Bonjour tout le monde,

Merci aux quelques personnes qui laissent des review. Ça m'encourage pour écrire la suite. N'hésitez pas à laisser un petit message. C'est toujours plaisant de connaître les avis des lecteurs.

Bonne lecture.

« Albanie ? Je croyais que tu étais en Égypte ? » Reproche Isida.

« Qu'est ce qu'on peut bien faire en Albanie ? » Ajoute Bruce avec une moue de dégoût.

La rentrée scolaire était enfin arrivée, à bord du Poudlard express nous nous interrogeons sur nos vacances respectives. Vraisemblablement mon séjour en terre étrangère intéressait beaucoup plus que mon stage avec mon géniteur.

« Non, en Albanie. Mon père m'a demandé de ne pas divulguer notre position en cas d'interception de nos lettres. » J'explique à Isida.

« Tu aurais pu trouver un moyen de me transmettre les bonnes informations. » Réplique la jeune fille vexé.

« Et comment Isida ? Je ne t'ai pas vu de tout l'été. Tu es partie en Roumanie pendant deux mois ! » Je lui rappelle avec orgueil.

Évidemment je faisais suffisamment confiance à la jeune fille pour lui dire la vérité, seulement je n'avais pas eu l'occasion de lui raconter mes vacances de vive voix. Ses reproches me blessent, ce n'était pas moi qui étais partie durant les vacances entières. Les lettres ne remplaçaient pas mon attachement envers Isida. Je ne l'avouais pas, mais elle m'avait beaucoup manqué.

Un coup d'œil sur ma droite confirme que mon intervention n'est pas à son goût. Contrarié la sorcière mélange frénétiquement ses cartes de bataille explosive. Une nouvelle tension s'était installé entre nous depuis nos retrouvailles.

« Et pourquoi l'Albanie ? » Insiste Bruce toujours dégoûté.

Cette attitude m'énerve. Lestrange devait me respecter. Il n'avait pas le droit de dénigrer mes origines de la sorte. Aussi, je ne lui dévoilerai pas les vrais raisons du séjour dans mon pays maternel. Je gardais cette quête jalousement bien à l'abris des opportuns. Pour une fois que je partageais quelque chose avec mon père.

« Parce que je suis Albanais. » Je déclare en levant les yeux au ciel.

« Quoi ? » Demande Bruce incertain d'avoir bien compris.

« Encore un détail que tu ne m'as jamais dit… » Ronchonne Isida.

Piqué au vif, je me tourne vers elle. La jeune fille appuis un regard sévère dans ma direction. Ses yeux marine sont assassins. Seulement, il n'est pas question que je me laisse faire. Cette mascarade a assez durée. Je n'avais jamais rien caché sur mes origines maternel à qui que ce soit !

« Encore un détail que tu ne m'as jamais demandé ! » Je déclare entre mes dents

Après tout c'était la jeune fille qui ne m'avait jamais posé la question. Je sens ma colère monter, la dispute commençait à me taper sur le système.

« Je ne savais pas que tu étais Albanais. » Appuis Bruce.

« La mère de Coco est Albanaise. Vous le sauriez si vous lui aviez demandé. » Intervient Anderson.

« Merci, Jack. Et puis je suis né à Londres, je suis Anglais. J'ai seulement une double nationalité. » J'explique avec ennuis.

Les lèvres de Bruce se pincent, mais il ne prononce pas un mot. Bien, une moquerie sur ma situation et je lui lançais un maléfice. Lasse je regarde le paysage par la fenêtre. Du relief et de la verdure à perte de vue. Nous n'étions pas prêts d'arriver. Le trajet allait être long dans ces conditions.

« Donc tu aurais pu aller à Durmstrang ? » Remarque Isida.

Un détail génétique capital influençait ma scolarité a Poudlard. Évidemment je ne pouvais rien dire à ce sujet. Pourtant je rêvais de fermer le clapet de Bruce.

« Non. Enfin certainement, mais ma mère elle-même n'a pas étudié dans cette école. » Je réponds évasivement.

« Vraiment ? Elle était dans quelle école ? » Insiste Jack, désormais captivé par la conversation.

Les jugements tomberaient vite. Pour une raison bien précise que je taisais la scolarité de ma mère. Les sorciers avaient tendance à faire des conclusions hâtives infondées. Aussi cet aspect particulier n'enlevait en rien le talent de ma mère. Je décide de dire la vérité, après tout, ces personnes étaient mes amis.

« Aucune. Mon grand-père trouvait Durmstrang trop… sombre. Il s'est lui-même occupé de son éducation en l'entraînant derrière lui dans différents pays. Il était zoologiste. » Je précise pour justifier ces voyages.

Aux aguets j'attends la prochaine moquerie. Les sorciers n'ayant pas obtenu de diplôme dans une école possédaient une mauvaise réputation.

« Et ton père rejoint l'idée de ton grand-père ? Je veux dire, Durmstrang était trop sombre à son goût ? » Se moque Bruce.

« Mon père préférait également que j'étudie à Poudlard. » Je clos le sujet.

Le Serpentard connaissait parfaitement les penchants de mon père envers la magie noire. Je devinais facilement que les Lestrange et les Black avaient fait partie des disciples de son comité restreint. Oui, j'étais certain que Bruce connaissait beaucoup d'histoire au sujet de mon géniteur, ses parents s'en étaient chargés. D'ailleurs je comprenais aujourd'hui les raisons de son amitié, du profit pure et simple. Le brun préférait m'avoir dans son camp en cas de coup dur.

Je profite de la distraction de mes amis pour attirer Isida vers l'extérieur du compartiment. Nous avions besoin d'intimité pour nous retrouver. Le début avait mal commencé, je préférais partir sur de bonnes bases. J'agrippe la main de la jeune fille pour l'obliger à me suivre. Elle ne semble pas entrain, sa contrariété est visible sur ses traits. Je prends sur moi pour ne pas l'envoyer balader. Il fallait qu'on parle sérieusement, son comportement allait vite devoir changer…

Je parcours les couloirs, sans trouver un wagon libre. À court de solution j'entraîne Isida vers le compartiment à bagages. C'est assez précaire, mais nous étions au moins isolés des oreilles indiscrètes.

« Je peux savoir ce que tu me fais ? » Je lui demande avec sermon.

« Qu'est-ce que je te fais, Coba ? J'ai l'impression de ne pas te connaître. J'en apprends tous les jours un peu plus sur toi ! »

« Quel est le problème ? Tu ne peux rien deviner tant que tu ne me poses pas de question ! » Je rappelle.

« Je te pose des questions ! Mais pour je ne sais quelle raison tu les éludes toujours. » Contredit Isida.

Ce n'est pas vrai ! Je m'étais toujours appliqué à rester honnête avec elle.

« C'est faux. Je te réponds toujours avec sincérité. »

« Sincérité ? Ah oui vraiment ? Alors explique-moi ce que fait ce médaillon autour de ton cou ? » Provoque la sorcière.

Méfiant j'essaye de percer ses barrières mentales, je suis vite repoussé. Je voulais connaître le fond de ses pensées. J'espérais qu'Isida laisse ses soupçons derrière elle depuis la dernière fois. Ce n'était peut-être pas une bonne idée de me promener avec le médaillon de Serpentard. Pourtant je veillais bien à ce qu'il ne tombe pas entre de mauvaises mains.

« C'est un cadeau de mon père. » J'explique avec innocence.

Isida ne devait pas savoir. Cette ascendance m'apporterait plus d'ennuis qu'autre chose…

« Arrête de me mentir. Je ne suis pas stupide. Je sais exactement ce que c'est. »

« C'est juste un médaillon avec un serpent dessus ! » Je mens en lui affichant l'objet sous les yeux.

Après tout, autant la tourner au ridicule pour lui faire douter de son idée. Surprise que je ne me révolte pas à son accusation, la jeune fille attrape le médaillon entre ses doigts. Elle l'étudie longuement sous tous les angles. Une apparence blasée bien en place, je reste muet tout en la fixant intensément. Intérieurement je bouillonne, jamais personne n'avait touché cet objet depuis ma possession. Il fallait qu'Isida doute, après tout, aucun document n'approuvait l'authenticité de ce médaillon. La confirmation résidait à l'intérieur, mais pour l'ouvrir l'utilisation du fourchelang demeurait indispensable.

« Qu'est-ce que tu t'imagines au juste ? » J'insiste en replaçant le bijou sous ma chemise.

« J'ai plusieurs indices. Ce médaillon est qu'une partie infime de mes soupçons. » Elle continue.

« Des indices ? Mais enfin de quoi tu parles ? » Je commence à m'agacer.

« Je pense que tu es l'héritier de Salazar Serpentard. » Annonce fièrement Isida.

Je m'applique à éclater de rire. La conversation devenait dangereuse. Je devais l'écarter vite de ce chemin.

« Oh tu peux rire, Coba. Mais explique moi une chose. Comment se fait-il que tu possèdes un serpent géant ? »

« Qui t'a parlé de ça… » Je rétorque froidement.

J'ai perdu mon air amusé, je dois connaître ses sources immédiatement. Malgré ma confiance en Isida je ne pouvais pas lui confier mon secret. Je n'étais pas le seul impliqué dans cet héritage. Sur mes gardes je vérifie les alentours, cette conversation prenait une tournure confidentielle.

« Le père de Gauïs le lui a dit. » Répond la serpentarde.

Évidemment Sirius Black avait aperçu Nagini autour de mes épaules lors de l'attaque de notre ancienne maison. Un élément important qui n'était pas resté inaperçu pour le père de mon ennemi.

« C'est vrai, n'est-ce pas ? » Insiste Isida.

Ma langue claque contre mon palais. Cette fille est bien trop futée. J'aurais beau contredire ses arguments elle ne lâcherait pas l'affaire. Dire que j'appréciais les esprits tenaces d'habitude…

« Pas exactement. Le familier est à mon père. »

Suite à ma déclaration Isida réfléchit à toute vitesse. Des pièces d'un puzzle complexe s'assemblent dans sa tête.

« Bien entendu. Lui-même doit être un héritier. » Marmonne la brune pour elle-même.

« C'est ridicule, Isida… » Je soupire.

« Tu sais ce qui n'est pas ridicule, Coba ? Le fait que mon père n'apprécie pas notre relation. Je me suis posé beaucoup de questions. Après tout, ton père est Directeur des Aurors, c'est un parti tout à fait honorable. Pourtant il m'a clairement fait comprendre qu'il refusait que je m'associe au nom Jedusor. »

Cette réalité me poignarde brutalement en plein cœur. Jamais je n'avais soupçonné ce dégoût envers ma personne. Je ne connaissais même pas son père ! Qui était-il pour me juger ainsi ? Jedusor un nom ingrat ? Pour qui il se prenait !

« Pardon ? Le nom Jedusor est bien plus noble que celui des Black ! » Je m'emporte avec rage.

Si elle prenait cette histoire d'héritier de Serpentard au sérieux, jamais elle oserait m'insulter ainsi.

« Laisse-moi finir. » Rétorque Isida.

Non, ces mots de trop emportent ma raison. Quelle vermine !

« Qu'est-ce que tu attends ? Écoute ton père ! VA T'EN ! » Je crie avec fureur.

« LAISSE-MOI TERMINER !!! » Coupe Isida en hurlant plus fort que moi.

Mes poing son serrés dans mes poches. Un goût de sang enivre mes papilles. Je suis enragé, ma respiration est haletante. Je fais de mon mieux pour ne pas diriger ma magie vers la jeune fille. Je souhaite lui faire ravaler ses mots blessants. Qu'elle s'en aille avec ce maudit Nott, un nom certainement plus pure au goût de son paternel…

« Je ne suis pas aveuglement les instructions de mon père, Coba. Tu me connais mieux que ça. Je me fiche de ce qu'il veut, mais je voulais comprendre pourquoi. Et maintenant je sais. À l'évidence mon père craint le tien. Je pensais qu'il c'était peut-être passé quelque chose entre eux pour expliquer ce résultat, mais aujourd'hui je pense qu'il s'agit plus d'une question de pouvoir.»

« Ou alors il ne veut tout simplement pas s'associer à du sang moldu comme tous vous autres les sangs pures ! » Je déclare toujours en colère.

Les mots venaient de dépasser ma pensée néanmoins une solution s'offrait à moi. Après tout Isida aurait fini par l'apprendre un jour ou l'autre. Cette ascendance moldu, bien que dénigrant, confortait mes autres mensonges à l'abri. Mes autres origines représentaient un danger non négligeable. De cette façon tout serait réglé, Isida s'éloignerait de moi et de mes secrets. Sûrement définitivement, mais la sécurité de ma famille restait prioritaire sur notre relation. Les Serpents détestaient les sangs impurs, sa réaction ne tarderait pas. Pourtant, la jeune fille me dévisage avec incompréhension. Aucun dégoût n'est visible juste de la surprise.

« Après tout tu souhaitais en connaître un peu plus sur moi, non ? Et bien c'est chose faite. Ton père ne veut pas s'associer au Jedusor pour la simple est bonne raison que je suis de sang mêlé. Dis-moi Isida, tu crois vraiment que Salazar laisserait un tel imposteur suivre sa lignée ? »

« Arrête… Tu n'es pas un imposteur. » S'étrangle la brune.

Étrangement elle ne recule pas devant ma révélation. Au contraire Isida décide de se blottir contre moi. Méfiant je décide de mettre les choses au clair.

« Je t'avoue que mes grands-parents sont des moldus et toi, tu te jettes dans mes bras ? »

Je ne pouvais pas me mettre à dos tout le monde. L'attitude d'Isida me réconfortaient secrètement. Se faire rejeter à cause de son ascendance aurait été difficile, pourtant on ne choisissait pas sa famille. Les choix ne s'expliquaient pas. L'amour non plus.

« Je me fiche que tu sois de sang mêlé, Coba. »

« Mais pas ton père... » Je souligne amèrement.

« Pour cette raison ou une autre il n'apprécie pas ton nom, ou bien ton père. Pas toi Coba. Il ne te connaît même pas. » Explique Isida.

Oui cet homme ne me connaissait pas. Les enfants ne sont pas responsables des erreurs de leurs parents. Régulus Black avait un problème avec mon père, je n'étais en rien coupable de ce litige. Les paroles maladroites d'Isida résonnaient encore dans ma tête. Mes propres parents n'avaient jamais proférés de tels propos sur ma copine. Non il me laissait vivre ma vie comme je l'entendais. Pourtant je savais que mon propre père serait capable de réagir de façon similaire.

« Je suis désolé... J'ai cru que tu me reprochais cette animosité. » Je chuchote à son oreille.

Pour appuyer mon excuse je resserre tendrement son étreinte contre moi. Une odeur mentholée enflamme tous mes sens... Merlin que j'aimais l'odeur de ses cheveux. La jeune fille accepte mes excuses en dérobant mes lèvres. Je me sens honteux d'avoir provoqué un éloignement, j'avais besoin d'elle. Par le biais de ce baiser, Isida s'applique à me transmettre son pardon.

Conquis, je la dirige vers les filets à bagage pour continuer notre échange. L'endroit assez précaire possédait au moins un avantage. Personne ne viendrait nous chercher dans cet endroit. Seul les résonances des rails de la locomotive perturbaient le silence. Je bascule plusieurs valises pour nous faire une place.

« Sympa ta voiture... » Plaisante Isida.

J'avoue que c'est plutôt inconfortable... À cette constatation je rigole de bon coeur, Isida rejoins mon amusement.

« Qu'est-ce que tu en sais ? Tu es déjà monté dans une voiture ? » Je demande avec curiosité.

J'avais déjà aperçue la jeune fille utiliser des termes moldus dans des conversations. Après tout, les Black possédaient peut-être des secrets eux aussi...

« Non, mais j'ai choisi l'étude des moldus en cours. Je sais à quoi ça ressemble. » Annonce fièrement Isida.

« Étude des moldus ? C'est ridicule, je te donne des cours quand tu veux... Pas besoin de t'infliger une telle torture.»

Je me moque volontairement pour détendre l'atmosphère. Avoir un héritage moldu me dérangeait, cependant je le vivais beaucoup mieux que mon père.

« Pourquoi avoir gardé cette affiliation pour toi ? Les deux tiers de l'école ne sont pas des sangs pures. »

« À ton avis... Tu connais beaucoup de sang mêlé à Serpentard ? »

Non, la maison de Salazar avait pour particularité de regrouper une des plus grandes densités de sang pur. Alors évidemment les quelques élèves dans mon cas restaient discrets. Même si la raison de ma présence dans cette maison était logique, ma discrétion devait rester inébranlable. À mon grand soulagement, le sujet premier de cette dispute s'éloignait derrière nous. Mon affiliation l'écartait définitivement de mon ascendance.

« Tu apprécies tes grands-parents ? Excuse-moi de ma question, mais je n'ai pas eu l'impression que tu portais les moldus dans ton cœur... » Tente de comprendre Isida.

Je devais choisir correctement mes mots pour expliquer mes sentiments. Aussi un détail me répugnait. Je ne pouvais pas la laisser croire que mon père était un sang de bourbe, même si ma grand-mère se comportait comme une vulgaire moldu depuis la naissance de son fils unique.

« Mon grand-père est un moldu, plus précisément. Je n'apprécie pas les moldus, effectivement. Mais mon grand-père fait partie de ma famille. Donc j'apprécie mes grands-parents. »

« Hum... je me demande bien à quoi il peut ressembler. » Demande Isida avec intérêt.

« Et bien tout simplement à mon père, si tu parles de la partie physique. On dirait des jumeaux... »

Effectivement si j'avais récupéré les yeux de Mérope, Tom Jedusor demeurait le portrait craché de son propre père.

« Par contre, mon grand-père n'apprécie pas du tout les sorciers. Il déteste catégoriquement tout ce qui s'assimile à la magie. »

« Donc votre relation n'est pas des plus cordiale ? » Elle essaye de comprendre.

Bon, mes histoires de famille étaient compliquées. Je n'avais jamais dévoilé autant de détails à qui que ce soit. Cependant Isida voulait vraiment en apprendre d'avantage. Je comprenais son état d'esprit pour l'avoir moi-même vécu. Je détestais apprendre à connaître mon père par le biais d'autres personnes.

« En faite, mon grand-père s'entend très bien avec moi. Je pense qu'il essaie de rattraper sa désastreuse relation avec son fils... On ne peut pas dire qu'il ait été un parent exemplaire pour lui. D'ailleurs, en parlant de conflit. J'ai aperçu ton oncle au ministère. Sirius Black. Pour quelle raison est-il en froid avec ton père ? »

Je partageais des informations confidentielles, ma confiance ne devait pas être unilatéral. Je voulais moi aussi en apprendre un peu plus sur ma copine.

« Il n'a jamais vraiment voulu m'expliquer les raisons. Son frère et lui sont tellement différents. Je pense que mon père en veut à Sirius d'être allé chez Gryffondor. Mon oncle est un peu le mouton noir des Black, déshérité par sa famille avant sa majorité. »

« Parce qu'il n'a pas été à Serpentard ? C'est plutôt extrême comme réaction. » Je remarque.

Soudain je m'imagine la réaction de mon père si je n'avais pas fini chez les vert et argent. Un frisson remonte le long de ma nuque. L'homme s'attachait beaucoup aux valeurs de son ancêtre, un tel déshonneur et je ne donnais pas cher de mon existence. Quoique ma mère m'aurait probablement sauvé d'un sort funeste.

« Il a toujours été rebelle. Les Potter se sont occupés de lui. C'est pour ça qu'ils sont très proches. »

J'avais toujours trouvé cette relation entre les Black et les Potter très familiale. Je connaissais désormais les raisons. Chaque famille vivait avec leur propre secret. Bien que complexe et particulière, la mienne restait unis. Malgré les épreuves et les difficultés traversées, mes parents veillaient sur moi sans répit. Cependant je n'étais pas le fils parfait. Merlin savait que mes choix exaspéraient mon père… Et pourtant sa présence dans ma vie ne s'éloignait jamais.

Le reste du trajet s'est terminé dans un échange cordial. Isida ne menait pas la vie parfaite que je m'imaginais. Sa relation avec son père était conflictuelle. Un point commun que nous partagions. Pourtant à l'inverse de moi, la jeune fille souhaitait juste continuer sa vie comme elle l'entendait sans se soucier des choix de ses parents. Isida se fichait de l'image qu'elle pouvait refléter. Elle vivait pour ses rêves comme elle aimait le dire. À côté de la jeune fille je me sentais puéril. Comme un enfant, je ne pensais qu'à rendre fière mon géniteur au lieu de penser à mes propres ambitions. Les raisonnements d'Isida sonnaient justes.

Une page se tournait, je devais commencer à vivre pour mes intérêts personnels. Sans aucune influence extérieur. Depuis gamin je souhaitais rendre fière mon père sans me rendre compte de mon erreur. En y réfléchissant bien, l'homme avait toujours essayé de m'éloigner de ses traces. Il voulait que je mûrisse… Les choses changeraient, je prendrais mes propres décisions désormais.

« Il laisse vraiment n'importe qui entrer dans cette école ! » Fulmine Malefoy en s'asseyant en face de moi.

« Drago… Bonsoir. » J'annonce avec méfiance.

La grande salle, bien qu'accueillante comme toujours, déborde d'enthousiasme. Les anciens élèves se pressent de rejoindre les tables de leurs maisons respectives. La répartition des premières années débuterait dans quelques instants. Des conversations bruyantes persistent dans les raclements des bancs.

« Ces racailles de Gryffondor méritent une bonne leçon ! » Appui Bruce en rejoignant le blond.

« Qu'est-ce qui se passe ? » Je demande à mes amis.

Les deux garçons sont légèrement dépareillés. Une colère indescriptible dessine leurs expressions. Lorsque Jack me rejoint la lèvre ensanglantée d'instinct je scrute la table des rouges et or. Je distingue clairement Gauïs battre des poings dans le vent avec une allure victorieuse. Pire encore Ron Weasley envoie un geste obscène dans la direction de mes camarades.

« Ils nous ont foutue une raclée ! Voilà ce qui se passe. » Annonce rageusement Bruce.

« Tu étais où, bon sang ? » Accuse Drago.

« Avec Isida. » Je tranche sévèrement à l'accusation.

Apparement les Gryffondors s'étaient bien défoulé sur mes amis. Isida et moi avions retrouvés nos amis respectifs le temps du repas. Cette défaite me travaille. On ne pouvait pas laisser cette vermine nous ridiculiser. Je devais comprendre les événements.

« J'ai super mal… » Gémit Jack en appuyant un glaçon contre sa lèvre.

« C'est de ta faute ! Tu étais obligé de te la ramener ? On s'en fout que Weasley porte la robe de sa mère ou bien de sa sœur ! » S'énerve Lestrange.

Soudain le Serpentard attrape le col de la chemise de Drago. Derechef le blond pointe sa baguette sur la poitrine de Bruce. Crable et Goyle, ses deux gorilles se lèvent prêt à défendre leur acolyte. Surpris je ne réagis pas tout de suite.

« Lâche-moi immédiatement ! » Menace Malefoy.

« Sinon quoi ? Tu vas m'envoyer un maléfice de cisaillement ! Le même que sur Jack ? À non pardon, j'oubliais que tu visais Potter à la base ! » Provoque Bruce.

La situation empire. Lestrange relève vivement Drago par sa cravate afin de l'obliger à se redresser. Derrière, les Gryffondors jubilent du spectacle. Ce comportement est intolérable. Furieux je tape violemment du poing sur la table.

« ARRÊTEZ ! Asseyez vous bande de crétin ! » J'ordonne avec menace.

Ils s'exécutent tout en continuant de se lancer des regards assassins. Cette autorité me remplissait de fierté. J'adorais que mes camarades m'obéissent sans protestation. Une sensation de domination particulièrement jouissive. Je reprends rapidement mon rôle.

« Tu t'attaques à tes amis maintenant ? » Je sermonne Lestrange.

« Ce n'est pas mon ami. Juste mon stupide cousin… » Crache Bruce avec dégoût.

Ces deux-là s'appréciaient en temps normal. Seulement un serpent n'accepte pas de perdre, encore moins contre ses ennemis.

« Pourquoi tu utilises des maléfices que tu ne maîtrises pas ? » Rumine Jack en serrant la mâchoire.

« Potter a lancé un bouclier, j'y peux rien si tu étais dans le rebond ! » Se justifie Drago.

« Tu devrais aller à l'infirmerie. Tu fous du sang partout… » S'agace Lestrange en balançant des serviettes.

Aucune empathie n'est présente dans la réplique du Bruce. Il se fichait éperdument de la douleur de Jack… son honneur venait d'être salit et ça, un Lestrange ne pouvait pas le tolérer.

« Qui leur apprend des sorts de défense ? Ils suivent pourtant les mêmes cours que nous ! » Rouspète Jack.

« Leurs parents sont presque tous Aurors. Ils leur apprennent des choses bien plus intéressantes que des articles de lois débiles ! » Râle Lestrange.

« Et toi ta mère, Bruce. Elle t'apprend quoi à part la méchanceté ? » Termine Anderson.

Ils devaient tous se calmer avant de faire n'importe quoi et de regretter leurs paroles…

« Vous êtes pathétique. Vous leur donnez exactement ce qu'ils veulent… » Je marmonne, frustré par leurs attitudes.

« On serait beaucoup moins pathétique si tu partageais ton savoir. Aucun de nous à l'avantage de profiter des compétences de son père, ici. »

Suite à son insinuation je toise froidement Drago. Trop honteux pour avouer sa défaite, le blond reportait son échec sur quelqu'un d'autre. Il y avait du juste dans leurs paroles. J'étais persuadé que Potter et Black s'entraînaient avec leurs parents. Après tout Harry et Gauïs ne cachaient pas de leur ambitions. Ils scandaient leur vocation depuis leur plus jeune âge, à savoir devenir Auror.

« Mon père ne partage pas ses connaissances avec moi. Je me débrouille tout seul. » Je souligne amèrement.

C'est vrai. En tout et pour tout, mon père m'avait enseigné des sortilèges une seule fois dans ma vie. Le tournois avait été une bonne excuse, mais désormais ce prétexte n'existait plus. Même ce stupide stage avec lui au ministère s'était avéré inutile. Je n'osais pas lui en demander d'avantage, je cherchais moi-même mes sources dans les interminables rangées de la bibliothèque.

« Tu es bien meilleur duelliste que nous… Et depuis quand Londubat arrive à exécuter un sort de désarmement ? » S'étonne Jack.

« Londubat… Quelle honte. » Murmure Drago, vexé.

Un claquement de main appel au silence. Dumbeldore venait de quitter son siège afin d'annoncer le début du banquet. En raison du volume élevé de notre conversation, je ne m'étais même pas rendu compte que la répartition des premières années venait de prendre fin. De nouvelles têtes se distinguaient aux coins des quatre grandes tables.

« Mesdames et messieurs, bonsoir. Tout d'abord, je souhaite la bienvenue aux nouveaux arrivants et un bon retour aux anciens élèves. D'habitude je termine mon discours en trois mots. Seulement ce soir je souhaite capter votre attention avant un probable état de somnolence déclenché par notre merveilleux festin. »

Le vieux fou glousse à ses paroles. Quelques uns des élèves partagent la blague de bon cœur. Ce changement de procédé m'intrigue…

« L'année dernière nous avons subit quelques événements difficiles. Le ministère ne va pas apprécier ce que je m'apprête à vous dire… Cependant en tant que Directeur de cette école, il est de mon devoir de vous avertir. »

Une note dramatique accompagne le monologue. Dumbeldore allait-il vraiment oser ? Lorsque les parents d'élèves l'apprendraient, cette histoire ferait un scandale.

« Grindelwald est bel et bien impliqué dans les derniers événements. C'est pourquoi je vous demande de rester vigilant. Des protections ont été installées autour du château, des bénévoles ainsi que quelques professeurs réaliseront des patrouilles dans l'enceinte du château. Cet avertissement n'est pas à prendre à la légère. Le danger est bien réel, prenez soin des uns des autres… »

Un brouhaha incompréhensible recouvre le silence de la grande salle. Certains semblent scandalisés par les paroles du sorcier, d'autres apeurés par le danger. Secrètement j'appréciais le discours de Dumbeldore. Seulement le vieil homme aurait de sérieux problèmes. Annoncer publiquement que le premier ministre est un menteur restait terriblement dangereux. Personne ne s'attaquait à l'autorité sans conséquences.

« Comme vous avez pu le remarquer, nous sommes de plus en plus nombreux à Poudlard. C'est pourquoi j'ai décidé de renforcer les cours de Défense Contre le Force du Mal afin que chacun de vous puisse bénéficier d'un suivi plus personnalisé. Les effectifs dans ces cours seront donc réduis afin de facilité l'enseignement. Un nouveau professeur accompagnera désormais le professeur Lupin dans cette matière. Je vous demande de bien accueillir le professeur Suliman Bequir. »

« NON ! »

Ma négation est vite couverte par les applaudissements de mes camarades. Néanmoins certains me dévisagent avec incompréhension. Ce n'est pas possible ! Mais ce n'est pas vrai ! Qu'est-ce que …. Mais non, je devais faire un mauvais rêve. J'allais me réveiller.

« Ça va ? » Me demande Jack à voix basse.

Mon visage est enfoui dans mes mains. Je suis tellement chamboulé que je ne me cache même pas. Ma vie se transformait en enfer. Comme si la menace de Grindelwald ne suffisait pas, l'ex petit ami de ma mère s'ajoutait à mes professeurs. Suliman n'avait certainement pas oublié mon comportement hostile à notre première rencontre. Et comme si ce détail ne suffisait pas, mon père l'avait ouvertement menacé.

« Non, ça ne va pas du tout. » Je déclare avec inquiétude.

J'essaie de ventiler ma respiration afin de ne pas faire une crise de panique. C'était un professeur, son passé avec mes parents n'influencerait pas mes résultats. Il devait être professionnel et ne prendre aucun partie, la déontologie s'appliquait. N'est-ce pas ?

« Tu le connais ? » Devine Anderson en désignant le professeur.

« Ouais. Un… ennemi de mon père. »

Après tout, le résultat restait le même. Je souhaitais garder la vie privée de ma mère dans un coin bien à l'abri. Je ne supporterais pas les moqueries que ce détail impliquerait s'il venait à être découvert. Et puis, il ne s'agissait pas d'un mensonge. Mon père détestait littéralement ce type…

« Oh… Dur. »

Les paroles de mon ami finissent par m'abattre.

« Il est sexy. » Roucoule une fille à côté de nous.

Un vrai cauchemar…

« Avec un peu de chance on aura le professeur Lupin. » Encourage le Serpentard.

« La chance je n'en ai pas beaucoup en ce moment. » Je rumine en avalant une bouchée de purée.

Tout n'est pas perdu. Jack avait raison. Mon destin serait scellé demain matin à la remise des emplois du temps. Je saurais alors si je passerais une bonne ou une mauvaise année.

Une fois la nouvelle encaissée, la panique est vite remplacée par de la colère. Encore une fois mon père me causerait des ennuis en raison de son passé. Je ne pouvais pas avoir un père normal comme tout le monde ? Car bien entendu Tom Jedusor ne s'inquiétait pas des répercussions de ses agissements ! Ce Suliman Bequir se méfierai de moi à coup sûr. Quelle personne saine d'esprit ferait la classe au fils d'un ancien mage noir sans la moindre inquiétude ? Pourtant, il s'agissait de sa jeunesse, il n'était plus ce Voldemort. Malheureusement, Suliman semblait avoir connu mon père uniquement sous cette personnification.

Je n'étais pas responsable des agissements de mes parents. L'homme serait capable de faire la différence. Pourtant je savais pertinemment que mon attitude avec ce Suliman me causerait des tors. Sa première image de moi était plutôt négative.

Je devais me changer les idées. J'agirais en temps voulu sur la question Bequir. Il n'était peut-être pas trop tard pour jouer au petit élève modèle. Après tout, il appréciait ma mère, il pouvait se montrer clément envers ma personne. Je ne connaissais pas leur histoire, mais j'en avais assez entendu pour comprendre que Glass lui avait menti. Finalement ça ne porterait certainement pas en ma faveur…

« Qui est le deuxième préfet cette année ? » Je demande à mes amis.

Chaque année, deux élèves de cinquième années devenaient préfet dans chacune des quatre maisons, une fille et un garçon. Je souhaitais connaître l'identité de la personne qui m'accompagnerait.

« Daphnée Greengrass. » Annonce Drago.

Je ne cache même pas ma grimace. La pire rentrée de toute ma vie… Cette assignation deviendrait un prétexte pour cette vipère. Hors de question qu'elle me colle comme à son habitude. J'allais commencer à devenir méchant si elle ne respectait pas mon espace vitale.

Le dîner se termine rapidement. Complètement rassasié nous nous levons à l'unisson. La lèvre de Jack continue de saigner terriblement. Le serpent se plaignait depuis le début du repas.

« Drago, tu peux t'occuper des premières années s'il te plaît ? Je vais emmener Jack à l'infirmerie… »

Le blond me confirme d'un signe de tête. J'entraîne mon ami vers la sortie, Bruce sur nos talons. Avant de franchir la grande porte, j'aperçois la petite troupe des Gryffondors qui venaient de causer des ennuis à mes camarades. Je vérifie les alentours. Bien, le professeur Rogue n'était pas loin…

« Première règle. Lorsque vous souhaitez provoquer votre adversaire, toujours le faire en public. Surtout si vous êtes en minorité. » J'explique à Bruce et Jack dans un murmure.

J'accompagne mon intervention d'un clin d'œil. Des sourires retroussent les lèvres de mes amis, ravit de prendre une bonne revanche. Ron Weasley passe devant nous.

« La robe de sa sœur, définitivement ! Aucun doute là-dessus. » Je déclare de façon parfaitement audible.

L'effet escompté marche à merveille. Tandis que mes camarades rigolent, Weasley, Black et Potter se retournent dans ma direction.

« Toi aussi tu veux une raclée ? » Menace le rouquin en s'avançant vers moi.

« Arrête. » Prévient Harry en le retenant par le bras.

Tu devrais écouter ton acolyte… Quoique pour ma petite démonstration, de la chair fraîche était nécessaire.

« Emmène ton chien chien se faire soigner au lieu de faire le malin. » Réplique fièrement Gauïs.

Bien, ma cible venait de changer. Cet idiot était tellement manipulable. Je n'appréciais pas qu'on insulte mes amis. En plus, à cause de ce déchet mes vacances avaient débuté dans un hôpital. Je le hais…

« Donc tu avoues être le responsable ? Attention Black… Je suis préfet maintenant. » Je lui explique en désignant mon pins.

Le Gryffondor m'envoie un regard plein de mépris. Mince, mon ennemi commence à tourner les talons. Reste, je n'ai pas fini… Je n'en crois pas ma chance lorsqu'une nouvelle opportunité s'offre à moi. Grace Potter rejoins son copain, en agrippant sa main. Pathétique… Elle est intelligente, son geste est réfléchi. Certainement pour éloigner Gauïs de mon hostilité. Je remarque alors le petit P sur sa robe de sorcière. J'attaque.

« Grace, tu es également préfète ! Félicitations. » « Je sens que je vais bien m'amuser avec elle cette année. On va passer beaucoup de temps ensemble. » J'ajoute dans un murmure à l'oreille de Gauïs.

Sa réaction ne se fait pas attendre. Black agrippe ma cravate et me plaque violemment contre une des statues encadrant les portes d'entrées. Un bruit fracassant de métal résonne. Plusieurs élèves se tournent dans notre direction, surpris par le vacarme. La pointe de l'épée du chevalier s'enfonce douloureusement dans mon dos. Je ricane de son comportement. Exactement celui que j'espérais…

« Ça te fait marrer ? Ne fais pas le malin avec moi, Jedusor. La prochaine fois je ne me contenterais pas de te foutre mon poing dans la tronche ! » Menace Gauïs en pointant sa baguette sur ma gorge.

Le garçon est tellement en colère que des étincelles s'échappe de son arme, la chaleur me brûle. Je sens une marque qui s'incruste peu à peu. Un liquide chaud commence à descendre le long de mon cou. Étrangement j'apprécie cette douleur. Encore mieux pour mon stratagème si cet idiot me blesse…

« Lâche-le, Gauïs… » Murmure Harry en tirant sur son bras.

« Arrête, c'est exactement ce qu'il cherche ! » Gémit Grace en éloignant la baguette de son copain.

Ses camarades essayent de le dissuader. Potter et Weasley s'agrippent à sa robe pour le faire reculer. Je jubile, cet idiot n'avait aucune idée de ce qu'il se préparait. Bruce et Jack ont sortis leurs baguettes, prêt à intervenir. Je les avertis d'un signe de ne pas attaquer.

« Mais je suis malin, Black. » J'ajoute avec un sourire parfait.

Il comprend alors, mon piège. La sentence ne tarde pas à arriver.

« Black ! Lâcher votre camarade immédiatement ! Vous n'êtes pas capable de tenir plus d'une journée sans vous comporter comme un troll ?! 50 points de moins pour Gryffondor ! La prochaine fois c'est l'exclusion, j'appuierai ma requête avec plaisir auprès du Directeur… Donnez-moi le plaisir de m'exécuter. » Vocifère le professeur Rogue.

Sous la menace Black me relâche. Ses yeux sont assassins. Je venais de le manipuler et il ne le supportait pas. Pour continuer à empirer la situation je prends un air apeuré, les mains devant moi en signe de défense. Je glisse ma main sur ma gorge. Du sang est maintenant visible sur mes doigts.

« Jedusor, vous allez bien ? » Continue Rogue.

« Oui, professeur. Je ne comprends pas. J'allais emmener Mr Anderson à l'infirmerie quand soudain Black m'a… »

« Espèce de… Sale menteur ! » Crache Gauïs avec rage en me poussant.

Surpris qu'il ose continuer à manifester sa colère devant un professeur je tombe lourdement sur le sol. Légèrement humilié, je prends sur moi pour ne pas entrer dans la provocation. Désormais je ne cache plus ma colère. Je le toise férocement.

« BLACK ! Un mois de retenue avec moi ! Maintenant dégagez de ma vue ! Tout le monde rejoint son dortoir, exécution ! »

Avec une force surprenante le professeur Rogue me redresse sur mes pieds.

« Et profitez de votre séjour à l'infirmerie pour vous faire soigner également. » Ajoute Rogue en désignant le sang sur ma chemise.

« Bien, professeur. »

Lorsque le sorcier s'éloigne, j'en profite pour vérifier l'état de ma blessure. Mes doigts rencontrent une surface lisse et net. Aucune boursouflure. Apparement peu importe la brûlure mon organisme se régénérait tout seul. Sauf avec la magie noire, celle-ci me laissait des marques. Ce don commençait à devenir intéressant. Perdu dans mon analyse durant quelques minutes, je reporte mon attention sur mes camarades. Seulement au moment d'appeler Jack, je tombe sur une Grace Potter interloqué. Ses yeux verts glissent rapidement entre ma gorge et le sang sur mes vêtements. Cette peste venait certainement de remarquer l'absence de blessure. Mon doute se confirme lorsqu'elle se décale sur le côté pour obtenir un meilleur visuel. Je réagis rapidement.

« Quoi ? Tu veux une photo ? » Je siffle en plaquant ma main contre ma blessure fictive.

Gauis Black n'était pas le seul à avoir grandi pendant les vacances. La jeune fille abordait désormais des courbures beaucoup plus féminines. Ses cheveux roux tombaient en cascades le long de ses épaules. Elle aurait pu être jolie si elle n'était pas aussi mesquine. J'ai beau être arrogant, Grace ne me quitte pas du regard. Je décide de partir…

« Jack, on va l'infirmerie. Deuxième règle. Toujours se faire passer pour la victime… » J'explique à mes camarades en m'éloignant.