Salut à tous, alors voilà je me lance enfin pour poster ma première fanfiction « The 100 ».

Comme vous allez pouvoir vous en rendre compte, les personnages de la série ne sont pas les personnages principaux de mon histoire, le cadre et la trame sont complètement différents.

« The 100 » ne m'appartient pas, en revanche toute l'histoire sort de ma petite tête.

Les caractères de « The 100 » apparaitront au fur et à mesure de l'histoire.

Je ne sais pas encore combien de chapitres cette histoire comportera, je dirai dans les alentours de 12 et la publication ce fera sûrement au rythme d'un chapitre par semaine.

Merci à toutes les personnes qui ont acceptés de lire, de m'écouter et de corriger cette histoire.

Bonne lecture !


Chapitre 1:

Vous êtes-vous déjà demandé ce que ça ferait si vous viviez une vie différente de celle que vous vivez aujourd'hui ? Avez-vous déjà ressenti ce vide ? Celui qui vous fait penser que vous n'avez pas votre place dans ce monde ? Non ? Eh bien moi oui.

À chaque instant de ma vie, à chaque moment, à chaque pas que je fais, ces pensées me consument. Avec le temps, on finit par apprendre à vivre avec.

Ça fait 34 ans qu'un virus est apparu sur Terre contaminant et rendant fous tous les êtres humains. Heureusement il y a eu quelques survivants ; des scientifiques ont créé des centres de repeuplement afin d'empêcher l'extinction de la race humaine. Je me demande qui j'aurais pu être si la vie avait été différente. Je m'appelle Kiara.

Je fais partie du programme « second earth ». Comment je le sais ? Parce que cette phrase, qui est accompagnée d'un logo représentant une planète, est partout dans le centre. Sur les murs des couloirs, sur nos dossiers, sur les objets et même sur nos vêtements. Autrement dit, cette phrase est présente absolument sur tous. Quand on est plus jeune, on quitte le centre des enfants pour venir dans celui-ci, du moins c'est ce qu'on m'a dit parce que, pour être honnête avec vous, je n'en ai absolument aucuns souvenirs. À notre arrivée, on est classé dans 3 différentes sections, la section principale : PX et les sections mineures : PY et PZ. Je fais partie de la section principale. Les autres sections nous appellent les privilégiés parce que contrairement aux autres on est mieux traité, mieux nourris et mieux logé. Et surtout nous avons quelque chose que les autres n'ont pas : un prénom. En tous, nous sommes 40 enfants. 20 dans la section principale et 10 dans chacune des deux sections mineures. Nous ne sommes jamais mélangés avec les autres sections, tout est séparé par des murs, des grilles ou des portes. Il n'y a donc aucun moyen de parler avec une personne qui est de l'autre côté de la grille, du moins... C'est ce que croient les généraux.

12h30

Le couloir principal qui mène au réfectoire est bondé et comme d'habitude j'arrive la dernière pour récupérer mes rations. Après avoir pris mon plateau, je me dirige vers la table la plus éloignée des autres, non pas que je n'aime pas manger en compagnie de ma section mais parce que ma place habituelle est la plus proche du mur de verre, celui qui nous permet de voir l'autre côté du réfectoire. En attendant l'arrivée des enfants de la section mineure, je commence à manger. Quand je relève la tête pour observer l'autre côté du mur je tombe nez à nez avec une chevelure noire et de grand yeux vert, c'est Thalia. Elle me sourit discrètement et je l'imite. Je l'observe plus en détail; elle est habillée avec sa combinaison bleue et ses chaussures blanches. Thalia est plutôt grande, elle me dépasse de cinq bons centimètres et a un teint olive qui lui va très bien. En arrivant elle colle sa main droite sur le mur en verre pour que je puisse lire ce qu'il y a d'écrit :

18h a la grille -T

Je hoche la tête pour lui dire que j'ai bien compris et termine mon repas.

18h

Comme convenu, je suis à la grille à 18h pile. Cette heure-ci est la meilleure puisque le changement de garde se fait à 17h57, on a donc trois minutes chacune pour nous rendre à la grille sans nous faire repérer. Nous adoptons cette technique depuis déjà pas mal de temps alors la relève de la garde n'a plus aucun secret pour nous. Je me souviens encore quand Thalia et moi nous nous sommes rencontrées, c'était il y a six ans.

Flashback 6 ans plus tôt

J'avais décidé de prendre un livre à la bibliothèque et de venir le lire dans un endroit où j'étais sûre de ne pas être dérangée. Je m'installe dans les escaliers que j'avais repéré un peu plus tôt dans la journée et je commence à lire mon livre. Quelques minutes plus tard, un bruit venant de la grille me fit perdre le fil de ma lecture et attisa ma curiosité. En effet, une jeune fille pas plus grande que moi se tenait derrière, elle avait une tenue bleue et des chaussures blanches et avait l'air de fuir quelque chose. Je crois qu'elle ne m'a pas vue. Je descendis alors les escaliers, mon livre toujours dans la main. Je manquais de tomber ce qui provoqua un bruit et l'a fit sursauter. Je levais les mains en signe de paix lorsqu'elle se retourna, afin de lui faire comprendre que je n'étais pas la chose qu'elle fuyait.

- Ne t'inquiète pas je ne te ferais pas de mal. Est-ce que tu as un problème ? Elle se détendit et se racla la gorge afin de me répondre.

- J'ai fait une bêtise alors les généraux me cherchent mais ils ne me trouveront pas ici. Me dit-elle avec un air de malice dans les yeux.

- Quel genre de bêtise ? Demandais-je tout en me penchant pour m'asseoir par terre.

- Le genre qui vaut une grosse punition ! Rigole-t-elle.

Je souris à sa réponse. Cette fille avait l'air plutôt marrante.

- Qu'est-ce que tu lis ? Me demanda-t-elle en pointant du regard mon livre.

- Oh un livre de science-fiction. L'héroïne est une fille de notre âge, je dis en souriant.

- Ça a l'air chouette !

- Oui ça l'est ! Au fait, je m'appelle Kiara ! Je dis avec enthousiasme en passant ma main à travers les barreaux de la grille afin de lui serrer la main.

- Je suis PY-07 ! Dit-elle en attrapant ma main. Je la fixai et vis dans son regard qu'elle était très sérieuse.

- PY-07 ? Mais ce n'est pas un prénom ça ! Elle pencha la tête à gauche et me regarda avec un air d'incompréhension.

- Bah c'est comme ça que les généraux m'appellent.

- Il faut que je te trouve un prénom.

Son visage passa alors de l'incompréhension à une émotion que je n'arrivais pas à déchiffrer. Je réfléchis puis une idée me vint. J'ouvris alors mon livre et le tourna vers elle pour qu'elle puisse le voir. Je lui montrais une phrase avec le nom de mon héroïne.

- Qu'est-ce que tu penses de Thalia?

Elle regarda le livre quelques secondes puis me fixa à nouveau cette fois-ci avec un grand sourire sur le visage.

- J'adorerais ça !

- Alors enchantée de te rencontrer Thalia !

Fin du flashback

- Salut !

- Tu as 2 minutes de retard ! Je m'exclame d'un ton très sérieux.

- Ouais je suis désolée, mais un général a failli me repérer, j'ai dû me cacher dans un placard à balais et crois-moi ce n'est pas super confortable !

Je rigole un peu avant de m'asseoir par terre imitée par Thalia.

- Comment était ta journée ? Je demande à ma meilleure amie.

- Comme d'habitude rien de nouveau. Et toi ?

Nous parlons depuis environ 3h quand les lumières s'éteignent nous coupant net dans notre conversation.

- On a manqué le couvre-feu ! S'exclame Thalia.

- Il faut rentrer maintenant ! Je dis en me relevant brutalement. Demain même heure ?

- Si on n'est pas morte d'ici là ! Oui.

Je sais qu'elle essaye de faire de l'humour pour ne pas trop paniquer, après tout on ne sait pas vraiment ce que les généraux peuvent nous faire s'ils nous surprennent en train de vagabonder dans les couloirs après le couvre-feu. Et il ne vaut mieux pas le savoir. Je fais un signe d'au revoir à Thalia avant de me mettre à courir dans la direction opposée. Ici tous les couloirs se ressemblent et la seule différence est la couleur des flèches qui nous signalent où se trouvent nos sections. Je suis la direction des flèches rouges et fais attention à bien longer les murs de façon à ne pas passer devant les caméras de surveillance. J'ouvre la porte de mon dortoir sans un bruit et me dirige sur la pointe des pieds vers le lit qui porte le numéro 7. Je me penche pour ouvrir un petit coffre en métal aux pieds du lit. Je prends au hasard l'un des tee-shirts blanc et rouge de notre section et le short assorti et me change en vitesse afin de me glisser dans mon lit et de sombrer petit à petit dans les bras de Morphée.

6h00

Je me réveille en sursaut et pleine de sueur alors que le dortoir est encore silencieux. Je m'assois au bord du lit et je soupire. Toutes les nuits c'est la même chose ; je passe mon temps à faire le même rêve. Il a cette femme et cet homme, ils m'appellent, enfin non, ils crient mon prénom en fait. J'ai l'impression d'être emmenée loin d'eux. Le problème c'est que je ne sais pas qui sont ces personnes et pourquoi ils crient mon nom.

Je récupère mes chaussures pour me diriger vers une porte bleue au fond du dortoir. Tout le monde est encore endormi alors je fais en sorte de faire le moins de bruit possible. J'ouvre la porte en pose ma main sur le scan digital, le boîtier passe du rouge au vert et je pénètre dans les douches. Je vais dans les casiers à droite et je prends ma combinaison rouge avec mon nom inscrit dessus puis je me déshabille pour rentrer dans l'une des nombreuses cabines de douche. J'actionne le levier et commence à laisser l'eau chaude couler sur tout mon corps. Je reste sous le jet une bonne demi-heure. L'une des joies de se lever plus tôt est le temps que l'on peut passer sous la douche sans être dérangée.

Je m'habille et j'attache mes mèches brunes de devant avec un élastique pour ne pas les avoir dans le visage. Je jette un coup d'œil dans le miroir pour réajuster ma tenue et je sors de la salle de bain commune. En regardant la pendule je vois qu'il est seulement 6h47, parfait ! Je sors du dortoir sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller tout le monde et je commence à marcher dans le couloir. A cette heure-ci il n'y a personne, même les généraux ne sont pas encore levés, cela évite donc les questions insupportables de ces derniers lorsque que tu as le malheur d'en croiser un. Je m'arrête devant une porte.

Je regarde autour de moi pour vérifier que personne ne me surveille et quand je suis sûre que personne ne m'a suivi, je sors une carte d'accès que j'ai volé à mon professeur quand j'avais 10 ans. En général la bibliothèque est interdite, seuls les professeurs ont une carte d'accès. C'est donc après plusieurs visites dans la bibliothèque en compagnie de notre professeur que j'ai réussi à prendre la clé. Depuis ce jour je passe le plus clair de mon temps ici. La pièce est plutôt grande et les livres sont par centaines. Il y a 15 grandes étagères en bois, ma préférée est là 8ème, l'étagère de l'histoire et la mythologie. J'ignore d'où me viens cette passion mais c'est comme si je l'avais toujours eu. Je récupère un livre marron un peu usé par le temps « l'odyssée », mon préféré, je me tourne et m'installe par terre, le dos contre le mur entre deux étagères et commence à me perdre dans les pages de cet ouvrage. 9h00

Mon cours de biologie humaine a commencé depuis au moins 30 min. Je suis assise sur ma chaise et je regarde dans le vide perdu dans mes pensées, lorsqu'une voix m'appelle.

- Kiara ? Je me redresse instinctivement sur ma chaise et regarde mon professeur.

- Kiara peux-tu répondre au problème posé ?

Je regarde le tableau numérique, i corps de représentés; l'un est vert et les autres rouges.

- Je suis désolée, est-ce que vous pouvez réexpliquer le problème s'il vous plaît ?

- Imagine un médecin ayant 5 patients, chacun devant recevoir un organe différent des autres. Cependant aucuns organes compatibles n'est disponible. Un jour un 6eme patient atteint d'une maladie mortelle se présente au cabinet du médecin. Ce nouveau patient peut être guéri mais ses organes sont également compatibles avec les 5 autres patients. Si le médecin retarde le traitement du nouveau patient il mourra mais ses organes sauveront les 5 autres patients. Alors que s'il le traite, il sauvera une vie mais en perdra 5. Quel est la meilleure stratégie ?

Je continue de regarder le tableau.

- Kiara ? As-tu fait tes lectures ? Me questionne-t-elle.

- Oui bien sûr… je réponds hésitante.

- D'accord alors imaginons que tu es le médecin ainsi que le seul donneur compatible avec tes patients. Dans ce cas de figure quel est le bon choix ?

- D'après ce que je peux en dire je devrais être prête à endurer la souffrance pour le bien et à la place des autres.

- Es-tu d'accord ? Me demande mon professeur.

- Est-ce que je les connais ces 5 patients ? Sont-ils de bons humains ? Je demande en étant de plus en sérieuse. Honnête ou indigne ? fainéant ou appliqué ? En tant que médecin capable de sauver des vies, je pourrais donner la mienne au profit de meurtrier ou encore de voleur qui causeraient plus de souffrance à cause de mon sacrifice.

- Ne penses-tu pas que chaque humain a une valeur propre ? Qu'ils ont tous un droit à la vie et au bonheur ? Me demande la femme en se rapprochant de moi.

- Si bien sûr mais je pense que même en tant que médecin nous devons sauver les vies qui sont le plus apte à faire des choses bien par la suite plutôt que de sauver des gens qui pourraient tuer et faire beaucoup de mal.

Mon professeur reste muet et me sourit puis la sonnerie retentit indiquant que le cours est terminé. Les autres élèves se redressent et commencent à ranger leurs affaires pour sortir de la salle. Je les imite et commence à me diriger vers la sortie lorsque la voix de mon professeur retentit dans la salle m'obligent à me stopper et me retourner.

- Kiara ?

- Oui madame ? Je questionne.

- Je suis fière de toi. Tu as fait énormément de progrès, les stages que tu as fait avec moi à la section médicale ont porté leurs fruits. Elle s'était rapprochée de moi et nous étions à présent a quelques centimètres l'une de l'autre.

- Eu... merci madame, je dis un peu déboussolée.

- Tu peux y aller à présent, me dit-elle en retournant vers son bureau. Et sans un mot je me retourne et me dirige vers mon prochain cours.

12h30

Comme tous les jours je me dirige vers le réfectoire après mes cours. Je répète le même procédé que hier et une fois mon plateau rempli, je vais m'asseoir à ma table. J'attends Thalia depuis maintenant 30 min mais toujours aucune trace d'elle ou même des autres enfants de la section PY, seule la section PZ est présente.

Je ne comprends pas ça n'est jamais arrivé. Je me tourne pour regarder une table pas très loin de moi et un petit garçon me regarde avec un grand sourire. Ethan, il est arrivé il y a peu de temps et s'est vite attaché à moi. Je le vois prendre son plateau et se diriger vers moi. Il s'installe sur la chaise juste en face et me regarde.

- Pourquoi ton amie n'est pas de l'autre côté aujourd'hui ? J'écarquille les yeux.

- De quoi tu parles ? Je demande en faisant semblant de ne pas comprendre.

- Mais si tu sais bien la fille avec les cheveux longs et noirs qui se met toujours à la table à côté de la tienne. Je sais que c'est ton amie mais t'inquiète pas je ne dirais rien.

- Tu me le promets ? Je dis en tendant mon auriculaire dans sa direction. Il fait la même chose et attrape mon doigt avec le sien.

- Je te le jure. Je lui souris et me tourne vers la table vide, de l'autre côté de la vitre en fronçant les sourcils.

- Alors pourquoi elle n'est pas là ? Dit-il en continuant de me regarder.

- Je n'en sais rien du tout.


Voilà pour ce premier chapitre, j'espère qu'il vous aura plus. N'hésité pas a laisser un commentaire, cela me permettra de m'améliorer et de savoir comment vous avez trouvé mon histoire.

Une partie du passage dans la classe ne vient pas de moi, il est tiré du film " I am a mother" sur Netflix.

À la semaine prochaine !