Cet OS a été écrit à l'occasion de la cent-vingtième nuit du FoF et rédigé en une heure sur le thème «Maelström». Pour plus d'informations, contactez-moi par MP.
C'est post-timeskip, donc real mild spoilers. Also c le point de vu de kageyamasss lololol. I still dont have antidote, im sorry
Le voilà, droit et fier, les cheveux comme une couronne aveuglante de soleil. Il sourit, comme il le fait souvent. Il rit, même, et c'est gentiment moqueur, dangereusement honnête, ça rentre dans ses oreilles et glisse jusqu'à son cœur, un battement, deux — le voilà au milieu. Au milieu de tout, toujours, au milieu du terrain, à courir là où on ne le voit pas, à se manifester sans prévenir, une éclaircie dans une journée grisâtre. Au centre des conversations, quand il réussit une attaque que personne n'avait vue venir. Le numéro 10 — le numéro 5 — le numéro 21.
D'un côté du filet ou de l'autre, le résultat est le même. Il vient, pluie de météores s'écrasant sur la Terre quand nul ne l'attend plus. Il vient quand on l'attend, là, juste derrière, assénant ses attaques mortelles et leurrant ses adversaires. Il se joue d'eux comme il se joue du temps. Une tornade sans pitié, un ouragan, et il ne laisse derrière lui que le silence fiévreux qui suit les catastrophes, celui d'une certitude de retour, une promesse de changement.
Et il est revenu, cœur brillant et vaste sourire, si différent, toujours le même. Il se lève, s'illumine de plein feux, brûle les rétines de ceux qui le regardent trop longtemps. La nuit n'est qu'un mauvais souvenir. Elle n'a jamais existé.
Je suis revenu, jette-t-il.
Il est revenu, pense-t-il, et le voilà à nouveau valet du jour éternel, un enfant aux yeux écarquillés et au sourire plus grand que l'océan. C'est trop, pas assez, la nature prosternée au passage d'un cyclone, le cœur d'un tourbillon, tout autour, plus rien dedans.
Il rit, et c'est gentiment moqueur, ça rentre dans ses oreilles et glisse jusqu'à son cœur, un battement, deux — mille encore, de quoi vivre jusqu'à la fin des temps.
