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122 – Edward

Tampa… samedi 17 juillet 2010 à 00 : 26

E : Hey ma douce et malade… texte-moi quand tu seras plus en forme.

J'envoyai le message avant d'entrer dans la douche. Ma pauvre Bella avait eu tout un tas de problèmes depuis qu'elle était rentrée chez elle – Jacob, ses règles et enfin la grippe. Je laissai l'eau dévaler sur ma tête et mon visage, en souriant parce elle avait absolument refusé de me parler sur sKyPe. Du tout. Pendant ses règles je pouvais le comprendre mais pas à cause de la grippe. Je l'avais suppliée et suppliée encore pour au moins pouvoir la voir mais elle n'avait pas voulu me disant qu'elle avait le nez rouge, les yeux gonflés et les lèvres sèches et que ça n'était pas fait pour être vu en public – même par moi. Comme si je me préoccupais de la tête qu'elle pouvait avoir. Je m'inquiétais sans cesse parce qu'elle avait une voix horrible, rauque, elle reniflait et était tout à fait épuisée.

Nous avions échangé des textos, des mails et avions parlé au téléphone tout le temps mais son merveilleux visage et son doux sourire me manquaient et deux semaines sans la voir allaient finir par me tuer. En fait l'érection violente que j'avais sous la douche le prouvait simplement. Je la regardai avec dédain et frustration parce que m'occuper de ça allait ne faire qu'empirer la situation. Ça ferait simplement que Bella me manquerait davantage. A moment donné ça aurait soulagé la tension mais maintenant la douleur serait toujours là, sa douceur, ses rires et ses tendres contacts, ses baisers si doux me manquaient tellement que ça me faisait mal. Ma main n'aurait fait qu'effleurer la surface…

Souhaitant que mon corps se tienne simplement tranquille je sortis finalement de la douche en enroulant une serviette autour de ma taille. Mon téléphone vibra, j'avais un message.

B : Je suis debout mon beau ;)

J'allai dans ma chambre et tombai assis sur le bord du lit pour répondre immédiatement.

E : Hey ma belle ! Comment vas-tu ?

B : Beaucoup mieux. Tu me manques terriblement. Et je me demandai si on pouvait se voir sur sKyPe aujourd'hui ? *croise les doigts*

E : Pour toi je trouverai le temps ! Quand amour ?

B : Maintenant ?

En souriant j'envoyai un autre message avant de me lever pour attraper mon ordinateur.

E : dépêche-toi ! ;)

Je me rassis sur le lit – cette fois appuyé contre la tête de lit – et j'ouvris l'ordinateur. Quand je reçus l'alerte pour un appel entrant à la seconde où je me loggais, ça me fit rire. Elle avait été rapide.

Son merveilleux visage envahit ma vision et je soupirai et souris de contentement pour la première fois de ce qui me semblait être une éternité. Mes yeux cherchèrent la trace d'un changement, n'en trouvèrent aucun sauf un peu de rose sur son nez encore à cause de la grippe. Je ressentais le besoin irrésistible d'embrasser le bout de ce nez.

"Hey mon cœur."

"Hey chéri," rigola-t-elle. "J'ai gagné !"

"C'est vrai," rigolai-je.

Je vis qu'elle était couchée sur le ventre, sur son lit, son menton enfoncé dans l'oreiller et ses pieds nus en l'air derrière elle. Elle était très belle, un véritable spectacle pour mes yeux endoloris tandis qu'elle jouait avec mes plaques d'identification autour de son cou.

"Tu m'en dois une Sergent," plaisanta-t-elle mais ses sourcils se froncèrent un peu. "Oh…" grogna-t-elle. "Tes cheveux ont disparu."

En riant je passai ma main sur ma tête. "Bella, il fait si chaud ici. Je promets, ils vont repousser. Et quand je viendrai ils seront plus longs," promis-je.

"Ça me parait bien."

En souriant je penchai ma tête. "Quoi ? Les cheveux ou venir à la maison ?"

"Ouais," soupira-t-elle en se mordillant la lèvre. "Tout. Dieu tu me manques tellement."

"Tu me manques aussi, amour. Comment te sens-tu ?" demandai-je. Elle semblait très bien… ou alors j'étais juste pathétiquement amoureux d'elle et ça me rendait aveugle.

"Mieux. Honnêtement," promit-elle en hochant la tête. "Tu ne voulais vraiment pas me voir dans l'état où j'étais. Mon visage était… pouah. J'étais pâle, avec des mouchoirs dans chaque narine. J'étais horrible – je ne pouvais pas respirer et ensuite mon nez coulait comme une fontaine. Alors putain…"

"Ça va… sexy," taquinai-je, en lui faisant un clin d'œil. "Tu sais si j'avais été à la maison, tu n'aurais pas eu le choix. J'aurais pris soin de toi, peu importe comment était ton nez."

"Bien, merci Masen," marmonna-t-elle, en levant les yeux au ciel. "Bon, laisse-moi un peu de ma dignité. Tu vois… je t'ai laissé croire que j'étais une déesse. J'ai des apparences à tenir, tu sais."

En riant ma tête tomba contre le mur en faisant un bruit doux. Quand je la regardai à nouveau je dis. "Ça fait du bien de savoir que même une déesse peut être malade en été."

Elle sourit, haussa les épaules, je ne vis que son épaule nue et elle me demanda "Où sont les gars ?"

"A côté," répondis-je, en faisant signe vague. "Nous avons eu un gros orage il y a quelques jours et ils aident une petite dame à côté avec un grand arbre qui s'est partagé en deux. Elle les a payés avec des sodas et de la pizza."

"Tu n'y es pas allé ?"

"Si. Mais je viens de tondre la pelouse… et la sienne. Ils en étaient au tronçonnage des branches," lui dis-je.

"C'est très gentil à vous gars," soupira-t-elle, en me souriant.

"Je ne sais pas ce que c'est 'gentil'," rigolai-je, haussant les épaules. "En fait les branches menaçaient de faire exploser la fenêtre de la chambre d'Emmett."

"Waouh," dit-elle, ses yeux scrutant chaque centimètre de l'écran face à elle. "C'est de la sueur,?" et elle fit signe vers moi.

Je regardai mon torse qui était encore mouillé, je ricanai en secouant la tête. "Non je viens de sortir d'une douche solitaire mais nécessaire."

"Solitaire hein ?"

"Très," me plaignis-je, en repliant mes bras sur ma poitrine. "Misérablement solitaire, Bella."

Un bref éclat de satisfaction traversa son visage magnifique qui se changea rapidement en sympathie puis passa à quelque chose que je pourrai seulement décrire comme diabolique et méchant.

"Aloooors…" commença-t-elle, en laissant traîner le mot. "Qu'est-ce que tu portes Sergent?"

Je connaissais cette putain d'expression par cœur. Elle était gravée dans mon cerveau tout autant que son doux rire et son sourire heureux. Ce regard me disait que tous les paris étaient ouverts maintenant que nous étions sur sKyPe. Avant de nous rencontrer nous avions gardé certaines choses cachées. Et en voyant l'assombrissement de ses yeux bruns je pouvais simplement dire que ma fille était toute excitée.

En souriant, je poussai l'ordinateur plus loin sur mes jambes. "Rien, seulement une serviette bébé," dis-je, incapable de gérer le ton de ma voix. "A ton tour sexy. Je crois que tu m'as promis quelque chose pour la prochaine fois que nous parlerions comme ça…"

"Je m'en souviens bien Edward," dit-elle en riant, faisant tourner mes plaques autour de son doigt. "Je ne porte que ça."

Soudain je devins un homme désespéré. Elle me manquait encore plus que je ne l'avais imaginé et j'avais tellement besoin de la voir qu'on aurait dit que tout mon corps se consumait.

"Montre-moi," grondai-je pratiquement comme un homme des cavernes, ma main s'était posée sur mon érection à la seule pensée qu'elle soit nue depuis que nous parlions.

"Toi d'abord," rit-elle, ses yeux posés bien évidemment sur ma main et non sur mon visage.

Non, je n'ai pas honte. D'un geste sec je tirai sur la serviette qui s'ouvrit mais je gémis à voix haute quand elle se lécha les lèvres à ce qu'elle voyait sur son écran. Des éclairs de souvenirs de tout ce que cette bouche pourrait me faire volèrent dans ma tête et je dus déglutir pour ne pas gémir à nouveau.

"Chérie, s'il te plait," suppliai-je, mes doigts serrant finalement les draps quand elle se mit pratiquement dans la même position que moi, la tête appuyée contre le lit, son ordinateur sur ses genoux.

Mon cœur, mon corps et mon âme avaient mal du besoin de la toucher. Elle incarnait la beauté, la perfection et le péché, tous enveloppés ensemble dans un seul paquet. Des boucles sombres tombaient au hasard autour de ses épaules qui étaient encore bronzées du soleil d'ici. Ses seins ronds se soulevaient à chaque respiration et ma bite se contracta fortement à la vision de mes plaques d'identification qui étaient nichées entre eux.

"Putain… je…" commençai-je mais je ne savais pas quoi dire pour exprimer à quel point elle m'avait manqué, je la voulais et j'avais besoin d'elle. "Tu m'as manqué," murmurai-je, en secouant la tête en même temps que je me touchais, sans m'en rendre compte. "Je t'aime, putain je t'aime tellement Bella."

"Je t'aime aussi," souffla-t-elle, son doigt traina le long de son estomac jusqu'à son nombril, ses yeux fixés sur ma main.

"Je voudrai voir tout de toi ma belle. S'il te plait," lui dis-je, en ronronnant et en inclinant ma tête.

Elle bougea à nouveau et cette fois-ci je pouvais voir mon endroit préféré – entre ses jambes. La seule chose que j'aurais pu mieux faire si j'avais été avec elle, ç'aurait été de la lécher, de la goûter et de respirer son odeur fleurie et terreuse.

"Oh putain … "gémis-je, en secouant la tête. Elle était nue, ouverte et aussi mouillée, putain je pouvais le voir aussi clairement qu'en plein jour. Je mordis ma lèvre en respirant et en essayant de toutes mes forces de ne pas venir juste en la voyant, cependant même si j'avais essayé je n'aurais pas pu arrêter ma main. "Humm chérie… regarde-toi. Ta merveilleuse et douce chatte est tellement mouillée… Est-ce que je lui manque aussi ?"

"Seigneur oui," murmura-t-elle, ses doigts passant sur ses mamelons, son nombril et juste sur son ventre en descendant.

Lorsque ses hanches se mirent à rouler, je demandai : "Veux-tu que je m'occupe de ça ma douce ?"

Elle me dit mes deux mots préférés ensemble : "Oui, Edward."

Je dus mordre ma lèvre à nouveau parce que ma main serrait ma queue très fort tellement je la voulais. "Montre-moi amour. Laisse-moi voir comment tu es mouillée…"

Haletant presque je ne pouvais détacher mes yeux d'elle quand elle glissa deux doigts dans ses plis, tout son corps spasma quand elle passa sur son clitoris.

Ma Bella était tout à fait prête.

"Sensible ?" lui demandai-je.

"Ouais." Sa voix était faible mais sexy et haletante, ce qui me stimulait d'autant plus.

"Que veux-tu Bella ?"

"Toi."

J'espérai cette réponse et c'était exactement ce que je voulais entendre.

En riant gravement, je passai ma langue le long de mes lèvres, souhaitant, pourvoir la goûter. Je fis signe avec mon menton et je dis : "Et bien alors… Tu ferais mieux de réveiller M. Etincelant, bébé, parce qu'il va devoir me faire une énorme faveur. Il va te baiser pour moi."