Bonjour tout le monde.

Je sais... Plus de deux ans d'absence. Plusieurs explications, manque d'inspiration et de confiance, de temps. Mais vos commentaires m'ont fait comprendre qu'il y avait toujours des personnes pour apprécier cette histoire. Je me suis donc remis à écrire la suite. Si vous êtes toujours intéressés j'ai écrie plusieurs chapitres d'avance.

Merci GuestOne, Pat.abreu, Feministerie, Roussette, Lysnoir pour vos commentaires. Je ne vous ai pas répondu en message privé car je pense que ça aurait été mal polie de ma part de vous répondre si tardivement. En tous cas milles merci, vos encouragements font chaud au cœur. Vous êtes tous de super lecteurs. Merci à tout ceux qui on pris quelques minutes pour me laisser un commentaire.

Pour me faire pardonner je publie la suite en vous souhaitant un joyeux Noël !

Dans ces conditions le choix n'avait pas été difficile. La quête diadème de Serdaigle était bien plus passionnante. Quoique j'avais oublié plusieurs inconvénients à collaborer avec mon géniteur. Premièrement, nous devions toujours tout réaliser à sa façon, ensuite j'avais fini par comprendre que ma place dans ce périple resterait purement figurative. Comme évidemment, Tom Jedusor souhaitait réalisé absolument tout lui-même.

« Tu es sûre que c'est à droite ? On marche depuis deux heures déjà. »

Le ton que j'emploie est rempli de reproche. Voilà trois jours sans répit que je suivais mon père dans différentes forêts d'Albanie. Au début ces escapades m'enchantaient mais aujourd'hui mes nerfs commençaient à être mis à rude épreuves. La chaleur étouffante m'obligeait à boire une gorgée d'eau toute les cinq minutes, aussi bien que ma gourde se vidait dangereusement. L'humidité n'arrangeait pas mon inconfort. La sueur recouvrait intégralement mon corps, mes vêtements collaient à ma peau. Ma gorge était sèche. Je détestais m'épuiser inutilement.

Du coin de l'œil j'observe mon père prononcer un tas de paroles incompréhensibles. Sa main effleure les différents arbres rencontrés sur notre chemin. L'homme ne semble pas épuisé le moins du monde. Au contraire il aborde une forme olympique. S'éloigner de l'Angleterre semblait lui avoir fait le plus grand bien. Loin des derniers ragots de Skeeter, la famille Jedusor se portait mieux. Évidemment je faisais exception, je commençais sérieusement à répugner ce pays.

Merlin que je détestais marcher pour rien. Depuis le début de notre voyage je taisais mes plaintes mais aujourd'hui je perds patience. Quelles étaient les informations à propos de ce fichu diadème ? Car la réponse située dans un arbre en Albanie restait un peu légère à mon goût. Allions nous vérifier tous les arbres de ce pays ? Non, sans moi, il n'en est pas question !

« Je ne suis certain de rien, Coba. Il s'agit du principe même d'une quête. Vas-tu cesser de te plaindre ? Cherche au lieu de râler. » Réprimande sévèrement mon père.

La dernière remarque me remplis de colère. Cherche. Comment étais-je censé chercher sans l'utilisation de ma baguette ? La marque me suivait toujours, impossible pour moi d'utiliser la magie. Je tape rageusement du pied contre une pomme de pain au sol. Ce geste à pour conséquence de terroriser un petit groupe d'oiseaux qui s'échappent dans un mouvement d'ailes bruyants. La forêt est sombre pourtant de légères brises de soleil me permettent de distinguer le visage furieux de mon père. Ses yeux onyx me lancent des éclairs assassins.

« Arrête ça immédiatement ! La prochaine fois reste à la maison au lieu de m'enquiquiner. Je ne t'ai pas forcé à venir ! » Cingle l'homme avec colère.

« Tu m'as proposé de t'accompagner. » Je lui rappelle amèrement.

« De m'accompagner, Coba ! Pas d'être bruyant et de saboter mes recherches ! À quinze ans je pensais que toutes tes gamineries seraient terminées. »

Rageusement j'engouffre mes mains dans mes poches. Une fois de plus j'étais le boulet que mon père traînait derrière lui. Tout n'allait pas assez vite pour moi. Ce n'était pas des gamineries comme il disait. Juste de l'empressement. Si j'avais souhaité faire de la randonnée je ne serais pas parti à l'autre bout du monde. Les jours défilaient et aucun progrès en vue. Des arbres sans importance encore et toujours !

« Comment suis-je supposé t'aider ? Je n'ai même pas le droit d'utiliser ma baguette ! » Je lui rappelle en élevant la voix.

« Sur un autre ton ! Je t'ai fait avec deux mains à ce que je sache, sers en toi, nom d'un hippogriffe ! » Siffle Tom avec colère.

Facile a dire pour lui. Je ne maîtrise pas ce procédé. Il s'agit de magie avancée. Dans un endroit localisé j'aurais eu mes chances, mais dans un pays entier je savais pertinemment que c'était peine perdue. Cependant, face aux reproches de mon géniteur je m'active. Sans aucun effort de ma part, le lendemain l'homme continuerait sans moi et je n'avais pas sacrifié deux semaines de mes vacances pour rien. Ma colère résultait de mon impatience, la conjoncture dans laquelle nous évoluions amoindrissaient mon moral. Vivre dans des conditions précaires, loin de mon confort habituel était compliqué pour moi. Pour couronner le tout nous passions nos vacances dans une tente ! Or, vivre à la rude ne m'enchantait guère. Tous ces détails sur notre séjour mes parents les avaient gardés pour eux bien évidemment. C'est seulement une fois arrivé à destination que j'avais dû me rendre à l'évidence. Ces vacances n'en étaient pas.

Au prix d'un grand effort, je ravale mes plaintes et commence à marmonner des paroles en latin. Évidemment comme je m'y attendais rien ne se produit.. Mes pas commencent à m'éloigner du sentier. Après tout en couvrant une plus grande surface nous irons plus vite. Mon désir secret était bien évidemment de trouver ce fichu diadème avant mon père. De manière indiscutable, l'homme regrettait de m'avoir emmené. Jusqu'à présent je n'avais servi qu'à le ralentir. Au début découvrir de nouveaux paysage m'amusait, surtout que ces forêts regroupaient un nombre impressionnant d'animaux fantastiques. Pourtant, tout cela m'avait vite lassé. Tant de marche et si peu de résultat. Je voulais du concret.

Des picotements parcourent mes doigts par moments, néanmoins j'ignore s'il s'agit de magie ou simplement d'orties. Je continue d'avancer, rien de spécial est présent selon moi. Je regarde derrière moi afin de vérifier la présence de mon père. Je le repère à quelques pas en pleine concentration. Ses consignes étaient claires. Ne pas s'éloigner au-delà de son champ de vision. Mes pas s'arrêtent. Je patiente en attendant qu'il me rejoigne.

« Quelque chose ? » Il me demande par politesse.

Un signe négatif de la tête lui sert de réponse. Mon père savait très bien que je n'avais rien trouvé. Lasse je laisse un soupir quitter ma bouche. Le sorcier m'ignore et continu son art sur les arbres avoisinants. Je le regarde faire avec une grimace. Ces agissements prouvaient qu'il ne faisait pas confiances à mes capacités. Je ne le blâme pas, moi-même je n'y croyais plus. Après ma pitoyable performance je me sentais honteux. Mes nombreuses lacunes pénalisaient mon utilité. Mon ambition dépassait mes compétences. Je détestais le décevoir. Me sentant futile je parcours les alentours à la recherche d'un quelconque animal. Au moins dans ce domaine je ne me débrouillais pas trop mal. C'est alors que je repère un mouvement, une forme se déplace rapidement dans les bois, je n'arrive pas à distinguer sa forme. Mais la chose est très vigoureuse.

« Papa ! Regarde vite derrière toi il y a quelque chose. » Je m'écrie.

Derechef mon géniteur se retourne pour vérifier mes dires. La silhouette continu de se déplacer agilement. J'essaie de suivre son évolution. Puis j'entends alors son rire, mon sang se glace.

« Je ne vois rien. » Répond Tom soupçonneux.

Il continue de scruter les environs avant de se retourner dans ma direction. Au moment où ses yeux croisent les miens il recule d'un pas sans me lâcher du regard. Je fronce les sourcils à sa réaction. Avais-je quelque chose sur moi ? Il me fixe intensément.

« Quoi ? J'ai une acromentule sur moi ? » Je demande avec inquiétude.

Muet l'homme me regarde avec insistance. Sa réaction me surprends. Toujours sur ses gardes il conclut doucement.

« Non. »

Je m'inquiétais que mon père ait percé mes défenses mentales. Étrangement il continue de me sonder sans me quitter des yeux. Je décide de l'ignorer et je m'avance dans la direction du rire cristallin. Oreille tendu, je distingue les pas de l'homme qui me suivent. Le cœur battant, j'arrive à sa hauteur. Bien entendu il ne s'agissait pas d'un animal.

Bonjour Emerys.

Je ne réponds pas. Entendre des voix et voir des esprits c'était toujours un mauvais signe, même dans la communauté sorcière. Je n'avais jamais parlé des visites de Merlin à mes parents. Ils me pensaient déjà fou inutile d'en ajouter d'avantage. Pourtant, cette troisième visites me confirme mes doutes. Ma descendance semblait véridique. Cependant, je venais de faire un rapprochement important. Mon aïeul se manifestait uniquement dans les forêts. Peut-être qu'une coïncidence. Le petit garçon me fait un signe d'un salue de la main. Ses yeux bleus clairs changent alors de couleurs. Ses pupilles deviennent doré.

Viens, suis moi. Je vais te montrer où il est.

Le petit garçon me sourit avec malice. Ses pieds nus se mettent à courir, je ne réfléchis pas et commence à le suivre sur le même rythme. J'entends Emerys marmonner de paroles en latin à la manière de mon père quelque minute plus tôt. Son comportement est plus étrange cependant. Il s'arrête à des moments pour sentir le sol à la manière d'un prédateur. Pourtant, je lui fais entièrement confiance. L'adrénaline me fait oublier que je ne suis pas seul.

« Coba ! Attends, où tu vas ? » Gronde Mon père en me suivant.

« Suis nous, c'est par là. »

Euphorique je suis aveuglement le petit esprit. Ce dernier avait toujours assuré ma protection. Son aide avait toujours été précieuse. J'ignore combien de temps nous avons couru. Mais lorsque Emerys se pose sur un arbre, je comprends qu'il ne m'a pas menti. Un aura magique est perceptible. Ses yeux ont repris leur couleur originelle. Dans un nouvel éclat de rire il me désigne du doigt.

Toi tu peux. Lui non.

Puis il disparaît. Il venait de designer mon père dans la deuxième partie de la phrase. Je me retourne alors vers la personne en question.

« Je pense que c'est celui-là. » Je lui annonce en désignant l'arbre.

Mon géniteur s'avance toujours sur ses gardes. Il ne me quitte pas des yeux. Je n'essaie pas de me cacher. L'homme avait compris quelque chose. Son mouvement de recule précédent n'était pas innocent. La conversation arrivait, un éventuel rejet me préoccupait.

« Qui était avec toi ? » Il me demande dangereusement.

J'avale ma salive. Il allait me prendre pour un fou. Après tout l'homme m'avait confié plusieurs faits très personnels dernièrement. La confiance devait être partagé. Le sorcier en face de moi était mon père. Peu importe mes défauts génétiquement parlant je restais son garçon ?

« Emerys. » Je chuchote de façon à peine audible.

« Pardon ? » S'étrangle l'homme incertain d'avoir bien compris.

Je prends une inspiration avant de me répéter.

« Emerys. »

Ses traits se contactent avec méfiances. Sur le qui-vive Tom scrute les environs à la recherche du sorcier cité. Je l'en dissuade immédiatement. Aujourd'hui je venais de comprendre que j'étais le seul à le voir. Mes doutes effacés je continue.

« Il est parti. »

« Depuis combien de temps tu vois un vieillard se balader dans ta tête ? »

Effectivement l'homme me prenait pour un fou. De l'inquiétude transperçait ses traits. Il devait croire que je perdais la raison. Je ne voulais pas finir dans un asile. Des explications rationnelles devaient exister pour expliquer ma situation.

« Depuis un an. Et plutôt rarement en fin de compte. C'est seulement la troisième fois que je le vois. Et ce n'est jamais un vieillard, toujours un gamin. » J'interviens tout de même contrarié par ses suggestions.

« Tu es donc en train de me confirmer que tu savais déjà que tu avais un lien avec ce sorcier, bien avant que tu me questionnes sur tes origines ? » S'emporte l'homme.

Je réfléchis. Non cette réalité ne m'a jamais parue concrète. Mes faibles compétences comparées à cet illustre sorcier avaient renforcés mes doutes.

« Je savais qu'il s'appelait Myrddin. J'avais oublié le nom de Merlin. » Je me défends.

Un conflit intérieur semble habiter mon père. Je ressens une colère traversée son corps. Je ne lui ai pas menti. Les deux premières fois que j'avais vue Emerys j'étais pétrifié par la peur. Aujourd'hui c'était différent. Je venais de comprendre que l'esprit se manifestait quand j'avais besoin de lui.

« Comme je te l'ai dit je le vois très rarement et brièvement. Il ne m'a jamais dit qu'il s'appelait Merlin. »

« Et évidemment tu n'as pas jugé utile de m'en parler ? Tu ne penses vraiment qu'à toi, Coba. J'ai continué de faire des recherches inutilement. » Réprimande Tom.

J'en avais marre qu'on me traite d'égoïste. Ce n'était pas vrai. Les raisons de mon mutisme sont pourtant évidentes.

« Je t'en ai pas parlé parce que je ne voulais pas que tu me prennes pour un cinglé ! Et puis de toute façon rien ne prouve que ce n'est pas mon imagination qui me joue des tours ! » Je claque vexé.

« Rien ne prouve ? Tu viens de nous mener droit sur un arbre que je cherche depuis des années en un claquement de doigt. Penses-tu être toujours fou ? »

C'est vrai que la dernière action me confirmait, que au-delà de mon esprit quelque chose venait de se produire. D'un côté j'étais rassuré de ne pas être complètement cinglé. Je décide de rester prudent tout de même.

« On ne sait même pas si c'est le bon arbre. »

Sur ses paroles Tom Jedusor s'avance vers l'arbre prêt à vérifier. Toute cette course m'avait épuisé. Je me laisse tomber lourdement sur le sol, les jambes en tailleurs afin de patienter. Mon père s'active en murmurant des maléfices, sa baguette émet des étincelles à chaque essaies. Rien ne se passe mais l'homme continue ses recherches. Finalement, l'homme ne m'avait pas jugé. Évidemment ma confidence le rendait mal à l'aise, mais il ne me pensait pas fou. Si cet arbre était le bon il n'y aurait plus aucun doute. Je découvre alors le paysage. Nous sommes proches d'une falaise à l'horizon j'observe plusieurs rivières qui se suivent. Un immense vallée qui découle à l'autre bout. C'est magnifique.

« Tsss, c'est plutôt ironique. Un meurtre a été commis et pourtant seule une âme innocente peut récupérer ce diadème. »

J'observe sans un mot. Ma présence commençait à devenir utile. L'homme teste plusieurs sortilèges en vain. Merlin avait donc raison. Mon père ne pourrait pas obtenir ce diadème lui-même. Il abdique avant de s'adresser à moi.

« Bien. Approche, Coba. »

Je me relève pour obéir. Arrivé à sa hauteur il me toise. J'avais beau avoir pris quelques centimètres dernièrement je restais indéniablement plus petit que lui. Comme à mon habitude je ne peux m'empêcher de plaisanter.

« Qui te dit que mon âme est innocente ? » Je questionne avec condescendance.

Les yeux de mon père se plissent afin de sonder ma supposition. Je décide d'éloigner rapidement tout suspicion. L'homme m'avait assez sermonné pour la journée.

« C'est une blague. » J'annonce avec un sourire en coin.

L'homme lève les yeux au ciel face à ma bêtise. Je n'avais jamais tué personne pourtant je sais pertinemment que mes agissements ne sont jamais innocents. Impatient il continue.

« Ta main. Tu dois aller chercher le diadème dans le tronc. » Il m'explique.

« Ma main ? Tu es sûre que je ne risque rien. » Je m'inquiète.

« Dépêche toi. » Insiste l'homme entre ses dents.

Sur la pointe des pieds je m'exécute prudemment. Ma main traverse alors le tronc sans difficulté. Je suis secrètement soulagé que ma main ne soit pas agrippé par je ne sais quelle bestiole. Mon âme, selon les critères, devait être encore innocente à ce jour. J'ai beau chercher je n'arrive pas trouver l'objet. Ma recherche est limitée. Blasé j'enlève mon bras.

« Je suis trop petit. »

Mon géniteur laisse un râle quitté sa gorge, puis sans prévenir il me soulève afin que je prenne de la hauteur. Positionné sur ses épaules de nouvelles pensées moqueuses traversent mon esprit. Évidemment la situation ne plaisait pas au sorcier. Voilà des années qu'il ne me portait plus de la sorte. Profitant de la situation, j'engouffre mon bras à la recherche de l'objet.

« Ça te rappelles de bon souvenirs, Papa. » Je glousse à l'adresse du concerné.

« Dépêche toi, Coba. » Susurre dangereusement Tom.

Je ris de bon cœur. La situation est ridicule. Soudain mes doigts rencontrent une pointe en acier. Je m'agrippe fortement, rapidement je sors mon bras afin de vérifier l'identité de l'objet. Le diadème de Serdaigle, aucun doute là-dessus. Ses pierres émeraudes brillent au soleil. Il est magnifique. Des picotements me remontent le long de l'échine.

« Je l'ai. »

Mon père me soulève immédiatement afin que je quitte ses épaules. Puis lorsqu'il reconnaît l'objet un sourire étire ses lèvres. Il me demande alors silencieusement de lui donner le diadème. Je m'exécute puis décide de le laisser tranquille un instant. Après tout depuis le temps qu'il souhaitait conclure sa quête. Je m'approche alors de l'orée de la forêt que nous avions quittée précédemment.

Je n'étais pas fou, Merlin venait belle et bien de me montrer le chemin du diadème de Serdaigle. Faisant les cent pas je me rapproche de la falaise afin d'observer les cascades. Nous avions enfin abouti. La fierté me rendait euphorique. J'avais trouvé le diadème, moi le fils médiocre de Tom Jedusor.

« Tiens tiens tiens. Voldemort est de retour. J'avais du mal à y croire et pourtant… Te voilà. »

Je me retourne rapidement pour faire face à l'interlocuteur. Mon cœur rate un battement lorsque je me rends compte que nous sommes encerclés. Une dizaine d'hommes aux allures mercenaires nous font face. Mon père m'avait prévenu qu'il possédait beaucoup d'ennemis en Albanie, pourtant nous avions été discret afin de ne pas ébruiter notre arrivée. Aussi le surnom m'interpelle avant de me paraître logique. Tom Jedusor n'avait jamais usé de son vrai nom en Albanie afin d'éviter de nombreuses représailles. En cas contraire, certains de ces sorciers auraient été prêt à le suivre pour assouvir leur vengeance.

L'usage de l'Albanais me confirme que nos assaillants sont du pays. Au moins ces hommes n'ont rien à voir avec le mage noir de mes cauchemars.

« Aleks. Belle cicatrice. » Se moque calmement mon père.

Le dénommé Aleks rentre dans une fureur noire. C'est alors je remarque qu'il lui manque un œil. Aux moqueries de mon père j'imagine très bien qui en est le responsable. Il n'est pas très grand, mais sa carrure annonce une férocité, une chevelure blanche se déverse sur ses épaules. Des années de rancœurs sont visibles sur les traits de son visage meurtri par la magie noire.

« Tu es parti un peu précipitamment la dernière fois, sans me rembourser. J'EXIGE RÉPARATION ! » Termine Aleks avec fureur.

Le même sourire ne quitte pas le visage de mon géniteur. Les hommes d'Aleks se rapprochent de nous. Je commence m'inquiéter, pourtant l'attitude de mon père m'encourage à ne pas paniquer. Tom reste parfaitement calme, même sous la piètre menace. Même ma présence ne le perturbe pas, bien qu'il avait souvent reproché que cette dernière lui faisait perdre ses moyens. J'en arrive à une conclusion simple. Ces hommes n'ont aucune chance contre Tom Jedusor.

« Je suis Voldemort. Je prends sans demander. » Intervient mon père.

C'est moi où il appréciait énormément ce moment ? Ses doigts jouent vivement avec sa baguette tandis que son autre main maintien fermement le diadème. Ses sermons contre l'utilisation de son nom d'empreint étaient loin derrière lui. Les rares fois où je l'appelais par ce nom les événements se déroulaient sombrement.

« Donne-moi ce diadème et j'épargne la vie de ton gamin. » Il propose en me désignant d'un coup de menton.

Tom tique à la proposition. Menacer ma vie le rendait exécrable. Au-delà du danger un détail m'énerve. Même un parfait inconnu reconnaissait cette ressemblance énervante.

« Pas touche à l'enfant Aleks. » Menace Tom.

« Tu sais bien que je ne m'attaque pas aux enfants. Mais si tu ne me laisses pas le choix. Donne-moi ce diadème. » Insiste le mercenaire.

« Non. »

Sur ce dernier mot, mon père m'envoie rapidement le diadème, je le rattrape en plein vol. Mes réflexes de poursuiveur étaient restés intactes. Sur le qui vive je le range dans ma besace. Les hommes se rapprochent de nous avec férocité. Mon père se retourne vers moi.

« Cours. » Il siffle en fourchelang.

Je ne me fais pas prier. Prenant mes jambes à mon cou je longe le ravin au pas de course. Derrière moi je perçois des bruits de sortilèges. Un duel est livré. Sans un regard je continue d'avancer. Je ne craignais pas pour la vie de mon père, en revanche je le trouvais assez culotté de m'avoir transmis le diadème alors qu'on venait juste de menacer ma vie. Un craquement derrière moi m'indique qu'un des sorciers me suit. Certainement un des mercenaires que mon père avait oublié de bloquer. Un regard par-dessus mon épaule me confirme ma supposition.

« Confringo ! »

Je réalise une glissade sous un tronc d'arbre afin d'éviter le maléfice explosif de justesse. Ce dernier s'abat sur une branche qui cède sous choc. Les mains dans la boue je me relève. Je devais mettre le plus de distance en le sorcier et moi. Tout défile à grande vitesse, je ne prends pas le temps de réfléchir à la bonne direction.

Soudain je stoppe mes pas dans un dérapage. J'étais arrivé au bord d'une cascade. Mes yeux parcourent les environs à la recherche d'une échappatoire. Je n'en vois aucune. Il n'y a que l'eau et le vide devant moi comme solution. Bientôt le sorcier qui m'avait pris en filature me rejoins. Sa baguette est pointée sur ma personne. Mes mains resserrent fermement la besace.

« Tu es rapide… Allez gamin donne-moi le diadème qu'on en finisse. » Ordonne le mercenaire à bout de souffle.

Il n'était pas question que je lui donne l'objet. Après tout ce que j'avais dû endurer avant de le trouver. Cette solution n'était pas envisageable.

« Non. » Je lui réponds en Albanais.

« Allez, ne fais pas le malin. Donne-le-moi, dépêche. »

Il accompagne ses paroles d'un geste autoritaire. Je comprends alors la réaction précédente de mon paternel. Ces mercenaires étaient beaucoup moins virulent que les sbires de Grindelwald. Son action n'était pas persuasive.

« Tu n'as nulle part où aller. Ne complique pas les choses. »

Un sourire satisfait étire mes lèvres. Je recule d'un pas. Le sorcier comprend alors mes intentions. Je guette sa baguette, il ne l'utilise pas.

« Non non non non. Arrête ne fais pas… »

Je ne lui laisse pas le temps de terminer sa phrase et me laisse tomber dans le vide. Après une chute de quelques secondes je tombe dans l'eau glacée. Je nage à la surface afin de reprendre ma respiration. Dans mon acte stupide j'avais oublié un détail important. Les courants étaient très forts aussi bien que je peine à garder la tête hors de l'eau. Pire encore je dévale une nouvelle cascade. À ce rythme là j'allais bientôt me noyer. Baguette en main j'essaie de lancer des lianes sur la rive afin de me sortir de ce pétrin, en vain. Je ne connais même pas de sort me permettant de respirer sous l'eau. Le poids de mes vêtements m'attire vers les profondeurs.

J'aperçois alors un tronc d'arbre flottant, je m'y accroche afin de reprendre une bouffée d'air frais. Mes mains glissent, mais je m'agrippe avec volonté. Un nouveau précipite arrive. Aux aguets, je me cramponne au bois pour regarder autour de moi. Je n'arrive même plus à distinguer l'endroit précédent. Les vapeurs de l'eau brouille ma vison. J'essaie de nager en contre sens. Puis, de nouveau je tombe. Je sais nager, mais je commence à m'épuiser. J'active mes bras et mes jambes pour retrouver la surface. Elle est tellement loin. Une gorgée d'eau rentre brutalement dans ma trachée. Je suis en train de me noyer. Je me débats, dans un dernier effort je tends ma main vers la surface.

Mes sens commencent à s'en aller. Je de fixe la lumière à la surface. Je ne suis pas loin, mais je n'arrive plus à bouger. L'eau s'engouffre dans la gorge. Le courant m'attire vers le fond.

C'est alors qu'une main ferme attrape la mienne. Je me sens hisser au ralenti, arrivé à la surface je crache l'eau de mes poumons. On me traîne vers la rive. Impuissant je me laisse aller, je ne possède plus aucune force. De la vase est collée sur mes vêtements. On me dépose sur le ventre, une pression dans mon dos et les litres d'eau que je venais d'ingurgiter en ressorte. Je suis écroulé dans le sable, je me tourne sur le dos. Je ferme les yeux connaissant très bien l'identité de la personne qui venait de me sauver la vie.

« Tu vas bien … ? » Demande mon père aussi essoufflé que moi.

J'ouvre les yeux et penche la tête sur ma gauche, un mélange de vase et de sable me colle au visage. Mon géniteur est dans la même position que moi. Allongé sur le sol, lui aussi reprends sa respiration avec difficulté. Sa poitrine se relève à intervalle rapide.

« Je me suis presque noyé… » Sert de réponse.

« J'ai vu… »

Je redresse et me rapproche de lui. Ses yeux sont clos. Lui aussi était épuisé. À genoux je tapote son épaule.

« Merci de m'avoir sauvé la vie. Encore… »

Je laisse tomber la besace à côté de lui et je me lève. Mes jambes sont chancelantes. Trop exténué je m'accroupis. Ma bouche est sèche. Mon père s'était lui aussi relevé, sa fatigue ne laissait rien paraître. Je venais de parcourir des kilomètres en un temps record. D'ici, je n'aperçois plus notre point d'observation.

« Tiens. Mange. »

L'homme me tend une tablette de chocolat. Cette nourriture redonne des forces. Néanmoins sur l'instant présent j'avais besoin d'autres choses.

« J'ai plutôt soif. » J'explique en toussant.

Un air moqueur sur le visage mon père réplique.

« Tu n'as pas bu suffisamment ? »

À ma réaction l'homme s'esclaffe bruyamment. Je venais de lui tendre la baguette. Même si je n'aime pas qu'on se moque de moi, sa réponse déclenche mon amusement. Pour une fois que la situation n'était pas dramatique.

« Très drôle… » Je renifle en croquant dans la tablette de chocolat.

Immédiatement une chaleur réconfortante imprègne mon corps. Des forces me regagnent. Sans demander je prends la gourde de mon père pour boire. Silencieux je suis ses grandes enjambées.

J'étais exténué pourtant toute cet épisode m'avait rendu euphorique. Malgré ma peur passagère, cette folle course poursuite resterait gravé à jamais dans ma mémoire. Malgré le danger je ne m'étais jamais autant amusé de ma vie. Cette adrénaline avait été tellement plaisante et encore je n'avais rien vu du duel. D'ailleurs il n'y avait plus personne.

« Aleks et les autres ? »

« Ligotés à différents endroits dans la forêt. » Annonce Tom avec un air satisfait.

Bien, au mois l'homme n'avait tué personne en revanche à son air joyeux je devinais que mon père s'était régalé lui aussi.

« Désolé d'avoir tardé, un des hommes m'a glissé entre les doigts. » Explique mon géniteur.

« J'ai vu. »

Je sens le regard brûlant du sorcier posé sur ma nuque. Après un instant il poursuit.

« Pourquoi tu n'as pas utilisé ta baguette ? »

Cette question sonne comme un reproche. Il est vrai que je ne m'en étais pas servi.

« Je crois que je ne me suis pas senti en danger. »

En y repensant la peur avait complètement disparue au fil des évènements. Certainement d'accord avec mes paroles mon père ne réplique pas. Beaucoup de questions me trottaient dans la tête. Je voulais profiter de l'absence de ma mère afin de les poser.

« Pourquoi ces hommes peuvent t'appeler Voldemort ? Les rares fois où j'ai fait de même se sont mal terminées. »

La réponse tarde à venir. L'homme est en conflit avec sois même. Pourtant ma question n'était pas mal intentionnée. J'arrivais à comprendre pourquoi mon père avait souhaité changer de nom. En revanche, je n'expliquais son objection à ce que je l'utilise également.

« Ce nom inspire la peur et crainte. Son utilisation implique un statu particulier. Mes… disciples et mes ennemis l'utilisaient. Tu n'es pas un de ceux-là, Coba. Tu es mon égale et par conséquent je n'accepte pas que tu m'appelles par ce nom. »

Bien trop naïf, ces explications n'étaient jamais apparues dans mes suppositions. Une nouvelle preuve que mon père éprouvait des sentiments. Cette révélation me rendait mal à l'aise. Dernièrement l'homme manifestait clairement son attachement. Seulement je restais muet face aux paroles de mon géniteur. Je l'aimais sincèrement, mais je ne parvenais pas à le lui dire. Un blocage m'empêchais de vider mon sac. Pourtant le sorcier en avait pris pour son grade dernièrement. Beaucoup de paroles immondes étaient sorties de ma bouche. Avec soulagement le sorcier choisi de changer de sujet.

« Tout à l'heure tu as dit que Merlin s'était manifesté deux autres fois auparavant. À quel moment ? »

Évidemment le sujet mon fils a des visons ne pouvait pas rester dans un coin. Cela m'avait surpris qu'il ne me pose pas plus de questions. Pour autant je savais que la première rencontre n'allait pas lui plaire, la deuxième serait plus pénible pour moi. Voilà plusieurs mois que j'essayais d'oublier le jour où j'avais été embroché sur un arbre de la forêt interdite. Je décide d'être prudent.

« La première fois, il m'a aidé à échapper à des camarades qui voulaient me donner une leçon. »

« Où ? » Intervient Tom.

« À Poudlard. » J'annonce trop vite.

Malheureusement cette réponse vague ne convenait pas à mon interlocuteur.

« Je t'ai demandé où exactement, Coba. » Répète froidement l'homme.

Connaissant les ennuis qui arrivent je soupire bruyamment.

« Dans la forêt interdite. »

Mon père s'arrête sur le champ. Il est furieux. Son regard de braise me sonde avec fureur. Sa main se referme dans le vide. Les lèvres pincées il se retient de m'admonester. Je le vois lutter contre l'envie de m'en coller une. Puis hors de lui il continue d'avancer. Bien entendu ce n'était pas fini.

« Tu sais pertinemment que Grindelwald veut te tuer et bien entendu tu ne trouves rien de plus intelligent que de te promener dans la forêt interdite ! » Il siffle rageusement.

Je me tais. Il a raison et je me retiens de lui expliquer que je m'étais rendu compte de mon acte stupide, cela n'aurait fait qu'envenimer ma situation.

« Quand ? » Insiste mon père.

« C'était avant Noël. » Je me défends.

Je suis impulsif mais pas complètement débile. Cette escapade n'aurait pas eu lieu après l'épisode de l'attaque de notre maison. Même s'il a raison ces réflexions m'agacent.

« Tu n'as jamais été adolescent ? Tu sais très bien à quels types de soirées je participe. » Je ne peux m'empêcher de rappeler.

« Si la question est as-tu déjà été immature, la réponse est non, Coba. »

Cette spéculation m'énerve au plus haut point. C'est donc hors de moi que je réplique.

« Je ne suis pas certain que mon grand-père tiendrait les mêmes propos ! »

La phrase de trop venait d'être prononcée. Sa main s'agrippe fermement à mon poignet, d'un geste sec il me ramène à sa hauteur en m'obligeant à lui faire face. Ses yeux sont seulement à quelques centimètres des miens. Un aura magique me percute de pleins fouets.

« Mon père ne s'est jamais occupé de moi. » Il siffle en fourchelang.

J'avale ma salive et tende de reculer, mais l'homme me bloque fermement.

« Tes petites vacances idylliques avec lui n'ont jamais été les miennes. Tout ce qu'il m'a offert durant mon enfance était son mépris. Contrairement à toi j'ai dû apprendre à grandir tout seul. »

L'enfance de mon père n'avait pas été facile. Pourtant' je n'avais jamais connu l'homme qu'il me décrivait. Mon grand-père s'était toujours occupé de moi. Tout n'était pas merveilleux, mais je ne pouvais pas me plaindre. Il avait toujours été là pour moi. Sans prendre garde, mon géniteur venait de visualiser toutes mes pensées. J'oubliais souvent d'appliquer mes barrières lorsque je n'avais rien à cacher.

« Cet homme a perdu tout droit de jugement le jour où il a laissé son devoir de père derrière lui. »

La rancœur sonne brutalement à mes oreilles. Tom Jedusor ne détestait pas son père, il le méprisait au plus haut point. Pire encore je comprends un détail important. L'absence d'une figure paternel pesait énormément sur l'homme.

« Tu demandes une relation complice telle que j'ai partagé avec Finéas. Seulement notre attachement père fils dépasse amplement cette fréquentation que tu jalouses. Je ne souhaite pas que tu deviennes mon ami, Coba. Je préfère que tu restes le fils qui m'apprécie pour ce que j'ai fait pour lui et non pas pour ce que j'aurais été. »

Effectivement j'étais jaloux. Mes parents l'avaient compris bien avant moi. Malgré ces paroles ce sentiment néfaste continuait. J'aimais cette complicité que nous venions de partager, jamais je m'étais senti aussi proche de mon père. Pourtant il voulait que je reste à ma place de fils. Il me relâche doucement et continue à me faire face.

« Tu ne t'es pas amusé ? Même pas un seul instant ? » Je demande la voix rauque.

Je pouvais rester à ma place, mais ce moment d'aventure restait un des meilleurs de ma vie. Je refusais d'abandonner ces instants de complicités.

« Bien sûre que je me suis amusé, Coba. À l'avenir nous attendrons que tu n'es plus cette maudite trace. »

Mon cœur se remplit de joie. L'homme acceptait de m'emmener dans ces aventures de nouveau. Il faudra juste être patient. Un sourire en coin mon père secoue la tête à mon expression. Certainement celle d'un gamin qui vient d'ouvrir son cadeau de noël. D'un geste affectif il enroule son bras autour de mes épaules afin de poursuivre notre marche. Aussi je me rappelle que nous n'avions pas fini notre précédente conversation.

« La deuxième fois que je l'ai vu, c'était quand Yannick m'a poignardé sur cet arbre. Il a ramassé ma baguette. »

L'étreinte de mon paternel se resserre étroitement. En l'occurrence ce souvenir n'était pas désagréable uniquement pour moi. Je sens que l'homme souhaite exprimer ses regrets, mais je le devance. Inutile d'un parler, rien n'était de sa faute.

« Tu étais préfet, toi aussi ? » Je décide de changer de conversation.

Au début des vacances, ma lettre de Poudlard était arrivée accompagné d'un pins munit de la lettre P. Cette nomination me surprenait.

« Oui. » Confirme mon père sans détail.

Ma mère m'avait félicité pour mon titre. Lui était resté silencieux sur le sujet. Après tout, l'homme ne m'avait jamais félicité pour quoi que ce soit… Excepté pour mon entrée dans la maison des Serpents.

« Je trouve ça suspect de me nommer préfet. Dumbeldore ne me fait pas confiance, je ne comprends pas son choix. Enfin, dis comme ça… Il te détestait et pourtant tu as été préfet. » Je marmonne.

« Dumbeldore n'était pas directeur à mon époque. Seulement mon professeur de métamorphose. Dippet m'a nommé préfet, puis préfet en chef par la suite. Tu as raison de te méfier. Si Dumbeldore t'a donné ce titre, ce n'est pas pour te récompenser. Une aide pour de te surveiller… » Rumine Tom.

« Me surveiller ? » J'essaye de comprendre.

« Les préfets doivent rendre des comptes aux professeurs, Coba. Lorsque tu exécuteras tes rondes obligatoires, ce sera un moment de moins pour lui à s'inquiéter de ce que tu pourrais faire… » Explique mon père avec agacement.

Donc le vieu fou n'avait pas abandonné son idée. Cette réalité me vexé un peu. Mon titre cachait de mauvaises intentions. À priori mon père pensait que je ne le méritais pas. Ça ne m'offusque pas, en vérité j'étais plutôt d'accord. Être préfet ne faisait pas parti de mes désirs. Ce rôle n'apportait que des corvées en plus. Le seul avantage que j'y trouvais restait personnelle. Je pourrais enfin vagabonder dans les couloirs du collège sans craindre une retenue.

Le chemin commence à devenir familier. Nous ne sommes plus très loin. Une tape dans le ventre de mon père et je me précipite vers le campement que je reconnaissais.

« Le premier arrivé se charge d'expliquer à maman ce qui vient de se passer ! » Je m'écris avec provocation.

« Coba ! Non ! On ne dit rien à ta mère ! » Menace dangereusement l'homme.