Bonjour,

Aujourd'hui un long chapitre consacré à Hadès et Rin. Dites-nous si c'est ce à quoi vous pensiez. J'espère que vous aimerez moi j'ai adoré le lire. Sam m'a fait adorer ce couple.

Bonne lecture, biz Craft.

Prochain rendez-vous : mardi 4 février.


Lundi 3 Février.

La journée de travail achevée, l'agence de publicité devient calme et comme demandé, Rin reste plus tard que les autres. Demande faite par son patron et qu'il n'ose pas refuser.

Son bureau un peu moins en pagaille que les autres jours, il se fait surprendre par l'aîné des Elision qui pose sa main sur l'ordinateur et fait saisir. La journée s'est bien passée et les contrats fleurissent, la bonne ambiance est de mise et s'il peut voir Rhadamanthe un peu perdu dans ses pensées, tous autant qu'ils sont, ils ont vu son moral revenir après un appel ou du moins un mail.

Mais quoiqu'il en soit et pour l'heure, Hadès est sur le point de vérifier les dires de son frère et de suivre l'un de ses conseils. Fixant ce Noiraud qui finit de ranger sa table de dessin, il prend une profonde inspiration et finit par se lancer. Et s'il va droit dans un mur alors… alors il oubliera tout et évitera les autres pièges qu'on pourrait lui tendre.

_ Tu me suis ? Interroge ou ordonne Hadès en agrippant le poignet de son cadet comme s'il allait s'échapper ou fuir quelque part.

_ Où est-ce que nous allons ? Vous n'avez rien dit et vous semblez un peu étrange Hadès-san. Avertit Rin qui est maintenant debout et qui dévisage son employeur pour avoir une réponse.

_ Dîner me semble le mieux vu l'heure, répond de sa voix rauque l'Ebène en faisant se lever son vis-à-vis, ensuite…, je te laisserais choisir.

_ Je ne comprends pas, me laisser choisir quoi ? Demande de nouveau le plus jeune qui suit l'autre jusqu'à la salle de repos pour prendre ses affaires, dont son sac et son manteau.

Inconsciemment, Hadès fronce les sourcils de ses questions bien trop nombreuses d'après lui et comme il ne sait pas comment répondre à celle-ci, il pense à agir plutôt que de discuter encore.

Il voit ce Noiraud se vêtir de cet épais manteau qu'il a lui-même offert, boutonner le tout, enfiler un bonnet et il l'arrête en attrapant cette nuque à moitié couverte pour pouvoir le tourner vers lui et l'embrasser. Quelque chose de simple et sans fioriture mais un truc qui scotche sur place un jeune homme qui ne respire plus. Et puis, avoir ce regard Bleuté sur sa personne n'arrange rien.

_ Maintenant allons manger.

De nouveau exigeant, Hadès pousse son cadet muet jusqu'à l'ascenseur et les lumières toutes fermées, ils quittent les lieux après avoir verrouillé l'immeuble.

Dans la voiture, la conversation n'est pas leur fort à tous les deux et si de temps en temps on peut entendre des soupirs ou voir des gestes se faire, Rin n'arrive à rien et une fois dans ce petit restaurant de quartier, l'un en face de l'autre et sans bruit aux alentours, le plus âgé passe commande et attend maintenant un rejet, des paroles claires ou bien encore des questions sur ses actions. Et honnêtement, ça fait longtemps qu'il n'a pas autant tremblé devant une réponse. Encore moins devant un gamin. …Surtout celui-là et il espère ne pas devoir le regretter.

La tension est présente à cette table et quand les yeux Miels se lèvent vers son aîné, les plats arrivent et un « bon appétit » retentissant du patron s'élève dans la joie et la bonne humeur.

_ Hadès-san, si vous voulez vous moquer de moi ce n'est pas la peine d'aller aussi loin. Affirme maintenant le plus jeune des Noirauds en s'armant de tout son courage mais en regrettant aussi de ne pas en profiter plus longtemps. Vous me l'avez déjà fait deux fois, je ne suis pas assez stupide pour y croire une troisième fois. Alors si vous n'avez rien à me dire concernant le travail je vais y aller. Soupire-t-il en s'éloignant déjà de la table.

_ Reste, dit l'Elision sur le ton de l'ordre et en attrapant ce poignet avant qu'il ne soit trop loin de lui. Là, …en cet instant, il ne veut pas voir son cadet partir. J'y réfléchis depuis des semaines et j'en suis venu à la conclusion qui si c'était toi, je voulais bien essayer. …Me laisser tenter. Rajoute-t-il tout en y réfléchissant de nouveau et sans la moindre émotion dans la voix.

_ Et si l'essai ne vous satisfait pas, vous allez me laisser n'est-ce pas ? Souffle Rin dans un étrange rictus. A force d'observation et à force d'être resté un peu trop longtemps avec lui, il en est venu à le connaître. A le comprendre un peu. …Jamais je n'aurais dû vous suivre jusqu'à votre appartement et m'y endormir. …Et je n'aurais pas dû vous laisser faire.

_ Tu t'étais endormi. Argumente le Publicitaire tout en continuant d'épier son cadet qui ne s'est pas encore défait de sa prise.

_ Parce que vous m'aviez fait boire !

_ Tu as accepté de boire. Assure Hadès de son regard impérial.

_ Parce que vous m'aviez défié Hadès-san ! Vous me pensiez incapable de boire ce truc horrible et puis, ce n'est qu'un détail alors arrêtez de m'embrouiller l'esprit. Grogne Rin en s'échappant de la prise de son aîné et en retombant sur la sorte de banc derrière lui. Et tout ça, fait sourire l'autre et lui donne d'autres mots.

_ Je rectifie ce que je viens de dire précédemment. Je ne veux te laisser à personne d'autre. Clame à présent l'Elision d'un timbre clair et sans doute. En laissant son regard Orageux se faire sonder par celui Doré.

Rin entend son cœur battre à ces mots et perd également de sa colère montant en grade. Il n'avait pas prévu d'entendre une telle phrase. Il n'avait pas prévu de voir cet Ebène être sérieux à son sujet.

Laissant ses mains retomber jusqu'à ses cuisses, il essaie de dénicher un mensonge ou une moquerie dans les yeux de son interlocuteur mais rien ne paraît. Griffant sa lèvre à l'aide de sa canine, il détourne le regard durant de longues secondes puis de nouveau résolu à ne pas être moqué, sa voix revient alors que devant lui, le plus âgé attend. Sans appréhension ou doute puisque peu importe les prochaines réflexions, il se dit qu'il remportera la bataille.

_ Pourquoi ? Depuis toujours vous ne faites que me repousser alors je ne comprends pas. Rien n'a changé depuis et je suis toujours un gamin à vos yeux n'est-ce pas, alors pourquoi ? Demande à juste titre Tomura qui voit son repas refroidir.

_ C'est vrai, t'es un gamin, ça, ça ne changera jamais mais…, débute l'Ebène en pensant à ce qu'il peut bien ressentir. En repensant à son regard sur lui, ces baisers partagés, cet ami trop proche, ces bretelles… …, mais j'ai envie de t'attacher quelque part pour en profiter. Peut-être qu'il ne veut pas que ça sorte de cette façon mais la métaphore faite est juste alors ça ne le dérange pas tellement finalement.

_ Qu'est-ce qu- ! …J'ai pas envie d'avoir mal, Hadès-san. Marmonne Rin un peu apeuré par le côté sadique de son aîné. Parce que c'est bien du sadisme ce qu'il vient de dire n'est-ce pas ?

_ Pourtant, je pense que tu pourrais apprécier ça. Continue sans vraiment y faire attention le plus âgé et en imaginant peut-être un peu les scènes que son imagination lui donne depuis quelques jours. Depuis sa discussion avec son frère qui lui proposait d'affronter le « problème » et apparemment son choix a été la solution difficile puisqu'il regarde ce jeunot devant lui, l'attrape et se dévoile même si ses mots sont surtout ses envies.

_ Je-, je ne suis pas quelqu'un qui à ce genre de tendance, du moins je veux dire-, murmure celui aux cheveux charbons et au regard d'Or qui se souvient de l'endroit où ils se trouvent tous les deux. Et puis ce n'est pas le sujet ! Comment est-ce qu'on en est arrivé là !? Arrêtez de m'embrouiller l'esprit s'il vous plaît et dites-moi ce que vous voulez de moi ?

_ …Te mordre…, dit cet homme de trente-cinq ans l'esprit pensif et le regard lointain. Je veux que personne d'autres que moi te touche.

Pour la seconde fois de la soirée, Rin réentend son cœur battre et son esprit s'évaporer. Ces mots, les entendre…, il ne peut y croire et pourtant, celui qu'il aime depuis des mois se déclare à lui. D'une étrange façon et avec des mots curieux mais assez compréhensifs quand on connaît un peu le personnage alors pour le coup, le Noiraud se retrouve un peu paniqué et agité.

Cherchant férocement quelque chose à faire ou à dire, le plus jeune finit par se lever et par réenfiler ses vêtements. Puis une fois vêtu pour aller dehors, il scrute son patron de toute sa hauteur et sa bouche se remet à fonctionner.

_ Je veux rentrer, avoue-t-il à présent alors même qu'ils n'ont pas touché à leur dîner. Ramenez-moi chez moi s'il vous plaît.

C'est emmerdant. Cette réponse est beaucoup plus qu'emmerdante mais Hadès le sait, il ne peut pas le forcer ou bien énoncer ses pensées. Pas dans ce genre d'endroit et encore moins avec un public alors, il ne fait qu'acquiescer d'un simple geste et demande à ce que leur repas soit emballé pour qu'ils puissent l'emporter et le manger plus tard.

Plus aucune parole ne sont échangées entre eux et jusqu'à avoir regagné la voiture, le silence règne entre eux. L'Elision à bien l'envie –et plusieurs fois- de faire entendre raison à son cadet mais… mais comme son frère l'a dit, il vient de jouer et il semble avoir perdu.

_ Si vous… …si vous vous moquez encore une fois de moi je vous détesterais réellement alors Hadès-san… …prenez soin de moi s'il vous plaît. Souffle la voix incertaine de Rin à l'intérieur de l'habitacle et en regardant droit devant lui avant de se détourner pour croiser l'iris Bleuté de son interlocuteur.

_ T'es un emmerdeur, c'est la première chose qu'il réussit à dire avant de lever sa main pour la poser sur les mèches couvertes de son cadet. Alors même qu'il sent son palpitant respirer de nouveau, ce qui provoque en lui une étrange sensation. Gam-… Rin, cette fois…, je vais prendre mes responsabilités.

L'affirmation donnée, il se penche et si ses doigts glissent sur la nuque du plus jeune, cela est dans l'unique but de pouvoir lui voler un baiser. Un baiser tout sauf innocent cette fois ou chaste. Il s'amuse même durant de longues minutes avec cette langue malicieuse qu'il prend plaisir à taquiner et si des mains l'agrippe, c'est pour le mieux.

Là, à l'intérieur de cette voiture et pour la première fois, Hadès embrasse ce Noiraud sans sentiment de culpabilité ou de peur et ça lui fait un bien fou. Il vient de tenter et apparemment, on lui laisse une dernière chance. Puis s'éloignant de cette bouche toujours aussi sucrée, il grogne tout contre celle-ci « j'vais te ramener chez toi » avant de reprendre un dernier baiser en guise de paiement.

Les vingt minutes de route après cela ne sont pas des plus longues et si comme toujours entre eux la communication n'est pas leur point fort –surtout pour l'un d'entre eux-, l'ambiance n'en n'est pas pour autant mauvaise.

Au contraire, on peut voir des œillades ici et là, entre les feux rouges ou les stops ou même des pensées plus que des mots voler et atterrir non loin de leurs oreilles et quand le propriétaire du véhicule se gare finalement sur un emplacement libre et coupe le moteur, on peut voir le plus jeune des Noirauds hésiter une brève seconde avant de se lancer et d'inviter son aîné à grimper jusqu'à son appartement. Lui-même pense qu'il n'a plus une seconde à perdre et qu'il préfère être rejeté après avoir profité du plus vieux, tout comme Hadès qui ne rejette pas la proposition et qui a en tête de mettre en pratique pas mal de ses propositions lancées au cours de leur courte conversation.

C'est donc ensemble qu'ils entrent dans cet appartement minuscule comparé à celui de l'Elision mais qu'importe, cela n'a aucune importance.

_ Ne faites pas attention d'accord, mentionne Rin qui retire son manteau à l'entrée ainsi que ses chaussures, est-ce que vous voulez quelque chose à b-

Apparemment et de toute évidence, Hadès n'a ni soif ni faim ou alors sa soif et sa faim sont quelque chose de bien différent puisqu'il vient d'agripper son cadet et de kidnapper sa bouche et sa nuque.

Penché pour pouvoir tenir comme il veut ce Noiraud, il termine finalement de le déshabiller lui-même et sans jamais lâcher ces lèvres qu'il vient à adorer en un instant, il soulève Rin et d'une indication, demande où se trouve la chambre de celui-ci. Après un bref signe, l'Elision s'aventure dans cet appartement et s'il trouve facilement cette chambre, il garde aussi un bout de temps cet Ebène entre les bras. Il le trouve léger et facile à transporter, Hadès se moque lui-même de ses pensées et là, contre le mur, il en vient à mordre et à embrasser ce cou fruité. A ronger cette bonne odeur de fleur de cerisier.

Les mains dans les cheveux épais de son aîné, Rin soupire d'autant d'agressions survenues sans prévenir et se faisant amener n'importe où, il finit aussi par atterrir sur son lit et par être surplombé de cet homme magnifique devant lui.

_ Hadès-san… …je…, je devrais prendre une douche avant et- coupe de nouveau Rin par un baiser outrageux et des mains glissantes sous son chandail. …Hadès-san~

_ Ce n'est pas utile, souffle le Publicitaire qui s'occupe maintenant de déboutonner la chemise de son cadet et qui laisse apparaître une peau laiteuse. …Ne cherche plus d'excuses maintenant...

Ce ne sont pas vraiment des excuses qu'il se cherchent mais simplement un peu de temps pour pouvoir penser clairement ou du moins comprendre ce qui leur arrive.

Il veut aussi laisser la chance à son aîné de pouvoir partir et arrêter avant qu'il ne regrette quoique ce soit mais de toute évidence et au vu des morsures qu'il reçoit, Rin sait que les regrets ne font plus partie du jeu.

Jetant de lui-même son pull encombrant, Hadès laisse à son futur amant le loisir de le scruter –lui et son corps bien fait-. Et voilà que de nouvelles morsures apparaissent sur une épaule à moitié dénudée ainsi que sur des côtes et une taille qui essaient de s'échapper.

Malheureusement pour le jeune Tomura, il est agrippé par la cuisse pour ensuite être glissé et cogne le bassin de son aîné qui le fixe d'un léger rictus rempli de sous-entendus et autres sentiments divers.

_ Alors comme ça t'es bel et bien un homme…, soupire à présent l'Elision qui réussi à retirer non seulement le jeans de Rin mais aussi son boxer.

Et si ses yeux se posent naturellement sur l'entrejambe du plus jeune –entrejambe déjà bien en éveil à cause des multiples attouchements-, il a aussi la délicatesse –ou non- d'attraper l'une des jambes de son cadet pour pouvoir se créer un passage et quitter le lit.

…Laissant en plan un Noiraud qui ne comprend pas bien ce qu'il a mal fait. Durant de longues minutes, le silence règne en maître dans la chambre et couvrant la partie inférieure de son corps à l'aide d'un drap, il se demande s'il est à ce point repoussant. Le ventre noué, il est sur le point de se relever quand Hadès réapparaît dans l'encadrement de la porte.

_ Je ne trouvais pas ta salle de bain, grogne la voix rauque du Publicitaire tout en regagnant le lit et en attrapant cette cheville pour attirer le plus petit vers lui.

Pourquoi ? Se demande Rin. Pour vomir ? Se donner du courage ? Essayer de penser à quelque chose d'agréable ? Pourquoi, il n'en n'a aucune idée et parce qu'il ne veut pas rebuter cet homme qu'il aime depuis des mois, il fait en sorte que son sexe n'entre jamais plus dans le champ de vision de l'Ebène aux billes bleues.

Un sursaut se fait alors quand quelque chose de froid et visqueux coule sur son fessier et les draps parfaitement accroché, le jeune Tomura pose de nouveau des questions. Sa chemise glisse de plus en plus dans son dos –à portée de son amant- alors que ses fesses se font maltraiter par des doigts et des mains expertes –ou du moins expérimentées-.

_ Pourquoi la salle de bain Hadès-san ? Soupire le plus jeune des deux Noirauds en se cambrant quand deux doigts s'immiscent dans son intimité glissante. …Hn~ ne faites pas ça… je peux… mh~ je peux le faire moi-même vous savez.

_ Non et j'avais besoin de ça…, souligne l'Elision en montrant une lotion maintenant jetée un peu plus loin dans la pièce. Maintenant lève les fesses Rin…

Ce prénom dans la bouche de cet homme en apparence froide fait frissonner un corps de part en part. Murmuré tout près de son oreille, Tomura ne peut faire autrement que de suivre l'ordre reçu alors que des doigts reviennent en lui et qu'un corps vient sur le sien.

Il peut sentir le torse d'Hadès frôler son dos, entendre le souffle de celui-ci croquer sa nuque et son épaule mais aussi cette verge qui vient de sortir d'un pantalon sombre et qui cogne contre sa cuisse. Un sexe qu'il peut deviner dur et quelque peu épais. Et dans l'instant, tout va très vite. Les soupirs de Rin ne cessent plus et s'il a la maladresse de vouloir toucher ou faire selon son avis, il est immédiatement arrêté par son aîné qui lui bloque les mouvements. Tandis qu'Hadès –lui- se plaît à pouvoir enfin laisser libre cours à ses pensées et désirs. Et il est maintenant là, à faire aller et venir son sexe entre les cuisses trop maigres de son cadet qu'il peut entendre supplier et gémir à la fois.

_ Mh…~ Resserre un peu plus tes cuisses…, maugrée le Publicitaire à son amant alors même qu'il joue avec ce fessier qu'il a sous les yeux.

_ Hadès-san…, je vous veux…, s'il vous plaît…, supplie l'Ebène en laissant son bassin suivre le rythme indécent de l'autre et en sentant ce sexe cogner contre le sien au bord de la jouissance.

_ Tu pourrais très bien te finir comme ça, provoque l'aîné tout en continuant d'écarter ce fessier et de le marquer de ses doigts. Tu m'as l'air bien sensible… et hm~ j'ai envie de voir ta tête. Tourne-toi par ici. Grogne-t-il de nouveau en mordant ce dos qu'il a vu sensible. … …Rin obéit.

Bon gré mal gré, le Cadet consent à sortir à demi de sa cachette et ses joues rougies sont parfaites, autant que ses yeux embués et sa bouche entrouverte. Il réussit à faire bondir le cœur de son amant sans le savoir et se mord lui-même la lèvre pour ne pas crier quand le sexe d'Hadès vient en lui et pousse jusqu'à la garde. Un prénom est cependant entendu et heureux d'un tout, l'Elision enclenche son premier à-coup tandis que Rin essaie sans succès de se remettre de cet orgasme ressenti quand l'autre s'est introduit en lui.

Les hanches fortement agrippées et les coups de reins brutaux donnés, le jeune Noiraud n'arrive plus à garder ses gémissements qui envahissent petit à petit la chambre à coucher. Satisfait au possible, Hadès a pourtant facilement et rapidement changé de position. Il manipule son cadet comme s'il est sa chose mais et aussi parce qu'il veut absolument voir son visage dans ce moment-là. Lui attrapant le bras, il l'amène tout contre lui et si maintenant ce Noiraud s'accroche à lui et non plus à cette couverture dérangeante, il reprend des à-coups puissants et divinement bien placés.

Les bras noués autour des épaules de son aîné, Rin finit par mordre la jugulaire de son aîné pour étouffer ses propres gémissements mais sans réel succès et puis les caresses qu'il reçoit sur son corps ou bien les coups de reins qui n'arrêtent pas de lui toucher la prostate n'arrangent rien à son cas. C'est même la première fois qu'un homme réussit aussi facilement à le faire jouir alors il ne sait pas si c'est à cause de l'expérience de celui-ci ou bien leur compatibilité mais peu importe ce qu'il peut penser, c'est divin.

Les lèvres mordues à présent, il se voit être tiré en arrière par une main dans ses cheveux et s'il se fait épier sans vergogne, il reçoit également une bouche sur la sienne et une langue envahissante à laquelle il répond avec envie. Il resserre même sa prise sur les épaules de l'Elision pour pouvoir être encore plus proche de lui. Et là, parce qu'il a de plus en plus envie de faire plaisir à cet homme qu'il aime plus que tout, il se met à monter et descendre sur ce sexe gonflé et peut enfin entendre un gémissement sortir de la bouche de son patron et ça a un effet électrisant. Booster même pour le cadet qui fait de son mieux pour donner un maximum de plaisir à son aîné.

_ …Rin… hn~ tu sais com-ment aguicher les autres…, grogne d'une voix sombre Hadès en resserrant l'une des fesses de son partenaire et en caressant de l'autre, sa cambrure.

_ Je… ne dite pas…~ ça ! Mh Hadès-san plus vite… …plus~ Hadès-san…

« Un vrai démon » pense l'Elision qui ne fait qu'embrasser de nouveau sa proie avec toujours plus de force et d'envie. Et comme demandé, il s'active et rejette ce Noiraud sur le lit pour le surplomber de nouveau et lui donner de nouveaux à-coups bien plus puissants et rapides que précédemment.

Les respirations saturées, Hadès se met à caresser ce visage devant le sien, à passer son pouce entre les lèvres de son cadet et à jouer avec ces canines pointues puisque l'autre se laisse faire.

Ils continuent ainsi durant de longues, très longues minutes jusqu'à jouir en même temps ou presque dans des sons étouffés. Ensuite, Rin resserre sa prise sur son amant pour ne pas le voir disparaître dans l'immédiat mais comme il est bien trop « petit », il se fait simplement emporter et amener sur un torse. Caché d'une main sur son crâne et d'une autre dans le bas de son dos, il n'essaie pas de s'échapper et profite même de la chaleur de l'autre le plus longtemps possible.

_ Tu vois que tu aimes être mordu, marmonne le Publicitaire en jetant un drap sur le corps de son cadet qui le surplombe et qui retombe sur sa tête.

_ Ce n'est pas…, ça va me tirer de partout demain, répond en bougonnant ce Noiraud qui a encore les joues rougissantes et rougissent toujours.

_ Ouais…~, soupire Hadès d'un air pensif et en laissant ses mains entourer le visage de son vis-à-vis.…T'es vraiment mignon…

Et voilà, une fois de plus il réussit à gêner son cadet. Cadet qui se cache sur le torse de L'Elision et qui grogne sûrement des insultes mais comme cette chose est inaudible, le Publicitaire laisse passer.

Ensuite, il continue de réfléchir à ce qui vient de se passer, à ce qu'il voit, ressent aussi et pour lui, à l'instant le doute n'est plus permis. Tellement qu'il est déjà prêt à recommencer. …Ce soir et même s'ils sont en semaine, il ne va pas donner de répit à ce Noiraud qui prend la responsabilité de l'aimer. Parce que c'est bien ça, Hadès accepte les sentiments que son cadet a pour lui et a même l'intention de les lui retourner.

_ Hadès-san…, mordez-moi encore.