Me revoici pour un nouveau défi du Forum Francophone Saint Seiya ! Celui porte sur le printemps et plus particulièrement les couleurs. Commençons donc la semaine en rouge avec ce premier drabble !
Lugonis venait de rentrer chez lui. Il était passé à Rodorio acheté de l'engrais pour ses plantes. Heureusement, il avait pu évite tout contact physique mais ça restait quand même stressant. Il s'apprêtait à ranger ses achats à leur place quand il se figea. Ce qu'il venait d'entendre, c'était bien les pleurs d'un bébé ? Oh, non, faite qu'il ne soit pas trop tard. Si le bébé n'était pas trop proche des roses empoisonnées, il pouvait encore être sauvé.
Rapidement, le Poisson se retrouva dans son jardin et ses craintes se confirmèrent. Il y avait un bébé emmitouflé dans une couverture au milieu des roses démoniaques. Le visage de Lugonis se décomposa. Qui avait pu condamné un enfant à une mort aussi atroce ? Ses jambes cédèrent sous lui. Pauvre enfant. D'ici une minute ou deux, le poison l'aurait tué.
Pourtant, alors que les minutes continuaient de s'écouler, l'enfant ne semblait pas souffrir. Il continuait de pleurer, oui, mais il ne saignait pas et n'avait pas l'air d'avoir de problème à respirer. L'espoir plein la poitrine, Lugonis s'approcha et comprit pourquoi le bébé pleurait. Les épines d'une rose avait écorché son bras. Doucement, l'homme le prit dans ses bras et le cala contre son torse. Il ne savait pas trop comment il devait le tenir mais il fit de son mieux. Il passa deux doigts le long des écorchures et, à l'aide d'un peu de cosmos, les fit disparaître.
L'enfant se calma et ouvrit les yeux. Lugonis resta figer. Ces yeux étaient d'un bleu si joli, comme le ciel les beaux jours d'été. Le chevalier lui sourit et l'enfant gazouilla joyeusement en réponse.
Sans pouvoir s'en empêcher, un éclat de rire saisit Lugonis. Il était tellement heureux. Tant d'années qu'il n'avait plus serré quelqu'un dans ses bras. Tant d'années qu'il faisait face à la solitude. Tant d'années qu'il rêvait de pouvoir enlacer quelqu'un. Et cet enfant, résistant au poison de son corps et de ses roses, qui arrivait chez lui sans explication. C'était un miracle.
Il reposa ses yeux sur le nourrisson dans ses bras. Il n'avait pas l'air d'avoir comprit pourquoi le chevalier avait rit mais il lui sourit et tendit l'une de ses petites mains pour attraper les longs cheveux rouges à sa porté.
Lugonis continua de sourire. Mais, au fait, comment s'appelait-il ? Il n'y avait aucun mot nul part. Ses parents tenaient à ce point à se débarrasser de lui ? Au final, il s'en fichait. Si personne ne voulait de ce petit ange, il s'en occuperait lui-même.
Ses yeux s'égarèrent sur son jardin et se posèrent sur ses roses blanches. Des roses Albas. Ses yeux revinrent sur l'enfant. Ça lui irait parfaitement. L'une de ses mains se posa sur sa joue et la caressa doucement.
« Albafica, ça te plairait comme nom ? »
Le bébé rit et tira sur les cheveux de Lugonis en réponse.
