Bonjour tout le monde !
Bonne année à tous ! Voici la suite, en espérant qu'elle continue à vous plaire. Merci aux personnes qui m'on laissé des reviews je suis heureuse de constater que certains sont toujours là ! Merci.
Baek-V : Non ce n'est pas une hallucination ! Coba est bien de retour. Super alors si cette histoire te manquait ça tombe parfaitement. Mille merci pour ton message.
Kurameseke : Je suis ravie que cette histoire fasse partie de tes préférés. C'est moi qui te remercie pour ton message.
Pat Abreu : C'est moi qui suis reconnaissante, encore merci et merci pour vos messages. Je suis super heureuse de rendre votre journée plus joyeuse avec un simple chapitre.
Bonne lecture...
Bien entendu, malgré la menace, mon père avait fait en sorte d'arriver avant moi. Notre séjour en Albanie s'était soldé sur une note plus calme. La dernière semaine fut consacrée à ma mère. Cette dernière m'avait emmené sur les traces de mon grand-père maternel, dans les lieux iconiques des découvertes de certains animaux magiques. Voilà plusieurs années que nous n'étions pas partis en vacances, cette parenthèse nous avait fait beaucoup de bien à tous les trois.
Depuis quelques jours j'étais de retour à Londres. Le docteur Torns avait instauré un contrôl médicale obligatoire à effectuer lors de notre retour. Après les dégâts de la dernière fois, l'homme semblait ne plus me faire confiance. Évidemment ma mère suivait ces nouvelles instructions à la lettre. C'est donc de mauvaise humeur qu'une fois de plus je me retrouve à Saint Mangouste. Heureusement j'échappais au brancard, un simple contrôle avait assuré le médecin.
Installé sur une table de consultation, je patiente le temps que le docteur Torns annonce le verdict. Je me sentais en pleine forme, alors rien ne m'inquiétait vraiment. Ma mère m'observe soucieuse dans un coin de la salle. L'homme s'active sur mon ventre afin de vérifier le résultat de sa dernière opération. De nombreux sortilèges sont prononcés aucun ne me semblent familiers.
Grindelwald n'avait pas fait parler de lui récemment, il semblait même s'être évaporé. Il n'en était rien bien entendu, mais toute la communauté sorcière se relâchait. Mon père réfutait l'idée même que le mage ait quitté l'Angleterre. C'est pourquoi il s'activait au ministère afin de trouver une piste plus sérieuse. Cette charge de travail expliquait son absence durant la consultation. N'ayant pas pu faire le déplacement, ma mère s'était libéré une heure de son travail afin de m'accompagner à l'hôpital. Le trajet nécessitait un simple allé retour en cheminée, ainsi mon géniteur acceptait que je m'y rendre en simple compagnie. Grindelwald attaquait rarement dans les lieux publiques.
Du coin de l'œil je remarque ma mère vérifiée sa montre. La consultation de routine commençait à devenir longue, son heure libre arrivait à terme. Je ne voulais pas qu'elle ait des ennuis par ma faute. Ce travail lui permettait de s'extérioriser loin de la routine de notre domicile. Il n'y avait pas lieu qu'elle reste.
« Tu peux y aller si tu veux, je rentrerais en poudre de cheminette. » Je l'encourage à partir.
« Tout va bien, soyez tranquille. Je préfère juste approfondir ma consultation afin d'éviter le même accident que la dernière fois. » Justifie le docteur Torns.
Ma mère médite les paroles du médecin. Néanmoins je savais très bien que la sorcière n'accepterait pas ma proposition.
« Je le raccompagne moi-même si vous le souhaitez. » Continue l'homme.
Cette proposition me surprend quelque peu. Aussi loin que mes souvenirs remontent, mon médecin n'avait jamais éloigné un de mes parents de nos consultations. Je reste tout de même silencieux.
« Non je reste. Laissez-moi seulement quelques minutes le temps que je prévienne mon patron. » Insiste Glass.
Ma mère sort de la pièce en ajoutant un je reviens à mon adresse. Le médecin commence alors à analyser d'autres endroits de mon corps. Il s'applique en marmonnant des incantations. La lumière du jour commence à diminuer annonçant la fin de la journée. J'avais hâte d'être à ce soir et pour cause. Mon ami Jack venait séjourner plusieurs jours chez nous. Je ne l'avais pas revu depuis mon départ de Poudlard. Lorsque le docteur Torns commence à vérifier l'ossature de mon bras droit, mes soupçons s'accentuent.
« Vous cherchez quelque chose en particulier ? »
« Qu'est ce qui te fait dire ça, Coba. »
Le sorcier évite mon regard et continu ses tests. Cette fois ma jambe est prise pour cible. Il s'arrête de temps en temps pour ajouter des notes à mon dossier médicale.
« Parce qu'il ne me semble pas avoir été blessé au genou la dernière fois. » J'explique froidement.
J'ai peur de comprendre la tournure de cette consultation. Le docteur Torns avait incité le départ de ma mère pour une raison bien précise. À ma constatation le médecin stoppe son investigation et me dévisage avec profondeur. Ses traits prennent une forme de douceur, ses yeux verts deviennent compatissants.
« Tout se passe bien à la maison ? »
Loin d'être naïf, je ne me suis pas trompé. Le sorcier avait délibérément éloigné ma mère en prolongeant la durée de ce fichu contrôle médical.
« Cette consultation est un prétexte depuis le début n'est-ce pas ? » Je marmonne entre mes dents.
« Tu n'as pas répondu à ma question, Coba. » Insiste Torns.
« Vous non plus. » Je souligne précipitamment.
Patient, le sorcier m'incite à commencer d'un geste de la main. Je contracte ma mâchoire. Quand ma mère allait-elle revenir ? Cet homme n'aurait jamais insinué de telles atrocités devant la jeune femme !
« Tout va parfaitement bien à la maison, docteur. » J'appuie sur les mots.
Il me scrute à la recherche d'un probable mensonge. Cependant, je n'ai pas besoin de cacher quoique ce soit. Tout est que vérité. Mes problèmes n'avaient rien à voir avec mes parents.
« Effectivement cette consultation n'était pas nécessaire. Je souhaite vérifier mes soupçons. »
Soupçons ? Cette conversation commence à m'oppresser.
« Pourquoi ne pas annoncer directement le fond de votre pensée au lieu de tourner autour du chaudron ? » Je m'emporte avec dégoût.
Cet homme est en train d'insulter mes parents. Comment ose-t-il une seule seconde proférer de telles suspicions ! Tout ça est tellement grotesque.
« C'est ta sixième admissions en moins d'un an, Coba. » Explique le médecin avec compassion.
Cette tendresse m'exaspère ! Certains gamins se confiaient à un type pareil ? C'est tellement honteux. Je décide de mettre les choses au clair sur-le-champ.
« Mes parents ne me frappent pas. » Je clos la conversation.
Le docteur Torns n'en avait pas fini pour autant, il était bien décidé d'approfondir ses conclusions.
« Ta clavicule cassée la dernière fois n'avait rien de commun avec une blessure causée par un accident de voiture. Quant à ta liaison interne, nous savons tous les deux qu'un violent coup à l'abdomen en est la cause. »
Comment le médecin avait pu déduire tout ça avec la vue d'une simple blessure ? Je l'ignorais, mais je ne pouvais pas lui laisser croire à ses mensonges.
« J'ai reçu un coup de poing dans le ventre la dernière fois. Je ne voulais pas inquiéter mes parents. »
« Tu as des ennuis à l'école ? Des camarades qui te maltraitent ? » Tente de comprendre le sorcier.
« Non ! » Je m'exclame outré.
La conversation devenait ridicule. La vérité : j'étais un adolescent turbulent. D'ailleurs je me retrouvais souvent mêlé à des bagarres, mais je n'étais pas un pauvre gamin maltraité ! Je savais me défendre correctement, enfin dans la plupart des situations… Black m'avait eu une fois dans un moment de faiblesse que je regrettais amèrement.
« Vous faites fausse route. » Je termine sévèrement.
« Bien, Coba. Je ne peux pas t'aider si tu ne le souhaites pas. »
Parfait. Il n'avait pas le droit de lancer une inspection contre mes parents si je ne validais pas ces absurdités. Cette conversation m'avait littéralement scandalisé. J'enfile rageusement mes vêtements. Je devais sortir d'ici avant que l'homme décide d'appeler les services sociaux.
« Tiens, ce sont des coordonnées au cas où tu changes d'avis. » Annonce Torns en me tendant une carte.
« Je ne veux pas de votre stupide carte. » Je crache avec venin.
« Prends-la, ça n'engage en rien. » Insiste le médecin.
Je lui arrache agressivement la carte des mains avant de la chiffonner dans une poche de mon jeans. Au même instant ma mère rejoins la salle. Je ne laisse pas le temps au médecin de prendre la parole.
« Tout est parfait ! On y va ! »
J'avais rapidement attrapé la main de ma mère pour que l'on quitte cet endroit. Un tour au secrétariat pour récupérer le bilan de santé et nous étions rentrés à la maison.
Une fois arrivé, je me suis installé sur le sofa du salon. Les paroles du médecin résonnent dans ma tête. Cette histoire me rends mal à l'aise. Comment avait-il pu soupçonner mes parents de maltraitance. Depuis le nombre d'année qu'il suivait ma famille, il nous connaissait bien. Certes ces dernières années j'avais séjourné plusieurs fois à l'hôpital, mais mes parents n'étaient pas les responsable. Sauf pour ma clavicule… La responsabilité de mon père planait dans cette histoire pourtant mon implication m'accusait du résultat.
Honteux. Voilà le mot qui me venait en tête. Certes mon géniteur m'avait déjà corrigé plusieurs fois, cependant il ne m'avait jamais blessé. Du moins pas intentionnellement. Je ne savais pas quoi faire de cette confrontation. Devais-je en parler à mon père ? Je ne voulais pas. Cette histoire n'allait pas lui plaire. Pire encore elle le blesserait. Pourtant, l'homme voulait tout savoir, il me le rabâchait assez souvent. Cependant je savais que certaines choses devaient rester sous silence pour le bien des personnes qu'on aime.
Absorber par mes pensées je ne bouge pas d'un poil de Boursoufle lorsque mon père franchit la porte.
« Qu'est-ce que tu fais dans le noir ? » Il demande avec méfiance.
Je me rends compte alors de la tournure de la situation. Néanmoins je décide de ne rien laisser paraître. L'homme allume la lumière, je reste sur mes positions.
« Un problème ? » Insiste mon père en consultant le carnet de santé déposé sur le comptoir.
Non je ne pouvais pas lui dire ce qu'il venait de se passer. L'homme s'inquiétait suffisamment pour moi. Inutile d'ajouter de nouveaux problèmes.
« Non, tout va bien. J'attends Jack. »
« C'est l'arrivé de ton ami qui te stresse ? »
« Je ne suis pas stressé. » Je conteste immédiatement.
« Vraiment ? Ton pied bouge tout seul sans raison, donc. »
À la remarque je stoppe le mouvement inconscient de ma jambe. Suspicieux mon père continu de me fixer tout en se dirigeant vers son bureau. En dehors de son regard inquisiteur j'enfuis ma tête entre mes mains puis, je réfléchis. Non je ne pouvais pas rester silencieux. Mon corps ne supportait pas les secrets de cette ampleur. Je devais en parler à mon géniteur. S'il venait à le découvrir par lui-même il douterait de ma sincérité. Il ne devait pas penser que je l'accuse de ces horreurs.
Décidé, je m'avance vers l'encadrement de la porte de son bureau. Le sorcier est en train de ranger ses affaires. Une pile de dossier est déposée sur un coin du bureau. Lorsque j'arrive, il chiffonne un parchemin avant de le jeter dans la cheminée. La chaleur est agréable dans cette pièce sombre.
« Papa. Je crois qu'il faut que je te parle d'un truc. »
Je suis gêné. Je ne souhaite pas débuter cette conversation. Mon père allait vite comprendre que les fondements du docteur Torns étaient dirigés vers la mauvaise personne. Je n'avais pas dit à mes parents que Black avait causé ma dernière blessure. Aussi je savais que des déductions seraient vite conclues. Ce n'était pas la première fois que je me bagarrais avec mon ennemi. Seulement si je terminais nos altercations en chambre d'hôpital mes parents ne l'entendraient pas de cette oreille. Je devais détourner cette parenthèse.
« Je t'écoute, Coba. »
Assis dans son fauteuil, l'homme patiente. J'avale ma salive, ma gorge est sèche. Je ne pouvais plus faire marche arrière. Tom me fixe avec intensité, ses yeux se déplacent instinctivement sur la carte que je chiffonne machinalement dans la poche de mon jean. Je m'apprête à tout déballer lorsque j'entends un bruit sec contre la vitre du salon.
Ravi d'échapper à cette discussion je me dirige vers la source du bruit. Je ne prends même pas la peine de lire le morceau de parchemin accroché à la patte de la chouette posté contre la fenêtre. Il s'agit de celle de mon ami Jack.
« Jack est là ! J'ai besoin de toi. » J'annonce à mon père en revenant dans son bureau.
Sans aucune discrétion l'homme grimace à mon annonce. Il n'avait jamais été emballé lorsque mes amis venaient chez lui. Rien d'étonnant là-dessus, il n'aimait pas les enfants. Heureusement pour lui, à 15 ans nous n'étions plus des gamins, aucune vigilance de sa part n'était nécessaire. Quoique l'homme ne m'avait jamais accordé son entière confiance. En général, lorsque je recevais du monde à la maison mon père était rarement présent. Le sorcier avait beaucoup râlé en apprenant son arrivée, pourtant il avait fini par accepter sa venu. Une chance pour moi, ma mère appréciait beaucoup Jack, elle s'était montrée convaincante.
Notre appartement était toujours sous l'enchantement Fidelas, mon père en était le gardien. Il fallait donc qu'il donne l'adresse à mon ami pour qu'il puisse entrer chez nous. Je rejoins Jack en dévalant les escaliers du couloir menant à la ruelle.
« Coco ! Nom d'un veracrasse tu as pris combien de kilos ? »
Dans une étreinte amicale le jeune homme venait d'essayer de me soulever, en vain. Durant ce dernier mois j'avais pris quelques centimètres en plus.
« Salut Jack. » Je ris à sa remarque.
Un raclement de gorge et mon ami remarque alors la présence de mon père derrière lui.
« Bonsoir Mr Jedusor. » Continu plus sérieusement Jack.
« Bonsoir. »
Tom accepte la poignée de main du jeune homme, puis renifle dédaigneusement en griffonnant notre adresse sur un morceau de parchemin. Mon ami s'empresse de le lire et d'un coup de baguette mon père embrase le papier.
« Tiens, Coba. Allez vous cherchez quelque chose à dîner. Ta mère rentre tard ce soir. »
Je récupère l'argent et nous commençons à nous éloigner, mais mon géniteur me rappelle vivement.
« Coba, viens ici une seconde. J'ai à te parler. »
Je fais signe à Jack de patienter. L'utilisation de mon prénom insistait sur l'aspect privée de cette conversation. Le regard brûlant, mon père patiente lorsque je le rejoins. Cependant il reste silencieux. Je décide d'intervenir.
« Oui ? »
L'homme fronce les sourcils à ma question.
« Je te retourne la question. Je t'écoute toujours. »
Je savais pertinemment qu'il n'avait pas oublié, pourtant j'espérais qu'il retarde cette confrontation à plus tard.
« Après. Plus tard. Ce n'est pas le meilleur endroit pour ce type de conversation. » J'explique avec discrétion.
Nous sommes sur l'allée du chemin de traverse et plusieurs oreilles indiscrètes pouvaient entendre cet échange. De plus j'avais besoin de temps pour préparer mon élocution.
« Rien d'important ? » Insiste Tom.
« Non. »
Je ne sais pas vraiment s'il s'agit d'un mensonge. Après tout je dramatisais peut être la situation.
« Bien. Coba, vous rentrez immédiatement après. Je ne veux pas que tu traînes dehors le soir. C'est compris ? » Ordonne le sorcier.
« Oui t'inquiète. » Je soupire lasse de ces excès de sécurités.
Évidemment je n'étais pas assez fou pour désobéir aux consignes stricts de mon père. Je savais pertinemment qu'il serait venu me chercher en cas contraire, et pas avec douceur. Non, en bons petits soldats, nous avions ramenés des pizzas dans un temps imparti comme convenu.
Pour commencer j'avais fait visiter les lieux à Jack tout en prenant bien soin d'éviter le bureau de mon géniteur. Ce n'était pas uniquement pour l'aspect privatif du lieu, mais également parce que Nagini séjournait dedans le temps nécessaire. Le garçon trouvait l'appartement tout à fait charmant même si c'était beaucoup plus petit que notre ancienne maison.
Mon père, comme je m'y attendais, s'enferma toute la soirée dans son bureau. Heureusement mon ami ne s'en offusqua pas. Il connaissait plutôt bien le portrait de l'homme. D'ailleurs je préférais que mon géniteur reste à l'écart ainsi j'évitais des moqueries devant Jack.
Nous disputons une partie d'échec version sorcier dans le salon. Entres les déplacements des pions j'en profite pour me goinfrer des sucreries rapporter par mon camarade. La table basse déborde de bonbons de chez Honeydukes. Jack avait fait le plein cet été avant de rentrer chez lui.
« Tu ne pourrais pas me laisser gagner pour une fois ? » Râle le Serpentard.
Une fois de plus je remporte la partie. L'adversaire n'était pas coriace. Heureusement, je n'appréciais pas Jack pour ses capacités intellectuelles.
« Pourquoi je ferais ça ? » Je souligne avec moquerie.
« Parce que je suis ton ami ! » Rétorque Jack en se désignant.
Je fronce les sourcils avec incompréhension. Quel rapport ? Cet idiot possédait une logique particulière propre à son extravagance.
« Si je faisais semblant de perdre ça serait malhonnête de ma part. Or les amis ne se mentent pas, Jack. » J'explique avec un haussement d'épaules.
Le garçon engouffre une sucette dans sa bouche, une moue boudeuse bien en place. L'image parfaite d'un gamin privé d'un moment joyeux.
« On recommence, essaie de te concentrer pour changer. » J'insiste.
« Non, hors de question de continuer un jeu auquel tu gagnes tout le temps. À mon tour de choisir. » Conteste Anderson.
Je le dévisage avec méfiance. L'attitude victorieuse de mon ami n'envisage rien de bon. Je détestais perdre et ça, Jack le savait pertinemment. L'adolescent se lève afin de rejoindre ma chambre, certainement pour chercher ce nouveau jeu dans ses bagages. Il revient avec fierté, une mallette dans les mains. Je m'oppose immédiatement.
« On ne va pas jouer au poker ici. Tu es malade. Mon père déteste les jeux d'argent ! » Je siffle à voix basse.
Inquiet je jette un regard vers la porte fermée du bureau. L'homme m'avait assez sermonné la dernière fois au sujet de ce type de jeu. Je ne voulais pas terminer mes vacances privé de sortie.
« Allez, Coco. On n'est pas obligé de parier de l'argent. Des réponses à nos prochains devoirs suffiront ! » Sourit le Serpentard.
Donner des réponses à nos prochains devoirs. Il me prenait pour un crétin ? Je ne suis pas assez stupide pour me faire berner.
« Tu te moques de moi ? On sait tous les deux qui donne les bonnes réponses à l'autre, ici. »
« J'ai pas précisé qu'elles devaient être bonnes. » Déclare sournoisement mon ami.
Je soupire bruyamment à sa fourberie. Voilà exactement pourquoi j'appréciais Jack. Pour son humour mesquine.
« Décoince toi un peu, tu es trop protocolaire. On n'a pas besoin de parier quoique ce soit pour s'amuser. Même si sa pimente toujours une bonne partie. » Explique le garçon.
« Je ne suis pas coincé ! » Je rétorque immédiatement vexé.
« Oh si tu l'es. » Il insiste.
Renfrogné je croise mes bras contre mon torse. Il n'était pas la première personne à me reprocher mon aspect complexé. Isida me le faisait remarquer assez souvent. Seulement il n'était pas question que je me laisse faire, encore moins chez moi.
« Parfait, tu veux pimenter le jeu. Allons-y. Un jeton rouge égal une cigarette, un bleu, une bièreaubeurre et un vert, un shoot whisky pur feu . »
« Enfin tu commences à m'intéresser... Qu'est-ce que tu fais des jetons noirs ? » Continu Jack euphorique.
« Je te laisse choisir. »
En vérité je n'ai plus d'idée. J'étais plutôt sage en ce qui concerne les beuveries d'adolescents, je ne côtoyais pas souvent toutes ces soirées. Alors niveau imagination, mes choix se limitaient.
« Ok, le jeton noir c'est la pilule du vif d'or. » Il annonce.
Je ne connais pas cette pilule mais à sa connotation, je suppose qu'il s'agit d'une chose illégal. Je décide de stopper son délire immédiatement.
« Mon père est Directeur des Aurors, Jack. Tu penses vraiment que je vais acheter ou consommer de la drogue ? Ils font la chasse au dealer en ce moment en plus. »
Cette proposition me révolte. Il savait très bien que mon père surveillait tous mes faits et gestes. Une connerie pareille et il me tuait sans explication.
« Ouais tu as raison. Et bien le jeton noir égale une après midi tout frais payé aux trois ballais. »
Bon j'allais devoir me débrouiller pour rendre visite à mes grands-parents. Sans un gallon en poche, je ne pouvais pas me procurer tout ça. D'ailleurs je ne comptais pas gagner l'ensemble, or de question de faire un coma éthylique.
Nous nous serrons la main en signe de bonne foi et commençons. Comme à son habitude, Jack aborde une paire de lunette de soleil. Pourtant même avec cet attirail je discerne la moindre de ses entourloupes. La plupart des mensonges étaient transparents pour moi. J'en reconnaissais un les yeux fermés.
La serrure de la porte d'entrée s'active et ma mère fait son apparition. Elle est élégante comme toujours, mais de la fatigue se distingue sur ses traits. Glass avait fini très tard aujourd'hui, en partie à cause de moi.
« Bonsoir les garçons. »
« B'soir. » Je réponds sans lever les yeux de mes cartes.
« Bonsoir, madame. »
Aux salutations mon ami se lève en déposant son paquet de carte face cachée sur la table basse. Il commence à se diriger vers ma mère mais se ravise. Il embarque son paquet de carte avec lui tout en appuyant un regard en coin sur ma personne. L'accusation me saute aux yeux.
« Je n'allais pas tricher. » Je râle immédiatement.
« Tu es un Serpentard. » Rappelle vivement le garçon.
Bon il n'avait pas tort sur ce point. Je pouvais aisément tricher sans remords. Néanmoins ce n'était pas mon attention à l'instant présent. Jack relève ses lunettes, puis se dirige vers Glass pour l'embrasser. Je remarque que mon camarade enlace exagérément ma mère pour la saluer. Je lève les yeux au ciel face à cette pitrerie. L'attitude de Jack amusait toujours la jolie blonde. Il en faisait toujours des tonnes…
« Dépêche Jack. » Je râle pressé de continuer.
C'est ce moment précis que choisi mon père pour sortir de son bureau. Lorsqu'il aperçoit Jack enlacer sa femme une grimace de dégoût s'affiche sur son visage. Je ris silencieusement à cette observation. L'homme se rapproche de cette échange afin de récupérer son dû.
« Tu permets ? » Intervient froidement mon père à l'adresse de Jack.
La remarque éloigne rapidement mon camarade de ma mère. Cependant, il garde toujours son éternel sourir bien en place.
« Oh oui bien sûre, à votre tour. » Propose Jack en s'éloignant.
Mon père outré dévisage l'adolescent avec colère. Le message : pour qui il se prend ? Se dessine clairement sur ses traits. À l'unisson ma mère et moi éclatons de rire. Glass détourne l'attention de Tom en capturant ses lèvres. C'était une plaisanterie, pas de quoi en faire un drame. Loin de comprendre ce qui venait de se passer Jack reprend place en face de moi sur la table basse.
« Ta journée s'est bien passée ? » Demande la voix de ma mère derrière mon dos.
Un sifflement lui répond. Je me retourne les sourcils froncés. C'est vrai que j'avais oublié de demander à mon père comment il se portait. J'avais pris sa fuite dans son bureau pour une échappatoire, à l'évidence c'était pour travailler.
« Un problème ? » J'interviens curieux.
« Comme d'habitude, toujours les manifestations… » Explique évasivement l'homme.
« M'en parlez pas, mes parents reçoivent une dizaine de plaintes tous les jours. » Intervient Anderson.
Les parents de Jack étaient juristes, à l'inverse de mon ignorance le garçon semblait parfaitement au courant de la situation. Des manifestations ? J'avais loupé un épisode.
« Quelles manifestations ? » Je lui demande.
« Tu ne lis pas la Gazette du Sorcier ? » Il élude.
« Tout ce qui ne sort pas d'un manuel scolaire n'est pas assez intéressant pour Coba. » Reproche mon père en s'asseyant lourdement sur le canapé à côté de nous.
Sa remarque est exagérée. Certes je lisais rarement la gazette mais ce n'est pas pour autant que je lisais uniquement des manuels scolaires. Néanmoins je voulais ma réponse.
« Maman, les gens manifestent contre quoi ? »
« Contre le ministère mon poussin. »
« Contre les mensonges du ministère. » Précise le sorcier.
Face à mon air interrogatif mon père continu.
« Le ministère à décider de taire les dernières actions de Grindelwald. Fudge préfère accuser les mensonges de Skeeter. Donc tous les épisodes de l'année dernière ne sont plus que des spéculations. Grindelwald n'est en rien responsable de ce qui s'est passé. » Crache Tom avec venin.
« Mais c'est faux, voyons ! » Je proteste avec fureur.
J'en avais assez bavé à cause du mage noir. En détournant ces agissements le ministère me traitais de menteur. Fudge était un parfait crétin !
« Les sorciers ne sont pas dupes, Coba. À ton avis pourquoi ils se révoltent en manifestant ? »
« Mais Fudge l'a vu de ses yeux ! Comment il peut mentir à ce point ? » Je me révolte.
« Le commerce commençait à s'effondrer, l'économie avec. C'est plus facile de mentir à la communauté pour renflouer les caisses. » Explique ma mère.
« L'argent ? Il y a vraiment que ça qui a de l'importance ? » Je m'écrie.
Mon cœur palpite contre ma poitrine. Je suis littéralement hors de moi. Mon self control me permet d'éviter d'envoyer des objets valdinguer. Cette scène familiale n'avait pas sa place aujourd'hui. En général mon père réprimait mes excès de colère, pourtant il reste silencieux. L'homme comprenait ma fureur. Fudge avait profité de l'absence du mage pour calmer la société par des mensonges.
« Tu prêches des convaincus, Coba. On connaît la vérité. Fudge se rendra compte assez vite de son erreur. » Termine ma mère.
Jack avance timidement des jetons pour relancer la partie. Un moyen de détourner la conversation. Je me reprends et comprends. Les journées de mon géniteur devenaient rudes jours après jours. Le connaissant il mettait tout en œuvre pour réfuter les propos de notre premier ministre. Seulement étant donné son statu, la discrétion était de mise. J'engage de nouveaux jetons, confirmant à mon ami que je continue.
« Je suis. Et Skeeter ? » Je demande à mon père.
« Activement recherché. »
« En attente de jugement. » Conclut Jack.
Même si tout n'était pas entièrement de sa faute, la sorcière récoltait ses semences. Ironiquement son jugement serait basé sur la partie de son honnêteté. J'étale mes cartes et ramasse les jetons.
« C'est votre repas du soir ? » Demande Glass.
Son intervention n'est pas innocente, une nuance de désapprobation transperçait ses mots. Des emballages de pizzas traînait parmi les assortiments de bonbons. Ma mère n'appréciait pas les sucreries, surtout si elle me servait de repas. D'ailleurs, la sorcière envoie distinctement un regard appuyé à son mari. Personnellement j'appréciais la solution de mon père. Après une expérience désastreuse de cuisine avec ce dernier je savais à quoi m'attendre... Inutile de réitérer cette épreuve.
« Tapis » Annonce Jack.
« Tu bluffes... » Je le résonne.
Je n'allais pas le suivre pour lui faire plaisir. Pas besoin de gagner si rapidement.
« Vous jouez au Poker ? »
Glass venait de se rendre compte que notre jeu n'avait rien à voir avec une partie de carte classique. Mon ami et moi restons silencieux. Mes lèvres se pincent en attendant la suite. Jack soulève ses lunettes et me toise. Les problèmes arrivaient…
« Tu connais pourtant mon point de vue sur ce type de jeu. » Complète sombrement Tom.
« On ne parie pas d'argent.C'est juste pour s'amuser. » Je me presse d'ajouter.
À ma réponse la colère de l'homme s'estompe. Un événement inattendu se produit alors. Ma mère s'installe en tailleurs à côté de moi. Bouche bée je la regarde se servir des jetons. Ses intentions s'éclaircissent…
« Ça fait des années que je n'y ai pas joué... » Marmonne la sorcière.
Je ne suis pas surpris que ma mère souhaite jouer en compagnie de Jack et moi. L'idée ne m'enchante pas vraiment cependant je garde ma mâchoire contractée. Une réplique acerbe et la jeune femme se vexerait. Pourtant la situation reste logique de mon point de vue. À mon âge, on ne souhaite pas que nos parents participent à nos « soirées » entre potes…
« Oh, c'est comme le balais ça ne s'oublie pas. » Assure Jack.
Sous le choc, ma bouche reste ouverte. Il ne va tout de même pas l'encourager à jouer avec nous !? Quelle idée ! Avec horreur je constate que mon ami distribue des jetons à ma mère. Orgueilleux je lui envoie un coup de pied sous la table basse.
« Aïe ! » Proteste l'adolescent en me jetant un regard noir.
Ma langue claque contre mon palais. Contrarié je balance les cartes afin qu'elles soient redistribuées. La jeune femme remarque alors mon comportement.
« Vous préférez peut-être jouer tous les deux, Coba ? »
Je fais un effort surhumain pour ne pas l'envoyer valser. C'est pourtant d'une évidence, non ? Jack reste muet, préférant me laisser répondre. Le sourire narquois de mon père envenime ma colère. Je prends une grande inspiration.
« Non, quelle idée… »
Je prends soin d'appuyer ma phrase en fixant les yeux onyx du sorcier. Mon message est très clair : hors de question. Avec espoir j'attends une réaction de sa part. Après tout l'homme sermonnait souvent la femme à propos de ses excès maternel. Il ne pouvait pas l'emmener ailleurs, par Merlin ! Je n'avais plus quatre ans !
« Dans ce cas je vous laisse… Je retourne à mes dossiers. » Déclare narquoisement Tom en se levant.
Je le hais. Tout ça pour m'emmerder. Cette trahison est inacceptable. Il ne va pas s'en tirer à si bon compte.
« Pourquoi ne pas te joindre à nous également, Papa ? »
Je souris exagérément à ma proposition. L'homme garde ses lèvres retroussées, mais ses yeux me lancent des éclairs. Dommage pour lui, à force de le côtoyer sa méthode de reversement de situation m'appartenait désormais. Oh, évidemment je le regretterai plus tard.
« Non, désolé. Trop de travail. » Détourne l'homme.
Sur ces paroles, le sorcier commence à s'éloigner mais ma mère intervient.
« Tom, tu peux te décontracter un moment. Ces dossiers peuvent attendre demain. »
Je mords mes joues pour m'empêcher d'éclater de rire. Au visage de mon père, je constate qu'il n'adhère pas du tout à cette proposition.
« Laisse, maman. Je crois qu'il à peur de perdre… » J'ajoute sournoisement avec un clin d'œil.
Tom rigole discrètement de mon intervention. Les mains dans les poches il tourne les talons pour nous rejoindre. Puis il s'installe avec nous. Ma mère est ravie, une activité en famille, elles étaient tellement rares. Moi je commence à regretter mes paroles. L'homme attrape ses cartes et me toise avec férocité.
« Tu deviens bon, mon fils… »
C'est une menace. Mon père ne m'appelait jamais par ce diminutif. Théoriquement, les problèmes arrivaient après son utilisation.
« Tu m'as bien appris. » Je le provoque.
Ma répartie l'amuse. Un mélange de fierté et d'agacement est perceptible. Depuis gamin je le provoquais à son propre jeu. Bien entendu il ne gagnera pas cette partie, niveau bluff je me débrouille plutôt bien. Quoique mon père restait le seul à reconnaître le moindre de mes mensonges. Il ne s'en sortirait pas à si bon compte.
« Qu'est-ce que tu fabriques avec ces lunettes ? » Demande Tom d'un ton glacial à mon ami.
Jack ravis d'obtenir un peu plus de concurrence, avait remis ses lunettes de soleil en place sur son nez. Le Serpentard ne se dégonfle pas à la remarque. L'adolescent bombe le torse fièrement.
« C'est une méthode infaillible. Ça me donne un air professionnel... Vous êtes prêts à perdre ? »
Jack ne se doutait pas qu'il était installé à côté d'un des plus grands, si ce n'est le meilleur, légimencie du monde. Je ricane nerveusement. Provoquer Tom Jedusor avait toujours été un acte très dangereux. Sa dernière phrase s'adressait à tout le monde, heureusement pour son propre bien, mon ami n'était pas assez fou pour l'affronter directement. Car je devais ma survie à un simple attachement génétique. Avec tout ce que j'avais fait subir à mon père, ce dernier m'aurait déjà assassiné plusieurs fois si je n'avais pas été son fils. Quoique, il me rappelait souvent que ma chance venait de la présence de ma mère…
« Tu as l'air surtout d'un parfait crétin. » Crache sèchement l'homme à l'adresse d'Anderson.
Je connais sa méthode. L'homme allait nous attaquer les uns après les autres. Jack serait le premier. Les plus faibles d'abord. L'adolescent commence à se défendre mais le regard de braise de mon paternel l'en dissuade. Il se ratatine lâchement.
« Je relance. » Continue Tom.
« Je suis. » J'annonce en alignant mes jetons.
Il est doué. Même si je suis persuadé qu'il bluffe. Le sorcier avait à peine regarder ses cartes avant de commencer. Ma mère et Jack préfère se coucher. Certain de mes cartes je les allonge fièrement sur la table. Ma quinte est parfaite. Avec un air satisfait je commence à ramasser les gains mais mon père m'en dissuade d'un mouvement de main. Avec condescendance il retourne ses propres cartes, quatre cartes identiques. Comment pouvait-il avoir autant de chance ? C'est impossible il venait de tricher !
« Dis moi Coba ? Tu comptes obtenir tes BUSES en passant tes vacances à jouer des parties de poker ? » Roucoule le sorcier.
« Check. » Annonce Glass.
C'est de la provocation. Il sait pertinemment que cette année de BUSES me préoccupait. Indécis dans mon orientation professionnelle je souhaitais uniquement en obtenir le plus possible. Le mois suivant serait consacré à mes révisions. Il voulait jouer à ça…
« D'ailleurs à ce sujet. Puisque tu m'y fais penser. Quelles sont les BUSES nécessaires pour s'orienter vers des APSICS afin de devenir Auror ? » Je demande avec modestie.
Gagner, désormais l'homme me dévisage avec incompréhension. Ses traits deviennent méfiants.
« Tu veux devenir Auror maintenant ? » S'inquiète ma mère.
En vérité je ne sais pas. La création de sort et enchantement m'émerveillait toujours , mais cette profession manquait cruellement d'adrénaline. Nos vacances en Albanie représentaient un tournant pour moi. J'admirais mon père pour un ensemble, son métier y compris. Pour devenir Auror, la rigueur et l'excellence étaient indispensables. Le sorcier l'avait été avant de les diriger. Oui, les Aurors faisaient partie de l'élite de notre société et ce statu me plaisait.
« Peut-être… Cette éventualité m'attire. » Je réponds sincèrement.
Mon père soupir bruyamment. S'il y avait bien une chose que Tom Jedusor ne souhaitait pas, c'était d'avoir son fils dans les pattes durant ses heures de boulot. Je sais très bien que mon père ne supportait pas l'idée que je travaille dans son département. Donc si cette perspective pouvait l'énerver et accompagner son échec dans cette partie de poker…
Glass s'inquiétait pour une toute autre raison. Au-delà de ses valeurs, ce métier était l'un des plus dangereux. Régulièrement des noms de leur représentant figuraient dans la rubrique nécrologique de la gazette du sorcier.
« Et bien, tu peux être sûre que tes notes en potions ne sont pas suffisante. » Critique mon père.
Un nouveau coup de poignard dans le ventre. Mes notes en potions n'étaient pas désastreuses. Certes je tendais plus vers l'Acceptable que l'Effort exceptionnel, mais tout ça restait très correct. Le professeur Rogue était extrêmement sévère, avec un peu de chance j'aurais le vieux Slughorn cette année. Encore une fois l'homme utilisait une de mes faiblesses. D'un autre côté sa remarque signifiait que toutes mes notes dans les autres matières étaient suffisantes.
« Je relance. » Annonce Glass.
Surpris, je la dévisage en coin. Je venais de sous estimer les compétences de ma mère. En vu du nombre de jeton devant elle, cette dernière se débrouillait très bien. Tom à l'inverse ne semble pas être étonné de cette résistance. Piqué au vif je préfère me coucher.
« Il suffira que je me concentre sur les potions, alors. » Je conclus.
Machinalement mon père secoue négativement sa tête. À l'évidence il doutait de mon potentiel. Je comptais bien lui démontrer ses tords. Je rêvais secrètement d'être aussi brillant que lui. Cet homme était le seul à avoir obtenu que des optimal à tous ses examens.
« Je te conseille de consacrer plus de temps libre à travailler plutôt qu'à t'amuser. » Termine sévèrement mon père.
Ses paroles brutales avaient finis par m'anéantir… Jack et moi avions rapidement été éliminés du jeu. Mon père avait mis plusieurs tours avant d'évincer ma mère. Encore une fois je m'étais surestimer.
Tandis que j'étais allongé sur mon lit, mes pensées vagabondaient. Jack ronflait bruyamment sur un matelas posé au sol. Mon père critiquait mes compétences avec raisons. Je me reposais sur mes facilités d'apprentissage. Je me limitais à ce qu'on me demandait, je devais en faire plus. Le bon élève que j'étais se retranchait dans sa zone de confort. Je comptais bien démontrer à mon père qu'il avait tort. J'obtiendrai les buses nécessaires… Bien entendu, Jack et moi avions vite oubliés de proposer nos récompenses.
