Bonjour,
Aujourd'hui un chapitre avec deux couples en tête à tête. J'espère que cela vous plaira. Bonne lecture biz Craft.
Prochain rendez-vous : dimanche 19 janvier.
Samedi 18 Janvier.
Il ne sait pas lui-même ce qu'il fait là un samedi soir mais il a eu envie de faire un tour à l'extérieur puisque chez lui, il ne fait que réfléchir et tourner en rond.
Et son appartement bien trop silencieux lui donne mal au crâne et lui amène d'autres idées noires. Alors il sort la voiture et se met en route sans point précis et regarde les rues colorées de certains quartiers.
L'esprit dans le brouillard et totalement ailleurs, il se gare au hasard d'une rue et sa voiture verrouillée, il commence à marcher sur ces trottoirs gris et parsemés ici et là de personnes fêtardes. Le week-end c'est bien normal de se lâcher alors personne ne culpabilise et tous profitent.
Hadès marche donc comme ça pendant près d'une demi-heure et si souvent il se fait accoster, personne ne reste à ses côtés après son regard sans appel et tranchant la nuit. Que ce soient des entraineuses ou des hosts, aucun ne vaut plus qu'un caillou pour ce Noiraud.
Ebène qui finit par s'installer dans un bar qu'il aperçoit de loin et qui donne sur la rue. Installé près de la fenêtre avec son verre à la main, il le tourne entre celle-ci et se replonge dans ses pensées.
Ce qu'a dit son frère le hante, littéralement. Les paroles de Rhadamanthe tournent en boucle dans sa tête et à force, il mélange tout. Le vrai du faux, l'imaginaire du réel et ça le rend nerveux. Non, ça l'irrite et le frustre. Il a fait semblant devant son frère mais, lui-même se rend compte de son arrêt au prénom prononcé ce jour-là. Et il croit pendant une longue minute apercevoir son cadet jusqu'à ce que de la déception le gagne, il en est certain.
A ce rappel son cœur se resserre et encore plus quand là, devant lui, il perçoit son tracas principal. Il secoue la tête et croit rêver mais jamais il ne pourrait se tromper. De l'autre côté de la rue, il y a ce gamin qui rit à gorge déployée avec un individu non-identifié et qui ne plaît pas à Elision. Son verre non-touché et son paiement effectué depuis longtemps, il quitte ce lieu chaud pour retrouver la rue et la traverser pour une interception des plus tendus.
_ Attend bouge pas j'reviens, j'vais aller acheter des bières ! Dit ou plutôt crie l'ami de ce Noiraud en entrant dans un combini.
Le sourire aux lèvres, Rin acquiesce les mots de son ami sans même discuter et posé contre un mur pour reprendre son souffle puisqu'ils ont couru pour échapper à des femmes qui en avaient après leurs portefeuilles, il soupire.
_ C'est qui ça ? Gronde la voix majestueuse d'Hadès qui de toute sa hauteur, jauge le plus petit et attend une réponse.
_ Hm ? …Oh Elision-san ! Qu'est-ce que vous faites ici !? Soupire étonné le plus jeune en regardant les alentours pour comprendre ce qui arrive.
_ Tu ne m'as pas répondu. Qui ? Grogne de nouveau le Publicitaire tout en scrutant encore et encore son cadet.
_ C'est un ami. Il m'a demandé si-, commence Rin sans finir et en épiant son aîné à son tour. Mais pourquoi ? Je n'ai pas le droit d'avoir d'ami ? Marmonne-t-il en se mettant droit et en attendant une réponse.
_ Non. Pas pour moi en tout cas, répond honnêtement Hadès ce qui l'étonne lui-même et encore plus son cadet qui reste muet. …Viens avec moi.
_ Pourquoi est-ce que je vous suivrais ? Et puis si je le laisse seul il- Hé, mais attendez ! Elision-san, ne me tirez pas. Elision-san ! Crie Rin en se débattant de cette prise forte sur son bras et qui l'entraîne à un tout autre endroit. Hadès-san attendez !
_ Quoi ? Peste lourdement le plus âgé en faisant un volte-face qui n'arrange rien à son énervement et qui resserre sa prise sur ce bras maigrichon malgré les couches de vêtements portés.
_ Je…- Où est-ce que vous m'amenez ? Demande le Noiraud qui essaie de rester à sa place et non pas à suivre les pas de son patron.
_ Là où on ne te verra pas,marmonne Hadès plus comme un grognement sinistre et égoïste qu'une véritable réponse et celle-ci est entendue de moitié. Viens maintenant.
_ Hadès-san je ne veux pas ! Je ne peux pas abandonner mon ami et puis… ! Hadès-san vous ne m'écoutez pas du tout ! S'évertue à se faire entendre Rin sans aucun succès. Si vous voulez que je vous suive, lâchez-moi ! J'vous promets que je ne m'enfurierais pas. Abdique-t-il finalement et rapidement pour ne pas être remarqué de tout le monde mais aussi pour avoir un rythme moins soutenu et essayer de comprendre. Merci, dit-il en se massant le bras puisque le sang s'est arrêté de circuler. …Vous, personne n'était avec vous ?
_ J'étais venu me changer les idées et je-. Ce n'était qu'un ami ? Se tait et demande plus posément Hadès qui marche plus lentement et qui, pour la première fois depuis qu'il a intercepté Rin, le regarde enfin.
_ Oui, de la faculté. On a suivi les mêmes études et il travaille chez l'un de nos concurrents. Il me parlait de son travail justement et je n'ai rien à lui envier ! Il me disait aussi que j'avais eu de la chance que vous me donniez un projet aussi rapidement et que j'avais de la chance de travailler pour vous. Lui aussi, il vous admire beaucoup et-
_ Tu travailles avec moi, rectifie de lui-même l'Elision, et j'ai assez d'un seul admirateur. Assure-t-il alors qu'il aperçoit dans une ruelle une enseigne lumineuse et attirante à l'œil. Entrons ici.
Les deux petites phrases entendues réussissent à faire sourire le jeune Tomura et à oublier sa colère et son irritation d'avoir été, en quelque sorte, « kidnappé ».
Sans un mot, il suit son employeur et derrière cette porte faite de bois et couverte de sculpture toutes plus belles les unes que les autres, ils tombent sur un bar à l'ambiance sereine et calme.
Des lumières tamisées se posent ici et là, des tables dispersées et faites de noir et de cuir jonchent le sol. Tout est très sophistiqué et cela plaît à Hadès qui se surprend d'être tombé sur un endroit pareil. Une fois les lieux découverts, ils investissent une table et l'un en face de l'autre, Rin retire son écharpe à carreaux et déboutonne son manteau puisqu'ici, la chaleur est de mise.
_ Vous venez souvent ici Elision-san ? J'aime beaucoup, c'est… très joli. Indique le Noiraud aux yeux de miel qui continue de jauger les lieux.
_ C'est la première fois, je ne connaissais pas. Dit-il alors qu'au loin une personne vient les interrompre, il l'aperçoit bien trop vite. Mais tu as raison, l'ambiance est bonne.
_ Et je vous en remercie, intervient à présent le Barman qui n'est autre que Dionysos. Puis-je prendre vos commandes Messieurs. …Tiens donc, si je ne me trompe pas vous êtes Elision-san et toi, Tomura-kun. On s'est croisé à la soirée pour la nouvelle année.
_ On s'en souvient. Je prendrais un Suntory et lui un ju-, une margarita, s'il vous plaît. Commande pour lui-même et son invité Hadès qui aime le whisky et seulement le meilleur.
_ Je vois que vous êtes un connaisseur Elision-san, je vous apporte ça tout de suite et je suis ravi de vous compter parmi mes clients. Assure Dionysos dans un sourire discret mais plus ou moins honnête.
_ Vous alliez me commander un jus de fruit Elision-san pas vrai ! Je ne suis plus un enfant alors arrêtez de me traiter comme tel, c'est humiliant. Peste Rin ou non, boude-t-il en laissant son regard doré fixer son aîné.
_ Je vais essayer…, murmure le plus vieux des Hadès, nous sommes en dehors du travail alors appelle-moi par mon prénom ici. Si tu le souhaites, évidemment.
_ Hadès-san, murmure pour lui-même Rin qui sourit dans sa parole. Je suis d'accord avec ça Hadès-san ! Oh merci Dionysos-san. Dit-il quelques secondes plus tard en recevant son verre ainsi que celui de son aîné. Alors dites-moi Hadès-san, vous aviez besoin de réfléchir à quoi ?
_ A pas mal de choses, je le reconnais. Tu n'as plus froid ? Demande-t-il alors que la réponse s'est faite négative.
De là, les deux commencent à s'échanger des mots qui doucement se transforment en phrases plus ou moins longues. Et très souvent, Hadès remarque que ce satané gamin devine juste à propos de ses pensées. C'est étrange et en même temps ça lui facilite les choses.
Dans ce bar, ils y restent une bonne heure et recommandent une fois de la boisson. Dionysos a même une petite conversation avec les deux acolytes mais très rapidement, il s'aperçoit qu'il gêne. Ou non, que de l'égoïsme se dégage de cette table et il en sourit. Après cela, l'employé et l'employeur reprennent leur route et de nouveau dans la voiture de son aîné, il n'oppose aucune résistance et se laisse conduire jusqu'à chez lui… ou presque. Presque parce qu'Hadès décide de faire un petit détour par son domicile et d'y faire monter son cadet pour qu'il ne tremble pas de froid.
A l'entrée de cet immense appartement, Rin se sent insignifiant mais une main l'embarque et amène en plein milieu du salon noir et blanc.
_ C'est… superbe et immense chez vous Hadès-san, …exactement comme je l'avais imaginé, sourit un peu bêtement le Noiraud en regardant partout autour de lui. Ça vous ressemble beaucoup.
_ Mh, probablement. Tu veux boire quelque chose ? Demande à présent Hadès qui marche jusqu'à sa cuisine toute équipée avec un plan de travail central.
_ Merci. Oh, c'est votre neveu sur la photo ? Soupire maintenant le plus jeune qui s'approche des quelques photos déposées sur une étagère épurée. Je l'ai déjà rencontré à l'agence, il était avec Rhadamanthe-san. A côté, qui est-ce ? Sa sœur ? Elle est vraiment chou. Vous avez tous un air de famille vous savez ? Et-, ah merci Hadès-san, dit-il coupé dans son élan par un verre tendu près de lui et par son aîné à ses côtés.
_ Fais attention, c'est fort. Prévient quelques secondes trop tard le Publicitaire qui voit une grimace se dessiner sur le visage du Noiraud. …Je t'avais prévenu.
_ C'est trop fort, dit-il en grimaçant et en éloignant son verre de ses lèvres. Ça me brûle la gorge.
_ Désolé, dit sans le penser Hadès qui depuis longtemps esquisse un sourire moqueur et qui va parfaitement bien à son visage. Il a d'ailleurs fait un adepte juste à côté de lui.
_ Ce…, ne riez pas. Se défend le plus jeune en bousculant celui à ses côtés.
_ Je pensais que t'étais un homme. Tu devrais boire ce genre de chose si tu l'es vraiment, continue Hadès qui provoque intentionnellement cette fois.
Pris entre son égo et celui de prouver sa valeur, Rin regarde son verre puis son aîné et cela plusieurs fois de suite avant de porter l'alcool à ses lèvres et de le boire d'une seule traite. Il ne boit jamais de whisky parce qu'il n'aime pas ça et parce que le goût est trop fort.
Serrant les dents et laissant sa gorge brûler, il serre aussi les poings pour faire passer le tout et cela fait sourire un peu plus.
_ Tu en veux un autre ? Taquine le plus âgé qui prend le verre vide des mains de Rin.
_ Non…, non pas tout de suite. Allez chercher ce dont vous avez besoin pour que je puisse rentrer chez moi. Ordonne d'une certaine façon ce Noiraud aux yeux dorés et brillant par la boisson.
_ N'ordonne jamais rien à tes aînés, gamin. Reste-là, je reviens.
Maintenant qu'il réfléchit à la situation, Hadès n'a aucune idée de son comportement actuel et du pourquoi il a fait monter cet Ebène chez lui. Il serait très bien resté dans la voiture, le temps qu'il récupère ses papiers puisqu'il s'est rendu compte de cet oubli quand il a payé Dionysos et là, il est un peu perdu de sa propre attitude. Mais le plus invraisemblable c'est qu'il rit de cette tête et des gestuelles de l'autre. Qu'il apprécie cette grimace étrange sur son visage et qu'il a voulu…, il le dit bien, voulu, le faire monter jusqu'ici pour lui montrer où il vit.
Face au miroir de sa chambre, il se dévisage, essaie de se comprendre –sans grande réussite- et se pince pour revenir à la réalité. Il n'est pas un gamin d'après les dires de son frère alors…, il a le droit n'est-ce pas, de l'amener chez lui ?
En pensant à cela, il sent son cœur tressaillir et il ne sait pas si c'est en bien ou en mal. Il ne comprend aucun de ces sentiments sauf celui qu'il ressent à l'instant où il retourne dans son salon. Quand il voit Rin sourire près d'une photo.
Il le désire et il le sait, une fois de plus il va succomber à ce désir qui lui mange le ventre et lui tord les entrailles.
Sans plus s'y attarder, il attrape simplement son cadet par la nuque et si celui-ci veut dire un mot ou deux, il est bloqué par des lèvres hargneuses et voraces. L'aîné des Elision dévore la bouche succulente et ornée d'alcool et joue également avec cette langue qui essaie de le fuir –ou presque-, il retient son « otage » par la taille et le resserre contre lui. Ça a un gout d'interdit mais il adore franchir celui-ci et est sûr de mieux respirer mais s'efforçant de ne pas y songer, Hadès amène juste Rin avec lui jusqu'au canapé.
De là, il l'installe sur ses cuisses, astucieusement et agilement, puis les baisers reprennent même s'ils ne se sont jamais réellement arrêtés non plus. L'alcool aidant, tout est enivrant et resserrant sa prise qu'il a sur les épaules de son aîné, Rin laisse des soupirs d'aises s'échapper de sa bouche. C'est aussi rapide que brutal. Décousu que quémandé. Et ils ne veulent pas arrêter, ni l'un ni l'autre. Les mains de l'Elision s'aventurent sous le chandail du plus jeune et si cette peau sous ses doigts frémit, il en est ravi. Et tout ça, tout cet engouement dure un long quart d'heure.
Les deux ne font que s'embrasser à en perdre haleine mais à cause d'un bref moment de lucidité, le plus âgé recule son vis-à-vis et lui demande de l'attendre sur le canapé.
Dans la salle de bain, Hadès se parle à lui-même pendant de longues minutes et se bat avec son reflet et si ça n'est pas une réussite, il retourne à son salon pour- …Il n'en sait rien mais il ne veut pas laisser ce petit intrus seul plus longtemps. Et peut-être, sûrement qu'il veut faire face à ses sentiments. Ce mot, il le dit enfin et rempli de nouvelles convictions, il n'a cependant pas le temps de dire ou bredouiller quoique ce soit.
Pourquoi ? Parce que là, sur son canapé, il y a cet Ebène plus ou moins allongé mais surtout somnolant. Presque enveloppé par les bras de Morphée et Hadès s'en approche et tend la main pour chiffonner des mèches douces et duveteuses. Il est mignon, il le reconnaît et son frère a raison, il a tous les critères qu'il aime. Rien ne lui manque, même le manque de poitrine ne le gêne pas, au contraire…, ça serait dérangeant. Assis sur le rebord de son canapé, il le cajole consciemment ou non et là, il entend des mots bredouillés mais parfaitement audible.
_ Vous êtes quelqu'un d'étrange Hadès-san mais…, je vous aime vraiment et c'est pas grave si vous me détestez, murmure doucement Rin dans son demi-sommeil. …Moi, je veux juste vous voir heureux, somnole-t-il alors qu'il resserre ce coussin tout contre lui. …Hadès-san~
Le dernier soupir fait resserrer la prise du plus grand sur l'autre et n'ayant pas le cœur à le réveiller, il opte pour une solution plus ou moins claire. Radicale du moins.
Après s'être assuré que Rin dort, il porte ce poids plume dans ses bras et l'amène dans cette chambre d'ami que personne n'utilise.
Certes, il le déshabille un peu, touche un peu cette peau douce et blanche mais ensuite, il le recouvre de cette épaisse couette et augmente le chauffage au cas où. Hadès ne sait pas comment s'occuper des autres mais, il espère avoir fait au mieux. Et il pourra toujours l'accuser d'avoir trop bu n'est-ce pas ? …Peut-être. Il met du temps avant de fermer cette porte pour lui-même aller se reposer mais pour une fois, il se rend compte qu'oublier ses préjugés peut être facile quand le désir prend le dessus. Là, il le reconnaît, il a besoin de son frère.
Toute la semaine à raison de deux heures par jour, Ikki et Aphrodite se sont évertués à refleurir les parterres d'un Lycée ainsi que quelques fenêtres donnant sur le rez-de-chaussée.
Ils y ont mis leur cœur à l'ouvrage et même si tous les soirs en rentrant chez eux, ils étaient exténués de leur journée au lycée et à la boutique, ils n'en n'étaient pas moins fiers. Surtout Ikki qui n'a pas l'habitude de recevoir la reconnaissance des autres et encore moins les compliments. Pas qu'Aphrodite s'en moque, au contraire, seulement lui, sait comment y répondre et les recevoir.
Bref ce samedi, ils ont décidé d'un commun accord de fermer la boutique pour le week-end et profiter d'une grasse matinée méritée et convoitée.
Ils se lèvent vers midi et chacun leur tour avec leurs cafés à la main et leurs tartines, ils ne prononcent un mot et s'éveillent dans le calme. L'après-midi –lui- est plus mouvementé puisque même si la boutique est fermée, il faut tout de même s'occuper des fleurs et si c'est plaisant entre deux rires et deux étreintes, ça a aussi le don d'enquiquiner le Bleu Foncé qui aimerait ne pas voir une fleur de la journée. Pas qu'il les déteste mais cette semaine, elles ont défilé en nombres et en variétés devant lui !
Et maintenant là, dans le salon après avoir dîner et pris un bain relaxant, les deux se cajolent plus qu'ils ne regardent ce film diffusé à la télévision.
Pour tout dire même, Aphrodite a une main glissée sous le chandail de son cadet alors qu'Ikki –lui- à force de descendre encore et encore, pince à même la peau, de temps à autre le fessier de ce Fleuriste qui soupire de temps à autre de cette « maltraitance ».
Pratiquement allongé sur le plus jeune, il n'est plus question d'embrassade et d'étreinte et jamais encore ça n'a autant été quémandé par les sens que maintenant.
Le plus âgé veut une nouvelle fois sentir la peau de son amant contre la sienne ainsi que sa chaleur alors qu'Ikki, lui, veut marquer avec insistance ce Bleu Ciel pour que personne ne pense à le lui voler ou lui reprendre. Evidemment, dans cette idée il a toujours une foutue pensée pour un certain professeur et ex-amant mais cette jalousie le rongera toujours tant qu'il ne sera pas devenu quelqu'un de bien et de fiable. Son complexe le grignote de temps à autre mais des soirs ou comme là, l'autre le fait disparaître par des regards ou des baisers qui lui prouve qu'il a été choisi malgré toutes ses lacunes.
_ …Je t'aime Aphrodite…, soupire, fainéant, le plus jeune qui voit-là une vérité éclater au grand jour.
Il réussit aussi à décontenancer et arrêter le cœur d'Aphrodite en un instant. La lèvre mordue et le regard azur sur le plus jeune, il est sûr des mots à répondre mais tant la surprise le mange, il reste muet.
Ikki n'est pas du genre à se confesser de la sorte, par contre, il est du genre à dire ce qu'il ressent sans prévenir les autres et il en a déjà eu quelques exemples. Le regard un peu plus doux encore, le Fleuriste agrippe le torse de son amant et s'aidant de ses mains pour monter jusqu'au visage de celui-ci, il lui offert un baiser des plus langoureux et des plus parfaits.
_ Moi aussi, mais essaie de me donner des petits indices avant de me déclarer ce genre de chose parce que je pourrais mourir dans l'instant si tu le fais trop souvent. Sourit Aphrodite tout contre les lèvres de son compagnon.
_ C'est juste que…, j'avais envie de le dire. Explique plus ou moins ce Bleu Foncé tout en remettant une longue mèche derrière l'oreille de son vis-à-vis.
_ Je sais et j'aime vraiment ça. Je t'aime aussi Ikki, alors s'il te plaît, ne change jamais. Confesse le plus âgé en reprenant de droit un nouveau baiser. …Aie qu'est-ce qu-
_ J'ai envie de toi, soupire Ikki en agrippant la nuque de son compagnon et lui mordant la lèvre inférieure après lui avoir intentionnellement pincé les fesses. De te faire l'amour Aph'…
Le cœur encore un peu plus battant, le susnommé ne répond rien mais se relève doucement. Avec lenteur et paresse. Il appuie sur le torse musclé du plus jeune, se retrouve entre les jambes de celui-ci et laisse glisser un instant sa main le long de ce torse et de ce ventre près de lui, il finit par agripper la main du Foncé et par lui présenter un rictus rempli de sous-entendus.
_ Dans ce cas, si on allait à la chambre ? Confesse simplement le plus âgé qui en a lui-même envie et ce de plus en plus souvent.
Traînant Ikki à sa suite, ils trouvent sans mal la chambre du Fleuriste qui n'a pas bougé de place entretemps et se faisant pousser sur le lit après qu'une lumière ou deux soient ouvertes, le Bleu Ciel entreprend de lui-même de déshabiller son vis-à-vis lentement et sans pression. Il commence tout d'abord par son chandail où il embrasse les pectoraux de celui-ci ainsi que les abdos parfaitement dessinés puis, il s'attaque au pantalon de celui-ci. L'autre lui donne même un léger coup de main en soulevant ses hanches et si l'aîné joue déjà avec ce boxer attrayant, il se fait arrêter par deux mains qui elles-aussi veulent déshabiller et contempler. Tout est très doux et contrôlé à dire vrai.
Ils s'embrassent de nombreuses fois, souvent jusqu'à plus souffle et si les rythmes cardiaques s'affolent de plus en plus, c'est le meilleur des signes possibles.
Entreprenant à souhait, Aphrodite finit tout de même par tirer sur un boxer encombrant et forçant l'autre à rester allongé, il est maintenant là à caresser et à faire aller sa langue sur un sexe qui prend de l'ampleur petit à petit et qui n'en finit plus de frissonner à chaque mouvement de lèvres ou de dents présentes.
_ Aph'… hm c'est bon~, murmure Ikki qui apprécie l'expérience de son amant mais qui lui met inconsciemment la pression aussi.
Heureux de satisfaire son cadet le Fleuriste continue de faire des va-et-vient sur la verge maintenant érigée de son amoureux et si quelques-unes de ses mèches sont agrippées cela lui plaît.
Continuant sa fellation sur le sexe de son cadet, il se plaît à l'entendre soupirer et geindre son prénom. Ça a quelque chose d'envoutant et d'enivrant. Les minutes s'égrènent à une vitesse folle et si Ikki est sur le point de jouir, il retourne aussi la situation pour pouvoir se calmer et à son tour, découvrir son amant et les points sensibles qu'il peut avoir.
Il débute par son lobe d'oreille, là où des gémissements se font entendre, Ikki marque ensuite le cou de ce Bleu Clair, descend découvrir le torse fin et ferme sur lequel il taquine des tétons durs et sensibles, rencontre pour la première fois un ventre plat et chatouilleux par endroit pour finir par se retrouver face à une entrejambe découverte et déjà en pleine forme.
Tout aussi doucement il découvre et humidifie l'intimité d'Aphrodite à l'aide du lubrifiant donné par celui-ci même et s'il essaie de ne pas lui faire de mal, il questionne aussi beaucoup.
Il ne veut pas être pris pour un nul ou un imbécile et veut encore moins blesser celui qu'il désire plus que tout alors même s'il embête avec ces questions –un Fleuriste qui soupire toujours davantage-, il montre aussi son côté adorable et prévenant. Côté qu'il ne montre qu'à ce Bleu Ciel qui s'en réjouit d'autant plus.
De lents va-et-vient se font à l'aide d'un index et d'un majeur au même titre qu'une main sur le membre gonflé du plus âgé. Puis celui-ci se dégage légèrement pour pouvoir attraper un condom et l'enfiler à son cadet pour que la suite des événements se produise. Comprenant cela Ikki surplombe le Bleuté et s'immisçant lentement en lui, des lèvres sont mordus pour que des soupirs ne s'entendent pas. …En vain… .
_ Hn Ikki~ ne me fait plus attendre…, bougonne presque Aphrodite qui se déhanche souplement alors que l'autre obéit bien gentiment à l'ordre reçu.
_ Je ne te fais pas mal ? Demande maintenant le Foncé alors même qu'il entre jusqu'à la garde et qu'il n'ose plus bouger après avoir vu quelques larmes brillantes au coin des yeux de son amant.
_ N-non…, bouge s'il te plaît… han~
Encouragé et persuadé, Ikki donne ses premiers à-coups dans l'antre bouillant du Fleuriste et s'il adore cette sensation nouvelle et le fait d'être si vivement emprisonné, il est aussi certain de très vite perdre ses esprits si on ne lui donne aucune limite.
Entre les jambes de son aîné, il pousse fortement et accélère la cadence au gré de ses envies et des gémissements qu'il peut entendre. Il ne se fit qu'à son instinct et honnêtement, il contente plus qu'il ne voulait ce Fleuriste déjà au bord de la jouissance et du paradis. Il ne savait pas son cadet aussi doué et aussi entreprenant pour ce genre de chose et sincèrement, ça le réjouit.
Accrochant les hanches d'Ikki avec fermeté et hardiesse, les deux hommes savourent leur première fois et ne retiennent plus aucuns soupirs d'aises. Les respirations saccadées, ils n'arrêtent pas pour autant de s'embrasser et de se couver l'un l'autre de petits mots et si Aphrodite est plus compétent de ce côté-là ça ne gêne personne.
Des « plus fort », « plus vite » se font entendre et les cœurs à l'unisson, ils sont en symbiose parfaite et il ne faut rien de plus pour qu'ils jouissent tous les deux et en un temps record. Ils sont sûrement trop pressés, trop envieux aussi pour se contenir davantage mais comme le pense déjà Aphrodite, ils ont toute une vie pour profiter l'un de l'autre.
_ Je… …j'ai plus de souffle, se plaint en souriant Aphrodite et en dévisageant son cadet qui ne fait que le fixer lui aussi.
_ Moi non plus mais…, dans cinq minutes je vais de nouveau te sauter dessus Aph', assure le Bleu Foncé dans un sourire et en volant des baisers aux lèvres rougies de son Fleuriste.
_ Je te prends au mot Ikki, dit sur le même ton de la confidence le Bleu Ciel tout en restant collé-serré à son amant. J'avais jamais joui aussi vite, tu étais super… .
_ C'est bon à savoir, soupire le plus jeune qui surplombe de nouveau son aîné dans un sourire carnassier. Je t'aime Aph'.
La réponse donnée sans attente ou réflexion au préalable, les voilà qu'ils s'embrassent de nouveau comme des affamés et se caressent de toute part. Maintenant qu'ils ont goûté au corps de l'autre, plus rien ne les empêche de devenir accros à l'autre.
Et ce soir, …ce soir ils vont faire l'amour un nombre incalculable de fois avant d'être rassasiés et de s'endormir dans les bras l'un de l'autre puisque pour la première fois, ils partagent un lit et en sont heureux.
