Hello les gens ! Voici mon nouveau bébé tout fraîchement pondu ! J'espère que l'histoire vous plaira autant que je m'amuse à l'écrire

BONNE LECTURE !

Chapitre 1

D'une certaine façon, tout le monde se trompait. Non pas que cela soit un mal. Mais cela pouvait le devenir. Cela allait le devenir. Harry n'était pas pour la violence. Il était plein de bons sentiments. Il détestait les injustices. Sans doute qu'il était comme cela à cause de toutes les voix dans sa tête. Non, il n'était pas fou. Il était bien plus que cela.

Quand il avait eu un an, Voldemort avait attaqué sa famille. Harry s'en souvenait comme si cela était hier; il souffrait d'hypermnésie, soit, il se rappelait de tous les détails de sa vie avec une certaine précision. Il ne pouvait pas oublier. En même temps, il valait mieux qu'il n'oublie rien... Bref, Voldemort avait immobilisé James le père de Harry puis Lily, sa mère. Ensuite le mage noir avait tenté de le tuer lui, le petit bambin aux yeux émeraudes. Et Harry l'avait détruit avec ses pouvoirs. Pourtant, Dumbledore était arrivé. Et il avait foutu un bordel monstre même si Harry ne le dirait jamais à voix haute, et à juste titre. Qui sait ce qui arriverait s'il le faisait? Dumbledore avait déclaré que c'était Julian Potter, le jumeau de Harry qui avait détruit le mage noir. Depuis, James et Lily privilégiaient Julian à Harry.

En vérité, Harry savait qu'il était maltraité. On l'oubliait souvent, que ce soit dans l'immense manoir Potter -qui avait été rénové après l'attaque- ou pendant des sorties. Harry se rappelait d'une fois où il s'était retrouvé tout seul sur le chemin de traverse. Il avait tout juste quatre ans. Il avait failli se faire agresser. Mais il avait été sauvé par une gentille sorcière. Il l'avait remercié, à voix haute, parce qu'elle le méritait. Et la dame l'avait ramené chez lui. Ses parents s'étaient à peine étonnés de le voir et de l'avoir oublié.

Parfois, Harry se demandait s'il devait leur pardonner. A tous. Que cela soit à ses parents, à Dumbledore, aux Weasley -surtout Ron qui était toujours méchant avec lui- et aux autres sorciers qui l'ignoraient.

Heureusement, Julian était là. Même si on lui avait appris à l'ignorer voir à le mépriser de par son rôle de « Survivant », il n'avait jamais pu détester Harry. Ils étaient jumeaux, ils se ressemblaient à peu de choses près : cheveux bruns en bataille, visage rond, peau pâle mais yeux émeraudes contre yeux saphirs. Apparemment, Julian avait hérité des yeux bleus de Fréamont Potter, leur arrière grand-père. Aussi, Julian avait très vite compris l'erreur de Dumbledore. Parce qu'il savait que son frère avait un pouvoir unique. Mais il ne devait le dire à personne, c'était un secret, leur secret. En vérité, Harry ne parlait jamais. Et il y avait une bonne raison : tout ce qu'il disait, avait une conséquence directe ou à long terme. Quand ils étaient petits, Julian avait attrapé la dragoncelle. James et Lily n'avaient pas mesuré la gravité de la situation et Julian avait failli mourir.

FLASH BACK

Cela faisait plusieurs heures que la fièvre de Julian durait et aucune potion ne semblait pouvoir le soulager. Il avait mal, il était fatigué... Il se sentait seul. Ses parents venaient de temps en temps mais son père devait aller travailler. Quant à sa mère, elle lui répétait :

« Tu vas t'en sortir, ta magie ne te laissera pas mourir comme cela. Après tout, tu es le Survivant mon chéri. »

Julian avait envie d'y croire. Mais sa magie faiblissait de plus en plus. Il fallait se rendre à l'évidence, il n'était pas assez puissant. Sa mère s'en alla avec un sourire entendu. Il aurait voulu lui dire de rester, il avait peur. Il ne voulait pas mourir. Il se mit à pleurer, impuissant face à son état physique qui ne faisait que se dégrader. Finalement, une sorte de résignation l'envahie. Il était encore petit. Il n'avait que cinq ans. Il n'était pas stupide, il savait qu'il allait mourir. Il regretta les choses qu'il n'avait pas encore vécu. Il aurait voulu aller à Poudlard, faire de la magie. Mais au fond, peut-être était-ce mieux ainsi. Il avait entendu une conversation entre ses deux parents quelques semaines plus tôt. Ils disaient que Voldemort n'était pas vraiment mort et que selon une prophétie, ce serai à Julian de le détruire définitivement. Julian ne savait pas ce qu'était une prophétie. Mais il savait qu'il ne voulait pas affronter Voldemort on lui avait dit que c'était un monstre méchant et cruel. Il eut une pensée pour son frère, Harry. Pour une raison qu'il ne comprenait pas, leurs parents se fichaient de son jumeau. Il avait tenté de leur faire entendre raison. Mais du haut de ses cinq, les adultes ne voulaient pas l'écouter. On l'écoutait plus quand Julian réclamait des cadeaux. Pour compenser ce fait, Julian avait rusé en demandant des peluches et en les offrant discrètement à Harry. Leurs parents n'avaient rien remarqué. Et le magnifique sourire que lui avait fait Harry, valait tout l'or du monde aux yeux de Julian. Il voulait que son petit frère soit heureux. Ce qui était très mal parti. Julian eut une sorte de doute effrayant. Si lui, le survivant, devait mourir, est-ce que Harry serait obligé de combattre contre Voldemort ? Mais il était muet ! Et leur père avait dit que Harry était sans doute un cracmol parce qu'il n'avait jamais fait de magie involontaire. Comment Harry pourrait tuer Voldemort sans parler et sans magie ? La résignation précédente se transforma en rage de vivre. Non, il ne devait pas mourir. Il ne devait pas laisser Harry tout seul ! Mais cette volonté, plutôt que le guérir miraculeusement, l'affaiblit plus qu'autre chose.

Alors que Julian sentait son esprit se déconnecter peu à peu de la réalité, un mouvement à sa droite attira son attention.

Harry ? Songea-t-il. Mais il ne pouvait pas parler. Il n'en avait pas la force.

Harry le regarda tristement. Puis, il fit quelque chose qui se grava dans la mémoire de Julian. Il parla.

« Tu ne mourras pas Julian. »

Julian ouvrit de grands yeux. Son petit frère n'était pas muet ! Soudainement, une vague de magie le submergea. Peu à peu, Julian sentit ses forces revenir. Il regarda Harry, interloqué. Est-ce que c'était lui qui venait de faire cela ? Harry acquiesça et mit son index sur ses lèvres. Julian comprit : il ne devait en parler à personne.

FIN DU BLACK BACK

Depuis, Julian savait que Harry était capable de parler et de faire de la magie. Par la suite, les deux jumeaux s'étaient secrètement rapprochés. Harry ne lui parlait que via un petit cahier que lui avait offert Julian. Le petit garçon avait donc expliqué qu'il avait un pouvoir : celui de dire ce qui allait arriver. Par exemple, Harry avait expliqué que si, sous le coup de la colère, il disait « tais-toi » à Ron, alors Ron ne pourrait plus jamais parler. Au contraire, s'il disait quelque chose de gentil comme « merci » ou « à tes souhaits » alors la personne serait bénite d'une manière ou d'une autre. Julian trouvait cela un peu étrange. Mais il était fier de son petit frère phénoménal. Et puis Harry lui avait sauvé la vie. Il se devait de le protéger en retour.

Harry était heureux d'avoir son grand frère. Mais il se demandait si cela pourrait durer éternellement. Ils allaient avoir onze ans tous les deux et ils devraient bientôt partir pour Poudlard. Harry savait qu'ils ne seraient pas dans la même maison et qu'ils ne devaient surtout pas. Il avait un peu peur que son frère se détourne de lui... Julian l'avait rassuré du mieux possible. Ils étaient jumeaux, frères d'âme, jamais il ne l'abandonnerait. Surtout que Ron commençait sévèrement à énerver Julian avec son comportement stupide. Il avait pris Harry pour une tête de turc. Bien entendu, Harry ne répliquait pas mais Julian n'était pas aussi sage que son petit frère et était toujours à deux doigts de se jeter sur le roux. Le pire était sans doute que Ron pensait que son comportement était approuvé du Survivant. Julian avait très vite compris que le garçon était son ami seulement à cause de sa célébrité. Cela l'attristait. Mais il ne devait surtout pas faire de vague ou attirer l'attention des adultes sur Harry. S'ils apprenaient son pouvoir... Julian avait peur de ce qu'ils feraient. Harry était sans doute capable de tuer Voldemort d'une seule parole. Mais il n'avait pas le droit visiblement : Harry agissait selon l'équilibre du monde et de la magie. Les voix dans sa tête le mettaient au courant de tous les flux et reflux du monde. Et il devait agir selon eux.

Au fur et à mesure des années, Julian avait compris que Harry avait de très grandes responsabilités. Quand Harry lui avait dit avoir détruit Voldemort, il l'avait tout de suite cru. Alors Julian avait demandé ce qu'était la prophétie. Harry avait alors révélé le contenu de cette dernière :

Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche...

il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié,

il sera né lorsque mourra le septième mois...

et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal

mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore...

et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit... Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois...

Julian avait ouvert de grands yeux, confus. Il n'y comprenait pas grand chose. Mais Harry l'avait rassuré : une prophétie n'était pas une chose fixe. Elle pouvait être ignorée ou annulée.

« Tu pourrais l'annuler alors ? » Avait questionné Julian.

Harry avait acquiescé. Mais il avait expliqué que l'on annulait pas une prophétie sans raison et que pour l'instant, il allait juste l'ignorer. Julian avait protesté : c'était à cause de cette prophétie qu'il était traité ainsi par leurs parents ! Harry l'avait regardé avec patience.

« Les choses ne sont pas aussi simples. Même si j'annule la prophétie, nos parents ne me traiteront pas mieux. Et puis, il y a Dumbledore. Même si la prophétie n'existait plus, il ferait en sorte que personne ne le sache. Ainsi, tu resterais le Survivant et moi le cracmol muet. » Avait écrit Harry dans son cahier.

Julian s'était alors mis à détester Dumbledore. De quel droit dirigeait-il leur vie comme cela ? Il aurait tout donné pour avoir une vie de famille normale avec ses parents et son frère. Mais non, on le portait aux nues pour quelque chose qu'il n'avait même pas accompli. C'était son frère le héros, pas lui ! Ému, Harry s'était jeté dans ses bras.

C'est le jour de leur anniversaire que tout bascula.

James et Lily avaient organisé une fête pour Julian. Quelques familles sorcières blanches avaient été invitées : les Weasley, les Longdubat, les Bones etc... Dumbledore était également dans la liste. Jouant fidèlement son rôle vis à vis des autres, Julian joua avec les enfants en délaissant son frère. Harry était dans un coin, un morceau de gâteau devant lui. Il lisait un livre qu'il avait trouvé dans la bibliothèque Potter. Après tout, les voix n'étaient pas là pour lui apporter de la Connaissance du moins pas celle que l'on pouvait trouver dans des ouvrages. Il vit au loin, avec un froncement de sourcil, Dumbledore se rapprocher de Julian et l'emmener à part. Ils discutèrent un moment puis Julian éclata.

« Comment !? Harry ne viendra pas à Poudlard !? » Hurla Julian avec colère.

Dumbledore, surpris de cette réaction, lui expliqua alors que Harry était un cracmol.

« Mais c'est complètement faux ! J'ai déjà vu Harry faire de la magie accidentelle ! » Répliqua Julian en mentant.

Harry se précipita vers lui, afin de le calmer.

« Harry ira à Poudlard. » Réclama Julian avec une voix capricieuse.

Dumbledore regarda les jumeaux avec un air circonspect.

« Ton frère ne peut pas parler. »

Julian ouvrit de grands yeux en comprenant que Dumbledore prévoyait que son frère n'entre jamais à Poudlard qu'importe la raison. Le vieil homme se fichait que Harry fasse de la magie ou non. Il ne voulait juste pas de son frère. Cela mis Julian dans une colère noire. Il sentit sa magie enfler. Harry sentant le danger venir, décida d'agir. Il attrapa la manche de son frère en tremblant. Puis il se mit à convulser. Ses yeux roulèrent dans leur orbite.

Le monde est dans un équilibre constant

Bien ou mal, mal ou bien

La balance penche sans savoir où s'arrêter

Et cela depuis des milliers d'années.

Mais pour ce siècle elle a enfin décidé

C'est vers le bien, qu'elle va se tourner.

Bientôt le seigneur du mal va être vaincu

Par l'amour et la puissance, par l'union et la force,

Celui qui dit et son frère y veilleront jusqu'au bout.

Harry avait parlé d'une voix rauque. A la fin de ces mots, il s'effondra au sol. Dumbledore repris alors ses esprits. Il connaissait ces symptômes pour les avoir déjà vu chez Treslawney. Le frère de Julian venait de créer une prophétie. Il était donc un devin. Si c'était le cas, il valait mieux le garder le plus près possible de Poudlard...

« Ne t'en fais pas Julian, Harry ira à Poudlard. Il vient de faire preuve d'une grande puissance magique. Il est donc bel et bien un sorcier. » Déclara Dumbledore de sa voix de vieux papi gâteaux

Julian soupira de soulagement tout en restant près de son frère. Les elfes de maison de la famille Potter vinrent chercher Harry pour l'emmener dans son lit. La fête repris son cours quoique un peu plus doucement. Les adultes étaient sous le choc de l'événement et les enfants ne comprenaient pas ce qui se passaient. Julian vit que ses parents étaient aller voir Dumbledore. Il se rapprocha innocemment pour surprendre leur conversation.

« Était-ce bien ce que je crois Albus ? » Demanda Lily, les sourcils froncés.

Julian ne savait pas si elle était inquiète à cause des paroles de Harry ou si c'était parce que ce dernier avait accompli un acte de magie de haute volée.

« Oui, Lily, j'en ai bien peur. Je pense que votre deuxième fils est un devin. »

« Mais comment est-ce possible ? » S'étonna James « Il ne parle jamais ! »

Dumbledore leur lança un regard pensif.

« Je vais examiner cette prophétie en détail » dit-il finalement. « Je vous dirai les conclusions que j'en aurai tirer. »

Lily et James hochèrent la tête docilement et Dumbledore partit de la fête tout en s'excusant auprès des autres invités. Tout cela fit réfléchir Julian. Son frère venait de créer une prophétie ? Pourquoi Dumbledore disait de Harry qu'il était un devin ? Tout le reste de la fête, Julian s'inquiéta pour son frère. Quand tous les invités furent enfin partis, Julian se précipita dans la chambre de Harry. Ce dernier paraissait tout à fait en forme en comparaison avec le moment où les elfes l'avaient emmené.

« Tu vas bien ? » Demanda Julian en examinant tout de même son petit frère.

Ce dernier lui fit un petit sourire rassurant et attrapa son cahier.

« Je vais bien, ne t'en fais pas.» écrivit-il

Julian s'assit sur le lit bleu de Harry et lui posa enfin la question qui lui brûlait les lèvres.

« Que s'est-il passé tout à l'heure ? »

Les yeux de Harry brillèrent de malice.

« Quand j'ai compris que Dumbledore ne voulait pas que je vienne avec toi à Poudlard, j'ai simulé une annonce prophétique. Maintenant, il pense que je vais combattre à tes côtés contre Voldemort. Je lui suis devenu indispensable ! »

Julian se mit à rire. Son frère était juste génial.

« Mais puisque tu as parlé, ce que tu as dit va vraiment se passer alors ? On va vraiment combattre Voldemort ? » Demanda Julian soudainement inquiet.

Harry devint songeur quelques instants, comme écoutant quelque chose que Julian ne pouvait pas percevoir.

« Apparemment, nous ne combattrons pas forcément contre Voldemort. » Répondit Harry un peu perplexe.

Julian lui lança un regard interrogateur.

« Mais tu as dit seigneur du mal non ? » Se rappela-il

Il y eut encore un petit silence.

« Oui, c'est ce que j'ai dit mais je n'ai pas dit seigneur des ténèbres. Et il n'est pas dit que Voldemort soit le seigneur du mal. Le bien et le mal sont des notions complexes. Les choses ne sont pas toujours manichéennes. Voldemort n'est peut-être pas le mal incarné... » Lu Julian sur le carnet tandis que Harry arborait une figure sérieuse.

« Dumbledore l'est-il ? » Questionna Julian toujours en colère contre le vieil homme.

Harry ouvrit de grands yeux. Un silence passa. Puis il éclata de rire.

Julian le regarda sans comprendre.

« Tu es un génie Julian. » écrivit Harry toujours hilare.

« Comment ça ? » Demanda Julian confus.

Puis Harry lui expliqua. Le principe d'une prophétie, comme d'une poésie, était qu'elle possédait plusieurs interprétations. Tout dépendait de la façon dont on la lisait. Et Julian comprit et partagea l'hilarité de son frère.

Car Harry était gentil. Il avait un grand cœur dans lequel Julian prenait une grande place. Quant à Julian, il voulait protéger son frère de la méchanceté des autres.

Peut-être que Voldemort était un monstre des ténèbres. Peut-être qu'il avait essayé de tuer Harry.

Mais dans tous les cas, Dumbledore n'était pas gentil. Et c'était lui qui avait fait le plus de mal jusqu'à maintenant.