p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="left"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Je me suis encore couchée tard ce soir...Le confinement ne me réussis pas, il m'a fallu à peine quelques jours pour complètement chambouler mon rythme de sommeil. Ceci étant, c'est bien le seul élément qui me change. En dehors de mes sorties pour les courses ou le travail, je n'avais pas à la base une vie sociale active. Le soir de l'annonce, j'ai attrapé un sac de course, acheté un paquet de biscottes, du lait, quelques conserves de tomates et un paquet de riz, et je suis rentrée me cloîtrer avec mes jeux vidéos et...mes livres. Ca fait maintenant sept jours que je lis sans interruption et, toutes proportions gardées parce que la maladie fait quand même des morts, je vis ma meilleure vie. /span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="left"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Quelques minutes à peine après que je me sois enfin mise au lit, on a toqué à la porte. Ma voisine, une adorable petite vieille dame, m'a timidement demandé si je pouvais aller jeter sa poubelle. Avec les mesures actuelles, les gens qui assurent l'entretien de l'immeuble à l'ordinaire sont évidemment restés chez eux, mais ont eu la présence d'esprit de déplacer les containers à ordures dans la rue directement pour que les éboueurs puissent faire leur travail. Madame Claudette, cependant, se déplace déjà avec peine, sans compter les risques pour elle de sortir en ce moment. J'ai rapidement enfilé une paire de baskets et l'ai débarrassée de son sac. /span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="left"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Ca fait drôle de sortir après une semaine. Il y a quelques personnes dehors mais évidemment infiniment mois qu'avant. J'inspire. L'ai est doux, je n'ai pas vu arriver le printemps. Je m'engage pour traverser la rue et rejoindre le container, l'esprit perdu dans le dernier chapitre lu et les retrouvailles imminentes avec mon oreiller, quand j'entends un cri, légèrement couvert par le hurlement d'un scooter/span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="left"span style="font-family: Arial, sans-serif;"«- J'en ai rien à foutre de vos histoires d'attestation ! J'ai juste besoin d'une baguette, putain ! /span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="left"span style="font-family: Arial, sans-serif;"- Monsieur, arrêtez-vous immédiatement ! /span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="left"span style="font-family: Arial, sans-serif;"- Merde, je vous di- OH BORDEL, ATTENTION !»/span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="left"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Un crissement de pneu./span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="left" /p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="left"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Plus rien./span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="left" /p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="left"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Dans la brume et la torpeur qui m'envahit, j'ai l'impression d'entendre mes parents… « Mais quelle abrutie ! »/span/p
p style="margin-bottom: 0cm; border-top: none; border-bottom: 4.00pt double #000000; border-left: none; border-right: none; line-height: 100%; padding: 0cm 0cm 0.07cm 0cm;" align="left" /p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="left" /p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Ces souvenirs qui viennent de m'assaillir proviennent de ma vie précédente. J'en oublierais presque le choc à la tête que je viens de recevoir, Sœur Mariette vient de lessiver le sol ; en essayant de me rattraper, mon front a violemment heurté l'une des colonnes de la galerie. Emma. Treize ans. J'ai de longs cheveux noirs et brillants, un nez droit et des ongles presque nacrés qui font ma fierté. J'ai grandie loin du monde, si bien que mon père a décidé de m'envoyer au couvent. J'ai un caractère instable et propre à se laisser emporter, mais mon entourage me passe beaucoup de choses tant que je ne dépasse pas certaines limites. J'ai ainsi grandi sans jamais corrigé ces mauvaises habitudes…/span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Mais je suis aussi Emma, vingt-huit ans, une petite brune replète aux cheveux courts, employée aux archives municipales de ma commune, en 2020. Je n'ai pas de voitures mais une carte de transport, ça faisait quelques jours que j'étais chez moi à lire parce qu'il y avait une épidémie en cours et ensuite, le scooter…Je regarde mes mains, qui sortent des manches d'une robe sobre mais dont le style date d'il y a plusieurs siècles./span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Ce ne sont pas mes mains./span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify" /p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Je me suis évanouie. Une fièvre de cheval m'a tenue pendant plusieurs jours pendant lesquels les sœurs ont multiplié les missives à ma famille, allant même jusqu'à faire déplacer un prêtre pour une éventuelle extrême onction./span/p
p style="margin-bottom: 0cm; border-top: none; border-bottom: 4.00pt double #000000; border-left: none; border-right: none; line-height: 100%; padding: 0cm 0cm 0.07cm 0cm;" align="justify" /p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify" /p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Il aura presque fallu une semaine pour que la fièvre et le flot continu de souvenirs s'apaisent. Je me suis redressée avec peine de mon petit lit d'infirmerie./span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"span style="font-family: Arial, sans-serif;"« Mademoiselle Emma? »/span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Sœur Annelise est à mon chevet, on dirat qu'elle vient de voir le diable lui-même. Les larmes perlent à ses yeux alors qu'elle examine mécaniquement ma température, le blanc de mes yeux, le tremblement de mes mains. Rassurée, elle me saute presque au cou, en oublie les convenances./span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify" /p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"span style="font-family: Arial, sans-serif;"« Emma ! Ma sœur, ma sœur! Crie-t-elle en direction de la porte, Emma est réveillée ! Sa fièvre est tombée ! »/span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Un cri étouffé suivi de pas précipités, Sœur Berthe s'engouffre dans l'infirmerie en psalmodiant des remerciements au ciel, bientôt suivie de trois autres sœurs et de quelques camarades qui s'empressent de courir porter la nouvelle à l'ensemble du pensionnat. /span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"span style="font-family: Arial, sans-serif;"« Prévenez sœur Mariette également ! Oh, mademoiselle, elle va être si heureuse d'apprendre votre rétablissement, elle s'en voulait terriblement…. »/span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Le reste se perd dans un brouhaha confus qui me donne le tournis. Sœur Berthe, responsable de l'infirmerie, s'en aperçois et fait immédiatement sortir l'ensemble des personnes présentes en m'intimant de reprendre des forces, avant de sortir elle-même avec la promesse de me ramener une infusion. Elle tient un jardin de plantes médicinales près du potager, et si ça n'avait pas été blasphématoire, je l'aurais volontiers appelée la fée du pensionnat./span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Le pensionnat./span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="justify"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Je suis dans un pensionnat de jeunes filles tenu par des bonnes sœurs. Je parcours le dortoir de l'infirmerie des yeux en tentant d'évaluer le mobilier, en me raccrochant aux souvenirs de emcette vie. /emspan style="font-style: normal;"Bon sang de bonsoir. Mais où est-ce que j'ai bien pu tomber… ?/span/span/p
p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 100%;" align="justify"span style="font-family: Arial, sans-serif;"La possibilité de choix décoratifs particuliers est immédiatement écartée : ce n'est pas le XXIe siècle, mais au-delà de mes souvenirs d'origine, ce monde me paraît néanmoins curieusement familier. Je balaie ce fil de pensée d'un geste nerveux de la main : il y a plus important. J'ai vingt-huit ans. Presque vingt-neuf. Mais j'en ai aussi treize. /span/p
p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 100%;" align="justify" /p
p style="margin-bottom: 0cm; font-style: normal; line-height: 100%;" align="justify"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Et je ne suis définitivement pas dans mon époque d'origine./span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="left"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Quelques minutes à peine après que je me sois enfin mise au lit, on a toqué à la porte. Ma voisine, une adorable petite vieille dame, m'a timidement demandé si je pouvais aller jeter sa poubelle. Avec les mesures actuelles, les gens qui assurent l'entretien de l'immeuble à l'ordinaire sont évidemment restés chez eux, mais ont eu la présence d'esprit de déplacer les containers à ordures dans la rue directement pour que les éboueurs puissent faire leur travail. Madame Claudette, cependant, se déplace déjà avec peine, sans compter les risques pour elle de sortir en ce moment. J'ai rapidement enfilé une paire de baskets et l'ai débarrassée de son sac. /span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="left"span style="font-family: Arial, sans-serif;"Ca fait drôle de sortir après une semaine. Il y a quelques personnes dehors mais évidemment infiniment mois qu'avant. J'inspire. L'ai est doux, je n'ai pas vu arriver le printemps. Je m'engage pour traverser la rue et rejoindre le container, l'esprit perdu dans le dernier chapitre lu et les retrouvailles imminentes avec mon oreiller, quand j'entends un cri, légèrement couvert par le hurlement d'un scooter/span/p
p style="margin-bottom: 0cm; line-height: 100%;" align="left"span style="font-family: Arial, sans-serif;"«- J'en ai rien à foutre de vos histoires d'attestation ! J'ai juste besoin d'une baguette, putain ! /span/p
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