il a croisé plusieurs fois déjà.
_ Bonjour Hatsuharu-kun, comment vas-tu ? Répond dans un sourire le Bleuté qui salue plus muettement la jeune sœur légèrement en retrait mais qui décide de ne plus se cacher –ce qui en soit est un grand progrès-.
_ Bien. Vous aussi vous êtes venu manger de bonnes choses ? Demande déjà l'enfant qui surprend Arthur d'autant d'aplomb et qui fait sourire les deux autres adultes.
- Tout comme vous je suppose, tu es avec ton père ?
_ Exactement. Même qu'Oncle Hadès doit nous rejoindre ! Dit-il avec encore plus de rayonnement dans la voix. Inoué qu'est-ce qu'il y a ? Soupire Hatsuharu en se retournant pour comprendre ce qui se passe avec sa cadette. Cadette qui pointe plus ou moins du doigt l'adolescent non loin d'eux.
- Saga-san, c'est qui ?
_ C'est…- débute Saga qui n'arrive pas à continuer sans que cela ne paraisse compliqué pour des enfants de quatre et sept ans.
_ C'est mon fils adoptif. Il s'appelle Arthur et il est très gentil malgré son air de mauvais garçon, intervient Camus qui comprend très vite la situation et qui ne se voit pas non plus expliquer tous les détails à des enfant. Evidemment l'adolescent râle mais il fait aussi rire la jeune demoiselle.
_ Vous deux, je vous ai dit que vous pouviez les saluer pas les embêter. Soupire à présent Rhadamanthe qui vient de terminer sa commande et qui récupère ses enfants bien trop envahissants.
_ Il ne nous embêtait pas, assure Shion qui aime beaucoup les bouilles de la dernière génération Elision. Ne vous inquiétez pas Rhadamanthe-san.
_ Merci de les avoir tenus occupés et ravi de vous revoir ici. Dit le cadet des Elision dans un fin sourire de politesse et de sympathie. Bien, maintenant Hatsu', Inoué allons-y et dites au revoir.
_ Vous pouvez vous assoir à la table à côté, il n'y a pas de problème. Assure l'Aquarius qui voit des sièges de libres tous près d'eux. Ça ne nous dérange pas du tout.
_ C'est que… Hadès ne devrait pas tarder…, réfléchit à voix haute le Doré en voyant ses enfants prendre place sur les chaises. Mais ça ne devrait pas trop le déranger je crois et puis vous connaissez son caractère maintenant.
_ Exactement et puis votre commande arrive déjà.
Là, assis à une table près, les deux groupes discutent. Les enfants essaient d'en connaître davantage sur l'adolescent tandis que les adultes –eux- ont, pendant un temps, parlés avec sous-entendus de la soirée de la nouvelle année. Ça gêne beaucoup mais les rires sont présents –Saga en profite même pour parler de son jumeau à l'oreille du Blond- et si avec beaucoup d'aisance la discussion dérive c'est peut-être parce qu'ils ont ici et là, des points communs non négligeable.
Une demi-heure plus tard, l'aîné des Frères Elision fait son apparition et s'il ne prend rien d'autre qu'un café préparé avec soin, il prend place face à son cadet non sans devoir quelque peu repousser l'aîné de celui-ci, qui aurait presque pu atterrir dans ses jambes tant son élan a été grand.
Chiffonnant avec plus ou moins de délicatesse le crâne de son neveu et de sa nièce en guise de salut, les conversations reprennent et la journée continue. Bien évidemment Hadès ne fait que répondre quand il y est obligé mais cela n'est pas désagréable, bien au contraire et puis tout le monde aime à se dire qu'il est un grand incompris même si, comme aujourd'hui encore, il fait peur à l'adolescent qu'il rencontre pour la première fois.
_ Pourquoi pas dans un parc…, annonce le Noiraud tout à fait sérieusement et à l'adresse de son frère puisqu'ils décident de leur prochaine destination. Et derrière cette proposition, les voix approbatrices de deux enfants soutenant leur Oncle.
_ Très bien, nous irons là-bas après avoir terminé le goûter. Accepte Rhadamanthe qui aime voir son frère s'investir avec son neveu et sa nièce.
_ Et maintenant on va devoir vous laisser, c'est Arthur qui programme notre journée aujourd'hui et il n'a pas fini de nous faire courir ! Grogne pour la forme un Camus tout de même heureux de voir l'ado garder la forme malgré les événements passés.
_ Ça sert à rien de se plaindre maintenant « papi », c'est toi qui a dit que je pouvais décider alors assume ! Répond assez rapidement le jeune homme qui ne manque jamais de répartie.
_ Tu vas voir qui tu traites de « papi » toi ! Sur ce, Rhadamanthe-san, Hadès-san, les enfants, passez une bonne journée. Se lève maintenant le Bleu Marine suivi de près par ses compagnons et l'adolescent toujours en pleine forme.
_ Encore félicitation pour ça, indique l'aîné des Elision en montrant le nouvel adopté et les nouvelles responsabilités qui en découlent.
_ Merci beaucoup ! Sourit à l'unisson les trois hommes qui ressentent aussi une certaine fierté d'être devenus parents. Et puis c'est certainement la première et dernière fois que le Dieu des Enfers les félicitera, ils en sont tous presque certains.
Peu après la boutique compte quatre clients de moins alors qu'à la table des Elision de nouvelles commandes sont passées simplement pour sustenter les estomacs des deux bambins. …Se faire gâter par leur Oncle est quelque chose de nouveau et de très agréable alors forcément, ils ne refusent jamais. Rhadamanthe –lui- remercie silencieusement son frère d'avoir enfin ouvert les yeux sur ce qu'il manque à ne pas être avec eux.
A l'intérieur de cette boutique chaleureuse, tout fonctionne à merveille. Et si Mû prend une pause de quelques minutes à l'arrière du café, il est aussi rejoint par le patron et petit-ami qu'est ce Blond et enlacé ou non, un menton se pose sur l'épaule de ce Parme en guise de repos et cela ne dérange personne. Le violet se retourne même pour voler un baiser à son cher et tendre et pour le câliner une seconde ou deux. Dans l'élan, Shaka aimerait bien dire à son amant de garder cette tenue pour le soir mais, encore trop incertain pour être sûr de ne pas être rejeté, il se tait et ne fait qu'observer son Mécanicien avec envie et désir. Puis, volant un autre baiser, les deux se séparent de nouveau pour regagner la boutique et reprendre le travail.
