Arrietty le petit monde des chapardeurs

Dans l'espoir de te revoir

Alors qu'elle était debout sur la bouilloire qui leur servait de bateau, Arrietty ne put détacher son regarde du jeune Shô qui les regardait partir. Elle était triste mais elle savait que sa famille n'avait pas le choix. Il en allait de leur survie. De leur survie à eux mais aussi de la survie de son espèce. Les humains ne devaient pas connaitre leur existence. En effet, tous n'était pas aussi doux et attentionné que le jeune Shô. Et ça elle l'avait compris lorsque Haru avait capturé et enfermé sa maman.

Arrietty savait que le jeune garçon resterait dans son cœur à jamais. Tout comme Shô avait dit que lui non plus ne l'oublierais jamais.

La bouilloire suivait le courant du canal qui les conduisait vers un nouvel endroit où vivre. Sa mère avait émis le souhait d'aller vivre près de la mer. Peut-être est-ce là que la rivière les conduisait tranquillement. Arrietty regardait le paysage en mangeant la framboise donnée par Spiller. La jeune femme appréciait le jeune chapardeur. A vrai dire, elle n'en avait jamais vu d'autre de son âge. Elle était certaine qu'ils pourraient devenir de bons amis.

Le voyage dura 2 jours ce qui sembla durer une éternité pour la jeune fille. Après avoir fait accoster leur embarcation, ils avaient tous marché quelques heures avant de trouver l'endroit idéal. Il s'agissait d'une maison se trouvant sur une colline d'où on voyait la mer. Arrietty regarda le paysage et vit les yeux de sa maman briller d'émerveillement devant ce spectacle. Il n'y avait aucun doute, cet endroit lui plaisait. Ils ne leur restaient plus qu'à trouver un endroit où construire leur maison. Après une bonne heure de recherche, Pod, le papa d'Arrietty, appela la petite famille. C'était un endroit qui se trouvait sous la maison des humains, non loin d'un soupirail laissant passer la lumière, un peu comme leur ancien emplacement. La petite famille se mit alors à l'œuvre, aidé de Spiller. Arrietty donna un bon coup de balai à l'endroit indiqué par sa mère tandis que les hommes était partit chercher de quoi fabriquer plancher et mur de la futur maison. Les travaux se poursuivirent pendant de nombreux jours, et bientôt ils purent enfin souffler. Spiller alla s'installer dans la forêt se trouvant derrière la maison. Il avait toujours vécu seul et dans la nature. Il préférait d'ailleurs que ça continue comme ça. Arrietty et lui devinrent de très bon ami. Le temps passa et Arrietty fêta son 16ème anniversaire. Petit à petit elle avait recréé son petit jardin dans sa chambre. Elle aimait dormir entourée de végétation et de fleurs odorantes. Elle aidait de plus en plus souvent son père dans leur mission de chapardage. Elle pensait souvent à Shô, se demandant si son opération s'était bien passe et s'il était ainsi toujours en vie. En tout cas, elle l'espérait de tout cœur. Installée sur le toit de la maison des humains, Arrietty observait la mer. Elle aimait cette vue et cet endroit paisible. Mais malgré tout, son ancienne maison lui manquait. Mais alors qu'elle était perdue dans ses pensées, elle remarqua du mouvement dans les fourrés en bas. Intriguée, elle se pencha et observa. Quel ne fut pas son étonnement lorsqu'elle vit un chapardeur inconnu se faufiler entre les plantes aromatiques du jardin des humains. S'agrippant au lierre de la façade, Arrietty descendit en quatrième vitesse. Elle devait annoncer la nouvelle à sa mère. Ses longs cheveux bruns volant au vent, elle se précipita vers le soupirail et courut jusque chez elle.

Maman, nous ne sommes pas tout seul.

Hein quoi, on est vu, on va devoir déménager, on va…

Non non calme toi maman. Je voulais dire, j'ai vu un chapardeur que je ne connaissais pas dans le jardin. Il habite peut-être non loin, ce serait chouette si on pouvait le rencontrer.

Le père de la jeune fille rentra à ce moment dans la maison, accompagner d'un homme inconnu. Arrietty sourit, c'était lui qu'elle avait vu, elle en était sûr. Elle avait reconnu les vêtements verts de l'homme.

Ma chérie, Arrietty, je vous présente Ryu Nolack. Il habite dans le jardin d'à côté.

Tu voix maman, je t'avais bien dit que j'avais vu quelqu'un.

Tu m'avais vu ?

Ma fille Arrietty est très observatrice.

J'étais sur le toit et mon attention a été attirée par le mouvement des plantes.

Ryu sourit tandis qu'Homily proposa immédiatement une tasse de tisane au nouveau venu. Celui-ci accepta avec plaisir et ils restèrent un moment à discuter. Arrietty fut heureuse d'apprendre que Ryu n'était pas tout seul. Il vivait avec sa famille non loin. Ils avaient emménagé il y avait de cela un mois après avoir dû quitter leur maison. En effet, le bâtiment où se trouvait leur ancienne habitation avait été vendu et des travaux avaient alors débuté. Ayant eu peur d'être découvert, ils avaient décidé de partir par sécurité. Au court de la conversation, Arrietty fut heureuse d'apprendre que la famille de Ryu se composait de cinq membres. Ryu demanda la permission de venir prendre des herbes aromatiques dans le jardin car il n'y en avait pas chez eux. Bien évidemment, la famille d'Arrietty accepta sans soucis. Le jardin n'était pas qu'à eux, et puis ils étaient contents d'apprendre qu'ils avaient des voisins, en plus de Spiller. Ryu repartit une fois ça tisane terminée et promit de repasser bientôt avec sa famille cette fois.

Le soir même, Arrietty alla avec son père dans la maison afin de chaparder quelques affaires. Sa mère lui avait demandé du sucre, comme d'habitude, et si possible du tissu. Elle voulait confectionner quelques cousins pour mettre sur les chaises faites par son mari. La première année dans la maison avait été compliquée. Il n'y avait aucune installation leur permettant de se déplacer à l'intérieur des murs, ce qui rendait leur chapardage difficile. Arrietty avait donc aidé son père à tout installer pour qu'ils puissent se déplacer en toute sécurité et facilement. Farfouillant dans la maison, Arrietty et son père finirent par trouver un mouchoir de tissu blanc, bordé de petites fleurs, tombé derrière un meuble. Ne pouvant le transporter tel quel, ils le découpèrent en deux afin de le glisser dans leur sac. Ils rentrèrent ensuite pour une bonne nuit de sommeil. Le lendemain, sa maman fut heureuse de leur trouvaille et se mit au travail de suite. Les quelques jours qui suivirent passèrent tranquillement.

Alors qu'elle était tranquillement allongée sur son lit, Arrietty fut surprise d'entendre toquer à sa porte.

Oui ?

Sa maman entra alors.

Coucou ma chérie. J'aurais un petit service à te demander.

Je t'écoute maman.

Ton père vient de me dire que Ryu et sa famille passerait demain. Tu saurais aller me chercher de la menthe s'il te plait. Je n'en ai plus et j'aimerai préparer du thé demain.

Bien sûr.

Merci ma chérie.

Arrietty se leva d'un bon tandis que sa maman sortait de sa chambre. Enfilant son sac, elle attacha ses cheveux avec un ruban avant de sortir. Depuis qu'elle avait donné sa pince à Shô, elle n'avait plus jamais utilisé que des rubans pour nouer ses cheveux. Enfin prête, elle sorti de la maison et se rendit dans le jardin. Regardant autour d'elle afin de s'assurer qu'il n'y avait personne, elle se glissa ensuite dans l'herbe et se rendit promptement jusque la parcelle de plante aromatique. Une fois sur place, elle repéra bien vite le plant de menthe. Mais tandis qu'elle se faufilait, elle se cacha rapidement en repérant un mouvement non loin. Y regardant de plus près, elle se redit compte qu'il s'agissait d'un chapardeur. Elle remarqua cependant qu'elle ne l'avait jamais vu auparavant. C'était un jeune homme un peu plus âgé qu'elle, aux cheveux bruns en bataille et aux yeux noisette. Arrietty vit le regard du jeune homme se poser sur elle et il sourit de manière espiègle.

Je t'ai tout de suite repérée, tu n'es pas très habile pour te cacher petite chapardeuse.

Arrietty s'offusqua des paroles de l'étranger. Sortant de sa cachette, il plonge son regard dans celui de ce jeune homme arrogant.

Je suis bien assez discrète pour chaparder et je te signale que je t'avais aussi repéré.

Mouais. Je t'avais repéré bien avant que tu ne me voie.

Ça c'est toi qui le dis. Maintenant, si tu permets je suis pressée.

Ce n'était pas vrai mais elle ne voulait pas trainer plus longtemps avec cet arrogant personnage. Arrietty regarda droit devant elle et passa devant le jeune homme sans plus un regard. Elle se dirigea vers le plant de menthe avant d'en prélever deux feuilles qu'elle mit dans son sac. C'est alors qu'elle vit l'autre chapardeur se placer à ses côtés avant prendre aussi quelques feuilles.

Bon à plus petite chapardeuse, et fait attention à ne pas te faire voir.

Sur ce, il reparti comme un courant d'air. Arrietty resta un instant à regarder la direction prise par le jeune homme avant de tirer la langue en une réaction bien puérile. Elle repris ensuite le chemin du retour. Elle trouva cependant sur son chemin un plant de thym sauvage. Souriant elle en cassa une branche pour mettre dans sa chambre. Elle adorait l'odeur de cette plante. Rentant rapidement, elle donna à sa maman ce qu'elle lui avait demandé avant d'aller mettre sa trouvaille dans son petit jardin à elle.

Le lendemain matin, tout se passa tranquillement. Arrietty aida sa maman à préparer des biscuits ainsi que du pain. Lorsque son père rentra, il n'était pas seul. Comme prévus, Il était accompagné par Ryu et sa famille. Mais alors qu'Arrietty posait son regard sur le garçon de la famille, elle ne put se retenir.

Toi !

Salut à toi petite chapardeuse maladroite.

Vous vous connaissez tous les deux ?

Arrietty regarda son père.

Nous nous sommes croisé lorsque je suis allée chercher de la menthe hier dans le jardin.

Son père acquiesça et ils s'installèrent tous pour boire tranquillement une tisane fraîchement infusée. Ryu présenta sa femme Tama, son fils, Hiro âgé de 18 ans et les jumelles âgée de 10 ans Mia et Hana. Tama était une femme élégante aux longs cheveux noirs et aux yeux bleus tandis que les jumelles étaient le portrait craché de leur mère. Les mêmes cheveux noirs, les mêmes yeux bleus, les mêmes traits délicats. La seule différence se remarquait dans leur comportement. Tama était une femme forte et affirmée tandis que les jumelles étaient timides et réservée. Pendant la soirée, Arrietty se rendit compte qu'Hiro n'était pas aussi prétentieux qu'il l'avait laissé paraitre. A vrai dire, il semblait plutôt gentil et souriant. Arrietty fit alors plus attention au jeune garçon et l'observa. Lorsque la famille Nolack repartit, Pod proposa de les raccompagner.

Je t'accompagne papa.

D'accord Arrietty, mais restons prudent.

Sur ce, Arrietty se leva et rejoignit son père devant l'entrée. Ensemble ils raccompagnèrent la famille Nolack jusqu'à la limite du jardin séparant les deux propriétés des humains. Pendant le trajet, Arrietty observa Hiro. Il ressemblait beaucoup à son père avec ses cheveux noisette et ses yeux noisette. Elle n'avait pas compris son aptitude un peu hautaine qu'il avait eue dans le jardin. Peut-être avait-il voulu se mettre en avant ? Peut-être avait-il voulu l'impressionner ? Arrietty se dit qu'elle avait peut-être mal jugé le jeune homme. Elle lui laisserait donc une chance et apprendrait à le connaitre un peu mieux. Lorsque la famille d'Hiro eut disparu dans les fourrés, Arrietty retourna chez elle avec son père.

Le temps s'écoula tranquillement, et la fin de l'été arriva. Arrietty avait croisé Hiro une ou deux fois dans le jardin de plante aromatique. Et à chaque fois, il s'était montré légèrement arrogant mais tout de même moins que lors de leur première rencontre. Aujourd'hui encore ils s'étaient à nouveau croisés. Assit sur une pierre plate en bout de jardin, ils regardèrent la mer et le soleil se coucher. Sortant de son sac un thermos fabriqué par son père, Arrietty en devisa le bouchon et y versa de la tisane avant de le tendre à Hiro.

Tiens, c'est ma maman qui l'a faite avant que je ne me mette en route pour aller dans le jardin.

Merci. Mais et toi ?

Je n'ai qu'une tasse. Mais ne t'inquiète pas je vais boire directement au thermos.

D'accord. Du coup j'accepte avec plaisir petite chapardeuse.

Arrêt de m'appeler comme ça.

Pourquoi, je trouve ça mignon moi ?

Arrietty regarda Hiro d'un air surpris. Était-ce simplement ce surnom qu'il trouvait mignon ou y avait-il autre chose ? Arrietty remarqua alors la légère rougeur sur les joues du jeune homme. Cette réaction troubla la jeune chapardeuse. Ne sachant comment réagir, elle reporta son attention sur le spectacle se déroulant devant ses yeux. Le soleil couchant sur la mer était vraiment magnifique. Les deux jeunes chapardeurs se séparèrent ensuite. Aucuns des deux n'avaient réussi à dissiper l'instant de gêne qui s'était installé. Mais surtout, aucun des deux n'étaient resté indifférents à ce qui venait de se passer.

Le temps s'écoula tranquillement et Arrietty eu 18 ans. Et puis lorsque l'automne arriva, Pod se blessa malheureusement en étant attaqué par un rat lorsqu'il était allé chercher de la nourriture. Arrietty dut alors prendre plus de responsabilités pour apporter tout ce dont la famille avait besoin. Elle faisait son maximum. Au fur et à mesure, elle avait gagné en agilité, en force et en habilité. Elle connaissait à présent les meilleurs coins, les meilleurs passages qui permettaient d'aller chercher ce que ses parents lui demandaient.

Arrietty s'enfonça un peu plus dans la végétation du jardin. Le printemps avait été déplorable cette année, ce qui avait donné de mauvaise récolte de fruit et de fruits secs. Les humains pouvaient s'approvisionner dans des magasins, mais eux devaient plutôt se contenter de ce qu'ils trouvaient dans la nature. Ils ne pouvaient pas prendre trop de chose chez les humains sinon ceux-ci pouvaient se rendre compte de leur existence. Ou alors ils penseraient être envahit par des rats et des souris et ils feraient alors venir d'autres humains pour les exterminer, et cela était tout aussi dangereux pour eux les chapardeurs.

Arrietty soupira, et continua d'avancer. Un peu plus loin, elle savait qu'il y avait quelques noisetiers et chênes. Avant un peu de chance, elle pourrait trouver quelques noisettes voir des glands pour sa famille. Avançant avec prudence, elle commença à fouiller dans les feuilles. Un grognement la fit cependant sursauter. Se retournant, elle vit un tanuki se dresser face à elle. Face à cet animal elle ne pesait pas bien lourd. Il fallait qu'elle s'échappe, malheureusement elle savait que l'animal était largement plus rapide qu'elle. Regardant le tanuki, elle le vit se mettre en mouvement et foncer sur elle. Esquivant, elle se mit à courir le plus vite possible droit entre les pattes de l'animal afin d'esquiver ses crocs. C'est alors qu'elle entendit son nom. Regardant vers la droite, elle vit apparaitre une corde. Sans attendre, elle l'attrapa et se laissa hissée. A peine eut-elle posé un pied sur la branche haute de l'arbre, elle fut serrée contre un torse musclé et enlacée dans des bras aimant.

Hiro, merci.

Fait attention à toi ma petite chapardeuse.

Arrietty soupira de soulagement. Elle et Hiro s'étaient rapprochés petit à petit au fur et à mesure du temps qui s'était écoulé. Ils s'étaient souvent fréquentés en cherchant ensembles des ressources pour leur famille. Ils avaient alors appris à se connaitre et avaient compris qu'ils éprouvaient des sentiments l'un pour l'autre. Relâchant son étreinte, Hiro s'assit sur la branche, Arrietty en fit de même. Regardant l'animal en dessous d'eux qui farfouillait dans les feuilles, Arrietty sourit lorsque le souvenir d'un chat brun et noir frôla sa mémoire. Hiro remarqua tout de suite le sourire de sa petite amie.

Je peux savoir ce qui te rend joyeuse comme ça alors que tu as faillis te faire dévorer ?

Un simple souvenir.

Et j'ai le droit de savoir ?

Dans le jardin de mon ancienne maison, j'avais failli me faire attraper par un chat nommé Niya. Mais c'est Shô qui m'avait sauvé la vie.

Shô ? Tu ne m'as jamais parlé de lui. Je connais ton ami Spiller mais le prénom Shô ne me dit rien.

Ah c'est vrai je ne t'avais jamais dit. Shô est un enfant humain et…

Un humain !

Arrietty c'était attendue à cette réaction. Rigolant, elle regarda son petit ami.

Ce n'est pas marrant, tu sais que les humais sont nos ennemis.

Je sais, mais Shô est différent. Il était venu pour se reposer dans l'attende d'une opération du cœur et…

Arrietty baissa la tête et son sourire s'effaça. Se souvenir du garçon malade qui l'avait aidée et soutenue l'attrista. Ils étaient partis avant que Shô ne subisse son opération. Elle ne savait donc pas si l'intervention avait réussi et son ami était encore en vie ou non. La jeune chapardeuse sentit son petit ami se coller à elle et passé un bras autour de ses épaules.

Qu'est ce qui te rend si triste ma petite chapardeuse.

Shô était très malade et il devait subir une opération. On est parti trop vite alors je ne sais pas si il est toujours en vie aujourd'hui et ça me rend triste. Tu vas me trouver bête mais j'aimais Shô. Je savais que c'était impossible mais c'est lorsque nous sommes parti que je me suis vraiment rendue compte que j'éprouvais plus que de l'amitié pour lui. Enfin, c'est du passé.

Mais tu penses encore à lui.

Parfois des souvenirs me reviennent et je pense à lui. Ce qui m'ennuie le plus c'est vraiment de ne pas savoir s'il est toujours en vie. Même si c'était un humain, Shô était vraiment très gentil, c'était un ami précieux. Il m'a même aidé à sauver ma maman qui avait été capturée.

Je comprends. Allez courage ma petite chapardeuse, regarde le tanuki est partit. Avec de la chance il nous aura laissé deux ou trois trucs.

Arrietty sourit à son petit ami. Elle avait compris qu'il avait changé de sujet de conversation pour elle. S'assurant qu'il n'y avait plus de danger, ils descendirent et regardèrent ce qu'ils pouvaient ramasser. Ils réussirent à trouver quelques noisettes ainsi que quelques glands. Ils s'en réjouirent car cela allait leur permettre de faire de la farine de gland et d'en faire des pâtes par exemple. Traversant le jardin, ils arrivèrent au point de leur séparation habituelle. Hiro attira Arrietty à lui et l'embrassa.

Il faudra quand même qu'on en parle à nos parents.

Je sais. Mais je pense qu'ils s'en doutent tout un peu quand même.

Possible mais on doit leur dire, je pensais en parler à mes parents dès aujourd'hui.

Hein, maintenant !

Oui. Je suis sûr de moi Arrietty. Je t'aime.

Je t'aime aussi Hiro. Mais je préférerais qu'on leur dise ensemble.

D'accord.

Je vais demander à ma mère pour que vous veniez manger prochainement.

Hiro sourit alors à Arrietty avant d'ouvrir son sac pour lui mettre quelques provisions de plus.

Qu'est-ce que tu fais ?

Ne discute pas. Si vous nous invitez-vous en aurez besoin.

J'aurais très bien pu aller retourner chercher d'autres ressources dans la forêt plus tard.

Hors de question de te laisser y allez seule. Les animaux sont sur les nerfs à cause des mauvaises récoltes.

Oui mais…

Arrietty ne put en dire plus car Hiro l'attira à lui et l'embrassa. Il partit ensuite après avoir adressé un dernier signe de la main à sa petite amie. Il savait que s'il ne la coupait pas lorsqu'elle le contredisait, ils pouvaient argumenter tous les deux pendant des heures. Arrietty le regarda partir avant de sourire et de retourner chez elle. Sa mère fut heureuse de ce qu'elle avait pu ramener. Elle se mit au travail immédiatement et, avec Arrietty, réduisit en farine les glands trouvé. Tandis qu'elle travaillait avec sa mère, Arrietty décida d'aborder le sujet de l'invitation de la famille de son petit ami.

Dit maman ?

Oui ma chérie.

Ce serait peut-être bien d'inviter les Nolack encore une fois avant qu'il ne commence à neiger.

C'est vrai que ça pourrait être chouette. Il y a longtemps que je n'ai plus discuté avec Tama. Mais il faut voir si nous avons assez pour préparer un repas correct.

Si nécessaire je peux retourner chercher des ressources dans la forêt tu sais. Je peux même allez chaparder deux ou trois truc chez les humains.

D'accord ma chérie. Laisse-moi regarder ce dont j'aurais besoin et je te dirais quand ils pourront venir.

Merci maman. N'hésite pas, je te promets de trouver tout ce que tu me demanderas.

Une fois la tâche finie et la farine stockée, Homily prépara le repas du soir.

Les jours suivant, Arrietty retourna une ou deux fois dans la forêt avant d'aller chaparder chez les humains. Sa mère lui avait donné de petit récipient à remplir de sel et de poivre si jamais elle y arrivait. Elle lui avait aussi demandé de ramener, si possible, ce que les humains appelait du bouillon cube ainsi que du riz. Arrietty avait rigolé lorsque sa mère c'était excusée devant la liste de chose dont elle aurait aimé avoir. La jeune chapardeuse avait rassuré sa maman et s'était ensuite mise en route. Il lui avait fallu plusieurs jours pour rassembler tous les éléments nécessaires.

Arrietty avait ensuite transmit l'invitation de ses parents à Hiro lorsqu'ils s'étaient retrouvé. Ce dernier était heureux de l'invitation mais avait engueulé sa petite amie parce qu'elle c'était rendue seule dans la forêt alors qu'il le lui avait interdit.

Le soir du souper arriva et la soirée se passa merveilleusement bien. Après le repas, Hiro et Arrietty avait annoncé à leur famille qu'ils étaient ensemble et tous les avaient félicité et leur avaient assuré leur soutien.

La fin de l'année s'écoula et le printemps revint enfin. Faisant fondre la neige et ramenant la végétation à la vie. Arrietty eut 19 ans et Hiro fêta son 21ème anniversaire. Tous deux envisagèrent de vivre ensemble mais c'était compliqué de trouver un endroit où s'installer. Ce fut Himoly et Pad qui leur proposèrent une solution. Les parents d'Arrietty proposèrent au jeune couple de construire une annexe à leur maison à eux. C'était plus facile de le faire chez eux puisque la famille d'Hiro étaient déjà plus à l'étroit de par leur emplacement et de par la présence des jumelles. Les travaux débutèrent alors à la fin du printemps et se prolongèrent plusieurs mois. En effet, la famille d'Arrietty et Hiro y travaillaient lorsqu'ils ne devaient pas chaparder pour subvenir à leur besoin. Lorsqu'enfin l'annexe de la maison fut terminée, l'automne était revenu. Hiro emménagea à ce moment-là, et Arrietty et lui purent enfin vivre ensemble avant que les premières neiges n'arrivent. Cette année-là s'écoula rapidement et tous ne virent pas le temps passé entre les recherches et les travaux.

L'hiver fut assez doux et le printemps fut rapidement là pour le grand bonheur Homily qui commençait à ne plus supporter de devoir se passer de tisane à la menthe. Le souci ce n'était l'absence de plant de menthe mais la neige qui compliquait l'accès aux plantes du jardin. Les chapardeurs ne pouvaient en effet pas se camoufler comme ils le voulaient avec la neige qui recouvrait tout de son manteau blanc. Dès que cela fut possible, Hiro se faufila pour aller cueillir de la menthe ce qui rendit Himoly très heureuse. Lorsque le temps des fruits fut là, Arrietty et Hiro se faufilèrent dans le jardin pour aller chercher des groseilles afin de pouvoir en faire de la confiture. Arrietty en raffolait. Agée de 21 ans maintenant, elle profitait pleinement de la vie. Pourtant, arrivée à la moitié de son trajet, elle se sentit mal. Hiro fut tout de suite à ses côtés et l'obligea à rentrer. Voyant sa fille et son beau-fils rentrer bredouille, Himoly vient s'enquérir de ce qui se passait. Elle s'inquiéta immédiatement en voyant le teint pâle de sa fille. Hiro la conduisis immédiatement dans leur chambre afin qu'elle s'allonge un moment, avant de lui apporter de l'eau. Hiro, après avoir confié sa femme à sa mère, retourna dans le jardin afin d'aller chercher des groseilles. S'il ne se dépêchait pas, les humains les récolteraient et les oiseaux mangeraient le reste. Arrietty discuta un moment avec sa mère qui finit par comprendre ce qu'avait sa fille. Elle pleura alors de joie en comprenant qu'avant la fin de l'année, leur famille allait s'agrandir.

Ce fut au milieu de mois de décembre que la petite Himiko vit le jour. Arrietty se remettait doucement de la naissance de la petite tandis que Hiro faisait son maximum pour subvenir aux besoins de sa famille, que ce soit en aidant ses parents, en aidant ceux d'Arrietty ou en aidant sa femme pour les tâches qu'elle ne savait pas encore faire. Himiko grandit et Arrietty retourna chaparder avec son mari en laissant la petite sous la surveillance de sa grand-mère.

Le soleil était haut dans le ciel et Arrietty regardait la mer du haut du toit de la maison des humains. Elle faisait une petite pause. Depuis la naissance de sa fille, elle se demandait de plus en plus ce que Shô était devenu. Elle aurait aimé lui apprendre la naissance de sa fille. Lui montrer que leur espèce ne s'éteindrait pas aussi facilement que ça. La jeune femme sursauta lorsqu'elle sentit une main se poser sur son épaule.

Alors c'est ici que tu te caches ma petite chapardeuse.

Je ne me cache pas. Je me repose deux minutes. Et toi alors que fais-tu ici ?

Je suis allé chercher du sucre chez les humains, et j'ai dû sortir par l'autre côté de la maison, alors je retourne vers le jardin.

En passant par le toit ? Il y a plus court comme chemin.

Peut-être mais la vue est bien plus belle d'ici.

Oui pour ça je ne peux pas te contredire.

Arrietty replongea son regard dans les reflets d'argents que l'écume des vagues provoquait sur l'eau. Elle sentit son mari prendre place à ses côtés. Se laissant aller, elle déposa sa tête sur son épaule et profita du moment. Hiro l'a surpris cependant en prenant la parole.

Je te sens triste, que se passe-t-il ?

Rien ça va passer ne t'en fait pas.

Tu penses encore à Shô n'est-ce pas ?

Arrietty ne répondit pas mais confirma les dire de son mari en hochant la tête. Depuis le temps qu'ils se connaissaient, elle savait qu'Hiro pouvait connaitre son humeur simplement en la regardant. Et en général, lorsqu'elle était triste, c'était très souvent lié aux souvenirs qu'elle avait du jeune homme malade.

Et si nous allions voir. Allons avec Himiko jusque-là, restons y vivre un moment. Tu pourras peut-être le revoir. Et si jamais ça ne vas pas, nous pourrons toujours revenir ici.

Arrietty s'écarta de son mari incrédule. Elle avait déjà pensé à cette solution. Mais l'idée était tellement folle qu'elle l'avait aussitôt chassé de son esprit. Était-ce prudent ? Surtout avec Himiko si petite. Pourtant, le faite que son mari le lui propose raviva l'espoir en elle de revoir Shô. Sans qu'elle ne s'en rende compte les larmes se mirent à couler sur ses joues. Hiro sourit et la serra dans ses bras.

Allez sèche tes pleures mon Arrietty. On va commencer à regarder comment faire et ce qu'on pourra emporter. On a le temps d'y réfléchir.

Attendons qu'Himiko ait 1 an par sécurité.

D'accord. Alors je te propose de partir au printemps prochain. Nous trouverons plus facilement de quoi manger et de quoi nous abriter pendant le voyage.

Arrietty sourit et embrassa son mari. Elle était heureuse de l'avoir rencontré. Il était vraiment un être merveilleux.

Lorsqu'ils rentrèrent, Arrietty exposa à ses parents leur prochaine expédition. Sa mère s'en inquiéta aussitôt. Par contre Pod compris de suite la véritable raison de ce voyage. Il savait que ça fille n'avait jamais pu oublier cet enfant humain.

Les préparatifs se firent alors petit à petit. L'hiver passa tranquillement et Himiko eut un an. Début mars Arrietty aida sa maman pour préparer un grand repas où ils seraient tous réunis. La famille d'Arrietty mais aussi la famille d'Hiro. Ce serait un repas d'au revoir mais surement pas d'Adieu. Rien ne les empêchait de voyager de temps en temps pour venir revoir leurs parents et les jumelles.

Lorsque le jour du départ fut là, Arrietty fut étonnée de voir Spiller arrivé avec un sac à dos. Ce dernier lui expliqua que son père lui avait demandé de veiller sur la petite famille. N'ayant personne dans sa vie, il proposa de rester sur place autant de temps qu'il le voudrait. La petite famille accepta avec joie. Spiller était un allié de choix pour ce genre d'aventure.

Le voyage se passa bien mais il fut long. Plus long que l'allée. Ils ne pouvaient en effet pas voyager par bateau comme lors de leur 1er déménagement. De plus, la présence d'Himiko les ralentissait. Ce fut au bout de 6 jours que le jardin de son enfant fut enfin en vue. Arrietty sourit. Se faufilant, ils passèrent tous le soupirail pour arriver sous les fondations de la maison. Arrietty les guidant, ils retrouvèrent bien vite l'ancienne maison. Il était certains que des travaux allaient devoir être fait, mais au moins ils avaient un toit au-dessus de leur tête. Spiller les aida pour remettre la maison en ordre avant de retourner chez lui dans la forêt avoisinante. Il promit de passer 2x par semaine pour voir quand ils auraient décidé de repartir. Un soir, tandis qu'Himiko dormait paisiblement et que ses parents étaient tranquillement installés dans leur lit pour dormir, Hiro prit la parole.

Promet moi d'être prudente lorsque tu iras dans la maison des humains. Maintenant que les travaux sont terminés, je sais que c'est la prochaine chose que tu feras.

Tu as raison, je pensais te demander de garder Himiko pour moi allé jeter un œil demain. Et je te promets que je ferais attention.

Tant que tu fais attention à toi ma petite chapardeuse, ça me va.

Hiro se redressa et embrassa Arrietty. Ils se blottir ensuite l'un contre l'autre pour la nuit.

Le lendemain, Arrietty se faufila comme prévu dans la maison. Elle vit malheureusement qu'il n'y avait dans la demeure que Haru, la gouvernante, et Maki, la grand-tante de Shô. Grimpant sur le toit, Arrietty laissa éclater sa peine. Elle sanglota de longues minutes. Elle ne saurait donc jamais si Shô était toujours en vie ou non. Après être restée 1h sur le toit, elle alla dans le jardin cueillir diverses plantes avant de rentrer. Hiro la consola comme il put.

Je suis désolé. Maintenant à toi de choisir, nous pouvons rester ici ou repartir vivre prêt de nos familles.

J'aimerais rester un peu. Peut-être réapparaitra-t-il un jour.

Peut-être, allez vient ma petite chapardeuse, va faire un gros câlin à ta fille qui n'a pas arrêter de te réclamer.

Arrietty sourit, alla se passer de l'eau sur le visage et rejoignit sa fille. Elle prépara ensuite le repas et ils passèrent la journée ensemble.

Les jours passèrent sans que Shô ne fasse son apparition. Puis les jours dévirent des semaines, et les semaines devinrent des mois.

Lorsque la fin du mois d'août arriva, Arrietty et Hiro furent surpris par le remue-ménage qui se passait dans la maison des humains. Celui-ci avait commencé début d'après-midi et ne cessait plus de croitre. Spiller, qui était venu fin de matinée pour les voir, leur signala n'avoir rien vu d'étrange dehors lorsqu'il était arrivé. Confiant leur fille à leur ami, Hiro et Arrietty sortir et grimpèrent jusqu'au toit. Un étrange camion était garé devant la maison et des personnes faisaient des allées et retour entre le véhicule et la maison. Une voiture arriva alors et se gara non loin. Regardant l'humain qui en sorti, Arrietty se plaqua les mains sur la bouche et se mit à pleurer. Hiro, voyant l'expression de bonheur de sa femme, sourit à son tour.

Bon je présume que c'est lui Shô.

Arrietty acquiesça. Ainsi il était en vie, ce qui signifiait que son opération avait réussi. Elle était heureuse. Même s'il avait changé, elle retrouvait dans son visage celui de l'enfant fragile qu'il avait été. Shô, maintenant âgé de 20 ans, avait décidé de venir vivre plus souvent chez sa grand tante. Il y passait en effet 1 mois par an depuis son opération. Et à chaque fois il espérait revoir Arrietty et ce malgré le départ de la jeune fille. Soupirant, il entra dans la maison et alla dans sa chambre afin de dire aux hommes qui apportaient ses affaires où déposer les caisses.

Arrietty, ayant vu Shô entré dans la maison, se précipita. Hiro la suivis sans hésité. Grimpant le lierre de la façade arrière, Arrietty arriva à la fenêtre de la chambre. Cette dernière était ouverte mais la moustiquaire était baisée. Arrietty allait appeler son ami mais Hiro se colla dans le dos de sa femme avant de poser une main sur sa bouche. Il lui murmura alors à l'oreille.

Il n'est pas seul.

Y regardant de plus près, Arrietty vit en effet un homme portant un carton entré. Hiro tira sa femme en arrière et lui murmura.

Vient, rentrons. Tu pourras le voir demain lorsque les autres humains seront partis.

Arrietty, acquiesça et suivi Hiro. Une fois de retour dans leur maison, Hiro expliqua à Spiller ce qui se passait.

Vous feriez peut-être mieux de retourné à la mer si d'autres humains emménage.

Il n'y en a que 1 qui s'installe. Et nous n'avons rien à craindre de lui.

Tu en es sur Arrietty ?

Oui. Tu te souviens du garçon venu nous dire au revoir le jour de notre départ. Et bien c'est lui.

Spiller ne dit rien mais compris la situation. Après tout, il avait tout de suite compris qu'Arrietty avait un faible pour cet humain. C'est d'ailleurs ce qu'il avait retenu sa main lorsqu'il avait failli lancer une flèche sur l'humain le jour de leur départ. Arrietty se mit alors à préparer le repas en disant à leur ami de rester manger. La soirée se passa tranquillement. Mais avant que spiller ne reparte, Arrietty lui demanda s'il pouvait venir garder Himiko demain en début d'après-midi. Spiller accepta et reparti ensuite chez lui.

Le lendemain, Arrietty se prépara et, une fois Spiller arrivé, attrapa la main de son mari pour l'entrainer avec elle. Elle n'oublia cependant pas de faire un bisou à sa fille en lui promettant de rentrer rapidement. Montant directement dans la chambre de Shô, Arrietty fut triste de la trouver vide. Mais en même temps c'était logique. L'après-midi commençait seulement et si Shô était toujours là, c'était que son opération avait été un succès. Il ne devait donc plus garder le lit comme avant. Se faufilant à l'intérieur avec son mari, Arrietty sourit en voyant la maison de poupée. Prenant la main de son mari, elle décida de lui montrer.

Vient, je vais te montrer un objet qu'un humain avait fait fabriquer pour notre peuple après avoir vu un chapardeur.

Hiro fut ébloui par la finesse des détails et la richesse de la décoration de chaque pièce de la petite maison. Mais alors qu'ils étaient dans la cuisine, un bruit provenant de la chambre les fit sursauter. Hiro regarda par l'une des fenêtres mais ne vit rien. Arrietty en fit de même mais par l'une des fenêtres d'une autre pièce. Ne voyant rien, elle sorti de la maison de poupée et regarda aux alentours. C'est alors qu'une grosse boule de poil sauta et atterri près d'elle. En premier lieu tétanisée, elle vit Hiro se précipiter vers elle tandis qu'une langue râpeuse la léchait des pieds à la tête.

Niya ?

Un miaulement lui répondit. Arrietty se mit alors à rire tandis que son mari la regardait totalement perdu. Lui tendant la main pour l'inciter à venir, Arrietty reprit la parole.

Voici Niya, le chat de la maison. C'est lui qui avait failli me manger une fois.

Et toi te reste devant comme si de rien n'était.

Lui et moi avons fait la paix lorsque je suis partie. N'est-ce pas Niya ?

De nouveau, Arrietty eu un miaulement pour toute réponse. Rigolant, elle se stoppa lorsqu'elle entendit une voix provenir du couloir.

Qu'est-ce que tu as à miauler comme ça Niya ?

Arrietty et Hiro se cachèrent en vitesse dans la maison de poupée tandis qu'un humain entrait dans la pièce. Regardant discrètement à l'extérieur, Hiro reconnu le jeune homme. Il fit signe à sa femme de regarder. Celle-ci s'exécuta et sourit. Elle sorti sans attendre de la maison de poupée.

Bonjour Shô.

Le jeune homme sursauta et regarda tout autour de lui. Lorsque le chat miaula, il reporta son attention sur Niya et vit alors la petite personne qui se trouvait devant la maison posée sur le meuble. La regardant un instant incrédule, un magnifique sourire vint alors éclairer le visage de Shô. Se baisant pour être à la hauteur de la petite chapardeuse, il prit la parole.

Arrietty c'est bien toi ?

Oui c'est moi.

Mais je pensais que je ne te reverrais plus jamais parce que vous aviez quitté la maison .

Oui nous l'avions quittée. Mais je suis revenue il y a quelques mois pour y vivre un moment avec mon mari et ma fille.

Ton mari et ta fille !

Arrietty tendis la main vers la maison de poupée et Hiro en sorti pour rejoindre sa femme.

Shô, voici Hiro mon mari. Hiro, voici Shô.

Arrietty m'a souvent parlé de toi. De la fois où tu l'as sauvée d'un corbeau. De la fois où tu l'as sauvée de Niya et de vos courtes discutions.

Enchanté Hiro. Je suis surpris et heureux d'apprendre que tu as fondé ta propre famille Arrietty.

Il y a tellement de chose qui se sont passée en 8 ans. Et toi, ton opération ?

Comme tu vois tout sait bien passé. Je dois encore faire attention mais ma vie n'est plus aussi menacée qu'auparavant.

Je suis heureuse que tu sois en vie Shô.

Et moi je suis heureux de te revoir. Attend, ça me fait penser que j'ai quelque chose à toi.

Shô sorti alors de sa poche une petite pince rouge et la tendit à la petite chapardeuse.

Elle ne m'a jamais quittée. C'est devenu mon porte bonheur.

Alors garde là.

Shö sourit et remit la petite pince dans sa poche. La voix de Haru se fit alors entendre.

Jeune maître, Madame voudrait vous parler.

J'arrive Haru.

Shô reporta alors son attention sur le couple de chapardeur.

Je suis vraiment heureux de vous savoir de retour. Ma grand-tante m'a donné cette maison. Je vais donc y vivre à partir de maintenant. Vous êtes les bienvenues. Si jamais vous avez besoin de quelques choses, vous pouvez compter sur moi.

Nous te remercions Shô, mais nous préférons continuer à vivre comme nous en avons l'habitude.

Pas de problème. Mais sachez juste qu'en cas de problème vous pouvez compter sur moi.

Arrietty sourit à son ami qui partit ensuite rejoindre sa grand-tante pour la finalisation des papiers de successions.

A partir de la commença une cohabitation parfaite. Arrietty et sa petite famille rendaient parfois visite au jeune homme. La chapardeuse lui présenta sa fille. Mais elle apprit tout de même à Himiko de se méfier des humains. Elle lui dit simplement que Shô était un cas exceptionnel.

La vie continua paisiblement. Arrietty et sa famille allait parfois voir leur famille en bord de mer. Ils y restaient quelques temps, puis revenait chez eux. Lorsqu'Arrietty eux 25 ans, elle mit au monde un petit garçon qu'ils prénommèrent Izuki. C'était le portrait craché de son père. Et la petite famille vécu heureuse dans cet endroit où Arrietty avait vu le jour, il y a de cela bien longtemps.

Fin

Note sur les personnages.

Les chapardeurs font une dizaine de centimètre de haut

Pod Clock = Le papa d'Arrietty

Homily Clock = La maman d'Arrietty

Arrietty 'Ett ' Clock = petite chapardeuse âgée de 14 ans dans le film.

Spud Spiller = chapardeur aidant Pod lorsqu'il est blessé dans le film et qui part avec la famille d'Arrietty à la fin du film.

Sadako Maki = grand tante maternelle de Shô

Haru = gouvernante de la maison de Sadako

Niya = le chat qui conduit Shô jusque Arrietty au moment de son départ

LA nouvelle famille

Ryu Nolack = le père d'Hiro et des jumelles. Cheveux court brun et yeux noisette.

Tama Nolack = la mère d'Hiro et des jumelles. Cheveux long noir et les yeux bleu.

Hiro Nolack= Cheveux brun court, yeux noisette, ressemble beaucoup à son père. Plus grand qu'Arrietty mais plus petit que Spiller

Mia et Hana = les jumelles. Cheveux long noir et les yeux bleu = portrait craché de leur mère mais plutôt timide et réservées.