Poudlard, Angleterre

Harry suivis Sirius dans les couloirs du château, et plus ils approchaient des grandes portes, plus il y avait de personne active. Tout le monde y mettait du sien, et sous la direction du professeur de Rune, des élèves gravés les pierres du château. Harry ne savait pas ce qu'ils faisaient car il n'avait pas pris cette matière, mais le regard carnassier du professeur lui faisait froid dans le dos. D'après Sirius, il y avait peu de chance que les mangemorts parvienne jusqu'aux portes, mais il se préparait à toute éventualité. Harry pouvait voir des panneaux d'interdiction et de danger sur des portes qu'ils dépassaient, dont une signalait l'obligation de port de bouchon d'oreille à cause de la présence de Mandragore adulte à l'intérieur. Il vit aussi passer des armures et statues se diriger vers l'extérieur en petit groupe, ainsi que des élèves solidifiant les fenêtres pour empêcher qu'elles se brisent. Pour Harry, c'était un souvenir de sa première année et les pièges pour atteindre la pierre philosophale. Des enchantements, plantes dangereuse et statues de pierre, oui, il se revoyait en première année. Il savait que des potions étaient aussi en préparation, mais il s'agissait plus de potion de soin qu'offensive car incontrôlable. Lâcher un poison était efficace, mais il ciblait une zone et non une personne, raison pour laquelle les potionniste se concentraient sur les potions de soin, d'énergie et antidote. Harry vit aussi des gobelins le saluer alors qu'il croisait leur route, ces derniers avaient verrouillé Gringotts sous de puissante défense auquel les mangemorts avaient subis de lourde perte en essayant de piller la banque. Tous y mettaient de l'énergie, prenant des pauses et des quarts de travail pour ne pas trop se fatiguer, car ils devaient tous être en forme pour ce soir.

Ils arrivèrent dans l'antichambre de la grande salle où Harry eu la surprise de voir Arthur et Molly Weasley l'attendre en compagnie de Bill, l'aînée de la famille. Ce dernier était venu sous ordre des gobelins, abandonnant ses fouilles en Egypte pour être à leur côté. D'après les histoires des gobelins, Bill avait sauvé un membre de la famille de Ragnok, et il était monté dans l'estime de la banque grâce à cela. Il était depuis lors un ami de la Nation Gobeline, chose extrêmement rare qui lui permettait aujourd'hui d'être vêtu d'une armure forgé par ces derniers, le protégeant entièrement. Percy aussi était là au grand étonnement d'Harry. Ce dernier avait fui le ministère dans un élan d'intelligence d'après les jumeaux. Il avait vu ce que devenait le ministère, la corruption évidente ainsi que le passif des départements. Percy voulait le respect de la loi, améliorer ce qu'il pouvait. Il n'était pas la personne la plus accueillante, et il avait souvent l'air coincé, mais il n'était pas mauvais. Avant de partir, il avait recueilli le plus d'information possible qu'il avait transmis à Amelia Bones.

Avant qu'Harry puisse dire quoique ce soit, la femme le serrait dans un câlin féroce qui le surprit. Il s'attendait à ce qu'elle parle de Ron, qu'elle lui livre une Beuglante en direct ou demande de lui pardonner, mais elle ne fit rien. Elle ne fit rien non plus quand Hermione rentra quelques minutes après et que cette dernière eut droit elle aussi à un câlin étouffant. Il y avait quelque chose d'étrange ici, car Harry était sûr qu'elle crierait sur Hermione pour avoir autant frappé Ron, mais rien. Il n'y avait que l'inquiétude que la mère des Weasley avait toujours, trop maigre, les cours, de laisser les adultes faire, que tout allait bien se passer, mais rien concernant Ron.*

- Molly, intervint Arthur en interrompant le flot d'inquiétude de sa femme. Puis-je prendre Harry et Hermione deux petites minutes ? J'ai des informations de dernière minute concernant ce soir à leur transmettre.

- C'est pour leur sécurité n'est-ce pas ? Questionna la femme toujours inquiète.

- Je ne peux pas en parler chérie, dit Arthur en lui souriant, mais ce n'est rien de mauvais, je te le promets.

- D'accord, mais ne prend pas trop de temps d'accord ? Harry doit se reposer pour ce soir.

Avec un dernier sourire, Arthur amena Harry et Hermione à l'extérieur avant d'entrer dans une salle de classe. A la surprise des deux adolescents, l'homme les attrapa et les serra fort dans ses bras, une étreinte qui ressemblait fortement à celle de sa femme.

- Je suis désolé pour Ron, dit Arthur en s'éloignant après quelques minutes. Molly ne sait rien, mais les jumeaux et Ginny m'ont écrit peut après ce qu'il s'est passé, et je vous demande pardon pour ses paroles.

- Monsieur Weasley je…commença à dire Harry

- Non Harry, ce qu'il a fait est impardonnable et fait honte à la façon dont Molly et moi l'avons éduqué, je ne sais pas pourquoi il a agi comme ça mais il l'a fait.

- Vous n'y êtes pour rien Monsieur Weasley, dit Hermione en lui souriant, nous savons que vous n'y êtes pour rien.

- Merci Hermione, dit le père de famille en lui souriant tristement. Maintenant que les excuses ont été dites, laissez-moi continuer, car ce n'est pas tout.

- Que voulez-vous dire ? Demanda Harry

- J'ai contacté Ron pour savoir, je ne pouvais pas croire ce que me disais mes enfants, pas sur ça, ce n'est pas Ron, Ron n'agit pas comme ça. Mais j'ai eu confirmation, et je me suis senti horrible. Vous êtes de la famille, ses meilleurs amis, vous avez tout fait ensemble, vous protégeant et aidant chacun, veillant sur le dos de l'autre Je ne comprenais pas. J'ai essayé de comprendre, savoir, que s'est-il passé ? Mais je ne sais pas, il ne dit rien, je sens dans ses lettre qu'il veut quelque chose, qu'il cherche une réponse, mais je n'arrive pas à trouver quoi lui dire, son acte était impardonnable.

- Ou voulez-vous en venir Monsieur Weasley, dit Hermione en s'approchant pour réconforter l'homme qui se brisait petit à petit devant eux en parlant de son fils.

- Juste s'il vous plait, dit l'homme en les regardant chacun. Ce soir va être horrible, personne ne sais ce qu'il va se passer. Je le sais, je me souviens de la dernière fois. Mais ce que je sais, c'est que je me suis disputé avec un ami un jour, le lendemain il mourrait dans un assaut de mangemort. Tous les jours, quand j'y repense, je me demande ce qu'il se serait passé si on ne c'était pas disputé. Serait-il avec moi au lieu du chemin de traverse ? Aurais-je pu éviter que ça arrive en le contactant le matin ? Plein de si et peut-être, mais au final, il était mort. Alors s'il vous plait, si Ron vient à vous, donnez-lui une chance de parler. Je ne vous demande pas de lui pardonner, mais au moins de l'écouter. Pouvez-vous faire ça pour moi s'il vous plait ?

Harry n'en pouvait plus, et s'élança pour prendre dans ses bras l'homme qui l'accueillait chez lui tous les étés, un homme qui était devenu son modèle, un père. Sirius était son parrain, mais Arthur Weasley lui avait appris comment agir, vivre en famille, donner des conseils quand Harry venait à lui. Harry ne supportait pas de voir cet homme qu'il admirait en pleurs devant lui. Il n'avait rien fait, ce n'était pas lui qui était en faute, mais il prenait sur lui la faute de son fils, et penser être responsable de la bêtise de Ron. Hermione à côté de lui l'avait battu et pleurait elle aussi dans l'épaule de l'homme. Le geste de Ron lui avait fait mal, mais c'était la faute de ce dernier, pas de son père.

Ils passèrent quelques minutes ainsi avant de se ressaisir, et doucement les deux acceptèrent de laisser Ron parler s'il venait à eux. Pardonner n'était pas encore possible, les mots ne pouvaient pas être repris, mais s'il cherchait à parler, ils l'écouteraient, c'était tout ce qu'ils pouvaient promettre.

(*_*)

Harry passa une journée fantastique entouré de tous ses proches, ceux qu'il considéré comme sa famille. Il n'y avait rien de sérieux dans ses moments, juste une journée pleine de rire et de détente loin des préparations en cours pour la tâche et ce qui allait suivre, et Harry aima cette journée plus que tout. Les jumeaux les firent rirent quand ils arrivèrent à la fin des cours, ces derniers découvrant avec stupeur qui était Sirius et Remus, demandant à devenir leurs apprentis avant de s'incliner devant les maraudeurs et Harry, ce dernier devenant un dieu vivant à leurs yeux en étant le fils de Cornedrue.

« Non, ce fut une journée fantastique », se dit Harry en regardant l'entrée du labyrinthe qui était devant lui, ignorant la voix du représentant du ministère qui ouvrait le début de la dernière tache. Ce dernier était venu tôt, affirmant être le nouveau représentant du ministère après la mort de Ludo Verpey lors de la deuxième tache. L'homme était pour tous un mangemort, il n'y avait aucun doute dessus. Il regardait Harry avec avidité et frotté en permanence son avant-bras gauche avec douleur. Il avait à un moment frotter trop fort, remontant sa manche assez haut pour qu'Harry puisse voir ce qui ressemblait à un tatouage. Le peu qu'il vit ressemblait à la marque qui avait flotté dans le ciel à la finale de Quidditch, et Harry se demanda ce qu'il y avait dans ce labyrinthe, car visiblement, c'était des mangemorts qui avaient organisé les derniers préparatifs de la tâche. Cependant, il ne pouvait rien faire, personne ne pouvait agir, car la tâche devait être lancé, la magie du tournoi l'obligeait.

Regardant les tribunes, Harry vit tous ses amis réunit ensemble et lui souriant avec confiance, Hermione était là, au milieu, tenant dans ses mains le collier avec la bague que Harry lui avait donné. Au-dessus d'eux une silhouette ce tenait seul, et ce fut que sa couleur de cheveux qui permit à Harry de reconnaître Ron. Ce dernier le regarda étrangement, avant de baisser les yeux vers Hermione puis revenir à Harry. Ron fit un signe de tête, et Harry compris, en son absence, Ron allait surveiller Hermione du mieux qu'il pouvait. Harry l'avait surpris à les regarder plusieurs fois, mais le garçon n'était pas venu. Il semblait que ce dernier avait finalement pris une décision. Harry espérait revoir son ancien ami à la fin de tout ça afin de parler. Un geste dans sa direction lui fit tourner la tête, et il vit Cedric lui faire signe d'écouter en souriant.

Le Champion de Poudlard se tenait à sa droite et essayait de montrer un air confiant, tandis qu'à sa gauche, Fleur Delacour lui fit un signe de tête motivé. Ils s'étaient réuni peu avant la tâche, et avait décidé de s'allier le plus qu'ils pouvaient pour finir la tache le plus rapidement possible. Pour eux, Voldemort était plus important qu'une simple coupe, car peu importe qui l'emportait, sa victoire sera oublié à cause de la guerre qui allait se dérouler au même moment autour d'eux.

- Afin d'équilibrer les chances pour notre plus jeune concurrent, fit l'homme du ministère qui regardait Harry d'un œil avide. Ce dernier rentrera en premier suivit de Fleur Delacour et enfin de Cedric Diggory. Au coup de Canon, Vous pourrez rentrer dans le labyrinthe Monsieur Potter !

Un coup de canon retenti et après avoir pris une profonde inspiration, Harry fonça dans le labyrinthe avec la baguette de Dumbledore à la main, courant le plus vite possible pour atteindre la coupe au plus vite. Une fois atteinte, il aura de l'aide. Il murmura une prière pour que tout le monde sorte vivant, et promis de faire de même. Il ne mourra pas ce soir.