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118 – Edward

De : EAMasen

A : Bella Swan

Envoyé le : dimanche 4 juillet 201 24

Reçu le : dimanche 4 juillet 201 24

Sujet : Tu ferais bien d'être endormie Mlle Swan…

Hey ma belle,

J'envoie un mail plutôt qu'un texto parce qui si tu dors je préfère que tu continues à le faire. Tu n'as pas beaucoup dormi avant de partir et j'imagine que tu n'as pas beaucoup dormi dans l'avion non plus.

Tu me manques tellement. En si peu de temps je suis devenu complètement dépendant, dormir sans toi va être difficile. Mon lit parait complètement vide ce matin. En fait la maison entière est silencieuse putain. Ni Jazz ni Emmett ne sont levés alors je suis parti courir tout seul ce matin. Il fallait que je le fasse. Il faut que je me concentre sur quelque chose d'autre que sur cette évidence que tu n'es plus ici.

Ce qui m'a amené à t'envoyer un mail…

Merci ma douce. Merci pour m'avoir donné le plus beau cadeau d'anniversaire que j'aie jamais reçu et je ne parle pas du piano… mais merci pour lui aussi. Même si ces prochains mois seront une torture sans toi, je sais que nous allons y arriver. C'est comme si une partie de mon âme était absente quand tu n'es pas là mais le fait d'écrire m'apaise un peu. Et si ceci est vrai, alors entendre ta douce voix sera d'autant mieux. Je veux te remercier parce que tu m'as donné ce que jamais je n'aurai pensé avoir – de l'espoir pour l'avenir, une famille qui existait sans que je le sache et un amour dans lequel je peux me plonger et avoir toute confiance. Je pense que je t'ai aimée avant de te voir mais ce n'était rien en comparaison de ce que je ressens à présent

Je veux que tu passes un bon moment avec ton père, Bella. Qu'il prenne soin de toi. Il nous comprend nous et notre relation plus que tu ne le penses, donc tu peux t'appuyer sur lui amour. Amuse-toi à regarder le feu d'artifice mais je jure devant Dieu que Jacob ferait mieux de garder ses yeux et ses mains pour lui-même. Je ne plaisante pas. Je volerai jusque là-bas en écartant les bras et reviendrai en un seul jour. Mdr les avantages d'être aux Etats-Unis…. Hummm que pourrai-je faire pendant que j'y serai…

Les gars et moi pensons rester à la maison aujourd'hui. Rien de spécial les hot dogs de Jasper, de la bière et nous avons entendu dire que le feu d'artifice peut être vu de la baie donc nous n'aurons qu'à nous asseoir dehors pour les voir. Et si je ne me trompe pas ils ont prévu une sorte de tournoi de jeux vidéo… **Roule des yeux**

Jusqu'à ce qu'ils se lèvent je vais jouer du piano. Je travaille toujours sur ton morceau et quand je l'aurais fini je te l'enverrai. C'est promis. Tu n'auras même pas à le demander.

Je t'aime plus que je ne peux l'exprimer, ma douce. Je t'en prie ne sois pas triste parce que notre temps séparé passera plus vite que tu ne le penses. Dieu sait que j'essaie de faire tout mon possible pour ne pas que ça m'atteigne quand tout ce que je veux c'est toi.

A toi pour toujours

Edward

PS : Le temps des questions Isabella… je suis assez fier du fait que je t'ai prise six fois le dimanche. Hum bébé quelle était ta favorite? J'aimerai dire toutes mais les règles sont les règles alors je dois répondre à cette question. Et c'est la douche ma belle. Il y a quelque chose dans le fait de te voir mouillée – dans tous les sens **sourire coquin** et regarder vers moi. Et de toute évidence il n'y a pas assez d'ascenseurs dans ma vie donc nous n'avons pas été en mesure de faire devenir ce fantasme partagé réalité, quelque chose que je prévoie vraiment de corriger dès que je rentre à la maison.

ooo

Tampa… dimanche 4 juillet 1010 à 20 h 42

"Allez, allez, allez !" exhorta Emmett, en cassant pratiquement la manette dans sa main.

Je ris en roulant des yeux et en secouant la tête. "On pourrait vraiment penser que tu serais fatigué de tirer sur des ennemis et de jouer à la guerre."

"Ça ne compte pas," rit Jasper, en faisant signe avec son menton vers la télé. "C'est un gamin de treize ans du Japon qui est en train de nous botter le cul. Maintenant c'est une question de fierté."

En riant je me retournai vers mon piano. "Vous savez ce qu'ils disent à propos de la fierté…"

"Ouais, ouais, " ricana Emmett, toujours concentré sur le téléviseur. "Elle arrive avant la défaite…"

Je haussai les sourcils et Jasper mit le jeu en pause.

"Quoi ? Je peux lire vous savez," s'esclaffa Emmett, en poussant Jasper.

"Vraiment tu peux?" demanda Jasper. "Lire je veux dire…"

En rigolant je leur dis, "Il peut lire ce qui est écrit dans Playboy, ça veut sûrement dire quelque chose."

Emmett sourit. "Il y avait celle-là…"

"Arrête !" Jasper et moi hurlâmes.

"Si cette nana en cuissardes peut passer sa jambe autour de son cou j'appelle ça des conneries," grogna Jasper en roulant des yeux. "Tout ça est de la pure fiction. Je n'aime pas ce que tu dis."

"Ou était-ce celle qu'il avait enfermée pendant des semaines ?" demandai-je en souriant. "Oh ouais…"

"La fille de la station-service !" Nous exclamâmes-nous avec Jasper.

"Toi mon ami tu as quelques problèmes de fétichisme," je montrai Emmett qui n'en pouvait plus de rire.

"Des entonnoirs d'huile et je ne veux même pas savoir à quoi les câbles ont servi ?" demanda Jasper, en grimaçant à cette simple pensée.

"Probablement pas," je ris.

"Oh ça va ! Comme si tous les deux n'aviez pas de vilaines choses qui vous passent par la tête !" contra Emmett.

Ce qui fut hilarant c'est que Jasper et moi nous figeâmes une seconde comme des cerfs effarouchés devant les phares d'une voiture. Je n'allais ni nier ni confirmer quoi que ce soit. Cependant en même temps que Jasper je répondis sèchement, "Joue !"

Ils retournèrent à tuer des nazis et j'allais dans la cuisine. Nous étions complètement perdus dans la maison comme si elle était soudainement devenue trop grande pour nous. La journée fut calme, le seul bruit venait de la cuisine où Jasper faisant son chili. A un moment j'étais retourné au lit pour récupérer un peu du manque de sommeil des deux nuits précédentes… et m'enfoncer dans le parfum de l'oreiller de Bella. En fait c'est tout ce que nous avions dit de la journée !

Je les suivais parce qu'ils connaissaient bien cette expérience mais je pouvais dire qu'ils faisaient de leur mieux pour se tenir occupés. C'était vraiment tout ce que je pouvais faire pour ne pas appeler Bella et la garder au téléphone – un doux bruit constant dans mon oreille juste pour rendre toute cette merde plus facile.

Une fois que mon assiette fut remplie de chili et de chips, j'attrapai ma bière et sortis sur la terrasse derrière et je les appelai. "Le feu d'artifice a commencé…"

Le jeu fut mis en pause et bientôt Jasper me rejoignit et s'assit sur la marche à côté de moi. Emmett prit un fauteuil et s'installa dans la pelouse face à nous. Des bleus, des violettes, des rouges et des vertes explosèrent au-dessus de nos têtes mais j'aurai pu parier que nous ne les regardions pas vraiment parce qu'aucun de nous ne disait mot. C'était juste confortable et familier. Et je réalisais qu'ils étaient calmes pour moi. Comme des frères, ils me connaissaient assez bien pour me laisser tranquille, j'étais toujours ainsi quand il fallait que je m'adapte à une merde.

"Ça va aller mieux, tu sais," dit finalement Jasper, en me poussant avec son épaule quand je le regardais. "Je ne vais pas dire que ça sera génial mais la partie la plus difficile est derrière nous. Tu sais, les voir en colère. Elles vont être occupées à la maison et nous retournerons travailler."

"C'est la dernière fois Sergent," dit Emmett, son visage jovial était complètement sérieux. "Ensuite nous rentrons à la maison."

J'acquiesçai le cœur battant à l'idée de 'chez moi'. Je savais que ce n'était que temporaire, qu'un jour je repenserai à cette séparation avec le sourire mais Jasper avait raison. Ce qui me gênait le plus c'était que ma douce qui était normalement heureuse avait été bouleversée de me quitter. Et je ne pouvais absolument rien y faire parce que non seulement j'étais coincé ici et j'étais ce qui lui manquait. Une partie de moi était soulagée qu'elle ait besoin de moi et une autre s'inquiétait qu'elle perde sa force.

Comme s'il avait entendu mes pensées, Emmett dit, "Bellsy est forte, Ed. Elle va ramer pendant un jour ou deux mais elle va réagir et ça ira mieux. Elle est ainsi depuis que je la connais."

"Ouais c'est sûr, "convint Jasper, en hochant la tête et en souriant. "Bien…" Il souffla un rire et me donna un coup de coude. "Je souhaiterai vraiment que tu aies pu voir ton visage quand tu as posé tes yeux sur elle dans ce club."

Je ris. "J'en suis sûr."

Le feu d'artifice fut oublié et nous passâmes le reste de la soirée avec des bières, des hot-dogs et nous nous repassâmes ce que nous considérions comme les deux meilleures semaines de notre vie.