Allez, me revoilà! Et pile à l'heure!

– Beeeeeeeeeen…

… KOA, BITCH?

– Déjà, calme tes fesses, j'ai encore rien dit… ensuite ben nan, t'es pas à l'heure. Il est minuit passé du coup on est jeudi là.

Roh mais ta grand-mère la gogo danceuse putain…

– Alors excuse moi mais ma grande-aïeule était la meilleure gogo danceuse du dernier millénaire…

… pourquoi suis-je étonnée. Enfin bref! Ouais, je suis un peu en retard vu que bon, ben minuit est passé et bla-bla-bla tout ça mais on s'en moque, allez, voilà le nouveau chapitre!

La dernière fois, je vous laissais donc avec le Joyeux Duo Comique du Monde c'est-à-dire Shuuhei et la Comète et WOUHOUUUUU JOIE Y'A KENSEI QUI DÉBARQUE. Passque c'est carrément pas rigolo sinon.

Ah et sinon du coup, oui, Akon est l'ex de Shuuhei, c'était plus ou moins sous-entendu il y a un bail lorsqu'on rencontrait Shun et le BdT.

Et ne vous inquiétez pas, oui, on va revenir à un moment ou à un autre à Beni et Tora, promis. Et aussi à Sûuko et Kaede. OUI, Y'A BEAUCOUP TROP DE TRUCS DANS C'TE PUTAIN DE FIC

(ouais, je suis un peu à la masse ce soir, j'espère que ma présentation n'est pas trop à la masse, j'ai vraiment la tête dans le pâté ouuuupsie) (j'ai l'impression d'oublier 12 000 trucs agrlkhdehdehfdoeh)

Oh et évidemment, un grand merci à celles qui ont laissé une review, vous avez été nombreuses cette fois-ci héhéhéhéééé, ça fait vraiment, vraiment plaisir, vous n'imaginez pas! Du coup, merci à Guest (moi aussi c'est un plaisir de te revoir aaaaah!), Neko (merciiiiiii!

Sinon, comme toujours, un immense merci à Rizalone et son travail de relecture, toujours aussi précieux!

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Discalibur : je martyrise tout ce qui traîne, les personnages de Bleach, l'œuvre de Tite Kubo, tout autant que les miens. PERSONNE N'A LE DROIT DE ME JUGER


Chapitre 113. Donnant-donnant, vous vous rappelez?


Kensei Muguruma, douzième étage de la tour des Regrets, devant la cellule de la Comète.

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D'accord, j'ai agi plus par réflexe qu'autre chose. D'accord, je ne comprends pas tout à la situation sous mes yeux. D'accord, il y a quelque chose qui m'échappe. D'accord, d'accord, d'accord. Tout ce que vous voulez. Je veux bien être un genre de rustre sans manières ni sophistications mais faut pas abuser, je n'allais pas non plus me pointer tranquillement, l'air de rien et les mains dans les poches, le tout en sifflotant, genre allez-y continuez je vous en prie, ne faites pas attention à moi, continuez donc. Oh, ce n'est pas que j'avais particulièrement prévu de débarquer en shunpo mais au moment où j'ai vu cette scène, à une dizaine de mètres devant moi, juste après avoir passé cette lourde porte blindée, mon sang n'a fait qu'un tour. Je n'ai pas réfléchi. J'ai juste réagi. Et j'ai foncé.

Ma main refermée sur le poignet fin et délicat de cette femme immonde, je ne peux m'empêcher d'y mettre un peu plus de force que nécessaire, sentant presque ses os sous sa chair pâle. Elle a glapi de surprise au moment où j'ai attrapé son poignet, probablement autant de surprise que de douleur d'ailleurs. Il est évident qu'elle ne m'a pas vu ou senti arriver vu que j'ai lâché un shunpo dès que j'ai pu poser mes yeux sur… Cette scène étrange. La fusillant du regard, je desserre difficilement mes mâchoires pour gronder :

– Je peux savoir ce qui se passe ici ?!

Ma voix est probablement plus menaçante que prévu mais tant pis. Je n'ai jamais été particulièrement réputé pour ma bonhomie ou je ne sais quelle idiotie. Mais c'est vrai que là, je suis pris d'une colère particulièrement marquée je peux la sentir bouillir en moi et je dois lutter un instant pour contrôler la force que je mets dans ma poigne, histoire d'éviter de lui briser un os ou deux. Pas que l'idée me répugne plus que ça pour être franchement honnête mais ça la foutrait mal si je me mettais à péter des os à nos prisonniers.

Évidemment que je connais la Comète et que je sais ce qu'elle a fait. Sûr, je n'étais pas capitaine lors de son arrestation ou de son procès et du temps où j'étais à la tête de la 9ème division, on n'avait même pas le moindre putain de doute quant à son existence. On ne soupçonnait absolument pas ses crimes. Mais ouais, quand j'ai repris ma place à la tête de la capitainerie, je me suis remis à jour sur tout ce qui s'est passé durant notre exil sur terre. Enfin, autant que j'ai pu quoi.

Et je me suis pris en pleine face cette femme et ses 267 victimes recensées, toutes sous l'âge de la majorité et des gosses pré-pubères pour les trois-quarts d'entre eux, uniquement des garçons. Mais tout le monde est à peu près certain que ce chiffre est bien en-dessous de la réalité. Un monstre, un vrai, comme ceux qu'on ne croise que tous les trois siècles et quelques dans les annales judiciaires.

Pour être tout à fait honnête, je n'ai pas eu le courage de lire l'entièreté de son dossier. Enfin, de ses dossiers. Elle est tellement tarée que les comptes rendus et les transcriptions de ses interrogatoires prennent à eux seuls trois de nos habituels dossiers, prêts à craquer tellement ils sont pleins. J'en ai lus quelques-uns, surtout les notes de son procès et les principaux descriptifs de son modus operandi et de sa signature mais pas tout le reste. Pas la force pour ça. Pas le temps non plus, j'avoue que j'avais une montagne de documents à me farcir pour me mettre complètement à jour.

Tout ce que je sais des liens entre mon vice-capitaine et cette femme, c'est que c'est lui qui a mené la totalité des interrogatoires, seul face à elle, à sa demande. Je sais aussi que c'est lui qui a eu l'idée de trouver cette femme, qu'il a probablement croisée durant son enfance vu ce qu'il m'en a raconté hier soir, et que sans ça, elle aurait encore échappé aux enquêteurs du Gotei pour quelques décennies au minimum. Oh, et il m'a aussi dit avoir retrouvé un de ses amis d'enfance – un certain Torahiko, je crois – au fond de la première fosse mortuaire. Donc il a côtoyé certaines des victimes de cette femme… C'est peu étonnant en soi vu son enfance mais tu m'étonnes qu'il soit aussi blême face à elle, tiens.

Ce que je ne comprends absolument pas cependant, c'est pourquoi il se trouve là aujourd'hui. Je sais que cette immondice de l'humanité reçoit de temps en temps la visite d'un même homme – c'est la nana en bas, à l'entrée de la tour qui m'a glissé l'info en même temps qu'elle m'indiquait le chemin pour arriver à sa cellule – mais ça ne serait pas Shuuhei quand même… ?

En les voyant face à face, les mains de cette femme tendues vers lui, à travers les barreaux de sa cellule et surtout le visage blafard de Shuuhei, l'air d'avoir vu un cadavre reprendre vie devant lui, je n'ai pas réfléchi. Mon shunpo est parti tout seul il était hors de question que je la laisse faire quoi que ce soit à mon vice-capitaine. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils se disaient juste avant que je ne débarque brusquement mais un lourd silence vient de tomber. Mon regard noir ne quitte pas un instant le bleu éclatant des yeux de cette femme qui me répugne au plus haut point et je constate avec une légère pointe de satisfaction qu'elle a visiblement peur de moi. Parfait.

De l'autre côté des barreaux, vêtue de ce qui me paraît être… Des draps, plus ou moins bien cousus ensemble de sorte à couvrir sa peau de sa gorge au bout de ses doigts et à recouvrir également ses cheveux, elle ne me lâche pas du regard, incapable de reculer davantage à cause de ma main tenant fermement son poignet. Elle tremble, apparemment autant de crainte que de rage, sa mâchoire suffisamment serrée pour en faire légèrement ressortir l'os.

C'est donc la première fois que je me retrouve face à la fameuse Comète. M'en serait bien passé mais le sabre de Shuuhei, Kazeshini, avait vraiment l'air inquiète alors… Bon, et de savoir qu'il se rendait à la tour des Regrets pour rencontrer la Comète, je l'avoue, ça ne m'a pas rassuré plus que ça. D'où peut-être la boulette que j'ai piqué pour arriver le plus vite possible. Je savais à quoi elle ressemble, évidemment, j'ai vu les photos. Mais la femme devant moi a pris un sacré coup de fatigue depuis ces photos de ses dossiers.

Elle a l'air… Usée. On dirait juste une femme, coincée derrière des barreaux certes, mais rien de plus. Elle n'a pas l'air particulièrement folle, ou dangereuse, ou même malsaine. Au contraire, elle a plutôt l'air… Normale. Peut-être un peu excentrique au vu de ses fringues mais c'est tout. Je suis à peu près certain que si elle calmait sa peur et souriait tranquillement, elle aurait une apparence tout à fait tranquille, du genre de celles à qui on fait facilement confiance. Espèce de saloperie répugnante…

Ma poigne se resserre encore plus sur son poignet et elle couine une nouvelle fois douloureusement malgré la lèvre qu'elle se mord pour tenter de ne lâcher aucun son. Cette femme est… Tout ce que je peux haïr de plus. L'idée qu'elle soit encore en vie après toute la douleur causée, infligée sans relâche par ces mains fines de femme me fout dans une rage sans nom. Elle est la pire des immondices humaines. Elle ne mérite que de crever, et douloureusement si possible. Je ne comprends pas comment mon prédécesseur et Shuuhei, lorsqu'ils sont entrés dans cette maison des horreurs, ont fait pour ne pas passer son corps sur le fil de leurs lames.

D'ailleurs, à propos de mon vice-capitaine… Il n'a absolument pas bougé. Entre le moment où j'ai franchi la porte blindée et où je les ai vus face à face, elle tendant ses mains vers son visage à travers les barreaux de sa cellule, et lui complètement immobile et figé comme incapable de réagir, et maintenant, il n'a pas esquissé le moindre geste, le moindre mouvement. Il n'a même pas tourné la tête vers moi. Il se tient toujours là, parfaitement droit sans bouger un cil, ses yeux sombres grands ouverts sur des horreurs que lui seul semble capable de voir, la mâchoire crispée à s'en faire mal, les lèvres si pincées qu'elles ne paraissent plus que deux traits extrêmement fins et la peau blafarde, d'un ton plus blanc que jamais.

Je veux me tourner vers lui et lui dire… Lui dire je ne sais quoi, je sais pas moi, quelque chose parce qu'il n'a vraiment pas l'air dans son assiette là, mais alors que je me tourne à peine vers lui, un sifflement arrête mon mouvement. Qu'est-ce que… Je tourne vivement la tête faisant à nouveau face à cette femme immonde. C'est elle qui siffle ainsi entre ses dents, me fixant désormais d'un air mauvais.

– Ça ne vous regarde pas… qu'elle me fait, ses lèvres s'étirant lentement en un sourire malsain, répondant enfin à ma question.

… d'accord, là je commence à voir un peu plus la fameuse Comète au lieu d'une simple femme comme une autre derrière ces épais barreaux. Je me retiens de justesse de ne pas broyer son poignet.

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La Comète.

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Je n'ai jamais vu ce type de ma vie mais une chose est sûre, je le hais. Au vu de son hakama, c'est un capitaine et, à tous les coups, ce n'est pas bien compliqué à deviner, c'est le capitaine de mon Shuuhei. L'homme à la tête de la 9ème division, donc… Celui qui a procédé à mon arrestation a dû décéder, je suppose. Dommage. Je l'aurais bien écorché vif, cet enfoiré. Juste histoire de le faire payer. Bien, bien trop âgé pour moi, évidemment, mais je n'ai jamais pardonné à cet aveugle de m'avoir ainsi frappée. Shuuhei aussi m'a frappé, mais lui c'est différent… Shuuhei, il est à moi. Et je peux m'amuser avec lui.

J'y étais presque, j'allais enfin pouvoir poser mes mains sur mon précieux garçon mais non, il a fallu que ce foutu capitaine débarque de je ne sais où. Enfin, enfin, enfin, après toutes ces années à rêver de ce petit garçon, à rêver de ce que je lui aurais fait, j'étais à quelques secondes à peine de pouvoir poser mes mains sur lui. Le toucher. Saisir sa chair. Sentir sa peau tendre d'enfant sous mes doigts, la douceur de son épiderme, la chaleur de ses joues, le pouls vif et rapide de son cœur… Serrer, serrer, serrer jusqu'à ce que la peau rougisse, enfoncer mes ongles jusqu'à percer la peau et faire perler le sang et lui faire mal, mal, mal jusqu'à ce qu'il hurle…

Ah ! Je sais parfaitement qu'il est trop tard, que je n'aurais jamais cet enfant adoré pour moi, pour moi toute seule et pour personne d'autre, qu'il a grandi et que j'aurais beau hurler et pleurer et me lamenter, jamais ces années perdues ne reviendront. Je sais que j'ai manqué l'occasion de l'attraper, que j'aurais dû le prendre avec moi ce jour-là au lieu de prendre son ami…

Je sais que j'ai été faible de prendre ce petit Torahiko au lieu de prendre mon beau, mon si beau Shuuhei mais je n'ai pas pu résister face à ce gosse se sacrifiant. Et le torturer en lui rappelant que c'était lui qui avait voulu ça pour protéger son ami, qu'il m'avait suivi bien docilement, a été absolument délicieux. Mais je n'ai pas pu avoir Shuuhei… J'aurais dû, il aurait dû être le prochain.

Shuuhei était à moi, je le voulais. Et il aurait dû être mien. Mais j'ai fait une erreur. Je me suis absentée quelque temps de ces districts – très longtemps en réalité… – et à mon retour, il n'était plus là. Mon beau garçon était introuvable. Oh, et je l'ai cherché pourtant, des années et des années, en priant, priant de toutes mes forces pour que le Rukongai n'ait pas eu raison de lui avant moi. Je n'ai compris qu'il avait réussi à intégrer Shin'Ô que lorsque j'ai reconnu son visage, dans la semi-pénombre de ma maison. Shinigami, mon précieux Shuuhei ! Je le savais, que ce gosse était exceptionnel. Et vice-capitaine, dès sa sortie de l'école… Un tel potentiel, entre mes mains, j'aurais pu en faire quelque chose de magnifique. De parfait. Jamais je ne me serais lassée de lui.

– Ça ne vous regarde pas… Je siffle en fusillant ce capitaine du regard alors qu'il s'apprête à attirer l'attention de Shuuhei à lui.

Shuuhei est à moi. Et si je pouvais éventrer cet homme imposant qui me toise d'un regard noir, je le ferais avec joie. Pourquoi fallait-il qu'il vienne nous déranger ?!

– Allez vous-en! je crache, retenant de justesse un couinement alors que sa poigne sur mon avant-bras se fait encore un peu plus douloureuse.

Laisse nous seuls, laisse nous tranquilles ! J'y étais presque ! Shuuhei est là, juste là et j'ai beau tendre les doigts, sa peau reste hors de ma portée. De quelques centimètres à peine ! Je veux juste pouvoir le toucher, enfin, enfin, enfin !

– Oh, la tarée à la manque, gronde sa voix d'un air visiblement mécontent, je te conseille de fermer ta grande gueule si tu ne veux pas qu'il t'arrive des emmerdes.

Mais il me menace en plus ?! Une nouvelle bouffée de rage me prend.

– Tu n'as rien à faire ici, pauvre idiot ! je siffle. Shuuhei est à moi !

Comme choqué par ce que je viens tout juste de dire, ses yeux s'écarquillent quelque peu. Il est à moi, connard. Et je ne partage pas.

– À moi ! je répète avec un peu plus de force, nonobstant les signaux douloureux dont me bombarde mon poignet.

Oh non, non, non, je crois bien qu'il va me le casser… ! Alors ma voix monte un peu plus dans les aigus :

– Lâche moi, enflure ! Lâche moi, lâche moi, lâche moi ! Et va t'en ! Dégage, laisse nous tranquille… DÉGAGE !

Va t'en, va t'en, va t'en, je veux juste Shuuhei ! Laisse moi le toucher !

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Shuuhei Hisagi.

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Elle hurle maintenant et je ne sais même pas si elle s'en rend vraiment compte. J'entends sa voix stridente vriller l'air froid autour de moi sans vraiment prêter attention à ce qu'elle dit. Quels que soient les mots en train de sortir de sa bouche à l'instant présent, cela ne change rien à rien. Elle doit être encore en train de vomir ses horreurs sans la moindre honte, sans le moindre remords. Cette femme n'a aucun regret quant aux actes qu'elle a commis, je le sais. C'est un monstre humain dans la plus pure de ses formes un individu qui se repaît de la souffrance et de la douleur des plus vulnérables. Quoi qu'elle soit en train de hurler au capitaine Muguruma, je sais que je l'ai déjà entendu sortir de sa bouche.

Je sais ce qu'elle pense, comment elle fonctionne. Alors pour une fois, je ne l'écoute pas. Pas maintenant, cela n'aurait aucun intérêt.

Le capitaine est à ma droite et depuis qu'il a surgi, je n'ai absolument pas bougé, mon regard toujours fixé sur le visage de cette femme, avec ses beaux yeux bleus et cette joue balafrée. Je ne l'ai pas senti arriver mais maintenant qu'il est là, je n'ai même pas besoin de me tourner vers lui pour me rendre compte de sa présence : son reiatsu gronde littéralement autour de lui, passant sur ma peau par vagues de plus en plus furieuses. Je ne sais pas vraiment si elle s'en rend compte, je ne pense pas, mais ce n'est pas bon signe pour elle et son reiatsu se fait de plus en plus menaçant.

Je ferme un instant les yeux. J'aurais préféré… J'aurais préféré que tout ça se déroule autrement. Qu'il ne soit pas là, qu'il n'ait pas à voir ça. Je n'ai pas envie que les gens sachent ce que je représente pour la Comète, lui compris. Mais il est là. Et je sais pertinemment que si je repars avec lui maintenant, je n'aurais jamais la force de revenir. J'aurais préféré qu'il ne voit pas ça mais il est juste à côté de moi, se retenant d'assommer la Comète pour de bon. Et quelque part, sa présence à quelque chose de rassurant. Je ne suis plus un gosse seul face à cette femme, non.

Alors, en un seul et même mouvement, je rouvre lentement mes yeux tandis qu'elle continue de lui hurler dessus de sa voix aiguë, je souffle un bon coup, vidant mes poumons… Puis je viens poser ma joue au creux de la paume de sa main que le capitaine tient toujours immobile dans les airs. Ses doigts froids et sa paume un peu plus chaude entrent en contact avec ma peau. Ses hurlements s'arrêtent.

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La Comète.

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Mes yeux s'écarquillent sans même que j'en ai conscience. Il y a quelque chose de chaud, là, juste là, sous mes doigts, de l'autre côté de ces barreaux et je n'arrive pas à y croire. Je cligne une nouvelle fois des yeux, toujours face à ce sombre abruti qui me toise d'un air ahuri, incapable de comprendre pourquoi mes vociférations viennent de mourir au fond de ma gorge. Mais il s'efface bien vite à ma vue. Il ne compte pas, haha, non, il ne compte pas, il ne… Je balaie son existence d'un revers de mon esprit et tourne ma tête vers la droite, vers…

Vers Shuuhei.

Mon si beau, mon si grand, mon si merveilleux garçon…

– Bien Shuuhei, bien… je roucoule de bonheur à demi-voix en le voyant ainsi face à moi, sa tête collée contre ma main.

La poigne de l'autre enfoiré disparaît après un moment d'hésitation de sa part et mon poignet est enfin libre. Enfin seuls mon garçon, enfin seuls… C'est tout ce qui compte. Toi. Et moi, évidemment, évidemment… Il me fixe de son regard noir et je peux lire son malaise, son dégoût, sa colère et sa peur au fond de ses belles prunelles. Oh, que c'est merveilleux…

Extatique, je reviens me coller aux barreaux. Plus près, plus près, plus près… Lentement, ma deuxième main que j'avais brusquement ramenée à moi passe à son tour à travers mes barreaux et s'élève dans les airs. À cette vue, je le vois qui fronce subrepticement les sourcils. Tu n'aimes pas ça, mon tout beau ? Oh, mais si tu savais… Je lui souris doucement. Ma deuxième main se pose sur son visage, sur cette autre joue, vierge de toute cicatrice mais qu'il a horriblement fait tatouer. Ce n'est pas grave mon Shuuhei, ce n'est pas grave… J'arrive quand même à retrouver les traits de ton visage d'enfant, moi. Ton si beau visage d'enfant, si tendre et si parfait…

Je tiens son visage entre mes mains.

Shuuhei. Mon garçon. Entre mes mains. Mes mains sur ses joues, la chaleur de sa peau sous mes paumes. Son sang qui glisse juste sous la surface, ses yeux noirs qui me révèlent sa douleur et ses cauchemars et ses souffrances, sa mâchoire qui se contracte violemment à mon toucher, ses lèvres qui ne desserrent absolument pas… Tout ça est à moi. À moi, à moi, À MOI !

Sans que je puisse m'en empêcher, je me mets à rire doucement, le dévorant du regard. Oh, c'est bon, c'est si bon… Mes ongles s'enfoncent dans sa chair.

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Kensei Muguruma.

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Cette femme est folle. Complètement folle. Et surtout, surtout, elle est dangereuse. Ce n'était peut-être pas évident avant mais maintenant… Ce rire, oh Kami-sama, ce rire ! Ce rire me file la gerbe. Elle rit à gorge déployée, presque de manière hystérique, comme quelqu'un qui se trouve brusquement submergé d'une émotion si forte qu'il ne peut la contenir. Je ne suis pas sûr de ce qu'est exactement cette émotion au juste, mais c'est carrément malsain, aucun doute là-dessus. Ça s'entend.

Et son visage… Illuminé d'un sourire dément. Littéralement dément.

Elle semble m'avoir complètement oublié et toute son attention est désormais concentrée sur Hisagi. Ses yeux luisent d'une lueur que j'aurais souhaité ne jamais voir chez qui que ce soit. Elle le dévore littéralement du regard et ses yeux brillent des milles et unes idées tordues qui lui passent par l'esprit. Ses mains agrippent ce visage comme si elle voulait l'attirer à lui et j'ai beau savoir que vu sa force, mon vice-capitaine est tout à fait capable de retirer son visage de sa prise à n'importe quel instant, qu'il ne risque rien, je suis quand même rassuré qu'il y ait des barreaux entre cette femme et nous. C'est enfermée dans un cercueil six pieds sous terre que je la préférerais réellement mais cette cellule, c'est déjà bien.

Elle enfonce ses ongles dans sa chair en continuant de rire de ce rire complètement fou et je le voix esquisser une grimace douloureuse. Mon premier réflexe serait d'intervenir mais je me retiens au dernier moment. S'il veut l'arrêter, il en est plus que capable. Comment est-ce qu'il m'a dit ça, déjà ? « Je suis là, je peux vous aider et vous soutenir. Même que c'est mon job et que je suis payé pour. ». Ou, entre les lignes, « arrêtez de vous la jouer solo et faites moi confiance, merde ».

Alors je ne bouge pas et je le laisse faire, même si je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi il est venu de lui-même poser sa joue contre sa paume.

Finalement, après quelques secondes, il prend enfin la parole, à son attention :

– Oh, fermez-là à la fin, c'est bon. grogne-t-il, clairement mal à l'aise mais faisant tout son possible pour garder le contrôle.

Le rire fou de la Comète se calme lentement, apparemment difficilement pour elle. 'Spèce de maboule irrécupérable… Toujours immobile à côté d'eux, mon regard rivé sur elle, je croise les bras.

– Oh mais Shuuhei… Mon beau garçon… Comprends moi enfin, voilà que tu reviens enfin vers moi…

– Je vous emmerde, je ne reviens pas vers vous…

– Ah bon ?

Ses mains toujours fermement crispées contre sa peau, elle glousse d'un plaisir malsain.

– Mais ne viens-tu pas toi de te remettre entre mes mains… ?

Il ne répond rien, la mâchoire crispée au possible, et elle glousse une nouvelle fois de contentement.

– Gentil garçon, gentil garçon…

Et son pouce glisse sur sa joue recouverte de cicatrices en un geste qui pourrait passer pour tendre si elle n'avait pas cette folie meurtrière transpirant de chaque pore de son être.

– Donnant-donnant, vous vous rappelez ? Fait-il d'une voix sombre.

Elle hoche doucement de la tête, continuant à caresser sa joue de son pouce.

– Alors…

– Alors je vais répondre à tes questions.

Et son sourire carnassier s'étire encore un peu plus.

– Dis moi tout mon garçon, dis tout à la Comète… Que veux-tu savoir ?

– Les créatures.

Elle se fige.

– Les créatures des Montagnes.

C'était donc pour ça que… ?

– Vous n'arrêtiez pas de nous en parler, vous m'avez dit les avoir rencontrées. Tout ce que vous savez dessus, je veux le savoir. Videz votre sac.

Elle marque un manque d'arrêt, son pouce désormais parfaitement immobile.

– Shuuhei, tu…

Elle cligne rapidement des yeux, comme déconcertée.

– Shuuhei, tu les as vues… ?

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Shuuhei Hisagi.

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Enfin, nous y sommes. La raison de ma venue ici. Je la fixe du regard, plongeant volontairement mes yeux dans son regard bleu et fou qui me regarde comme la plus délicieuse des choses à capturer, torturer et briser, comme si j'étais redevenu l'enfant qu'elle a tant désiré juste devant elle, incapable de se défendre contre elle, comme si je n'étais pas un adulte capable de briser chaque os de ses doigts en un clignement d'œil si je le voulais. Ce regard me répugne, me dégoûte, me donne envie de vomir mais ce n'est rien en comparaison de la sensation de ses mains sur mes joues. Je ne veux pas y penser, pas y penser, pas y penser. Alors je ne la quitte pas un instant du regard.

– J'ai vu des choses, je réponds, des choses qui pourraient correspondre à ce que vous nous racontiez.

Elle cligne une nouvelle fois des yeux, décontenancée. Sur mes joues, ses mains se sont immobilisées et du coin des yeux, je vois parfaitement ses pouces contre ma chair. Ne pas y penser.

– Répondez-moi ! je gronde, une légère panique commençant à monter en moi à l'idée qu'elle décide brusquement de se taire.

Elle tord un instant ses lèvres en une moue étrange, comme si elle réfléchissait et mon cœur se glace encore un peu plus en reconnaissant cette expression qu'elle avait chaque fois qu'elle faisait mine de réfléchir à un détail de ses horribles histoires. Mais son regard lui ne me quitte pas un instant. Comme si elle ne voulait pas en rater une miette.

– Bien sûr, bien sûr… finit-elle par dire après quelques interminables secondes de silence, comme remise de sa surprise première.

Sur mes joues, ses mains se réveillent à nouveau et je la sens enfoncer ses ongles dans ma peau, mais négligemment, comme si elle faisait ça pour s'amuser le temps de trouver une réponse. Cette fois, sous la sensation de ces mains pressant ma peau, je ne parviens pas à retenir un frisson de dégoût.

– Mmm, souffle-t-elle doucement, j'en déduis que tu es allé sur les Montagnes ? Elles ne s'approchent jamais de la plaine…

Je voudrais hocher de la tête pour lui répondre mais l'idée de sentir ses mains accompagner le mouvement me répugne alors je lui réponds verbalement.

– Oui.

Son pouce presse une nouvelle fois sur ma joue gauche, qu'elle semble préférer à la droite, abîmée de mes trois longues cicatrices qui ont failli me coûter un œil.

– C'est étrange… fait-elle doucement, tout en souriant du plaisir malsain que m'avoir entre ses mains lui procure. D'habitude, elles ne se montrent pas. Et si elles se montrent, elles attaquent.

J'ai bien envie de lui dire qu'on s'est bien fait attaquer par des foutus tigres mais elle se contente d'éluder ce que je veux vraiment savoir alors je garde l'information pour moi et rétorque :

– Je veux savoir ce que sont exactement ces créatures dont vous nous parliez. Et comment vous, vous les connaissez.

Elle soupire doucement, continuant de me couver du regard.

– Comme je te l'ai dit, je les ai rencontrées. Je les ai vues. Mon garçon, te rappelles-tu des contes que je vous racontais ?

J'en cauchemarde encore, salope.

– Oui.

– Le conte de l'orchidée céleste et de la mer du néant, tu t'en souviens ?

Je cherche un instant dans mes souvenirs avant de répondre.

– Celle où les créatures massacrent une femme enceinte ? Un peu que je m'en souviens…

Le souvenir des détails donnés pour décrire la façon dont le bébé avait été retiré du corps encore vivant de sa mère est quelque chose dont je me passerais bien.

– Très bien, mon garçon, très bien. Je vois que tu étais attentif…

Allez crever putain.

– Eh bien, cette femme dont je parlais, reprend-t-elle, c'est moi. Sauf que je ne suis pas morte, comme tu peux le voir, et que je n'étais pas enceinte, le jour où elles m'ont attaquées…

Je fronce les sourcils.

– Shuuhei, Shuuhei, voyons ne fait pas cette tête… Je te l'ai déjà dit, ce ne sont que des histoires. Certes, je me sers de ce que j'ai vu… Et fait… pour les inventer avant de vous les raconter mais cela reste des histoires. Et ce conte-là est un de mes favoris. Vos yeux horrifiés étaient si beaux, si beaux…

– Ce n'est pas pour entendre ça que je vous laisse foutre vos mains sur moi. je siffle, de plus en plus agacé.

– Je sais, je sais, glousse-t-elle. Mais pourquoi est-ce que je n'en profiterai pas un petit peu… ? Mais pour en revenir à ce que je disais, je les ai rencontrées… À plusieurs reprises. Et elles ont manqué de me tuer. La majeure partie du conte où je vous décris les blessures de cette femme est vraie… J'ai ajouté quelques détails, évidemment.

– Cette femme se fait arracher un bras ! je grogne.

– Ah oui, tiens, c'est vrai…

Elle glousse une nouvelle fois de contentement.

– Mais je sens que tu ne me crois pas. Je peux te le trouver, si tu veux.

Je fronce un peu plus mes sourcils.

– Voyons, Shuuhei, je croyais que tu voulais savoir, que tu voulais tout savoir…

Je le sens mal. Elle me regarde toujours mais ses yeux luisent de plus en plus tandis que sa voix se fait de plus en plus… Susurrante.

– Allons, mon beau… Tu veux savoir, n'est-ce pas ?

Je déglutis. Ses ongles enfoncés dans ma peau resserrent encore un peu plus leur prise.

– Oui. je fais finalement, la gorge serrée.

Son sourire fou s'agrandit encore un peu plus.

– Alors soulève le tissu qui recouvre mon avant-bras droit. Pose tes mains sur ma peau Shuuhei… Et tu verras.

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La Comète.

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Allez, mon enfant, à ton tour de mettre tes mains sur ma peau… Je retiens de justesse un gloussement de bonheur face à la lueur d'affolement qui passe rapidement dans ses yeux noirs. Tu ne le supportes pas, hein, ce contact de mes mains ? Oh mais Shuuhei, ce ne sont que tes joues… Si tu savais où je comptais poser mes mains sur toi, ce que j'avais prévu de faire à ton corps si fin et si fragile d'enfant… Mais tu le sais déjà ça, n'est-ce pas ? Je te l'ai déjà raconté. Et oh que c'était délicieux de voir ton visage se décomposer au fur et à mesure que je te décrivais ce que tu aurais dû subir, si j'avais pu t'attraper… Et savoir que ton capitaine était de l'autre côté de cette vitre sans teint à laquelle tu ne pouvais t'empêcher de jeter quelques coups d'œils affolés, mmmmh, c'était la cerise sur le gâteau. Oh Shuuhei, que tu aurais été délicieux, si j'avais pu te garder pour moi toute seule…

Figé, continuant de me fixer obstinément du regard, il ne bouge absolument pas.

– Voyons mon garçon… je le réprimande, toujours en souriant.

Je le vois à son expression, il est en train de réfléchir à toute vitesse. Parfait Shuuhei, parfait, torture toi donc l'esprit tout seul… Moi, je me délecte du spectacle.

– Je pourrais te montrer moi même, je fais en haussant les épaules d'un air négligent, mais il faudrait pour cela que je lâche ton visage… Et ça ne va pas être possible, tu comprends. Bien sûr que tu comprends.

Il me fusille du regard mais ne bouge toujours pas.

– Shuuhei, voyons, tu es en train de perdre du temps…

Oooh, que c'est bon, cette expression sur son visage… Plus, montre moi plus que ça… Je veux te voir pleurer, allez Shuuhei, pleure encore, pleure… souffre mon tout beau, souffre pour moi, pour mon bon plaisir… Je veux voir le sang recouvrir ta peau, je veux apercevoir l'ivoire de tes os que ta chair me cache, je veux voir tes yeux recouverts de désespoir, se brouiller de larmes et ta bouche se tordre sous la souffrance, je veux entendre tes gémissements et tes cris, ta peur et ta douleur, je veux t'entendre me supplier, je veux, je veux… !

– Bon, ça suffit. grommelle la voix de l'idiot sur ma gauche, que j'avais complètement oublié et qui se manifeste brusquement à moi.

Surprise, coupée au milieu d'une montée de désir d'abîmer et de détruire ce que j'ai entre les mains, je cligne bêtement des yeux. Et avant que je n'ai le temps de revenir pleinement à moi, je sens une main épaisse, la même que celle qui voulait m'empêcher de toucher Shuuhei, mon Shuuhei, qui attrape le tissu recouvrant mon avant-bras droit et le relève brusquement jusqu'à mon coude qui dépasse à peine des barreaux contre lesquels je me colle.

NON !

Le cri m'échappe malgré moi, sous l'horreur et la fureur. Pas lui, pas lui, pas cet homme idiot pour lequel je n'ai aucun intérêt, je voulais que ce soit Shuuhei, Shuuhei, pas lui !

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Kensei Muguruma.

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Je ne comprends toujours pas pourquoi Shuuhei a décidé de venir ici mais tant qu'il n'a pas décidé de quitter cette tour, je reste là. Comme si j'allais me tirer comme le dernier des enfoirés et le laisser se démerder seul face à cette tarée. D'accord, je ne dis rien, d'accord, je le laisse faire, faire confiance, écouter les autres, tout ça, tout ça. M'enfin, faut pas abuser.

Alors avant qu'il ne prenne une décision, je le prends de court et c'est moi qui relève la manche de cette folle à lier qui lui tient le visage. J'reste silencieux mais j'vais pas non plus me gêner.

Et devant le spectacle de sa peau mise à nue, surpris, je marque un temps d'arrêt. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre en relevant ainsi le tissu mais wow. C'est une sacrée collection de cicatrices qu'elle se trimballe là-dessous.

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Shuuhei Hisagi.

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Mes yeux s'écarquillent, quittant un instant son regard fou pour se poser sur cet avant-bras balafré de tous les côtés. De son poignet à son coude, la peau est recouvertes de longues cicatrices longilignes et épaisses, alignées côte à côte par quatre ou cinq. Au centre, la peau a été tellement labourée qu'elle en est restée boursouflée, crevassée, tordue, abîmée au-delà de tout espoir. Et dans cet amas de tissus cicatriciels anciens, plus pâles que sa peau normale, au centre de cet avant-bras, j'ai la quasi certitude de distinguer un arc-de-cercle. Comme des dents sur une mâchoire, une mâchoire suffisamment large pour appartenir à un fauve. Un très gros fauve.

– Tu vois, Shuuhei… ? fait-elle après quelques secondes d'un silence mauvais où elle a dû fusiller du regard le capitaine Muguruma avec l'envie de l'égorger lentement et douloureusement.

Sa voix siffle et grince d'une colère qui, même si elle n'est pas dirigée contre moi, me fout la chair de poule.

– Quand je te dis que je les ai rencontrées, je ne te mens pas. Non, mon tout beau, tu le sais… Je ne te mens pas.

Lentement, sa voix redevient cette caresse malsaine aux accents doux qui me répugne tant et son pouce se remet à glisser doucement sur ma joue.

– Je sais qui elles sont, parce que je les approchées au plus près. Plus près que personne d'autre, je pense. Ce que je vais te dire ne vient pas des racontars des fin fonds du Rukongai, non. Ça vient de ce que j'ai vu.

– Qu'est-ce qui vous a fait ça ? Ces cicatrices ?

– Oh Shuuhei, mais les mêmes créatures que celles que tu as rencontré…

Je la fusille du regard, agacé.

– Ouh, mon petit garçon est en colère… Très bien, très bien, fait-elle en rigolant. C'est un tigre, si tu veux tout savoir. Une belle femelle adulte, dans les 250 kg facile… Un sacré monstre, à vrai dire, mais très belle, avec un pelage blanc comme neige sous ses rayures noires.

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Ouuuuuh, ça n'était pas simple à écrire, tout ça… j'ai eu du mal à switcher les différents points de vue pour pouvoir faire passer tout ce dont j'ai besoin et c'était un petit peu la galère. Mais du coup héhé, je vous laisse avec un chouette cliffhanger… tadaaaaah.

Allez, je vais vous laisser cogiter à tout ça, moi je vais chopper un paquet de pop-corn et mater vos réactions dans les reviews, ça va être super rigolo…

Surtout, n'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de toute cette scène entre ces trois personnages – surtout entre la Comète et Shuuhei hein – parce que même si j'ai galéré, j'ai beaucoup aimé écrire le tout. J'adore ce personnage (c'est la dernière des salopes hein) et j'adore l'écrire, aaaaaaah cette scène pourrait durer des chapitres et des chapitres. Putain, j'aurais pu écrire tout un roman rien que sur ce personnage, j'vous jure.

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Le chapitre 114. Ils sont nombreux là-bas, les balaises du genre de l'autre jour? sera là le 5 février, youpiiiie!