Bonjour et bienvenue sur une nouvelle fanfiction axée autour de l'univers de Harry Potter, avec un Tom Jedusor x OC.

Le personnage de Lord Voldemort représente une source d'inspiration sans fin pour de nombreux auteurs et je comprends pourquoi ! Comme dans ma fanfiction Sur le fil, vous verrez apparaître quelques personnages d'une autre série, ici : d'Hunger Games avec notamment son imminence Snow, Crane ou encore Finnick.

Attention : dans cette fanfic, le Golden Trio, Dumbledore et plus généralement les mages blancs en prendront parfois pour leur grade. Si vous êtes fans de ces personnages, toutes mes excuses. Pour ma part, s'il m'arrive de les apprécier, je penche plutôt pour la team Serpentard. Quoi qu'il en soit, pas d'insultes s'il-vous-plaît. Restez courtois. Le but des Fanfictions est avant tout de se distraire, pas de déclencher des polémiques.

Tous les personnages de Harry Potter appartiennent à l'extraordinaire J. K. Rowling. Les personnages d'Hunger Games appartiennent quant à eux tous à Suzanne Collins.

Seule Isaure Delaroche, mon OC, est mon humble propriété.

Veuillez par avance excuser les fautes d'orthographe et de grammaire, je n'ai pas de béta à l'heure actuelle. Je ferai cependant de mon mieux pour en poster le moins possible et les corriger rapidement si vous avez la gentillesse de me les indiquer.

Merci de me lire et merci également à ceux qui souhaiteraient poster un commentaire.

Bonne lecture et à bientôt,

Kitsune-nee-san


Le chant des cigales. D'aussi loin qu'elle se souvienne, ce son avait toujours fait disparaître le moindre de ses soucis. Puissant, entêtant mais surtout reposant. Avachie sur un des transats proche de l'immense piscine des Malefoy, Isaure s'autorisa un profond soupir de bien être.

« Ce bruit est insupportable ! » Poussant un grognement la jeune Serdaigle attrapa sans ouvrir les yeux son magazine pour le jeter en direction de la nuisance. Un « Heh ! » indigné lui apprit qu'elle avait visé juste. « Izzie fais taire cette horreur ! », « Volontiers. Dray, tais-toi. » Un autre cri indigné lui répondit.

« Finite Incantatem ». Ouvrant définitivement les yeux, Isaure tomba sur les orbes de Lucius Malefoy qui la toisait avec un air sombre. « Izzie, je te prierais de ne pas troubler la quiétude de mon jardin avec ce son strident. » La dénommée eu un grognement et croisa les bras, peu satisfaite de la tournure des évènements. « J'ai toujours dit que les Anglais n'avaient aucun goût… » Le magazine qu'elle avait précédemment jeté sur l'héritier Malefoy lui revint en pleine poire. « Parles pour toi, mangeuse de grenouilles », lui répondit une voix qu'elle ne connaissait que trop bien. « Blaise, tu ne comprends rien à la gastronomie. »

Le jeune métis passa derrière son siège sans oublier de lui ébouriffer les cheveux sous le claquement de langue irrité de cette dernière. Il prit finalement place sur le fauteuil en face d'elle, rapidement rejoint par Théodore Nott. « Je comprends surtout, ma chère, qu'il faut être gravement atteint pour s'imaginer faire bouillir des escargots et les manger », enchaîna le Serpentard, accompagné d'une grimace. « Pas plus qu'en mélangeant de la confiture avec du rosbif », lui répondit malicieusement la brune en saisissant à nouveau son magazine pour cette fois-ci le feuilleter tranquillement.

« De nos jours, qui lit des magazines spécialisés sur les potions ? » La taquina à nouveau Blaise, tandis qu'Isaure lui répondit avec un sourire éclatant. « Au hasard, je dirais Severus Snape ? » Ce qui eu le don de faire pouffer de rire le métis et son camarade Brun. Rire qui se transforma bien vite en quinte de toux en voyant le concerné apparaître sur la terrasse en les foudroyant du regard.

« Y-a-t-il un trait d'humour que vous souhaiteriez faire messieurs Zabini et Nott », susurra celui-ci avec un air mauvais avant de se tourner vers Isaure qui réajustait ses lunettes de soleil. « Qu'en est-il de vous miss Delaroche, votre langue trop bien pendue a-t-elle quelque chose à ajouter ? » La jeune femme tourna légèrement la tête vers son professeur de potions, faisant lentement glisser ses lunettes de soleil et dévoilant ses grands yeux azurs qui scrutèrent les éternelles robes noires de Snape.

Un petit sourire vint légèrement soulever le côté gauche de sa bouche. « Je ne voudrais pas risquer un impardonnable, professeur. » Un grognement de contentement vint lui répondre, mais fut tué dans l'œuf par un doigt se levant vers le ciel. « Je dirais simplement que j'apprécie grandement votre constance. Cela me rassure de constater que même un étouffant soleil de juillet est incapable de venir à bout de vos sempiternelles robes noires ! » Sur cette dernière phrase elle se leva bien vite et opta pour un replis stratégique jusqu'à sa chambre. « Au plaisir ! »

« Petite peste ! » Siffla Severus, baguette déjà en main. Un toussotement amusé attira l'attention du professeur de potions. « Lucius un commentaire peut-être ? » Cracha-t-il. « Aucun, tu connais Isaure. Son silence aurait été inquiétant. » Le petit air ironique de son ami, termina de mettre d'une humeur noire Snape. « Tu ferais bien de lui apprendre à tenir sa langue ! » « Ce n'est pas faute d'avoir essayé. Mais le cynisme d'Izzie semble bien plus puissant que n'importe quelle punition ou malédiction. »

La susnommée ne réapparut qu'au dîner, un petit air innocent affiché sur son beau visage. Alors qu'elle prenait place près de Drago, elle ne manqua pas le regard irrité de son professeur de potions. « Miss Delaroche, n'avez-vous pas un manoir où prendre vos soupers ? » L'air tendu de Drago ne lui échappa pas.

Il était de notoriété publique que les géniteurs Delaroche avaient été assassinés à leur domicile quelques semaines après l'entrée en troisième année d'Isaure. Mais comme à son habitude, l'héritière Delaroche si elle en était touchée n'en montra rien, préférant de loin l'ironie. « On ne peut rien vous cacher ! Cependant le sang séché sur le parquet centenaire de la salle à manger a tendance à me couper l'appétit. »

Soudainement mal à l'aise, Severus soupira et répondit, moins amère. « Je ne voulais pas… » Il fut coupé par le sourire chaleureux d'Isaure. « Ne vous excusez pas, je trouve vos piques stimulantes. » Soupirant de soulagement mais aussi un peu d'irritation, le professeur de potions ne pu s'empêcher d'ajouter. « Et les vôtres détestables. » Son rire cristallin rendit son humeur moins morose et allégea considérablement l'ambiance de la table. « Izzie ménages un peu ce pauvre Severus », la réprimanda doucement Narcissa Malefoy tout en découpant son poisson.


Comme chaque année depuis sa première année, Isaure Delaroche passait le mois de juillet chez les proches amis de ses parents : les Malefoy. Après le décès du couple, le temps passé au sein du manoir familial s'était considérablement rallongé, jusqu'à englober la totalité des vacances d'été, puis de Noël et celles de février.

Bellatrix Lestrange étant la marraine d'Isaure, c'était cette dernière qui avait récupéré sa garde, au grand dam de Dumbledore. Lorsqu'elle s'était retrouvée emprisonnée à Azkaban pour ses allégeances douteuses à un mage noir en pleine ascension, la jeune Serdaigle alors âgée de 15 ans avait négocié son émancipation auprès du ministère. A grands renforts de galions, elle était parvenue à ses fins, devenant la plus jeune sorcière émancipée de l'histoire, devant Sirius Black.

Si son jeune âge et sa verve parfois désobligeante avaient laissé penser que l'héritière Delaroche se ferait manger toute crue dans le Monde, le contraire s'était finalement produit. Mature et surtout très intelligente, la jeune femme avait su s'entourer des bonnes personnes pour palier à sa naïveté relative. Proche du directeur de Gringotts, elle avait également eu l'occasion de se faire grandement apprécier de l'ambassadeur Snow.

Siégeant et présidant le plus haut poste du ministère au sein du grand conseil du Ministre, son Imminence avait toujours appuyé la jeune Serdaigle dans ses démarches. Elle ne fut d'ailleurs pas surprise de recevoir le lendemain matin un courrier de sa part, l'invitant à un bal d'été au sein de sa prestigieuse demeure.

« Je n'arriverai jamais à comprendre comment tu as su mettre son imminence Snow dans ta poche, il n'apprécie quasiment personne », pointa Drago en tendant à son père la seconde invitation à destination de sa famille. « Le côté jeune femme en détresse a toujours su émouvoir les plus grands cœurs de pierre », s'amusa la Serdaigle en sirotant son thé, après avoir doucement soufflé dessus. « Vous une jeune femme en détresse ? », s'exclama Severus. « Et son imminence y a cru, c'est étonnant… »

Le potioniste se dit qu'il aurait mieux fait de se taire en voyant les deux topazes en face de lui briller d'amusement et d'une lueur un peu sadique. « Vous savez Severus, vous êtes une des rares personnes à qui ma langue un peu trop bien pendue déplaît ». Le double sens de la phrase le déstabilisa un instant ce qui déclencha à nouveau le rire si léger d'Isaure. « Quel drôle d'idée ! »

Lucius décida d'intervenir afin de sortir son ami d'enfance d'un mauvais pas. « Izzie, puisque tu sembles en grande forme ce matin pourquoi ne pas en profiter pour aller avec Drago sur le chemin de traverse chercher le nécessaire à la soirée ? Nous vous rejoindrons avec Narcissa dans l'après-midi. » Drago, encore en train d'émerger pris une gorgée de café en fusillant sa meilleure amie du regard.

Elle lui répondit par un sourire contrit. « Piètre manière de sauver la mise à ce pauvre Severus… », « Disons plutôt que je cherche à préserver son légendaire calme. Tu serais bien la seule à parvenir à le faire fulminer et je ne souhaite pas voir mon manoir ravagé par sa colère. »

Bonne perdante, Isaure fit une petite révérence de circonstance avant de se lever et de se diriger vers sa chambre. « Ce n'est que partie remise ! » Puis elle disparu. Le silence reprit progressivement ses droits à table avant d'être à nouveau brisé par Severus. « Parfois je me demande qui de Bella ou de Sirius cette peste me rappelle le plus… »

Narcissa rit un instant. « Tu as beau jurer tes grands mages que tu hais cette enfant, tu es toujours le premier à la chercher et à en redemander ! » Severus eu un sourire, elle n'avait pas tout à fait tort. Bien qu'il maudisse Bellatrix et encore plus Sirius Black, il devait bien reconnaître que ce n'était pas le cas d'Isaure. Elle au moins savait s'arrêter et, malgré tout, le respecter dans ses piques.

Et il devait bien reconnaître qu'il était impressionné par la répartie de la jeune femme et son fort caractère. Alors qu'une Bellatrix allait hurler mille menaces, sa filleule arborait son plus beau sourire et réduisait verbalement en pièces son interlocuteur avant de le piétiner toujours avec son insupportable petit air innocent.

Pourquoi n'était-elle pas à Serpentard déjà ? Bien qu'elle ait été reconnue comme choixpeau flou, la jeune Delaroche avait finalement terminé chez les Serdaigles, sa soif de connaissance avait primé sur sa malice.


« Izzie tu me le paieras », répéta pour la troisième fois l'héritier Malefoy qui entra au sein de l'échoppe d'un des plus grands tailleurs du chemin de traverse. « Oui j'avais compris la première fois Dray », soupira la jeune femme en se dirigeant au comptoir. « Miss Delaroche, Monsieur Malefoy, quelle joie de vous voir ! », s'exclama le propriétaire qui leur serra chaleureusement la main. « Bonjour Monsieur Willington, nous souhaiterions Monsieur Malefoy et moi-même passer commande pour une robe de sorcier de soirée et une robe de bal. » Le petit homme claqua des mains, enthousiaste. « Suivez-moi dans le petit salon ! »

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« J'ai cru qu'il n'en finirait jamais », ronchonna Drago en s'asseyant en face d'Isaure à la terrasse d'un des nouveaux cafés du chemin de traverse. « Si tu ne lui avais pas demandé de nouvelles robes d'école, nous serions sortis bien plus tôt », pointa Isaure, récoltant un rictus agacé. « M'as-tu confondu avec un Weasley Izzie ? Il est hors de question que je porte les mêmes robes cette année, d'autant qu'au cas où cela t'aurait échappé j'ai eu une importante poussée de croissance cet été. »

Le haussement de sourcil le fit soupirer. « Petit Dragon devient grand », minauda la Serdaigle, récoltant un coup de pied dans le tibia qui la fit grimacer. « Quels drôles de manières Dray. Est-ce comme cela que tu comptes séduire Daphné ? En te comportant comme un hippogriffe ? » Le blond passa une main dans ses cheveux, prenant une attitude hautaine.

« Bien évidemment que non, Daphné est une Lady aussi bien sur le papier que dans les manières, contrairement à certaines qui n'en n'ont que le titre. » La pique n'atteint même pas la concernée qui dodelina élégamment de la tête. « Sérieusement Izzie, tu vas bientôt avoir 17 ans, tu devrais songer à calmer ton tempérament irrévérencieux, au moins pour faciliter la tâche de ton futur mari. »

« Le tournant que prend cette conversation m'ennuie Lord Malefoy », répondit Isaure en sirotant son café. « Izzie, tu sais très bien que tu ne vas pas pouvoir y échapper… » « Laisse moi encore espérer ! » Le blond poussa un long soupir, ce qui eu le mérite de faire s'afficher une mine grave sur le visage de son amie.

Une mine qui lorsqu'elle était visible annonçait tout le sérieux de ses propos à venir. « Me crois-tu suffisamment idiote pour penser que je vais pouvoir passer outre la tradition ? Je connais mes devoirs, encore plus à présent que je suis à la tête de ma famille. N'aies crainte, mes jolis traits ne manqueront pas de rendre les choses aisées pour me marier. Pour mon caractère je ne le changerai pas. »

L'air grave disparu pour laisser place à des topazes brillantes d'amusement. « Mais je peux toujours le cacher jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour mon mari pour reculer ! » Une fausse indignation lui répondit. « Quelle vipère ! Je plains ta pauvre victime ! » Isaure leva un doigt, prémices d'une future répartie. « Et puis tout n'est pas perdu, savais-tu que son imminence est célibataire ? »

L'horreur sur le visage de son ami la fit définitivement éclater de rire. « Je savais que vous envoyer en premier était une bonne idée », résonna la voix de Lucius Malefoy près de leur table. A son bras Narcissa souriait doucement, coulant son regard bleu sur Isaure. La fin de la conversation avec Drago ne leur avait pas échappé.

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Tout à leurs achats, la famille Malefoy et l'héritière Delaroche décidèrent de se rendre chez Fleury & Bott en vue d'acquérir de nouveaux livres de potions pour Isaure et Drago. Grand mal leur prit. Alors qu'ils passaient le pas de la porte, Isaure vit avec fascination le visage de Malefoy senior se durcir et composer son parfait masque de sang-pur. D'ailleurs, toute la famille Malefoy le portait à présent. La raison était simple, un troupeau de Weasley avait investi le magasin, créant une certaine agitation. « Lucius », résonna la voix froide d'Arthur Weasley. « Weasley », répondit le concerné sur un ton glacial. « Je vois que la paye du mois a été distribuée. »

Drago un peu plus loin dans l'allée principale ricana, s'attirant les foudres du plus jeune des frères Weasley. « Ca te fait rire espèce de sale petit bourgeois ! » Le blond leva un sourcil hautain. « De toute évidence la belette. » Le roux fit alors attention à la brune qui se tenait près de son ennemi. « Comme c'est mignon, tu fais le malin devant ta petite-amie. Elle correspond bien à tes critères de sang-pur et à ceux de ton horrible famille. »

Isaure haussa un sourcil à la pique. « J'ai toujours su que tu n'étais qu'un sale cancrelat répugnant Delaroche ! » Elle reposa le livre qu'elle avait pris sur une étagère. « Et moi que tu étais fauché comme les blés, nous voici bien avancés ». Drago ricana à nouveau avant d'être poussé sans retenue et maintenu par le col par Ronald contre un présentoir de livres. « Lâches-moi tout de suite Weasley » menaça le blond en fronçant dangereusement les sourcils. « Si non quoi, tu vas appeler ton papa pour qu'il vienne t'aider ? »

« Weasley ne sois pas stupide, il n'a pas besoin de son père pour t'arracher le bras », chantonna joyeusement Isaure avant de s'asseoir nonchalamment contre le meuble où Drago était toujours maintenu. Le roux sembla blanchir légèrement sous la menace. « Tu sais que si je me pousse de mon confortable siège de fortune, Weasley, le gérant du magasin et tous les clients vont voir une furie rousse en train de molester un des plus riches héritiers de Grande Bretagne ? »

Le concerné tourna la tête vers son interlocutrice et lui cracha « Et alors Delaroche ? » « Je savais que tu étais pauvre, mais tu viens de confirmer que tu es vraiment stupide. Que va faire selon toi le gérant du magasin en voyant tes mains pouilleuses autour de Drago ? A sa place, je te jetterais dehors comme un malpropre avec toute ta famille avec interdiction de remettre les pieds chez moi. » Le roux passait du grenat au blanc avec une rapidité déconcertante. Lentement il relâcha sa prise et s'éloigna en maugréant contre les deux amis.

Drago remit de l'ordre dans sa tenue avant de fixer son amie, déjà à des lieux de leur contentieux. « Oui, tu as quelque chose à dire ? » Le blond soupira avant de se diriger vers ses parents prêts à partir. « Oublies ce que j'ai dit plus tôt. Surtout ne change rien Izzie. » La brune sourit et lui emboita le pas.