Je ne possède aucun des personnages de la série.
Il ne fait pas bon de se remettre à regarder de vieilles séries qui passent à la télé, surtout quand elles font parties des coups de cœur de votre jeunesse... Et surtout si elle parle de relation fraternelle et paternelle fortes...
SAISON 1 EPISODE 4 (Récupération) : Il y a des gestes qu'on fait sans y penser, des réflexes qui sont si naturels que tout le monde ne les remarquent pas...
J'adore cette scène et la manière dont elle montre leur relation, avec toujours une pointe de taquinerie et la manière dont Dominic se souci de lui discrètement.
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
LES RÉFLEXES D'UN PERE
Quand Torgrieff s'empara du sérum pour le rendre aux autorités, Stringfellow n'hésita pas une seconde et courut derrière lui pour lui reprendre. Le pilote était un bon combattant et il le mit à moitié K.O sans le blesser avant de s'emparer de la fiole, tentant de ne pas penser qu'il tenait entre les mains une arme qui pouvait tuer en moins de deux secondes en une seule inhalation.
Sauf que l'hélicoptère de la milice soviétique les repéra et les mit en joue tous les deux, l'incitant à ne pas bouger. Son premier réflexe aurait été de tenter de plonger sur un côté, mais malgré la nuit, il n'avait aucune chance de s'en sortir si l'appareil activait ses mitrailleuses contre lui.
Heureusement, comme bien souvent, Dominic le couvrait. Stringfellow entendit la vitre se briser et se baissa pendant que son ami tirait en direction de l'hélicoptère. Celui-ci prit de l'altitude et ouvrit le feu sur le toit de la maison, obligeant Dominic à se replier en se jetant à terre avec Rostov et sa famille.
De son côté, Stringfellow saisit sa chance et courut vers la maison. D'un bond, il plongea à l'intérieur et effectua une roulade avant en passant par-dessus la table tout en criant.
- Ne tire pas !
Une fois au sol, il en effectua une seconde et atterrit à plat ventre à côté de Dominic qui lui lança un regard noir.
- Si mes réflexes avaient été un tant soit peu plus rapides tu serais mort à l'heure qu'il est, fils !
- Ben c'est bien là-dessus que je comptais, lui lança Stringfellow avec un petit sourire en coin.
Dominic sourit de la taquinerie innocente. Il n'avait rien, mais il y avait un problème, ils étaient coincés et les tirs résonnèrent de nouveau, l'hélicoptère mitraillant sans relâche l'habitation. Une fois, puis deux… A chaque fois que l'appareil de la milice russe mitraillait la maison, le réflexe de Dominic était de mettre sa main sur la nuque de Stringfellow pour le plaquer au sol en le tirant contre lui afin de le protéger des tirs et des débris. Ce n'était pas calculé, c'était juste le réflexe d'un père protégeant son fils du danger, un fils un peu trop tête brûlé pour vraiment faire attention à sa propre sécurité. Stringfellow le laissait faire, appuyant son front contre son épaule et se demandant s'ils allaient se faire tuer comme ça, prit sous le feu ennemi. Sauf que peu à peu, il se rendit compte de quelque chose. Les tirs étaient haut, trop hauts et le jeune homme comprit ce qui se passait.
- Ils n'essaient pas de nous tuer.
- Ah ben va dire ça à d'autres, pas à moi, marmonna Dominic.
- Non, il tire trop haut. C'est sans doute pour se donner le temps d'attaquer vraiment.
Dominic soupira. Cela lui coûtait de l'avouer, mais Stringfellow avait l'instinct pour ce genre de choses et il devait surement avoir raison. Peut-être qu'une diversion pourrait les aider ? Rostov se proposa même pour la faire à condition qu'ils emmènent sa femme et sa fille sauf que Hawke savait que convoyer deux femmes en pleurs à travers bois dans ces conditions était hors de question.
- Je ne vais pas remorquer dans le bois en pleine nuit deux femmes qui hurlent, répliqua-t-il sèchement à l'agent double. Surtout quand il y a une autre solution.
Cette phrase là, il l'avait ajouté en observant Dominic, qui était assis à côté de lui, droit dans les yeux. Dominic qui fronça les sourcils.
- Quelle solution ?
Il lui fit les gros yeux et le vieux pilote s'exclama.
- Mais, c'est vrai ! On n'a pas d'armes ! Tenta-t-il de lui rappeler au moment où l'appareil de la milice ouvrit à nouveau le feu sur la maison.
Comme les fois précédentes, Dominic agrippa Stringfellow par la nuque pour l'allonger à côté de lui, protégeant son visage en le couvrant de ses bras pendant que ce dernier enfouissait sans tête contre sa poitrine. Blottis l'un contre l'autre, ils attendirent que les tirs cessent. Même quand ils finirent par s'interrompre, le vieux pilote laissa sa main au-dessus de la joue de Stringfellow et ce dernier lui lança un sourire qu'il ne vit pas. Il était touché par la manière dont il le protégeait par réflexe, mais c'était à lui de les sortir de là. Il se releva un peu et Dominic redressa la tête avant de conclure sa phrase précédente comme si de rien n'était en marmonnant et en désignant l'hélicoptère.
- Pour le cas où tu ne le saurais pas, lui il le sait !
- Oui et je trouve qu'il abuse de la situation ! Répliqua Stringfellow en se redressant un peu.
Dominic lut de la détermination dans ses yeux bleus et fit la moue. Il savait ce qu'il allait faire.
- Surtout fais attention à toi.
- T'en fais pas et tiens bon, je ne serai pas long, lui répliqua Stringfellow en lui adressant un sourire.
Dominic ouvrit la bouche pour parler, mais les tirs résonnèrent de nouveau. Il agrippa une nouvelle fois Stringfellow et le tira dans ses bras, espérant que son idée n'allait pas le faire tuer, pressant sa nuque une dernière fois avant de le laisser disparaître par l'arrière quand les tirs leur laissèrent une accalmie.
Récupérer un hélicoptère non armé et stationné à plus d'un kilomètre et demi de là avec pour seul protection les quelques balles qui restaient dans son pistolet, n'était pas le meilleur plan qu'ils avaient eus, mais c'était le seul qui leur restait.
