Poudlard, Angleterre

Harry, du haut de la tour d'astronomie, regardait les tentes installé un peu partout sur les terrains de l'école. Le soleil s'était couché depuis longtemps, et seule la lumière des centaines de feu lui permettait de voir aussi bien la vie en dessous de lui. Tous les jours, des sorciers et sorcière rejoignait Poudlard, ou plutôt le Refuge. Le nom était revenu, d'abord avec les gobelins, puis avec les diverses créatures qui les avaient rejoint.

Doucement, il fit tourner la bague attaché à une chaîne qu'il portait autour du coup, son symbole d'espoir, ce qui lui permettait de rester fort, de voir au-delà de ce qui arrivait. Il l'avait présenté à Hermione un soir alors qu'ils n'étaient que tous les deux, et si elle avait aimé le geste, elle avait refusé. Harry n'était pas blessé, il comprenait ce qu'elle lui avait dit, la raison de son refus, et il ne pouvait qu'être d'accord avec elle. Présenter une bague dans ces circonstances n'étaient pas joyeux, cela donnait un sentiment de fin, une façon qu'on se souvienne de lui après sa mort, comme s'il ne croyait pas revenir. C'était pour cela qu'elle avait refusé, un sourire doux aux lèvres, et la tristesse dans ses yeux, « non Harry, pas comme ça, on vivra, et une fois la bataille terminé, redemande moi, et à ce moment-là, tu me passeras cette bague au doigt, mais pas avant, ne part pas perdant. Tu es fort, nous sommes forts, chaque jours, nous nous entraînons, nous nous améliorons, et quand le jour viendra, je serai prêt de toi, et nous le vaincrons ».

Mais le moment été venu trop vite aux goûts de Harry, et il se souvint d'il y a encore une semaine, où les terres de Poudlard était vierge, sans campement ni cri. Il se souvint de la paix qui régnait dans le château, des rires des élèves de Draugur, d'Anna et Melissa enchaînant duel sur duel, montrant des capacités magique dépassant tout ce qu'ils auraient pu imaginer. Les jumeaux Weasley, qui profitaient de ces duels pour gérer des paris et gagner assez d'argent pour leur magasin de farces et attrapes, des histoires de Varar, remplis d'aventure et d'acte héroïque. Il se souvenait de plein de chose, des choses qui n'était que des détails, mais c'est maintenant qu'il se rendait compte que les détails étaient ce qui était au final le plus important.

Mais il se souvenait surtout d'Hermione, et des moments passé avec elle. Les longues balades ensembles, discussions au bord du lac, ou juste moment passé dans le silence, où chacun profitait de la présence de l'autre. Maintenant, il l'a voyait à peine, tous deux plongés dans de longs et épuisant entrainement. Ils n'avaient aucun répit, et ils n'étaient pas les seuls, Daphnée, Neville, les jumeaux, Luna…tant de ses amis s'entraînaient aussi, dans l'espoir d'être prêt et survivre le soir de la troisième tache, car il y a une semaine encore, la paix régnait à Poudlard. Alors que le dîner était servis, un premier appel fut entendu, jusqu'à devenir plus nombreux, et les bavardages cédèrent face aux appels à l'aide, cris et supplication. Personne ne compris, mais une personne se leva et se dirigea vers les portes, suivis de pleins d'autres.

Personnes ne connaissait la raison, mais rapidement des ordres furent donné par les professeurs, les plus jeunes furent emmené dans les salles communes, loin des cris et de ce qu'ils pourraient voir, tandis que les plus âgés était repartis en équipe. Ce fut une nuit agité, ou chacun aida comme il pouvait, à soigner, transporter des bandages et potions, brassant même les potions afin d'alimenter le stock disponible qui disparaissait à un rythme effrayant. Ceux qui n'était pas assez bon montait des lits, préparait des pièces d'accueil ou servait juste de messager entre les différentes parties du château, mais au fur et à mesure que le temps s'écoulait, l'organisation gagnait en efficacité. Pourtant ce ne fut que le lendemain qu'ils apprirent réellement ce qu'il s'était passé, et d'où venaient ces gens, Voldemort avait attaqué.

Il était resté calme pendant tout ce temps, et si pour beaucoup y avait vu un soulagement, ils en subissaient maintenant le contre coup. En une soirée, et confirmé plus tard dans la journée qui suivit, Le seigneur des ténèbres avait détruit toutes les structures magique d'Angleterre. Un voyage au chemin de traverse leur apprit qu'il n'y avait plus rien, tout avait disparu dans ce qui ressemblait à un feudeymon, voire plusieurs d'après ce qu'ils apprirent d'Ollivander. Le vendeur de baguette avait à peine survécu, d'après ce qu'il avait dit, des mangemorts été apparu au moment de la fermeture des magasins, et avait déclenché incendie sur incendie, tuant tous ceux qui étaient encore présent dans la ruelle, et avait dû fuir devant la sortie des gobelins de Gringotts. Ces derniers avaient mené une dure bataille d'après les informations de Ragnok venu faire un rapport de la situation, de l'allée des embrumes était sortis des loups garous et vampire, retardant suffisamment les gobelins pour les empêcher de progresser dans la rue.

La présence de monsieur et madame Weasley fut une preuve que les maisons sorcières avaient elles aussi subi un assaut, et c'est les larmes aux yeux que Molly raconta la destruction du Terrier par Quedver et deux autres mangemorts. Par madame Bones, la tante de Susan, ils apprirent que Voldemort c'était déplacé en personne pour prendre le ministère de la magie, ce dernier offrant une pale résistance face à l'armée que Voldemort avait amené, les aurors n'était ni assez nombreux, ni assez fort pour offrir autre chose que du temps pour permettre à ceux qui pouvaient de fuir. Elle n'avait pas eu le choix, avait-elle dit en frappant du point un mur, un des jeune auror qu'elle avait personnellement formé l'avait poussé dans une cheminée en la remerciant pour la chance qu'elle lui avait donnée, avant de mourir d'une Avada Kedavra.

En une nuit Voldemort avait pris le pouvoir, sans subir de lourde perte, et la seule chose qui restait était Poudlard, où tous les survivants s'étaient dirigés. Les Gobelins avaient fermé la banque et scellé l'entrée par de puissants sorts, avant de venir à leur tour au Refuge. Depuis, ils entraînaient tout ceux qui le désiraient, forgeant de simple épée en argent pour contrer les loups garous, puis en leurs apprenant à se battre avec.

Tous se préparaient pour le grand jour. Appréhension, peur, colère et angoisse avait envahi le château, et Harry avait vu beaucoup de scène comme celle qu'il avait vécu avec Hermione. Chaque moment d'amour, chaque geste et désir y était vu comme non un geste d'amour, mais de finalité, sortir une dernière fois, s'embrasser une dernière fois, passer un dernier moment ensemble, c'était à quoi ressemblait tous les couples en ce moment, et cela minait encore plus le moral dans le château, car il n'y régnait qu'un sentiment de fin.

Mais tout allait ce finir, car le moment était finalement arrivait. Si Harry n'arrivait pas à dormir, c'était car demain était le jour de la dernière tache. Demain était le grand jour, celui qui le verrai vivre dans la paix une bonne fois pour toute, ou ce serait le début d'une ère sombre. Pour Harry tout allait se jouer dans moins de vingt-quatre heures, et il entendait encore une voix qui lui répétait la même chose, elle semblait provenir d'un souvenir, mais il n'arrivait pas à se souvenir de quoi, mais la voix ne faisait que répétait une phrase en boucle, « quand le moment sera venu, appelle-moi »