Hoola (hop) !

Comment vous allez bien ?

Énorme merci aux formidables Panihi, zocrn et Guest pour vos reviews !

Guest : Aw merci beaucoup, je suis vraiment ravie si mes persos te plaisent et voilà la suite en espérant qu'elle te plaise tout autant !

On se retrouve en bas :)

Disclaimer : Seule l'histoire et quelques personnages m'appartiennent, le reste est à J-K Rowling

Merci à ma bêta : Léa !


Chapitre 83 : Au delà des apparences

Ce vendredi soir, Isabel eut la surprise de voir que Juliet l'attendait dans leur dortoir, un immense sourire aux lèvres.

- Arthur m'a proposé d'être sa cavalière au bal de Noël. Je n'ai encore pas eu de meilleures propositions, mais Isabel, toi qui le connaît le mieux, tu penses que je devrais accepter ?

Elle ouvrit de grands yeux, surprise. Au moins, Juliet allait droit au but.

- Tu veux faire quoi ? Attendre pour voir si une meilleure proposition se présente ?, demanda ironiquement Lindsay, couchée sur son lit.

Juliet leva les yeux au ciel alors qu'Isabel répliquait :

- Elle n'aura pas de meilleure proposition. C'est un gars super, tu ne devrais pas te poser de question.

Juliet acquiesça avant d'expliquer à qui voulait l'entendre qu'ils se revoyaient demain pour l'Histoire de la Magie et qu'il était « trop intelligent waouh quoi »

Isabel avait préféré se mettre rapidement au lit, sous le regard inquisiteur de sa jumelle.

Dans le dortoir des Gryffondors, seule Marlène était absente. Elle adorait ses amies. De tout son cœur. Mais parfois, comme ce soir où, malgré le peu de devoir, elles travaillaient toutes encore dans leurs lits, Marlène avait besoin d'autre chose. Et cet autre chose elle le trouvait toujours chez ses partenaires de Quidditch. Ou plutôt, chez les Maraudeurs. Ils étaient toujours prêts à l'accueillir à bras ouverts. Même si, sur les quatre, c'était à Sirius et James qu'elle parlait le plus souvent. L'équipe de Quidditch les avait vraiment rapprochés. Elle était redescendue dans la Salle Commune alors qu'ils s'apprêtaient à monter et, en voyant sa tête, ils s'étaient réinstallés.

- Tout va bien ?, demanda Peter.

Elle haussa les épaules :

- Oui, oui, je me sens juste un peu bizarre ce soir, rien de bien grave.

- On peut faire quelque chose pour y remédier ?, s'enquit Remus

Marlène eut un grand sourire et tenta sa chance :

- Dites-moi ce que vous préparez pour le bal !

Ils échangèrent un regard amusé avant que James ne réplique :

- Ça, ça ne va pas être possible. On ne voudra pas te gâcher la surprise.

- Vous avez intérêt à être à la hauteur, toute l'école n'attend que ça.

- Pas trop de pression, ria Remus, merci Marlène.

Elle lui fit son plus beau sourire d'ange en guise de pardon.

- Qui sera ton chevalier servant ?, demanda alors Peter.

Marlène haussa les épaules. Alice, Lily et Mary avaient toutes les trois reçues des demandes pour le bal. Mais pas elle.

- Personne ne m'a demandé. Mais ce n'est pas grave, je vais très bien comme ça.

Cependant son petit air triste était revenu.

- Et que dirais tu de nous accompagner, nous ?, déclara soudainement James.

- C'est gentil James, mais comme Lily vient de te dire non, j'ai un peu l'impression d'être ta roue de secours.

Ils rirent tous sauf Sirius qui répliqua très sérieusement :

- Et bien, je n'ai demandé à personne de m'accompagner, alors tu es mon premier choix. Me ferais-tu l'honneur d'être ma cavalière ?

Marlène sourit mais hésita un instant alors il lui fit son meilleur sourire charmeur, celui dont elle avait pris l'habitude de se moquer. Elle ria franchement et accepta.

Ils discutèrent joyeusement un moment avant de décider d'aller se coucher. Alors qu'elle allait monter, Marlène interpella Sirius :

- C'est très gentil de ta part, mais si quelqu'un d'autre te propose d'être son cavalier et que ça te fait envie, dit oui, ne t'inquiète pas pour moi d'accord ?

- Bien essayé Marlène, mais je suis dans le regret de t'avouer que tu as accepté donc, quoi qu'il arrive, tu seras ma cavalière.

OoOoOoOoO

La journée avait pourtant bien démarré. Il était samedi, ils n'avaient pas trop de devoirs, ce qui prévoyait une journée assez calme dont ils avaient tous désespérément besoin.

Mais les hiboux avaient envahi la Grande Salle, apportant la dure nouvelle. Le cœur de Lily rata un battement lorsqu'elle lut l'article du journal que James venait de lui tendre, l'air grave.

« Karen MacDougall retrouvée morte à son domicile. Le meurtre est signé des Mangemorts »

Au-dessus de l'article se trouvait la photo d'une petite maison, surmontée par la marque des mangemorts qui flottait lugubrement dans le ciel noir.

Son espoir que les Jumelles puissent ne pas connaître la défunte fut détruit lorsqu'elle aperçut Isabel en pleurs, le journal à la main. Lily et les autres les rejoignirent rapidement. Isabel était totalement sous le choc et en larmes, laissait les autres la prendre dans leurs bras sans répondre à leurs étreintes. Katherine ne pleurait pas et refusait net que quiconque ne la touche en signe de réconfort. Elle leur expliqua qu'il s'agissait de leur tante qui, tout comme leurs parents, se battait depuis déjà longtemps contre l'ascension de Voldemort. De plus en plus de regards se tournaient vers elles à présent et Isabel préféra quitter la salle rapidement. Sa jumelle ne la suivit pas. Elles savaient toutes les deux qu'elles étaient bien trop différentes pour réussir à se réconforter dans un tel moment. Rester ensemble pourrait aggraver leurs états.

A la table des Serpentards, Jenna avait réussi à trouver un centre d'intérêt avec Thomas et ils parlaient tous les deux alors que Josh lisait le journal. Il tomba sur l'article et releva gravement les yeux vers son meilleur ami.

- Thomas, l'appela-t-il d'une petite voix

Son ami, en grande conversation, ne lui donna pas immédiatement toute son attention, donc Josh lâcha d'une voix plus forte :

- Graham.

Cette fois-ci, le visage de Wilkes devint inquiet et il tourna les yeux vers son meilleur ami, qui lui tendit le journal. Il lut les premières lignes et releva immédiatement la tête. Il vit Isabel quitter la salle les larmes aux yeux et Katherine qui essayait d'échapper à tout le monde et qui finit par quitter à son tour la Grande Salle.

Sans réfléchir, Thomas partit à sa suite, laissant Jenna étudier le journal, sans comprendre.

Isabel déambulait dans les couloirs, elle voulait juste atteindre sa salle commune pour prendre une douche. Quand elle n'allait vraiment pas bien, elle prenait une douche. Ce n'était peut-être pas le plus logique, mais l'eau chaude et la solitude lui permettaient de se calmer et de faire un peu le point. Et puis ainsi, elle avait le droit de penser que l'eau qui coulait sur son visage n'était pas dû à ses larmes.

Arthur arriva à sa hauteur, lui avouant qu'il la cherchait et lui demanda où elle comptait aller. Elle lui indiqua son projet et il la suivit, ayant peur qu'elle ne tombe avant la fin. Mais non, ses jambes la portèrent jusqu'à la porte des Serdaigles où le corbeau lui posa l'habituelle question permettant l'accès à la Salle Commune. Elle n'avait pas pensé à ça. Elle n'était pas capable de réfléchir. Cette fois-ci, ses jambes faiblirent. Arthur la rattrapa avant de lui demander ce que le corbeau voulait.

- Il faut qu'on trouve la réponse à une énigme si on veut entrer.

- Pardon ?! D'accord, d'accord je m'en charge.

Il réécouta l'énigme trois fois avant de demander :

- Tu es sûre que tu veux prendre une douche ?

Il réussit à lui tirer un petit sourire avant que des larmes de reviennent à leur tour.

- Non, non, non, non, non, paniqua-t-il, peut-être un bain dans la Salle de Bain des préfets ?

Elle fit non de la tête avant de réfléchir un peu et de déclarer qu'elle allait descendre aux vestiaires de Quidditch où se trouvaient des douches. Il acquiesça et l'accompagna. Ils n'échangèrent pas un mot et une fois arrivés, Arthur reprit le chemin du château.

Une fois seule sous l'eau chaude, Isabel pleura pour de bon. Elle laissa sortir tout ce qui avait besoin de sortir puis, lorsqu'elle se sentit mieux, organisa un peu ses pensées. Elle y resta longtemps. Très longtemps. Lorsqu'elle sortit, elle se sécha magiquement avant de remettre ses affaires. En quittant la salle des douches, elle s'étonna de voir qu'Arthur était revenu et qu'il semblait reprendre son souffle. Il avait un sac rempli de plaids et gâteaux.

- Je savais pas quoi faire pour t'aider, et je me suis dit que manger faisait toujours du bien donc je suis retourné aux cuisines, puis je me suis dit que ce n'était pas très beau ici alors tu voudras sans doute sortir mais on est en décembre et il fait froid d'où les plaids. Je voulais être de retour avant que tu sortes donc j'ai couru mais j'ai dû faire au moins quatre arrêts parce que je n'ai aucune endurance.

Le flot de parole eut le mérite de faire sourire Isabel qui l'entraîna dehors. Ils s'installèrent sous les plaids et Arthur demanda :

- Tu veux en parler ou tu préfères discuter d'autre chose ?

Elle prit son temps pour réfléchir. Elle avait besoin d'exprimer ce qu'elle ressentait mais pas à n'importe qui. Mais le Poufsouffle n'était pas n'importe qui alors elle déclara :

- C'était ma tante, mais je ne la connaissais que très peu, elle habitait au Etats Unis. On a dû la voir que deux fois dans notre vie. Mais ça fait mal quand même et puis, elle fait partie de la Résistance maintenant. Comme mes parents. Et si elle a été assassiné, ça veut dire que mes parents sont peut-être les suivants et ça me terrifie. Voilà. Maintenant on parle d'autre chose. Par exemple du fait que tu devrais partir puisque tu as rendez-vous avec Juliet.

Il sembla étonné puis il haussa les épaules avant d'affirmer :

- Elle comprendra.

Isabel connaissait un minimum Juliet. Après tout, elles partageaient le même dortoir depuis de nombreuses années. Dans tous les cas, elle la connaissait assez pour pouvoir affirmer que non, elle ne comprendrait pas.

- Sinon ce sera son problème, ajouta-il, lisant dans ses pensées.

La remarque tira un sourire à Isabel et ils enchainèrent en parlant de tout et rien. Et en mangeant aussi. Beaucoup.

OoOoOoO

Une fois la Grande Salle quittée, Katherine était rentrée dans une salle de classe vide. Elle avait claqué la porte avant de se mettre face à une fenêtre. Il fallait qu'elle se calme, qu'elle rassemble ses pensées. Quelques secondes plus tard, le grincement de la porte lui indiquait que quelqu'un était entré à sa suite.

- Je ne sais pas ce que tu fais là, déclara-t-elle sèchement sans se retourner, sachant pertinemment de qui il s'agissait.

Wilkes ne répondit pas. Elle se retourna donc avec un soupir, lui montrant clairement qu'elle n'était pas affectée. Elle enchaîna :

- C'est une tante des Etats-Unis, on ne l'a presque jamais vu. Rien de grave, vraiment. Ferme la porte en partant.

Il acquiesça mais ne partit pas. Au contraire, il traversa les quelques mètres qui les séparaient et la tira vers lui avant d'enrouler ses bras autour d'elle. Et se retint un instant avant de lâcher prise. Les larmes commencèrent à rouler le long de ses joues, de plus en plus nombreuses. Tom, ne dit toujours rien mais la serra un peu plus fort lorsqu'il sentit qu'elle s'accrochait à son T-shirt en tremblant.

Ils ne surent pas combien de temps ils restèrent ainsi, mais aucun d'eux ne s'en inquiéta.


Voilààààààààà

J'attends tous vos avis avec une grande impatience !

A bientôt !