Ceci est le dernier chapitre prenant place dans le passé ! Geralt et Jaskier arrivent dans le prochain chapitre, bonne lecture à vous ! N'hésitez pas à écrire une review, ça fait toujours plaisir !


« Oh jeune fille éternelle, au nom porté par les vents;

Sur ton front croît la lune, sous tes pieds naissent les étoiles;

Oh mère Bénie, Fertile, drapée de l'or des champs;

Sur ton front la lune est pleine, dans ton ventre grandit le monde;

Oh aïeul, Mère Morte, renaissant de tes cendres;

Sur ton front décroît la lune, à travers ton corps renaît la vie;

Oh Miletele Triple Déesse, prend bien soin de Ygdrelle;

Je t'en prie guide son âme, par-delà les rives;

Qu'elle repose avec toi, dans l'éternelle source. »

La voix cristalline de la jeune femme résonnait dans la clairière, son chant était porté par le vent. La forêt tout entière semblait porter le deuil d'Ygdrelle avec elle.

La femme aux longs cheveux bruns resta un instant à genoux devant la tombe de son mentor. Un grossier amas de terre, c'est tout ce qui restait d'elle. Et pourquoi ?

La fureur monta en elle. Une haine destructrice, une rage qui lui rongeait le ventre. Elle se redressa, la mâchoire serrée. De noirs nuages envahirent le bleu du ciel, qui se mit à gronder dangereusement. La pluie commença à tomber, trempant rapidement la jeune femme.

Elle tourna les talons, et monta sur le dos d'Iblis, le poussante au grand galop. « Bleidd, Cerbin, tirth » gronda la voix de Dyrane. Derrière la furie au grand galop, se regroupèrent peu à peu loups, corbeaux, sangliers, ours.

La nuit était tombée depuis peu quand la jeune femme arriva à l'entrée du village. Elle posa le pied au sol et frappa la croupe d'Iblis pour l'éloigner. Comme elle s'y attendait, le village n'était pas vide.

Elle entra dans le village, d'un pas calme. En voyant le premier homme sortir son épée, elle se mit à courir vers lui, hurlant "Morvudd. Ichaer, spar "le".

Le carnage commença. Les loups, ours, sanglier, corbeaux attaquèrent les habitants du village, sans distinction. Tous ceux qui étaient restés devaient périr. Les animaux sautaient aux gorges, piétinaient, entraient dans les maisons pour saccager, embrocher, dévorer, démantibuler, démembrer. Le village fut bientôt empli de hurlements de terreurs, de douleur, de grognement et de cris d'animaux. Du sang recouvrait les murs, les chemins, les sols des maisons.

Dyrane poussait des hurlements démenti, elle brisait les nuques par la seule force télékinétique de son pouvoir, utilisait les racines des arbres pour pendre les villageois, les branches pour les transpercer. Elle hurla et tendit les bras vers le ciel, la foudre s'abattit sur les maisons dans un bruit de craquement, les faisant bruler.

Elle tourna la tête et aperçu Arend essayent de fuir le massacre. Une rage folle s'empara de son cœur à la vue de l'assassin d'Ygdrelle. Quelque chose céda en elle, et elle se laissa engloutir par elle. Une puissante vague d'énergie se fit sentir en elle, elle ferma les yeux. Quand elle les rouvrit, ces derniers étaient devenu rouges sombre, presque noir. Elle s'avança vers Arend.

Quand l'homme rencontra le regard de la jeune femme, son propre visage se décomposa de terreur. "d'yaeblewed". Soufflat le jeune homme garçon.

La femme en face de lui l'attrapa par le cou et le souleva au-dessus du sol avec une force impressionnante. Soudain, la peau de sa gorge, autour de la main de Dyrane commença à se nécroser, sous les hurlements de douleur de l'homme qui se débattait férocement. En quelques secondes, l'homme ne fut plus qu'os, et bientôt cendres, balayé par le vent.

Après cet événement, Dyrane ne se contrôla plus, elle laissa exploser en elle son pouvoir et sa soif de vengeance.


Quand le soleil éclaira le ciel, il offrit un triste spectacle. Le village n'était plus que ruines et cendres, les carcasses des maisons brulées encore fumantes. Les animaux étaient répartis dans la forêt.

Seule créature vivante, Dyrane gisait, assise, couverte de sang et de cendre, au milieu des décombres. Ses yeux avaient retrouvé une teinte normale, et scrutaient ce qui fut son village. Elle se redressa tant bien que mal son corps tremblant de fatigue.

- cheval baie aux balzanes noires s'avança vers sa gardienne, semblant sortir des décombres.

- On rentre à la maison Iblis. Chuchota la jeune femme, en montant difficilement sur le dos de son fidèle ami.