Bonjour à tous !

Merci beaucoup de prendre le temps de lire cet OS que j'ai écris au lieu de travailler (honte à moi, je sais).

J'espère que vous l'apprécierez, j'en profite pour remercier ceux qui m'ont signalé le bug (effectivement c'était pas voulu) mais maintenant que le problème est réglé, votre expérience de lecture devrait être optimale !

N'hésitez pas à me signaler le moindre soucis et sur ce, bonne lecture !

SamLiz


L'ambiance était électrique dans les tribunes. Une vague de gens habillés de vert et d'or, dont les visages étaient parfois entièrement peints se bousculaient dans tous les sens. Harry avait bien l'impression de revoir les grandes célébrations qui avaient eu lieu à la fin de la guerre dans chaque rue où il allait, qu'elle soit sorcière ou moldus. La seule différence était que cette fois-ci, lui aussi partageait la liesse et l'euphorie de la foule. Teddy bien calé sur ses épaules, il suivait George et Charlie, et lui même était suivi par tout les Weasley, et par ça il entendait vraiment toute la famille, qu'ils soient vraiment Weasley ou membre honoraire comme lui.

C'était notamment le cas de Hermione, bien qu'elle allait officiellement porter le nom de Weasley d'ici la fin de l'année : Harry le savait car Ron lui avait montré la bague, un sourire au coin des lèvres et une légère peur dans les yeux plus tôt dans la semaine. Il avait hâte que Hermione lui montre la nouvelle bague qu'elle porterait bientôt, ignorant que son ami savait depuis plus longtemps qu'elle que Ron et elle allait se marier.

Il y avait aussi Andromeda, la grand-mère du petit Teddy, et sa gardienne officielle. S'occuper d'un enfant aussi plein d'énergie que Teddy lui faisait réaliser qu'elle n'avait plus sa jeunesse d'antan, et elle était ravi de laisser Harry s'occuper de lui aussi souvent que le garçon le demandait. Cela lui permettait de se reposer, mais parfois la solitude lui pesait tant qu'elle se rendait simplement au Terrier, retrouver Molly avec qui il était agréable de simplement prendre un thé et discuter de la vie de leurs jeunes. Les deux femmes étaient en effet devenus de grandes amies. Bien que leur deuil commun les aient rapprochés, elles avaient finis par trouver une présence rassurante et réconfortante chez l'autre. Parfois elles ne parlaient même pas, elles se contentaient de déguster leur thé et d'observer la vie au Terrier se dérouler, laissant la place aux nouvelles générations. D'autres fois, Andromeda laissait Molly lui parler, l'écoutant en silence et laissant son regard se balader sur la pendule qui avait semblait-il doublé son nombre d'aiguille. Elle ne le dirait jamais, mais la première fois que Andromeda avait vu son aiguille, les larmes lui étaient montés aux yeux et ce fut la première fois qu'elle avait réalisé que non, la Guerre ne l'avait pas privé de sa famille.

Harry s'arrêta lorsque George fit de même, et toute la tribu s'installa sur les tribunes de bois. Ron, George, Charlie, Bill et Harry, accompagné de Teddy s'étaient installés sur la tribune devant le reste de leur famille, et discutaient entre eux avec passion. Harry observait ses amis, ou à bien y réfléchir ses frères, décrire avec exaltation toutes les chances selon les statistiques de gagner ce match. Même Teddy commençait à s'agiter avec joie sur les genoux de son parrain, ses cheveux arborant une coloration vertes tandis que ses yeux étaient dorés. Harry était très fier que son filleul comprenne déjà l'importance du Quidditch.

"Alors Ron," finit-il par intervenir avec un sourire narquois, "on abandonne les Canons de Chudley ?"

"Ouais, si j'étais le seul à être orange je me serais sentie en danger, tu comprends ?" rigola son ami.

"Tu parles, je me souviens très bien de la manière dont tu t'étais plains en arrivant au magasin un matin," commença George, "Tu ne réalises pas Georges, elle a tout jeté, tout !" imitat-t-il en prenant une voix chouinarde, faisant rire tout ses frères.

"Tu te fais rudement mené à la baguette dis-donc !" intervient Charlie.

"Attends, attends ! Je ne suis pas le pire, hein, vous en oubliez un parmi nous !" se défendit Ron.

Tandis que Charlie et George se tournaient, goguenard vers Bill, celui-ci se défendit avec un rire en désignant Harry de la tête. "Occupez vous de lui plutôt, si on doit élire le plus malmené, ce n'est pas moi !"

"Des troubles au Paradis ?" s'amusa George en tapotant l'épaule d'Harry. "Notre tendre soeur ne te laisse pas de répit ?"

"Ne vous moquez pas, elle était à cran pendant deux mois avec les sélections ! Vous n'auriez pas fait les fiers non plus !" se défendit le jeune homme comme il pouvait.

"C'est vrai qu'il n'a pas la plus facile," dit Charlie en se tournant vers ses autres frères, "c'est pour ça que je préfère mes dragons."

"Tes dragonnes surtout, on n'a pas oublié la roumaine qui a débarqué au Terrier tu sais." s'esclaffa George.

"Moi non plus," intervient Ron, "j'ai bien cru qu'elle allait foutre le feu à la maison. La prochaine fois préviens-les que ce n'est que l'histoire d'une nuit ou deux."

Alors qu'ils continuaient tous à se taquiner mutuellement, parfois intervenant dans les conversations derrière eux, d'autre fois rigolant aux interventions de Teddy, le bruit commença à diminuer, laissant place à des chuchotements excités.

"Ça commence Harry regar' !" s'exclama Teddy surexcité.

En effet, les équipes entrèrent l'une après l'autre sur le terrain. Le commentateur accueillit d'abord les Canons de Chudley, dont la tribune explosa en applaudissement, et tandis qu'il présentait chaque joueur un par un, Harry se sentait gagné par l'adrénaline et la fierté, d'ailleurs, tous les Weasley devaient se sentir comme lui car ils ne parlaient plus du tout, les yeux rivés sur le terrain et les pieds trépignant d'impatience.

"Et voici notre équipe tout droit venue du Pays de Galles, accueillez les joueuses des Harpies de Holyhead !" Il laissa passer un temps, attendant que les applaudissements se meurent avant de présenter les joueuses. Harry n'écoutait que d'une oreille, les yeux rivés sur le terrain en attendant une chevelure rousse bien précise, "...et leur nouvelle joueuse, une poursuiveuse bien prometteuse si on en croit les journaux, Ginevra Weasley !"

Tous les Weasley se levèrent dans un tonnerre d'applaudissement, de cri et de sifflets. George et Ron qui avaient mis au points des nouvelles inventions laissèrent voler des fusées qui en explosant dans le ciel laissèrent voir diverses phrases comme Vas-y Ginny, montre leur ou encore Avec Ginny et les Harpies, vous n'avez aucune chance ! Toute la tribune explosa en applaudissement tandis que les joueuses saluaient dans leur direction.

"Inny, c'est Inny !" hurlait le petit Teddy en pointant la jeune femme qui montait sur son balai.

"Oui j'ai vu Teddy, il faut l'encourager aujourd'hui d'accord ?" expliqua son parrain.

"Oui !" s'exclama Teddy d'un ton enjoué.

Le coup d'envoi fut donné et les Weasley s'exclamaient et applaudissaient à chaque fois que une joueuse des Harpies avait le souafle dans les mains, ou réussissait à toucher un joueur adverse avec un cognard. Ils huaient avec la foule lorsque, à l'inverse, c'était l'un des Canons qui réussissait une action.
Le match commençait à s'éterniser et toujours aucun but n'avait été marqué. Des employés commençaient à passer dans les tribunes en proposant de la nourriture et des boissons, et Harry voyait bien que les joueurs commençaient à se fatiguer aussi. Les coups étaient plus hargneux, ils flirtaient avec les fautes, et l'arbitre dû siffler quelques fois une action limite. Le vif d'or était bien apparu quelque fois mais aucun des deux attrapeurs n'étaient parvenus à l'attraper.

Le souafle finit par retomber dans les mains des Harpies, et la poursuiveuse fit une passe à Ginny qui la réceptionna parfaitement. Les Wealsey se mirent à hurler des encouragements en tout genre. Harry surprit même Hermione à insulter le batteur des Canons lorsqu'un cognard s'approcha trop de Ginny. Elle se rapprochait de plus en plus du but et les tribunes étaient presque immobiles de tension. Dans le presque silence qu'il régnait, tandis que Ginny était face au gardien, tous purent entendre leur échange.

En effet, le gardien dans un désir de déstabiliser la joueuse se permit une remarque tout à fait stupide. "Heureusement que ton cher copain Potter est là pour te permettre de rentrer dans une équipe, tu n'as clairement pas le niveau."

Harry laissa échapper un cri offusqué tandis que toute la tribune des Harpies s'étaient mit à hurler des encouragements, réveillés par le commentaire du gardien. Harry remarqua que Ginny semblait bien calme, et il espéra qu'elle ne comptait pas lui balancer un Chauve-furie, quand la jeune fille jeta le souafle de toute ses forces droit sur le gardien, qui le reçut dans la tête tellement fort que son balai recula sous le coup, cogna l'anneau et tomba avec le souafle de l'autre coté. Il n'y avait plus un son pendant quelques instants, tous trop sonnés par ce qu'il venait de se passer, avant que Teddy n'hurle : "Inny a marqué ! Elle a marqué !"

Toute la tribune explosa en applaudissement, cris et autres célébrations tandis que Ginny accomplissait un tour d'honneur pour le premier goal professionnel qu'elle a marqué, saluant la foule avec un sourire énorme, tandis que des soignants se réunissait autour du gardien au sol, le nez en sang.

"Oh par merlin !" ria George en tapant sur l'épaule de Harry, qui avait lui-même des larmes aux yeux tellement il riait.

Les deux se tenaient l'un l'autre tandis que Ron et Charlie hurlaient que c'était leur sœur, tandis que B,ill partageant l'hilarité de ses frères, pleuraient lui aussi de rire :"Le premier ! C'est le premier !" riait-il.

"Elle l'a jeté… Sur le gardien !" dit Harry, n'y croyant pas vraiment et suffoquant de rire.

"Si tu ne l'épouse pas, moi je me lance !" plaisanta Hermione en se penchant, les yeux brillants de larme de rire elle aussi.

Le match se poursuivit et se solda par une victoire marquée des Harpies 320 à 90. La foule en liesse se réunissait devant les tribunes et Harry confia Teddy à Andromeda avant d'aller attendre Ginny devant les vestiaires. Il passa devant des journalistes le plus discrètement possible et le garde le laissa passer en reconnaissant le grand Harry Potter.

Lorsque Ginny sortit du vestiaire, elle avait un grand sourire et les yeux pétillants. Ses joues étaient encore rouges de l'effort précédemment fournis et elle sauta dans les bras de son petit-ami qui la réceptionna avec un rire avant de la faire tourner.

"C'était le meilleur match de ma vie !" s'exclama-t-il, "tu l'as eu dans le visage ! Le visage, Gin' ! George Bill et moi on pleurait dans la tribune, je n'ai jamais vu un aussi beau goal ! Tu te rends compte, le meilleur !" Harry avait l'impression qu'il ne pouvait plus s'arrêter, il était tellement fier. Cela ne semblait pas déranger Ginny qui le regardait avec un sourire gigantesque, et les yeux emplit de fierté.

"Tu sais," lui dit-elle quand il fit une pause, "je crois que je suis bonne pour être titulaire dans l'équipe… En tout cas, c'est ce que Gwenog à laisser entendre !"

Harry avait l'impression d'exploser de joie et reprit son amie dans les bras, "si je m'écoutais je t'épouserai sur le champ !" s'exclama-t-il, l'adrénaline ne lui faisant pas bien réaliser les implications.

"Vraiment ?" souffla Ginny, choquée.

"Euh…" le garçon s'arrêta un moment, avant de sourire. Après tout, cela ne servait pas vraiment d'attendre plus longtemps, il lui semblait que Ginny était la femme de sa vie, il le pensait depuis sa huitième année à Poudlard. "Oui, si tu veux bien, marions-nous !"

"Oh cette journée s'améliore de plus en plus ! Bien sûr que je veux !" s'exclama Ginny, euphorique avant de l'embrasser. "Tu n'avais rien prévu, pas vrai ?" demanda-t-elle, espiègle.

"Rien du tout, "sourit-il, "mais ne t'inquiète pas, on ira chercher une bague dans la semaine si tu veux ! On les choisira tout les deux comme ça !"

"On peut essayer d'aller chercher dans ton coffre à Gringotts non ? Tu m'avais dis que ton père avait laissé plein de chose là-bas avec la guerre... Peut-être y a-t-il des vieux bijoux familiaux ?" proposa Ginny avec un sourire timide. Elle n'avait jamais vraiment abordé le sujet de la famille de Potter, mais quand elle vit le grand sourire de son fiancé, elle sut qu'elle avait bien fait. Il se pencha vers elle et déposa mille baiser sur tout son visage. elle se laissa faire avec un rire avant de prendre son visage dans ses mains et de poser un long et doux baiser sur ses lèvres. "Là, c'est mieux." soupira-t-elle lorsqu'il se recula.

Il lui sourit et déposa un rapide baiser sur sa joue avant de lui prendre la main avec un grand sourire, et le rouge aux joues. Harry avait l'impression d'être aussi rougissant que sa fiancée, mais elle avait l'excuse du sport !

"On va prévenir les autres ? Je pense que j'ai assez accaparé la célébrité de la famille !" Ria-t-il. Il hésita un instant et secoua sa main, "on a quelque chose de nouveau à célébrer, maintenant."

Ils partirent en trottant, la nouvelle joie de leur fiançailles les excitants trop pour qu'ils marchent, afin de retrouver leur famille, ignorant les journalistes qui posaient des questions. Lorsque Molly les aperçut, elle prévint les autres qui se dirigèrent dans leur directions. Ils avaient tous un énorme sourire aux lèvres, mais Harry n'avait pas de doute que le sien n'était que plus énorme encore.

Ginny n'y tenant plus, dès qu'ils furent suffisamment proche pour les entendre, leva leur mains jointes et hurla la nouvelle, un rire heureux dans la voix et les yeux pétillants : "On va se marier !"
Seulement, elle avait mal calculé la distance la séparant des Weasley qui s'avançaient plein de joie, félicitant déjà les nouveaux fiancés avant qu'une marée de journaliste ne coupe leur chemin. Un homme d'une quarantaine d'année s'avança avec son carnet et une plume à la main et leur posa une question à laquelle ils répondirent espérant s'en débarrasser au plus vite. Il se fit au contraire plus hardi et continua.

"Alors, depuis quand êtes-vous fiancés ?" demanda-t-il les yeux posé sur Harry, qui comprit que l'homme ne s'intéressait que au fiançaille du Survivant, et non à la performance de Ginny, raison pour laquelle il était supposé travailler.

"Depuis quelques minutes," répondit-il d'une voix sèche avant d'essayer de le contourner, "si vous voulez bien..." dit-il lorsque le journaliste lui coupa la route, mais cette fois-ci était tourné vers Ginny.

"Qu'est-ce que cela vous fait d'épouser quelqu'un de si célèbre quand vous ne l'êtes que si peu ?"

Harry vit rouge à cette question, sûrement plus que Ginny qui s'apprêtait à répondre, et décida de changer de technique avec ce journaliste. Alors il passa devant Ginny avec un énorme sourire niais et se mit à expliquer au journaliste à quel point c'était formidable de savoir qu'il allait épouser la poursuiveuse star des Harpies. Il se mit ensuite à lui expliquer à quel point il était fier d'elle, qu'il avait hâte de l'appeler sa femme, et il entreprit de lui expliquer exactement à quel point Ginny était formidable.

Il ne s'arrêtait pas, et cela devait bien faire quelques minutes qu'il était lancé lorsque les autres membres de la famille arrivèrent. Le journaliste profita de la diversion pour détaler sans demander son reste, et Ginny n'y pouvant plus explosa de rire. Il ricana lui aussi légèrement, et la tira vers ses frères, les premiers arrivés à eux, qui prirent tour à tour leur petite soeur dans leur bras, parlant soit du but, soit de ses fiançailles soit des deux. Ils débordaient tous de fierté et même Teddy applaudissait à tout rompre de joie, sans vraiment comprendre ce que c'était des "fançailles".

Harry se rendit compte au bout d'un moment que Ginny le regardait d'un air rêveur, un sourire au coin des lèvres et le rouge aux joues. Il décida de la taquiner un peu et se pencha vers elle pour lui souffler dans l'oreille afin qu'elle reprenne ses esprits. Elle rigola en s'éloignant, lui donnant un léger coup à l'épaule pour l'honneur.

"Je sais que je suis diablement beau, Mrs futur-Potter," cela lui fit immensément plaisir de l'appeler comme ça, et son sourire s'accentua légèrement, "mais je vous prierais de garder ce regard pour la chambre," conclut-il avec un clin d'œil avant de prétendre se recoiffer.

Elle arbora un air choquée avant de poser sa main théâtralement sur son cœur. "Mr Potter enfin, je suis choquée ! Et devant mes parents ? Que diraient-ils s'ils vous entendaient ? Oh non, je ne peux y penser, vos propos sont si... dévergondés !"

"Je suis navrée ma chère demoiselle, peut-être puis-je vous rappeler dans ce cas mon héroïsme lorsque je vous ai sauvé des griffes de cet ignoble journaliste ?"

"D'ailleurs tu sais Harry, je ne suis pas contre le fait que tu me répète à quel point tu me trouves incroyable plus souvent... Par exemple ce soir... Dans notre chambre..." elle laissa traîner sa phrase, savourant l'effet que cela avait eu sur Harry qui avait les pupilles écarquillées.

"Madame," commença-t-il en essayant de reprendre contenance, "c'est bien à mon tour d'être choqué. Cependant je suis plus avisé que de refuser les avances d'une femme telle que vous." Il lui prit la main en souriant et la porta à ses lèvres pour l'embrasser. "Non vraiment, je pense que le gentleman que je suis pourrait accepter avec grand plaisir votre proposition."

Elle n'eut pas le temps de lui répondre que George attrapa Harry sous son bras et l'entraîna avec lui vers Ron en riant et en le félicitant. Harry se dit que Ginny avait raison, ils avaient beaucoup de choses à fêter. Mais il se dit que la nuit qu'elle avait laissé entrevoir pouvait attendre un peu, après tout, leur famille pouvait féliciter leur fille pour son match et la choyer le temps d'une soirée, maintenant que Harry avait toute une vie pour le faire.