Bonjour,
Aujourd'hui on revient sur deux autres couples dont les acteurs sont réveillés. Ce n'est pas facile pour tous. J'espère que vous aimerez. Bonne lecture biz Craft.
Prochain rendez-vous : Mercredi 5 février (on va se voir tous les jours jusqu'au 14 février.)
Mardi 4 Février
Depuis la révélation qu'ils ont eue et de l'explication qu'ils ont engagée tous les deux, ils ont repris leur vie de tous les jours. A savoir, ouvrir cette boutique de fleurs, livrer les bouquets aux clients, prendre soin des fleurs une par une et/ou jeter celles fanées.
Ils ne reparlent plus réellement du fait qu'ils sont chevaliers ou autre mais ça pèse.
Et là, à l'heure du midi, quand la fermeture se fait pour deux heures environs, ils vont déjeuner dans le calme dans cet appartement du haut et sans vraiment dire quoique ce soit si ce n'est parler des clients eus en matinée.
_ Tu lui parlais encore, grogne Ikki qui vient d'apercevoir ce Bleu Ciel raccrocher au nez de Camus et ranger son cellulaire dans sa poche.
_ …Euh… oui. Je lui demandais si tout avançait bien. A ce jour Apollon, Shaka, Mû et Kanon se sont réveillés. Affirme Aphrodite même si entre temps ils ont aussi parlé de la nouvelle vie de Camus depuis son aménagement et l'adoption faite.
_ Je sais bien qu'on en a déjà parlé mais j'crois pas que j'y arriverais. Soupire le plus jeune des deux en lâchant les couverts sur la table et en fixant son aîné. J'vais sûrement toujours douter de vous et de votre relation. Ça me tue mais à chaque fois j'me demande ce que vous êtes occupé de-
_ Ça suffit arrête Ikki ! Ce n'est que mon meilleur ami et il ne sera toujours que ça, tu le sais et puis il est heureux avec Shion et Saga et amoureux. S'écrie le Fleuriste en lâchant son cellulaire et en s'avançant vers son cadet. Il lui attrape le visage pour que celui-ci le fixe et ne le fuit plus. Et moi, c'est toi que j'aime et ça ne sera jamais personne d'autre ! Je sais que tu es un solitaire, de ce que je sais ici, et de ce que tu es en tant que chevalier, et que ça doit être difficile à comprendre mais tu le sais bien non ? Je ne veux personne d'autre que toi.
_ Je n'ai pas confiance en moi. En tant que chevalier si, mais moi, on ne m'apprécie pas. Dit Ikki en prenant les mains du Bleu Ciel pour les éloigner de son visage.
_ Moi si et je veux que tu aies confiance en moi Ikki. Je sais bien qu'on évite de parler de certaines choses ces derniers jours mais pour moi, tu es le seul que je veux. Le seul que je voulais trouver. Assure Aphrodite en resserrant les poignets de son cadet jusqu'à pouvoir toucher ses paumes et les garder entre ses propres mains.
_ J'ai pas envie de me réveiller un jour et de te voir partir. …Pas comme l'autre fois. Se souvient le Phoenix avec peine.
_ Ça n'arrivera pas. Ça n'arrivera plus et je t'ai dit que j'avais eu peur. Se défend une nouvelle fois Aphrodite qui sent aussi son cœur se serrer.
_ Je sais… mais moi aussi j'ai eu peur, soupire Ikki en laissant ses yeux dériver sur le côté.
_ Oui je sais et je n'étais pas là. Et au moment où j'ai fui je savais que je faisais erreur. Je le savais et j'ai continué parce que j'étais déboussolé. Ne m'en veut pas pour une chose aussi…
_ Stupide ? Tente le Cadet en revenant vers son amant au regard peiné et peut-être un peu découragé.
_ Non, aussi nulle. J'ai été nul et je le reconnais. Confie Aphrodite en reprenant sa respiration. Et sûrement que je t'en voudrais tout autant si la situation avait été inversée mais je te le promets Ikki, tu es le seul que j'aime. Le seul que je veux toucher et apprendre par cœur.
« Parce que tu connais déjà ce pervers par cœur » veut dire Ikki mais il se retient et garde cette phrase pour lui. Il ne veut pas le blesser inutilement, tout ça parce que lui-même l'est.
Les yeux dans les yeux, le Bleu Foncé se fait violence pour passer au-dessus de ses doutes –une nouvelle fois- et pour ranger une mèche de cheveux derrière l'oreille de son compagnon. Il le scrute longtemps, très longtemps jusqu'à soupirer et par cogner son front contre celui de son aîné.
_ Je t'aime aussi et je te crois, assure ou soupire Ikki en scrutant son aîné les yeux dans les yeux. On devrait déjeuner maintenant sinon on ouvrira en retard.
_ Tu as raison et Ikki…, retient Aphrodite un peu plus longtemps, j'arriverais à te faire prendre confiance.
Le Fleuriste prend un baiser de droit à son compagnon et d'un sourire et pendant de longues minutes, il se l'accapare et le chouchoute sans que cela ne soit vraiment désiré de l'autre côté –comme souvent puisque les marques d'affection à son égard le gêne plus qu'autre chose-.
Ils s'enquiquinent aussi peu de temps après, chahutent plus que prévu et le cœur gonflé à bloc, Aphrodite se promet d'enlever chacun des doutes de son chevalier du Phoenix et de l'aimer plus que n'importe qui.
Puis un autre sujet vient sur le tapis, le réveil du petit-frère d'Ikki et à ce nom évoqué, par pure égoïsme et jalousie, le Poisson se promet d'aimer ce Bleu Foncé bien plus que son propre frère.
Apollon rentre de son travail fatigué. Depuis son réveil il s'englue dans divers projets afin de ne penser à rien. Cela l'aide un peu mais pas trop, le Blanc étant l'objet principal de son esprit. Il imagine bien différentes façons de l'oublier, se trouver un nouveau partenaire de jeux nocturnes. Mais il ne peut s'y résoudre. Il évite même Dionysos pour diverses raisons. Maudite Athéna et ses paris débiles. Mais surtout, il rage contre ce sentiment qui ne veut plus partir. Comment un simple humain, qui plus est une invention de son père, peut le rendre si dépendant de lui ? Est-ce ça l'amour que prône sa sœur ? C'est douloureux et horrible. Qu'y a-t-il de bien là-dedans ? Pourquoi le protéger comme ça avec autant de véhémence ? Il en est là de ses réflexions, assis sur son canapé un verre de Whisky à la main quand on tambourine à sa porte.
La colère monte d'un cran en lui quand il va ouvrir. Il va hurler un truc au malotru qui le dérange dans sa maison quand un coup de poing vient s'écraser dans son visage et le fait tomber à terre.
- Putain de salopard, tu m'as pris pour la première cruche venue. Une vulgaire pute qu'on baise et qu'on jette sans un mot après avoir vidé ses bourses. Tu me fais la cour, tu me saute et tu te barres. Je ne suis pas une femme et je n'attendais pas des fleurs ou un coup de téléphone mais au moins que tu me répondes quand je t'invite. Une semaine, une putain de semaine sans nouvelle. Tu crois que je m'imagine quoi là ? A part que t'es un connard. Tu me fais tomber amoureux de toi pour mieux t'amuser à me faire souffrir ? C'est ça ? Répond !
Le Roux voit son assaillant entrer en claquant la porte derrière lui, tout en lui hurlant dessus. C'est le Blanc de ses pensées. Shin vocifère contre lui et vient de s'assoir à califourchon sur son bassin en agrippant le col de son pull pour rapprocher leurs visages. Il comprend la colère de son amant, même s'il n'écoute que d'une oreille les mots hurlés. Il est plutôt plongé dans sa contemplation des traits déformés de l'homme par ses nombreuses émotions. Il le trouve divin une fois de plus. Et son cœur rate un battement quand l'autre dit être tombé amoureux de lui. Là, son esprit vacille. C'est donc ça l'amour ? Il ne répond pas et agrippe la nuque du Blanc et l'embrasse avec ardeur. Il le fait basculer sous lui et d'un geste sec il ouvre son manteau faisant glisser le zip en une seule fois. D'un second geste il déchire la chemise de l'autre et lui retire le tout dans la foulée. Sous ses yeux la peau laiteuse du torse du Blanc lui apparaît. Il murmure :
- Pardon ma douce Fleur de Lune.
- Je…
- Tu es l'homme de ma vie et ça me fais peur.
- Et moi tu crois que…
- Pardon, je ne te ferais plus jamais m'attendre.
Le Blanc l'agrippe et l'embrasse.
- T'a intérêt car sans Mon Soleil je gèle.
Les deux sourient et Apollon part à l'assaut du corps de sa Fleur de Lune. Plus jamais il ne l'abandonnera et il fera tout pour le garder même si pour cela il doit sauver l'humanité et supplier à genoux son Père pour faire réellement vivre Shin. Car « oui » il l'aime et il ne peut rien faire contre ça.
Il le déleste de son pantalon et va jouer avec sa verge pulsante. L'homme sous lui sourit et écarte les cuisses pour lui laisser plus de place. Apollon apprécie l'invitation. Il le caresse avec douceur avant de prendre d'une main ferme les cuisses et de le basculer de manière à pouvoir s'occuper de son anus. Là, il prépare le Blanc à sa venue qui remue comme un beau diable en criant de plaisir. Le roux aime cela. Il vient s'immiscer plus entre ses cuisses et le surplombe afin de mieux le contempler. Il se déshabille et quand il est nu il le prend sans ménagement. Cela fait hurler de plaisir son amoureux. Il se meut en lui et le contente comme il peut. Shin, joueur, se dégage de son emprise et se retourne afin de s'échapper en courant à genou. Mais Apollon comprenant le jeu dans le rire de son amant le poursuit à quatre pattes, agrippe son mollet et le ramène à lui. Il reprend en main son fessier et revient en lui de façon vigoureuse. D'une main il maintient l'homme contre lui et de l'autre il va l'emmêler dans la chevelure blanche et tire dessus afin de relever l'homme entre ses bras. Il l'embrasse avec fougue. Et la main autour de son bassin vient le masturber. Les deux hommes jouissent rapidement de bien-être. Le Roux emporte son Blanc dans ses bras et le pose dans son lit.
- Seule une Fleur de Lune si belle peut ravir le cœur d'un Soleil. Apollon caresse la chevelure blanche entre ses doigts et sent son odeur.
- Apollon ! Grogne mécontent Shin d'être encore appelé comme ça.
- Connais-tu les mythes des anciens dieux ?
- Non, pas tant que ça, le Blanc est intrigué par la réflexion de son amant.
- Tu sais, je porte le nom de l'un d'eux.
- Que veux-tu dire ?
- Tu m'as choisi pour que je serve de modèle pour un dieu solaire. Eh bien ! Je porte le nom de l'un d'eux et sa sœur jumelle s'appelle Artémis. Elle est la déesse de la lune. Apollon raconte sa vie à Shin en faisant passer ça pour de vieille légende. Il voit le regard de son amant s'illuminer devant les histoires. Cela lui fait plaisir. Tu vois, seule la lune pouvait capturer mon cœur.
- En fait tu n'es qu'un idiot romantique.
Apollon se met à rire et l'embrasse. Il a hâte de le présenter à sa jumelle. Il est sûr que sa sœur va l'adorer.
- Oui c'est ça. Et que tu le veuille ou non tu es ma Fleur de Lune.
- Et toi mon Soleil.
- Et je vais te réchauffer.
En disant cela Apollon resserre sa prise sur le corps de son amant et le câline un long moment avant que les deux ne s'endorment heureux.
