Attention cette fanfiction contiendra beaucoup de violences, de tortures et autres (vous êtes prévenus)
La cour de récréation était presque vide à cette heure-ci de l'après-midi. Tous les enfants avaient déjà rejoints leurs familles respectives depuis une dizaine de minutes mais il restait une petite ombre au fond.
Se balançant sur une des balançoires, un petit garçon aux boucles blondes observait le ciel s'obscurcir lentement, le ciel passer du bleu au rouge orangé avec quelques nuances de rose. Il y aurait du vent le lendemain.
Il ne faisait pas attention à ce qui l'entourait et en réalité, il n'avait pas vraiment envie de rentrer chez son oncle et sa tante, quand bien même il commençait à vraiment avoir froid dans sa petite veste mi-saisons alors qu'on étaient en plein mois de décembre. Personne ne l'attendait de toutes manières.
- Monsieur Potter ? Harry ? Que fais-tu encore là ? Il est très tard ! S'exclama une voix qui fait se réveiller le fameux Harry de ses pensées.
Le petit garçon reconnu alors la nouvelle institutrice. Elle avait de longs cheveux noirs et était plutôt jolie mais… elle se mêlait vraiment de ce qui ne la regardait pas et si elle tenait à garder son poste elle aurait mieux fait de passer son chemin. Comme les autres avaient appris à le faire car, à chaque fois qu'un professeur tentait de s'inquiéter pour Harry. L'oncle Vernon faisait en sortes qu'ils ne soient plus une gène pour ses affaires. En gros il les faisait virer et partir loin.
Le dernier avait été muté dans un trou paumé du pays de Galles si le petit garçon se souvenait bien.
- Pardon, Miss Wendy. Ma tante a dû oublier de venir me chercher. Je vais rentrer, ne vous inquiétez pas !
Il ne lui laissa pas le temps de poser d'autres questions et attrapa son sac à dos moisis de son unique bras et s'en alla en trottinant dans les rues de plus en plus sombres de Little Whining.
Quand il fut enfin seul, il s'installa dans un recoin où il savait qu'il serait tranquille et s'assit à même le sol.
Les Dursley étaient partis en vacances, le laissant seul à la maison, ce que personne ne savait. Harry remonta sa Manche gauche et tenta de visualiser son bras là où il n'y en avait plus. Il empoigna ce qui restait de son coude, le moignon en fait puisqu'il n'y avait plus rien d'autre à partir de là ou aurait dû se trouver l'articulation. De temps en temps il ressentait des douleurs. Des douleurs fictives que lui envoyait son cerveau via ses nerfs, lui faisant ressentir une immense sensation de brûlure. Il détestait les douleurs fantômes mais il se rappelait également comment il en était venu à avoir un bras en moins. Ce souvenirs lui revenait une fois, au minimum, par semaine dans ses songes.
FLASH BACK
Harry avait eu sept ans très peu de temps auparavant et se tenait dans le parc de Privet Drive.
Il se tenait tranquillement assis sur une balançoire quand il entendit la voix de son cousin.
- EH ! Regardez c'est Harry la petite fille monstrueuse ! Ricana son goret de cousin auprès de ses amis.
Harry les entendaient rire de ces sons gras et insupportable pour ses oreilles et il rougissait de colère.
- Bah alors tu ne parles plus Barbie ?
- Ferme ta bouche gros lard ! S'exclama Harry avant de se rendre compte de son erreur.
Sous l'impulsion du moment il se jeta sur son cousin alors que ces amis restaient les bras ballants, ne sachant pas quoi faire.
Dudley leva le bras pour frapper son cousin, Harry ferma alors les yeux, attendant la douleur quand il entendit un crac sonore. Ouvrant les yeux il remarqua le bras de Dudley, celui-ci était tordu dans un angle étrange comme par magie. Harry blanchis d'un coup à cette réalisation. Il avait recommencé !
Harry se redressa et s'éloigna alors que Dudley se mettait à hurler de douleur, ameutant la tante Pétunia qui guettait comme a son habitude au-dessus des haies du jardin, un peu plus loin.
Ce jour-là quand il revint à la maison, l'oncle Vernon l'attrapa au vol et le traîna jusqu'au salon.
- Je ne sais pas comment tu as fait, Monstre, mais Dudley a le bras brisé par ta faute et tu vas le regretter ! Un bras pour un bras ! S'exclama l'homme qui ressemblait à un morse.
Harry fut mis à quatre pattes devant la cheminée, son oncle empoignant une poignée de boucles blondes dans une main et son bras gauche dans l'autre. Harry ne comprenait pas ce qui se passait jusqu'à ce que l'homme ne plonge le bras de l'enfant dans le feu.
Harry tenta de crier mais la douleur était trop forte et aucuns son ne sortait de sa bouche. Il pleurait toutes les larmes de son corps quand son bras fût ressortit du feu mais ce n'était pas fini.
- On vas faire une pierre deux coups ! On vas accuser ce sale chien d'à côté !
Harry sentit un grand coup au niveau de son articulation puis plus rien. Il pensait en avoir fini quand la douleur reflua dans son membre en même temps qu'une étrange chaleur.
FIN FLASH BACK
l'Oncle Vernon avait encore obtenu ce qu'il voulait. Le chien de la voisine avait été abattu, et à part les policiers pour remplir les papiers, personne ne s'était posé de questions. Les Dursley étaient une famille des plus respectables après tout.
Harry se souvenait de son séjour à l'hôpital qui avait duré presque un mois. Ça avait été les meilleurs moments de sa courte vie. Il avait à manger a sa faim, un lit rien que pour lui et des personnes qui se préoccupaient de sa santé. Il en venait presque à regretter les gentilles infirmières quand il arriva chez ses relatifs.
Comme prévu, ils n'étaient pas là quand Harry entra dans la maison. Toutes les pièces de la maisons étaient fermées à clé sauf certaines. Le placard ou il dormait la salle de bain et la cuisine. De quoi survivre et encore. Le frigo était cadenassé et les placards de la cuisine vides.
Cela n'avait pas vraiment arrêté Harry. Celui-ci avait appris au fil des années qu'il était habité par une force étrange en lui. Ci-après un temps d'adaptation et d'entraînement, lui permettait de faire des choses. Des choses qui mettraient en colère les Dursley. Ceux-ci appelaient cela sa monstruosité mais Harry se rendait bien compte que c'était cette puissance cachée en lui qui le guérissait quand il était battu trop fort. Qui le gardait en vie lors des longues diètes forcées. Qui faisait repousser ses cheveux lorsque la Tante les lui rasaient car Dudley était jaloux de ses boucles blondes.
Il arrivait même parfois, qu'il l'entende lui murmurer des chose au creux de son esprit lorsqu'il était en colère.
Attrapant une des boîtes de gâteaux qui traînait dans la chambre de son cousin, il avait ouvert la porte grâce à la force, il remonta tous les étages et se rendit dans le grenier.
Il nettoyait assez celui-ci pour le connaitre comme sa poche et la pièce avait l'avantage d'être trop basse de plafond pour que l'Oncle Vernon vienne m'y chercher. Dudley et Pétunia n'y venaient jamais non plus, se contentant de l'appeler depuis le bas de la trappe puisqu'il remontait systématiquement l'escalier escamotable une fois arrivé en haut. Aujourd'hui il était tranquille puisque la petite famille n'était pas là mais a Majorque.
Le petit garçon se posta devant une grosse malle qui l'avait toujours intrigué. Il n'avait pas le droit de l'ouvrir sans jamais avoir eu d'explications à cela. Il s'agissait d'une grosse malle en bois, du chêne selon lui et qui était recouvert de fines arabesques incrustées dans le bois. Des dessins et gravures avaient été ajoutées par la suite.
Grignotant un des gâteaux au chocolat, Harry tenta d'ouvrir la malle mais cela se révéla plus dur que prévu. Le couvercle, à force d'années s'était comme collé au reste de la malle, mais en forçant un peu et avec l'aide de la force, Harry réussis a soulever le couvercle qui alla s'échouer de l'autre côté. S'attendant à voir sortir un nuage de poussière, Harry fut surpris de n'en voir sortir qu'un parfum léger. Un mélange de cuir et de Lys se fit-il la remarque.
A l'intérieur se trouvaient de nombreux carnets, des livres, des albums photos et même des vêtements.
Harry fut attiré par le premier album photo, il s'agissait du plus gros. Il avait une reliure en cuir clair et était décoré d'arabesques de plantes et de papillons. Le petit garçon prit l'album précautionneusement, faisant attention à ne pas l'abîmer.
Il savait au fond de lui que cette malle était spéciale. Que cet album et tout les autres composants de la malle allaient enfin lui apporter les réponses qu'il cherchait.
Lentement, presque révérencieusement, il tourna la première page et se retrouva devant la photo d'un couple lors de ce qui semblait être leur mariage. La femme était belle avec sa longue chevelure de feu. Elle semblait réellement heureuse au bras de l'homme aux cheveux bruns en nid de poule et aux lunettes rondes.
« Lily et James Potter, 25 juin 1978, vive les mariés ».
La photo suivante représentait toujours le même couple mais entourés de leurs amis se dit le petit garçon qui retenait a grande peine les larmes qui se formaient dans ses yeux.
Ce couple…il s'agissait de ses parents vraisemblablement ! Harry tenta de mémoriser les traits de leurs visages. Tentant de retrouver certains de ses propres traits dans ceux des deux adultes, en vain. La femme avait bien les même yeux que lui mais d'une teinte différente et l'homme était son opposé en tout point.
Perdu et chagriné de si peu ressembler à ses parents, il se fit la réflexion que ses cheveux blonds avaient dû sauter une génération. Il ne fit même pas attention au fait que les images bougeaient.
Les autres pages à part les deux suivantes étaient encore vides. Harry ne s'attarda pas sur la photo de groupe mais plutôt sur la double page suivante.
D'un côté se trouvait le marié, James Potter, plus jeune avec ses parents. C'était l'autre page qui l'intéressait. Une photo de famille colorée.
Un homme aux cheveux flamboyants tenait par la taille une belle femme à la longue chevelure blonde comme les blés. Elle souriait tendrement en le regardant de ses yeux vert comme ceux d'Harry. L'homme, lui, avait un grand sourire sur le visage, les yeux pétillants, tournés vers les trois fillettes qui se trouvaient au premier plan.
Regardant la légende de la photo, Harry se figea.
« William et Rose Evans et leurs trois filles. Pétunia, Merryl et Lily, 1970. »
Pétunia, sa tante, était l'aînée. Blonde a l'air sévère, elle faisait tâche sur cette photo ou toutes les autres personnes étaient souriantes et joyeuses.
La plus jeune, rousse aux yeux vert était Lily Evans mais la petite fille du milieu, toute aussi rousse attira l'attention d'Harry. Il n'avait pourtant jamais entendu parler d'une autre sœur qu'aurait pu avoir tante Pétunia.
Elle avait le teint légèrement plus bronzé que ses sœurs mais le père de famille avait lui-même le teint hâlé donc Harry ne s'en préoccupa pas. Non. Ce qui attira son attention ce fût ses pommettes, le grain de beauté juste sous l'œil gauche, la façon qu'elle avait de sourire et la couleur exacte de ses yeux.
- C'est à elle que je ressemble le plus …se dit-il en ne sachant pas exactement pourquoi.
Il chercha d'autres points de ressemblance et remarqua avoir le même nez droit que son grand-père. Les même cheveux que sa grand-mère, bien que légèrement plus clairs.
Harry avait tout prit des Evans…voilà ! Il était un Evans, pas un Potter. Du moins physiquement.
Cela faisait longtemps qu'Harry avait perdu son innocence d'enfant grâce aux bons soins des Dursley mais même pour lui il y avait quelque chose d'étrange. Même Dudley qui était pourtant le portrait craché de son père, avait des points de ressemblance avec sa mère. Alors pourquoi Harry ne ressemblait-il pas du tout à son père ?
