Voilà un nouveau chapitre ! Enfin ! Je vous souhaite de belles fêtes de fin d'année !

C'est des jours sans en ce moment, pas d'inspiration, je vais tout faire pour corriger de nouveaux chapitres !

Bien entendu rien ne m'appartient blablabla, gloire à JK Rowling !

Bonne lecture !


Chapitre 18 : Les oiseaux bleus

Le regard d'Albus passait de son meilleur ami à son frère, un regard vide d'émotions. Et pourtant tout semblait prendre forme dans son esprit. Scorpius et James étaient sous le choc, tous deux ouvraient la bouche, stupidement, et aucun son n'en sortait.

- Al- Albus, bégaya Scorpius en s'approchant, les mains tremblantes tendues en avant, laisse-moi t'expliquer…

Albus recula d'un pas, le visage toujours impénétrable. James s'éclaircit la voix.

- Albus, attends, on va parler-

Albus se retourna et s'éloigna, laissant son sac là où il était tombé. James essaya une nouvelle fois de l'appeler. Scorpius, paniqué, rattrapa Albus, l'appelant avec détresse.

- Albus, attends, s'écria-t-il sans s'en rendre compte en saisissant brusquement le poignet d'Albus, reste, Albus, attends, Al-

Albus se dégagea lentement mais fermement. Il regarda impassible Scorpius qui ne trouvait plus ses mots, un moment qui parut durer une éternité à Scorpius, puis se retourna et s'en alla. Scorpius passa ses mains tremblantes dans ses cheveux en fixant Albus qui s'éloignait.

- Morgana, Morgana, c'est pas vrai, murmura-t-il.

James se rapprocha de Scorpius, hésitant.

- Scorpius, ça va aller-

- Non, le coupa Scorpius en se retournant, la mâchoire serrée.

Il était terriblement paniqué, ses mains continuaient de trembler alors qu'il les agitait tout en parlant.

- Non, ça ne va pas aller du tout, il nous a vu, James, il nous a vu, ça n'va pas-

- On va lui parler, insista James en saisissant ses mains. Laisse-lui du temps, il finira par l'accepter.

Scorpius releva les yeux vers James.

- Mais en fait toi t'es content qu'il le sache enfin, hein ?

- Scorpius, arrête, répondit sévèrement James.

Il faisait tout pour ne pas se mettre en colère contre Scorpius. Il savait qu'il ne pensait pas ce qu'il disait.

- Je ne voulais pas qu'il l'apprenne comme ça.

La respiration de Scorpius était anarchique, il essayait de se concentrer mais les caresses des mains de James dans les siennes ne suffisaient pas. Il les retira.

- J'ai besoin d'être seul.

- Scorpius…

- S'il te plaît.

Scorpius passa à côté de James et monta rapidement l'escalier de marbre. James poussa un soupire à fendre l'âme.

- James ? Qu'est-ce qui se passe ?

Le jeune homme se tourna vers son père, poussa un nouveau soupire et plongea son visage dans ses mains.

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Scorpius s'arrêta près d'une large fenêtre ouverte. Il s'assit doucement, les yeux rivés sur la lune. Il n'était plus en mesure de réfléchir quoi que ce soit. Il ne savait plus à quoi ou à qui penser. Une larme roula sur sa joue et il murmura un sortilège. Trois oiseaux bleus apparurent et voletèrent autour de lui.

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Harry se rapprocha de James qui s'était laissé tomber sur une des marches de l'escalier de marbre. James enleva les mains de son visage. Il avait les sourcils froncés, la mâchoire serrée. Harry s'accroupit devant lui.

- James, qu'est-ce qui s'est passé ?

- Je ne pense pas pouvoir te le dire.

- Si ce n'est pas toi, Albus le fera.

James releva les yeux vers son père. Harry hocha la tête.

- Je l'ai croisé en venant, son visage… je sais déchiffrer les émotions mais lui, il était complètement fermé. Et je vous trouve, Scorpius et toi, à vous disputer.

- On ne se disputait pas, papa…

Harry ne put retenir un sourire lorsque James l'appela papa, mais ne dit rien, encourageant silencieusement son fils à continuer. Il était sur le point de se confier, il le sentait. James passa nerveusement une main dans ses cheveux.

- Scorpius et moi… on sort ensemble depuis les vacances de février.

Harry cligna des yeux, surpris. Il s'assit à côté de son fils, attendant la suite.

- Et il y a cinq minutes tout au plus, Albus nous a surpris. Ça devait pas se passer comme ça, on attendait pour lui en parler, enfin surtout moi, Scorpius ne voulait pas lui dire, pas encore, et maintenant…

James soupira, agacé et soucieux.

- J'espère que ça ne gâchera rien. Harry, je te promets que je ne voulais faire de mal à personne.

Harry passa un bras autour des épaules de James.

- Je sais, James, je sais. Ne t'inquiète pas, ça va s'arranger.

James resta un moment serré contre son père, puis se leva.

- Je vais retourner dans les dortoirs, peut-être que Scorpius m'y rejoindra.

- Oui.

James commença à s'éloigner, puis s'arrêta, semblant réfléchir, puis il se retourna vers son père.

- S'il te plaît, ne dis rien à Draco. Je le ferais.

Harry fronça légèrement les sourcils. Il y avait des fils, des liens qui lui échappaient totalement.

- Et… merci. Papa.

Harry et James échangèrent un sourire, puis James s'en alla.

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Scorpius fixait toujours le ciel, poussant de temps en temps un soupire. Il avait mal au ventre. Il ne savait plus quoi faire, ni où aller. Retourner dans sa chambre, et après ? Aller voir Albus, pour lui dire quoi ? Il l'avait trahi. Il avait trahi son meilleur ami plus que n'importe qui, plus que tout ce que certains membres de sa famille ou certaines personnes à Poudlard avaient pu lui faire vivre. Parce qu'il avait donné son amitié, son affection et sa confiance sans limite à Scorpius.

Scorpius n'avait pas réalisé ce qu'il faisait avant de voir la réaction d'Albus. Malgré l'accalmie entre les deux frères, la relation qu'il entretenait avec James n'avait pas été soutenable pour Albus.

Et pourtant il aimait James. Il l'aimait vraiment, ils s'apportaient énormément, soutient, amour, tendresse, force et l'avenir… ils le voyaient ensemble. Ce n'était pas un simple flirt.

Scorpius ne pouvait supporter l'idée de perdre l'un ou l'autre.

Scorpius entendit des pas se rapprocher et il sut de qui il s'agissait. Il ne se retourna pas quand Harry s'assit près de lui pour observer les oiseaux.

- Hermione a toujours aimé ce sortilège.

Scorpius déglutit.

- J'aimerais tellement que ma mère soit là pour me conseiller. Elle me manque.

Harry sourit tristement.

- Ceux qui nous aiment ne nous quittent jamais vraiment. Ils sont là.

Harry tendit sa main vers le cœur de Scorpius. L'adolescent hocha la tête, la gorge serrée. Harry voulait faire quelque chose, mais il se sentait perdu. Il ne pouvait pas intervenir. S'il prenait le parti d'Albus, il ruinait tout ce qu'il avait réussi à construire avec James et s'il prenait le parti de James, Albus ne lui pardonnerait jamais. Alors il prenait le parti de Scorpius. Scorpius qui était un lien entre les deux frères et qui aujourd'hui devenait une fissure. Il ne voulait pas de ça, ce n'était ni juste, ni justifié pour aucun d'eux.

- Scorpius, James a raison, ça va s'arranger. Les choses vont être difficiles, c'est vrai, mais les liens que vous avez tissés avec Albus, avec James, sont plus forts que ça. Ils sauront se pardonner pour rester auprès de toi, Albus ne pourra pas rester loin de toi bien longtemps. Il faut que tu lui laisses du temps.

- Et s'il finit par conclure que je n'en vaux pas la peine ? Si le temps lui prouve qu'il peut vivre sans moi ?

Harry esquissa un sourire et serra son épaule.

- L'année dernière vous êtes restés loin de l'autre pendant tout un été. Pour des raisons qui nous échappent, Draco et moi, mais lorsque tu es revenu, votre amitié était plus forte que tout. Les épreuves, Scorpius, cela n'éloigne pas, ça rend plus fort. Je sais de quoi je parle.

Scorpius se tourna vers Harry et lui adressa un faible sourire.

- Merci Harry.

L'homme sourit et se releva.

- Je vais aller trouver Albus. Ne t'inquiète pas, ça va aller.

Alors Scorpius inspira profondément et se répéta ces mots : ça va aller.

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James ouvrit les yeux quand il entendit la porte de leurs parties communes s'ouvrir. Il n'avait bien sûr pas réussi à trouver le sommeil, sursautant au moindre bruit dans le couloir. Il écouta les pas de Scorpius se diriger vers sa chambre, il l'entendit tousser, murmurer quelques mots à Daisy puis fermer la porte de sa chambre. James ne bougea pas, c'était mieux de le laisser tranquille et surtout, il avait peur de ce qu'il avait pu décider les concernant. Il espérait vraiment qu'il n'avait pas pris de décision, réfléchie ou non, concernant leur relation. Pas maintenant qu'ils s'étaient avoués leurs sentiments. Il devait trouver les mots à dire à Albus. Mais comment ? Il ne les avait jamais trouvés et Albus n'avait jamais écouté.

James soupira une énième fois, se retourna et essaya de trouver le sommeil, difficilement…

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Lorsque le réveil de Scorpius sonna le lendemain, il poussa un grognement. Nous étions le vendredi 2 mai, fête de la libération de Poudlard et de la fin du règne de Voldemort. Un hommage était organisé à 10h, puis le Poudlard Express ramènerait les élèves jusqu'à Londres pour leur jour férié. Quant à Harry, James, Albus et Scorpius, il était prévu qu'ils partent ensemble, avec Neville et Hannah, pour aller déjeuner chez Hermione et Ron. Scorpius referma les yeux et se blottit dans les couvertures chaudes. C'était si rassurant et douillet, un bon lit chaud.

- Scorpius ?

Le blond sursauta lorsqu'on toqua à la porte.

- Je peux entrer ? demanda James.

- Oui, soupira Scorpius en se redressant.

James entra dans la chambre et referma la porte derrière lui. Diego s'était faufilé à sa suite et grimpait sur le couvre lit pour rejoindre Scorpius. Le blond s'assit en tailleur et câlina le furet qui s'était blotti dans le creux de la couverture. James inspira profondément, nerveux de ce silence. Il devait parler en premier car il avait longuement réfléchi à ce qu'il allait dire.

- On va continuer, on ne va pas lâcher. On ne va pas exhiber notre relation, mais on ne va pas non plus l'étouffer. Parce que ce qui arrive ne regarde que nous et il est hors de question que d'autre élèves de Poudlard, hormis nos amis peut-être, s'en mêlent. On va aussi faire ça pour ne pas narguer Albus mais il ne faut pas non plus qu'on soit hypocrites et qu'on s'éloigne l'un de l'autre. Si on veut qu'il l'accepte, et j'espère qu'on est d'accord avec ça, il ne faut pas nous même douter de la sincérité de notre relation. Et enfin, il est hors de question qu'on s'éloigne parce que je pensais vraiment ce que je t'ai dit hier : je t'aime Scorpius.

Scorpius hocha la tête, absorbé par les paroles de son petit-ami. Tout lui semblait plus clair à présent, James maitrisait la situation, ou du moins il posait des faits et des actions. James souffla.

- Quelque chose à ajouter ?

Scorpius esquissa un sourire.

- Je n'avais pas l'intention de m'éloigner.

Ils se sourirent. James hocha la tête.

- Alors tu vas aller petit-déjeuner avec eux ce matin, tu ne vas pas avoir honte devant Albus. Oui, c'est mal de lui avoir caché, de lui avoir menti mais tu ne dois pas t'excuser des choix que tu as fait. Le reste, ce sera à régler entre lui et moi.

Et c'était bien ce qui effrayait Scorpius. Albus était du genre à exploser et cela n'avait toujours pas eu lieu. L'orage grondait.

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Scorpius et James se séparèrent lorsqu'ils entrèrent dans la Grande Salle. Scorpius inspira profondément et alla s'assoir comme à son habitude à côté d'Albus. Son ami porta sa tasse à ses lèvres sans lui accorder un regard.

- Merci encore Scorpius pour les révisions, lui dit Sam en reprenant un toast. Je me sens beaucoup plus tranquille pour les examens lundi.

Les examens… Scorpius espérait de tout cœur que la situation n'allait pas plomber ceux d'Albus.

- Tu me remercieras quand tu auras les résultats, lui répondit Scorpius avec un clin d'œil.

Il adressa un regard à Albus qui continuait de mâcher son croissant, les yeux fixant un point invisible entre Jensen et Sam.

- Et toi, Albus, tu te sens prêt ?

Albus ne répondit pas. Scorpius voulut faire comme si de rien n'était, mais Jensen fronça les sourcils.

- Albus, ça va ?

- Oui pourquoi ? répondit l'adolescent en s'essuyant la bouche.

Jensen fronça d'avantage les sourcils. Il lança un regard à Scorpius qui sourit à son ami. Quelque chose clochait.

- Week-end prolongéééé chantonna Alice en se plantant derrière Sam.

Sam caressa la main qu'elle avait posé sur son épaule. Jensen se tourna vers Alice.

- Je te rappelle que c'est un jour de commémoration aujourd'hui.

Alice leva les yeux au ciel.

- Bonjour les garçons, les salua Rose. Prêts pour la partie de Quidditch cet aprèm ?

Elisabeth, Maya et Théo les rejoignirent, suivie d'Alais qui se laissa tomber à côté de son cousin pour petit-déjeuner.

- Un vrai comité d'accueil, ricana-t-elle.

Rose tapa doucement sur la table pour attirer l'attention de son cousin.

- Oh Albus, t'es prêt ? Cet aprèm, ton père, Draco, papa contre nous trois ?

Albus haussa les épaules et se leva de table.

- Au fait, James et Scorpius baisent ensemble.

Scorpius ferma les yeux, tout son corps se figea. Il entendit Albus s'éloigner et sentit le regard de ses amis sur lui. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il vit la surprise de Théo et Maya, l'inquiétude d'Elisabeth, Rose et Jensen et le choc d'Alice et Sam. Scorpius se leva.

- Je reviens, balbutia-t-il.

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Les élèves se rassemblaient dans la cour pour la minute de silence et le discours du professeur McGonagall. Scorpius avait tout raconté à Jensen en attendant le moment de se rassembler devant l'école. Jensen, pour la première fois, n'avait aucun conseil à donner. Il s'était contenté de dire que James et lui avaient pris la bonne décision et que seul le temps pouvait dire ce qu'il adviendrait de son amitié avec Albus. Scorpius s'était senti terriblement déprimé par ça. En effet, il ne pouvait rien faire. Il l'avait bien vu ce matin, Albus n'était pas décidé à lui adresser la parole. Scorpius pouvait bien passer les banalités et insister mais c'était bien trop risqué. Alors il se taisait.

Scorpius rejoignit Maya et Elisabeth, il regarda autour de lui mais ne vit ni James, ni Albus. Il espérait que ce ne soit qu'une coïncidence. Le professeur McGonagall commença son discours, il fut conclu par le chant de Poudlard entonné par la chorale et toute l'école à sa suite. Puis suivit la minute de silence. Enfin, les élèves se dispersèrent pour aller récupérer leurs affaires et partir en week-end prolongé.

Scorpius se fit bousculé. Il aperçut James et Amélia au loin. Par Merlin… il allait passer la journée entre James et Albus, dans la maison d'Hermione qui essayait continuellement de créer des liens. Scorpius espérait de tout cœur qu'Harry s'en soit mêlé et qu'il ait intimé à sa meilleure amie de se taire.

- Hep, où tu vas comme ça ? lui dit Maya en attrapant sa manche.

Maya et Elisabeth demandèrent des explications. Comme Scorpius s'y était attendu, elles ne comprenaient pas qu'il ne leur ait rien dit mais surtout, elles s'inquiétaient pour lui.

- Ça va forcément s'arranger, le rassura Maya. S'il avait vraiment voulu te faire du tort, il ne se serait pas gêné pour le balancer à toute l'école.

- Il n'aurait jamais fait ça, le défendit Scorpius en secouant la tête. Ou alors, il pense me faire rompre avec James en se comportant comme ça, soupira-t-il.

Il jetait des regards autour de lui pour vérifier que personne n'écoutait leur conversation. Mais les élèves étaient bien trop occupés à tirer leurs valises en direction des barques et des calèches pour faire attention à eux.

- Il avait besoin d'exprimer sa douleur, fit remarquer Elisabeth. Laisse-lui du temps.

- C'est ce que Jensen dit aussi mais vous le connaissez pas aussi bien que moi je le connais. C'est pas normal qu'il soit si stoïque. C'est très mauvais signe.

- Tu aurais du nous en parler, releva Elisabeth d'une voix douce en caressant son bras.

- C'était compliqué, expliqua l'adolescent. Et maintenant, ça l'est encore plus.

Elisabeth se mordit la lèvre.

- On devrait y aller, le Poudlard Express n'attend. En tout cas n'hésite pas si tu as besoin de parler.

Scorpius, Eslisabeth et Maya se dirigèrent vers le hall d'entrée où toutes les valises étaient entassées par maison et année. Maya donna un faible coup d'coude à Scorpius

- Qu'est-ce que j'peux faire ?

Scorpius haussa les épaules.

- Rien.

Il souhaita un bon week-end à Maya et Elisabeth et récupéra sa valise. Il vit Albus et Hugo qui discutaient en sortant de l'école. James devait déjà être parti lui aussi. Ils se rejoignaient tous – Harry, James, Albus, Scorpius, Rose, Hugo, Neville et Hannah – à la boutique Weasley pour rejoindre la maison d'Hermione et Ron par poudre de cheminette. Lorsque Scorpius descendit les marches, son sac balancé sur son épaule, il vit Rose se rapprocher de lui. Il poussa un grognement.

- Décidément, ça va être ma journée….

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Flash Back

Rose marchait vivement à la suite de son cousin. Lui parler cinq minutes avant l'hommage national n'était pas l'idéal mais elle ne pouvait pas attendre une minute de plus.

- Albus.

Le garçon continuait à avancer en direction du hall principal. Elle bouscula un groupe d'élèves de première année mais ne s'en formalisa pas.

- Albus, tu pourrais ralentir, je veux te parler.

Aucune réaction.

- Albus !

Rose attrapa son t-shirt et le força à se retourner. Albus lui fit face, le visage impassible.

- Albus, écoute, ce n'est pas-

- Tu étais au courant ?

Rose ouvrit la bouche, ne sachant pas quoi répondre.

- Quoi ?

- Est-ce que tu étais. Au courant, redemanda Albus d'une voix saccadée et sans appel.

Rose déglutit.

- Eh bien je… oui, mais depuis peu et-

Albus tourna les talons et s'éloigna à nouveau.

- Albus, supplia Rose.

Son cousin tourna au bout du couloir.

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- Je vais réessayer, Scorpius, ne t'inquiète pas.

Scorpius caressa son épaule.

- Je suis vraiment désolée, Rose, je voulais pas que ça fasse du mal à la relation que tu as avec lui.

- Ne dis pas n'importe quoi, répondit Rose. Je savais, j'avais deviné pour James et toi, aucun de vous deux ne m'a rien dit.

- Et maintenant, tu vas me dire comme les autres, qu'il faut attendre.

- Non. Albus est du genre à exploser et il se tait. C'est pas normal. Il était indifférent avec moi comme ça lorsqu'il ne se considérait pas comme un membre de la famille et que j'étais proche de James.

Scorpius croisa le regard de Rose. Ce qu'elle disait n'avait absolument rien de rassurant.

- Je crois qu'il a balancé la vérité devant nous tous parce qu'il ne sait pas comment exprimer ce qu'il ressent, ce que ça lui fait. Mais ça veut bien dire qu'il ressent quelque chose. Il n'a pas fait une croix sur toi, Scorpius, alors ne lâche pas.

- Mais je ne sais même pas quoi lui dire.

- La vérité. De toute manière il n'a pas d'autre choix que de l'accepter s'il ne veut pas te perdre.

- Rose, c'est moi qui suis en train de le perdre, là.

- Tu comptes rompre avec James, peut-être ?

Scorpius fronça légèrement les sourcils, préoccupé.

- Non, répondit Rose à sa place. Alors il devra accepter cette nouvelle situation. Et tu dois lui rappeler qu'il aura toujours une place privilégiée dans ton cœur, que cette relation ne remet pas en cause votre amitié.

Scorpius hocha la tête.

- Merci Rose.

- Pas de quoi. Je t'avais dit que je te soutiendrais. Et Albus finira par comprendre que ce n'est pas contre lui.

Scorpius n'en était pas si sûr.