Ron pris sa décision: même si l'histoire de la victime était triste, il n'avait pas pour autant envie de tuer Pansy, à qui il faisait à peu près confiance.
Il garda donc son arme levée, et dit :
« Je suis désolée, mais je ne veux tuer aucune d'entre nous. Ce que je te propose à la place, c'est de passer le reste du Purgatoire avec nous, et, quand on sortira, Pansy aura une dette envers toi jusqu'à ce qu'elle t'ai aider à retrouver ta sœur, ça te va ? »
Après une brève hésitation, la jeune femme hocha sa tête et baissa son arme. Pansy en profita pour s'enfuir et retourner avec le reste du groupe. La victime, elle, s'avança de Ron pour lui rendre son arme.
Mais tout ne se passa pas comme prévu : le prenant par surprise, elle réussit à lui prendre l'arme à feu et la braqua à nouveau sur Pansy :
« Si quelqu'un bouge, je tire ! Pansy, reviens la, on en a pas fini ! »
Contrainte et forcée, la brune retourna avec son ancienne victime. Cette dernière, passa son bras autour de sa gorge et braqua son arme sur le reste des joueurs. Puis elle recula, jusqu'à sortir de la salle. Elle entraina Pansy jusqu'aux premiers sanitaires, et alluma les douches sur elles. Aussitôt, elles poussèrent des hurlements, et, voyant cela, Millicent sorti du groupe pour essayer de sauver Pansy. Mal lui en prit, car la victime l'agrippa et l'entraina dans la mort avec elles deux.
Voyant les corps rongés par l'acide, le reste des participants vomirent l'entièreté de leurs estomacs, et pire encore, ils durent laver à grandes eaux les corps avant de pouvoir les transporter, ce qui leur prit une bonne partie de la matinée.
Pendant ce long travail, Théodore lança le débat sur un détail qui l'avait marqué :
« - Dis donc Ron, qu'est ce que tu faisais avec une arme toi ?
- C'est vrai ça, t'as pas le droit normalement.
- Désolé, je la gardait sur moi au cas où quelqu'un pète un plomb durant la nuit et essaye de nous buter.
- C'est intelligent, mais t'aurai du nous prévenir.
- Ben non, sinon celui qui pète un cable aurait été au courant.
- Ouais, mais imagine que ce soit toi qui pète un cable.
- C'est pas faux... »
Un débat sur les armes débuta donc, notamment sur le nombre limité de munitions. Il fut finalement décidé qu'une personne par nuit aurait l'arme à feu, mais seulement celles ayant déjà subit un jugement, et dont on connaissait du coup le passé.
Le débat finit, ils portèrent les corps à la morgue, puis allèrent déjeuner, pour ceux qui avaient encore de l'appétit. Après le repas, tout le monde partit à la bibliothèque, sauf Ron qui prétexta vouloir faire les comptes de la réserve pour chercher des indices laissés par l'Ordre.
Il y passa tous le début de l'après midi, mais ne trouva qu'un briquet, bien caché par l'Ordre si l'on se fiait au dessin de Phoenix gravé dessus, et aucune information pertinente sur le passé d'un des joueurs.
Harry, lui, cogitait: d'après les informations qu'ils avaient, il était avec sa propre femme et son bras droit, ce qu'il trouvait vraiment étrange. Le gouvernement pouvait certes très bien s'amuser en essayant de les faire s'entretuer, mais il en doutait. Déjà, il était certain que l'Ordre avait réussit à s'infiltrer pour leur laisser des indices, et même des objetssi l'on considérait le briquet ou encore certainement le matériel de chirurgie trouvée par Théodore au début du jeu.
De plus, Ginny soupçonnait Drago, qui était complice de terrorisme dans le passé, et Théodore de faire également tout deux parti de l'Ordre. Cela faisait donc beaucoup de potentiels membres, si l'on comptait Hermione, Ginny, Ron, Théodore, Drago et lui, pour une seule et même session de Purgatoire. C'était donc forcément un coup monté par l'Ordre, mais il fallait encore trouver le but...
De son coté, Astoria se remettait doucement, et commençait à réussir à manger, un peu de riz bouilli et une tasse de café avaient réussi à remplir son estomac.
Vers la fin de l'après midi, une vidéo se déclencha, sans prévenir, sur l'écran du salon. On y voyait une jeune femme rousse rentrer dans un magasin, tirer avec un fusil presque plus grand qu'elle en l'air, et hurler aux clients de lui filer leurs porte feuilles, et à la caissière de lui donner la caisse. Elle rangea tout dans un gros sac plastique, puis courru hors du magasin avec son butin.
La vidéo se coupa brusquement, et une deuxième démarra. La jeune femme rousse, visage cachée cette fois ci seulement par un foulard, jetait des cocktails Molotov enflammés sur des policiers, au milieu d'une émeute. Puis, elle esquiva une grenade lacrymogène et son foulard tomba. Il y eu un arrêt sur image, puis un zoom: on reconnaissait alors tout à fait Ginny.
La vidéo se coupa enfin, et les participants se dévisagèrent, presque las:
"Bon et bien, votons."
Chapitre 95: la tuer
Chapitre 96: la laisser en vie
