Cher(e)s ami(e)s lectrices et lecteurs,

encore quelques chapitres et j'écrirais le mot fin à ce roman fleuve. Mais je n'achèverai pas cette histoire sans éclairer quelques mystères laissés en suspend au fil des chapitres. Ainsi, bienvenus dans cette cinquième et (définitive) dernière partie.

Bonne lecture à tous,

Jehanne


CINQUIEME PARTIE

A toute histoire il faut un happy-end...

mais peut-être pas pour tout le monde

Ooooo

CHAPITRE 1

" Un soir à Londres "

La soirée se prolongeait.

Dans le restaurant japonais, les convives assis autour de la table - Sherlock et John, Mary Morstan et Hadaiya Maathaï, Molly Hooper… et même baby Angela endormie dans son couffin précautionneusement posé sur deux chaises - n'étaient pas pressés de partir. Ils avaient commandés de nouveaux sushis.

John Watson posa son smartphone près de son assiette : il venait d'envoyer un texto à Mrs Hudson. Ce qui étonna Mary.

- Sherlock et vous prévenez donc votre logeuse de votre retard ? s'étonna la jeune fille. Vous êtes pourtant adultes l'un comme l'autre.

John eu un petit rire amusé tandis que Sherlock disait :

- Pas selon notre chère madame Hudson.

Mary regarda les deux jeunes gens d'un air songeur. Sans doute se disait-elle que, devenue orpheline dès l'âge de seize ans et ayant dû se prendre en charge alors qu'elle était encore adolescente, n'avait pas eu la chance d'avoir quelqu'un à prévenir.

Le docteur Maathaï n'avait pas suivi la conversation. Depuis un moment, il était perdu dans ses pensées.

- Comment allez-vous faire demain ? finit-il par demander à John et Sherlock. Je mettrais bien de nouveau ma voiture à votre disposition, mais j'en aurais besoin une grande partie de la journée et je sais que vous avez des projets de sortie.

- Oui, nous devons aller à Scotland Yard demain après-midi, dit Sherlock. Et demain matin il faut absolument que je me rende au Dispensaire, j'en ai fait la promesse. Mais ne vous faites pas de soucis : à toute interrogation, il y a une réponse. Et je suis certain que...

Et ce fut comme-ci le smartphone de John n'attendait que cela pour vibrer. Et comme lui aussi en était persuadé, il appuya sur le bouton du haut-parleur pour que chacun puisse suivre la conversation, on entendit bientôt une voix masculine.

- Monsieur John Watson ? interrogea cette voix. Bonsoir, monsieur. Excusez-moi de vous appeler à une heure aussi tardive. On m'a contacter pour requérir mes services. N'auriez-vous pas besoins d'un chauffeur pour demain ? Pour toute la journée, probablement ?

- Bonsoir, lui répondit John. C'est en effet exact. Vous a-t-on dit pour quel sorte de service ?

- Oui, monsieur. Que vous auriez besoin d'une voiture adaptée aux fauteuil roulants.

Autour de la table, on écoutait la conversation avec intérêt.

Sherlock murmurait à l'oreille de John les question à poser a leur interlocuteur.

- Qui exactement vous a appeler ? demanda John.

- Oh, tout simplement miss Anthea. C'est plutôt rare de sa part, mais elle devait me contacter depuis ce matin et elle semble avoir oublier. Elle ne vous voulait que vous ayez de nouveau recours à la voiture du docteur… euh. Excusez-moi, j'ai oublier son nom. Un monsieur africain, je suppose.

Hadaiya eu un petit rire, se doutant qu'il s'agissait de lui.

- Vous travaillez donc pour le MI-6 ? demanda John.

- Et bien… pas exactement. Je travaille pour un service de VSL dépendant de la clinique Sainte Mary. Et si cela peut vous rassurer, je suis le fils de Gladys Murddoch. A quelle heure désirez-vous que je vienne ?

Sherlock souffla quelques mots rapides.

- Nous avons un premier rendez-vous à neuf heures, dit John. Je penses que 8 h 30 serait parfait.

- Très bien, monsieur Watson. Et excusez-moi encore de vous avoir appeler si tard.

La conversation terminée, John rangea reposa son smartphone sur la table.

- Gladys… Murddoch ? dit Molly. Sherlock, ne serais-ce pas cette même madame Murddoch dont nous a parler ta grand-mère ? La secrétaire de Mycroft ? Elle aurait donc un fils ?

Le jeune homme aurait voulu ne pas sourire, mais il sourit. Il aurait voulu redevenir le Sherlock qui se disait sociopathe, mais il sentait que ce Sherlock là avait disparu. Alors il sourit à la pensée de SA grand-mère, au plaisir de se dire qu'Eléonore Lestrade était SA grand-mère.

Il hocha finalement la tête.

- Oui, je suppose, dit-il. En fait… je l'ignore. Mais je crois que nous allons savoir ce qu'il en est.

Car quelqu'un venait d'entrer dans le restaurant.

Un bel homme d'une quarantaine d'années, de haute taille à l'allure athlétique et aux cheveux blonds à la stricte coupe militaire.

- Oh, oui ! s'exclama la petite Mary Morstan.

Elle se leva et alla vivement jusqu'au nouveau venu qui s'était approché du comptoir et passait de toute évidence commande. Ils parlèrent quelques instants puis la jeune fille pris l'homme par la main et l'invita à la suivre jusqu'à la table.

- Bonsoir, dit celui-ci. Et bon appétit à tous.

- Agent Bond, répondit Sherlock. Seriez-vous vous aussi amateur de sushis ?

- Pas vraiment, répondit James Bond. Mais mon ami Q en est friand et m'a demander de lui en rapporter.

On invita l'agent du MI-6, ami d'enfance de Mycroft, à s'asseoir.

- Le temps qu'on prépare ma commande, dit-il.

La petite Angela était réveillée depuis un moment et se tenait bien sage dans son couffin. Mais à l'arrivée du nouveau venu, elle se mit à babiller et lui tendit les bras.

- Vous permettez ? demanda James à Molly.

Et il prit dans ses bras le bébé qui, se trouvant bien là, se mis à jouer avec les doigts de l'homme.

- Votre charme semble toujours agir sur les femmes, remarqua Sherlock. Même les femmes miniatures.

- Cette petite a déjà très bon goût, dit James en riant. Mais laissez-moi vous raconter mes aventures de ce soir, ce pourrait vous amuser.

Et disant cela, il fixa surtout Sherlock.

Autour de la table, on le regarda avec intérêt.

- Comme ma commande n'est pas encore prête je vais vous raconter cela, dit-il. Comme vous le savez ou, plutôt, comme vous ne le savez pas, j'ai l'habitude de mener des missions dans des lieux plus exotiques que Londres. Mais pour une fois, j'ai eu l'occasion d'en mener une ici même et je ne l'ai pas vraiment regretté.

Et disant cela, il ne put s'empêcher de rire.

- J'ignore ce qu'il est arrivé aujourd'hui et pourquoi miss Anthea se trouvait tout à l'heure à Scotland Yard, mais il semble qu'une certaine personne y aurait provoquer la colère de la très charmante mais non moins dangereuse miss Anthea. Une personne qui de toute évidence ignore qu'avec son BlackBerry elle est capable de renverser le gouvernent, provoquer une guerre à l'échelle mondiale ou d'appeler un certain agent du MI-6 capable de lui gâcher sa soirée [lire chapitre 103].

- Et c'est ce qui est arrivé ? demanda John Watson qui savait déjà qui était la personne en question.

- On ne peut rien vous cacher. Ce que j'ai fait avec le plus grand plaisir et selon les instructions de notre jeune demoiselle, en étant le plus visible possible. Je ne savais bien sûr rien de ma future " victime ", j'en ai parler à Gladys Murddoch, la secrétaire de Mycroft, qui a bien voulu...

- En parlant de Mrs Murddoch, l'interrompit Sherlock, n'aurait- t-elle pas un fils ?

- En effet. Dylan, je crois. Oui, c'est cela, Dylan Murddoch. Et si j'en crois ce qui se dit dans les couloirs du MI-6, il serait chauffeur pour le service de VSL de la clinique Sainte-Mary.

Sherlock hocha la tête, rassuré. Il n'avait pas voulu le montrer un instant plus tôt, mais il avait été quelque peu inquiet de confier sa vie à un parfait inconnu. Cela ne lui plaisait pas de se dire qu'il était devenu méfiant : ces mois passés entre les griffes démonique de Sieger avaient laissés des traces et cela lui donnait des frissons. Mais il secoua la tête, préférant ne plus y penser.

Et comme l'agent Bond continuait son récit...

- J'ai demander à Mrs Murddoch qui était ce docteur Anderson à qui on me demandait de gâcher la soirée et j'ai compris qu'il s'agissait de ce navrant personnage dont Mycroft m'avait souvent parler. Ce monsieur qui… fait baisser le QI de la rue ? C'est bien cela ?

… et Sherlock eu soudain un grand sourire aux lèvres.

- Mycroft m'a raconté l'inimitié qu'il y a entre ce monsieur et son petit frère. Mon envie de perturber sa soirée a donc été d'autant plus grande. Mais il me fallait l'accessoire de théâtre idéal pour la comédie-dramatique que j'avais imaginer. J'en ai bien sûr parler à Mr Mallory, mon patron au MI-6, qui a parfaitement compris la situation et m'a permis d'emprunter cette moto dont je me suis servi hier pour l'affaire que vous savez [lire chapitres 59 et 60].

- Pourquoi ? demanda Molly. Je m'en souviens, c'est vrai que cette magnifique moto noire est plutôt impressionnante. Vous vouliez donner de vous une impression de danger, comme hier ?

Car elle n'avait pas été sans remarquer que, comme la veille, l'homme était vêtu de cuir noir.

- Cela aussi, lui répondit l'agent spécial du MI-6. Mais surtout parce que cette moto dispose d'un équipement permettant de pirater tout système GPS. Ce que j'ai pu faire avec celui de la voiture de ce monsieur. Et cela a été plutôt amusant. Cette moto est loin de passer inaperçu et j'ai été vite repéré : ce que je voulait. Tout le long du trajet, je m'amusait à disparaître en tournant dans une rue puis à réapparaître dans une autre. A rouler au plus près puis à me faire distancer et à nouveau me rapprocher. A un moment, j'ai totalement disparu pour réapparaître alors que le monsieur en question venait d'arriver chez lui et lorsqu'il m'a vu… Je ne sais pas ce qu'il s'est imaginé, mais je n'ai jamais vu quelqu'un rentrer aussi vite dans une maison.

" J'aurais bien sûr pu en rester là. Je lui avais fait assez peur. Mais, justement, je n'en suis pas resté là. Bien visible, vêtu de noir et la visière de mon casque noir baissé, faisait rugir ma moto noire, ce qui me donnait en quelque sorte une allure à la Dark Vador. Je savais que j'étais observé, je voyais à une fenêtre un coin de rideau se soulever de temps à autre. Cela à durer près d'un quart d'heure. Jusqu'à ce que le monsieur en question finisse par ressortir et sans hésitation, vint jusqu'à moi absolument furieux, en m'invectivant. Il voulait se montrer courageux, mais on voyait bien qu'il n'était pas vraiment rassuré. Amusé, je restais là à continuer à faire rugir ma moto sans rien dire et ma " victime " continuait à m'abreuver des pires jurons pour finir par enfin me demander ce que je lui voulait. Alors, lentement, très lentement, j'ai relevé la visière de mon casque et de la voix la plus sinistre je lui ait simplement dit : " MI-6 ! " Il m'a regarder et à fini par dire d'un air méprisant : " Et puis quoi encore ! Qui vous envoie ? C'est ce petit scorpion Holmes ? Et bien vous lui direz de ma part que je n'ai pas crut un instant que la gamine de tout à l'heure puisse appartenir aux services secrets britanniques. Qui même pourrait le croire. "

Sherlock eu un petit rire méprisant.

- Décidément, ce type est un crétin ! s'exclama-t-il. Quand je disais que les gens se contentent de voir sans rien observer. Il suffisait simplement d'examiner votre moto pour se douter qui vous étiez. Mais...

Sa voix devint soudain inquiète.

- … je me demande si c'était vraiment bonne idée. Si cela ne va pas faire empirer les choses. Et maintenant Anderson va croire que je me suis moqué de lui. Tout crétin qu'il est, c'est surtout un crétin néfaste. Il va faire de ma vie un enfer. Que va-t-il se passer demain ?

- Et bien il aura à qui parler, lui dit John Watson d'une voix rassurante. Nous serons tous là, tu le sais bien. Il n'osera certainement pas te dire quoique ce soit en présence de toute ta famille.

- Et moi aussi, s'exclama la petite Mary Morstan. Moi aussi je viendrais si vous voulez bien de moi et si ce type ose dire quoique ce soit, et bien… Et puis je veux connaître la fin de l'histoire.

- Justement, intervint Molly qui venait de consulter son smartphone. Grand'pa vient de m'envoyer un texto. Il semblerait que l'assistante de l'inspecteur Gregson a découvert des documents en relation avec ce qu'il nous a raconté et qui mettra le point final à toute cette histoire. Et moi aussi je viendrais. Je veux être là pour voir la défaite se dessiner sur le visage du " maître ". Et si effectivement le docteur Anderson ose dire quoique ce soit… et bien...

Et semblant approuver les propos de sa mère, baby Angela se mis à babiller avec énergie.

- Ce charmant bébé à parfaitement raison, dit James Bond en se levant (on venait de lui apporter sa commande) et en recouchant doucement la petite Angela dans son couffin. Les crétins, tous néfastes qu'ils sont, ne sont que des crétins et il ne faut pas grand chose pour les réduire à rien.

Puis, s'inclinant devant chacun, l'agent spécial du MI-6 s'éloigna et sortit du restaurant.