Bonjour,
130 chapitres et ce n'est pas fini, merci encore de nous suivre depuis ces derniers mois.
J'espère que cela vous plait encore. Aujourd'hui Camus parle à cœur ouvert à Ikki. Et Poséidon et Himiko font de même avec le Père de celui-ci.
Bonne lecture biz à bientôt Craft.
Prochain rendez-vous : jeudi 6 février.
Mercredi 5 Février.
En cette fin d'après-midi Camus, accompagné de son fils, se rend chez Aphrodite. Le jour d'avant le fleuriste a raccroché rapidement. Il s'inquiète un peu. Il veut voir si tout va bien pour lui et Ikki. En entrant la clochette retentit et c'est le Bleu Foncé qui lance du comptoir :
- Bienvenue dans le magasin, que puis-je pour vous ?
- Ma commande s'il vous plaît merci, répond du tac au tac Camus en se dirigeant vers lui un sourire sur les lèvres.
- Toi ! Maugrée Ikki.
- Bonjour, fait une voix derrière le professeur.
- Salut Arthur, ça va ?
- Oui, merci…
- Lui au moins il est bien accueilli, je croyais que tu étais devenu poli mais…
- Pas pour toi ! Le coupe sèchement Ikki.
- Bien, on avance. Donc on a un problème !
- Bonjour vous deux, fait Aphrodite un grand sourire aux lèvres en arrivant de la serre. Ikki va chercher la commande numéro une, s'il te plaît.
Le Bleu Foncé s'exécute. Aphrodite parle avec Arthur s'informant de sa nouvelle vie, pendant que Camus lui a le regard rivé sur l'arrière-boutique. Quand Ikki lui présente le bouquet il interrompt Aphrodite et Arthur.
- Aph' peux-tu amener Arthur choisir un bouquet s'il te plaît. Et regardant le gamin il rajoute. Cela ferait plaisir à tes autres Pères d'avoir un bouquet pour égayer le salon. Les deux font « oui » de la tête et partent en quête de fleurs à mettre ensemble afin de créer le bouquet idéal pour cette maison d'hommes. Camus reporte son regard sur Ikki. Avant toute chose j'aimerais que tu m'écoute attentivement. Je ne te demande pas de m'aimer ou de me croire mais de m'écouter. Un silence de l'autre lui fait comprendre de continuer. Avant d'arriver ici, dans le sanctuaire, la vie d'Aphrodite n'était pas facile et… Quand j'étais là j'ai toujours essayé d'être pour lui un ami sur qui il pouvait se reposer. Et il n'est jamais venu en Sibérie. Nous avons toujours été ami et rien d'autre. Avec Milo j'ai eu une aventure mais on a préféré rester ami, mais jamais avec Aph' promis. Et ici, tous nos souvenirs ensemble sont factices, créé par Zeus. Ikki je n'ai jamais touché ton homme. Il est à toi seul, il ne veut que toi et moi j'ai Saga et Shion. Je les aime et cela va… Saga à fait beaucoup de mal à Aph' et je sors donc avec l'un de ses bourreaux si je puis dire et on réglera ça en rentrant je te le promets. Saga veut recommencer sur de nouvelles bases et il acceptera le jugement de tous. Je ne laisserais tomber ni Aphrodite, ni Saga et j'aimerais que toi aussi tu ne laisses pas tomber ton amoureux. Tu peux me haïr mais…
- J'ai compris, je l'aime, mais… Peut-être que je prends ça comme prétexte pour me dire que si ça foire ce ne sera pas ma faute pour une fois.
- Tu es bête, sourit Camus, je n'ai jamais vu Aph' si heureux. Tu lui fais du bien comme personne d'autre.
- On est revenus, sourit le fleuriste avec un immense bouquet dans les bras.
- Ikki, je ne sais pas quel problème tu as avec papa mais même s'il est un pervers on peut compter sur lui, il est franc et juste. C'est un homme honnête qui ne ment pas et qui fait tout pour aider ceux qu'il aime.
- Arthur merci, dit Ikki, et ça va je n'ai pas de problème avec ton papa.
- Aphrodite, Saga… Il est gentil aussi. Il s'occupe bien de moi, parlant avec lui, il l'a vu tiquer plusieurs fois à son prénom comme en cet instant.
- Haha ! Tu es bien le fils de ton père, tu sais lire dans les cœurs des gens. Ne t'inquiète pas je sais que si Camus l'aime c'est qu'il n'est pas mauvais. Le fleuriste caresse les cheveux du gamin il ne sait pas comment le il dit du vrai en cachant l'essentiel. Saga et moi on s'est connu il y a de nombreuses années, bien avant que je ne connaisse Camus. Lui et moi on n'était pas en bons termes. Mais je veux croire qu'il a changé. Je veux apprendre à connaitre le nouveau Saga, le père de famille et l'homme qui rend heureux mon meilleur ami et Shion.
Arthur sourit heureux, les deux fleuristes et son Père le lui rendent. Camus repart content d'avoir parlé avec Ikki et des phrases d'Aphrodite. En quittant le magasin il voit le Phénix enlacer un Poisson d'Or aux anges et rougissant des mots chuchotés à son oreille. Le Verseau se dit que ça ira pour eux. Alors, c'est un sourire béat sur les lèvres qu'il se rend au cimetière avec son fils. Là-bas, il orne la tombe de sa famille, il espère que le bouquet leur plaît. Il en profite pour leur parler avant d'aller couvrir de fleurs celle de Sœur Angèle. Avant de retourner chez lui, il passe par chez Shaka pour acheter une part de leur gâteau préféré. Ce soir, il a envie de les gâter pour leur montrer son amour pour eux. Arthur en est aussi heureux.
Ce soir Poséidon prépare tout avec Himiko. Ils ont invité les parents de la jeune femme et ont décidés de parler franchement avec le père de celle-ci.
L'homme débarque triomphant avec une bouteille à la main. La mère salue les deux d'un doux sourire un peu triste pour sa fille et encourageant pour Poséidon. Ils boivent l'apéritif et se mettent à table. Le père n'y tenant plus entre dans le vif du sujet.
- Bien on a assez joué maintenant, quelle est votre réponse Poséidon-san ?
- Je veux votre fille. Mais ne vous méprenez pas, je ne vous dis pas que je vais l'épouser. Cela sera une décision que nous prendrons ensemble quand on aura fait plus ample connaissance. Nous désirons un mariage d'amour et non de raison.
- Que ?
- Père, Poséidon te dit qu'on s'aime mais qu'on ne décidera que tous les deux de la suite et de notre avenir. Pour l'instant saches qu'on veut le passer ensemble, mais le reste ne regarde que nous.
- Votre fille est la plus belle personne qu'il m'ait été donné de connaître et je ne veux pas la quitter. Mais notre mariage si on se marie un jour ne sera pas une transaction commerciale. J'ai trop de respect pour elle pour la reléguer à un objet ou un produit commercial.
- Il en est hors de question. Soit, vous l'épousez de suite, soit, elle épouse un meilleur parti, vocifère le père qui voit là bien des contrats et de l'argent disparaître.
- Chéri ! S'insurge la mère d'Himiko. Il n'y a pas meilleur parti pour elle. Il l'aime et…
- Il suffit ! Tu…
- On était dans une autre époque et il serait bien de faire autrement que nos pères, déclare d'une voix froide la dame montrant toute la tristesse qu'elle a dû ressentir dans sa jeunesse et peut être encore maintenant.
Le père ne dit rien de plus et se lève. Il toise sa femme, mécontent.
- Je rentre, tu te débrouilles pour en faire de même. Et vous deux n'attendez rien de moi. Tu as gagné tu n'as plus de père.
- Laisse-le partir, dit madame Hatsuki en retenant sa fille. Quand il est comme ça on ne peut pas le ramener à la raison. On lui reparlera une autre fois.
Les trois finissent le repas et la dame apprend à connaitre l'homme que s'est choisi sa fille. Elle l'apprécie. Poséidon demande à son chauffeur de la ramener.
Seuls dans l'appartement la jeune femme vient se blottir dans les bras de son amant avant de pleurer à chaude larmes. Celui-ci la réconforte.
- Je ne pleure pas que de tristesse. Je pleure aussi de joie. Je suis enfin libre. Poséidon tu viens de m'aider à récupérer ma vie. Et je veux passer celle-ci à tes côtés.
- Moi aussi. Il la soulève et l'entraine dans sa chambre, et il dit en rigolant. Je t'enlève pour la nuit.
- Non pour la vie, sourit la jeune femme.
- Serait-ce une demande en mariage ?
- Qui sait ?
Les deux se mettent à rire et Poséidon la couche sur le lit et lui fait l'amour toute la nuit et dans ses mots doux à un moment il lui dit « oui, pour toute la vie ».
