Auteur : Jenny Chana
Bêta : POow
Rating : T
Disclamer : l'univers et les personnages de « Harry Potter » ne m'appartiennent pas.
Note : je ne suis pas le canon, Harry est ici en sixième année, et Snape est toujours professeur de Potion.
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La Grippe !
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Harry Potter, le garçon qui a survécu, était, en cette fin du mois d'Octobre, alité, blanc comme un linge, dans un lit d'infirmerie. Il s'était levé le matin quelque peu courbaturé, mais avait mis cela sur son entraînement de Quidditch de la veille et un semblant de fatigue à l'approche des vacances. Contre l'avis d'Hermione, il avait voulu aller en cours, grand mal lui prit, car au bout de quinze minutes, il avait fait un malaise en plein milieu du cours de potion. Bien sur les Serpentards s'étaient donnés à cœur joie de se moquer de sa santé fragile. Mais plus le cours passait, plus l'état d'Harry empirait. Il avait les yeux vitreux, le teint de plus en plus pâle et surtout, il ne cessait de frissonner. Alors oui, les cachots n'étaient pas forcement l'endroit le mieux chauffé du château, mais de là à frissonner comme il le faisait… Ce n'était clairement pas normal. Au bout d'une heure à peine, Snape l'envoya à l'infirmerie, quelque peu inquiet par son état de santé.
Le jeune homme avait donc expliqué tant bien que mal la situation à Mme Pomfresh et s'étonna de voir son visage se décomposer quand il lui énuméra ses symptômes. S'attendant à avoir une quelconque potion qui sera efficace en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, mais au lieu de cela, l'infirmière l'avait mis sur un lit, avec une grosse couverture pour tenter de calmer ses frissons et était partie s'enfermer dans son bureau.
C'était il y a trois heure !
Depuis, le calme plat régnait dans la pièce. Harry pouvait même entendre les oiseaux chanter au dehors, c'était dire le silence qui régnait dans l'infirmerie. Tandis qu'il commençait à contempler les anneaux de fer qui soutenaient les rideaux autour de son lit, constatant par la même occasion qu'il en manquait un, le troisième en partant du fond sur le rideau de droite, il entendit la porte de l'infirmerie s'ouvrir et reconnu par Merlin sait quel moyen, la démarche de Snape. C'était sans doute à cause du léger bruit que provoquer la cape noir de celui-ci, en rythme avec sa démarche. Mais qu'importe. Peut-être le maitre des potions venait amener un quelconque antidote, sans doute sur ordre de Dumbledore, jamais il ne l'aurait fait de son plein gré. Harry attendit… une minute… deux minutes… Toujours rien ! Ce fut un claquement de porte et la voix de Mme Pomfresh qui brisa le silence.
-Vous êtes inconscient ! tonna la voix de l'infirmière. Mais comment avez-vous pu donner vos cours dans cet état-là. Entre Monsieur Potter et vous je ne sais pas comment faire. Allongez-vous là, ordonna la femme, je vais aller voir Dumbledore !
Harry entendit clairement Snape soupirer tandis que des draps se froissaient. Le potioniste avait obéi sans rechigner plus que cela, il devait vraiment être malade, et visiblement Pomfresh ne savait pas comment soigner leur « maladie ».
-Potter vous êtes là ? questionna avec une intonation étrange le professeur de Potion.
-Oui, je suis couché, Pomfresh m'a enfermé dans un lit.
-Madame Pomfresh, reprit Snape. Elle a fait de même avec moi. Je crains que ce ne soit la grippe, soupira la terreur des cachots.
-La grippe, mais c'est moldu cette maladie ! s'exclama Harry en s'étonnant que les barrières de Poudlard ne protège pas de ce genre de virus.
Snape soupira tandis qu'il bougeait dans son lit. Le calme revint de nouveau, moment durant lequel Harry s'étonna d'avoir réussi à avoir un semblant de conversation avec Snape sans échange de mots méchants ni moqueries.
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Harry ne risquait pas d'oublier de si tôt le sourire bien trop moqueur de Dumbledore, ainsi que la consigne qui avait suivi. Severus et Harry devaient être confinés pour ne pas propager ce virus aux étudiants. Les cachots étant l'endroit le mieux adapté au confinement, ils allaient devoir cohabiter dans les appartements personnels de la terreur des cachots, avec pour seule compagnie, leur présence. Harry se demandait ce qui allait le tuer, la grippe ou Snape !
Les Elfes de maison avaient entièrement revu la disposition de l'appartement, pour le plus grand malheur de son propriétaire. Ainsi, un second lit avait fait son apparition dans la chambre, aux couleurs de Gryffondor bien évidemment, ainsi que la malle contenant les vêtements du sorcier à la cicatrice. Les affaires scolaires du jeune homme avaient elles aussi pris place sur un pupitre installé dans un coin, pas très loin du bureau qu'occupait le professeur pour corriger ses copies. Peut-être que Dumbledore espérait qu'ainsi, le jeune homme ferait ses devoirs sous la surveillance étroite du potioniste.
Quoi qu'il en soit, ils étaient condamnés à cohabiter pendant au minimum une semaine. Alors que Harry se demandait, au vu de l'heure, si ils étaient autorisés à quitter l'appartement pour manger avec les autres dans la grande salle, un Elfes de maison apparut dans un POUF, les bras chargés de nourritures.
-De la part du Directeur, annonça la bestiole en s'inclinant, mettant le plateau de nourriture sur le bureau du professeur avant de disparaître dans un craquement sonore.
Snape souffla tandis qu'il servait les deux assiettes. Il aurait bien envoyé un pic à Harry, surtout au vu de sa mine renfrognée à cet instant précis, mais n'en avait ni la force ni le courage. Ils allaient devoir vivre ensemble, ou du moins tenter de cohabiter sans s'entre-tuer, alors autant tenter dés à présent de minimiser la casse. Ils verraient plus tard pour les remarques et autres échanges de mots, une fois la grippe derrière eux.
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La fin de cette première journée de confinement était arrivée bien vite. Severus s'était penché sur la correction de ses copies tandis que Harry, pour le plus grand étonnement du plus vieux, s'était sagement installé à son pupitre, ouvrant son livre de sortilèges et rédigeait sans aucun doute un devoir donné par le professeur Flitwick. Ce fut dans cette ambiance studieuse que le repas du soir fût apporté sur les coups de dix-neuf heure, accompagné d'un mot de Dumbledore ainsi qu'une petite boite.
« J'ai demandé conseil à un ami issu du monde moldu, le traitement pour votre virus n'est donné que sur ordonnance. Il m'a cependant envoyé une copie de ce traitement ainsi que les effets que cela soigne. J'espère que Severus trouvera une potion qui s'en rapproche pour que vous puissiez guérir tous les deux. Autrement, nous serons contraints de vous emmener chez un médecin moldu pour qu'il vous soigne. Rassurez-vous, pour le moment il n'y a que vous qui ayez déclenché cette maladie. »
La boite contenait une ordonnance ainsi que tous les détails du traitement pour la grippe, expliquant également qu'il y avait un vaccin. Bien sûr, Severus comme Harry le savait, mais ne l'ayant jusqu'alors jamais attrapé pour le plus jeune, et l'ayant eu à l'âge de huit ans pour le plus vieux, c'était quelque peu compliqué pour eux.
Harry fixa son potage en soufflant. Il n'avait pas faim. Sa gorge était irritée, il le sentait depuis presque une heure, rien que le fait d'avaler sa salive lui était difficile alors une soupe ! Non vraiment, aucun risque. Il tenta cependant, en sentant le regard froid de Snape sur lui, la première cuillère passa difficilement, la seconde fut une horreur. Il décida de se stopper là, repoussant l'assiette de potage.
-Je vais me laver avant d'aller me coucher, annonça le jeune homme.
-Vous ne mangez pas ?
-Ca ne passe pas, répondit Harry.
Snape souffla, prêt à répliquer mais se retint. Lui-même avait bien du mal à manger et pas forcément l'appétit nécessaire, pour savourer comme il se devait, cette succulente soupe de tomate.
-La salle de bain est sur la gauche en entrant dans la chambre, informa le potioniste.
Harry le remercia d'un signe de tête tandis qu'il s'essuyait la bouche avant de se lever de table pour quitter la pièce, pour rejoindre la chambre puis la salle de bain.
-Bonne nuit professeur, termina le brun en s'arrêtant au moment de fermer la porte de la salle de bain.
Severus n'eut pas le temps de répondre. Il se laissa tomber contre le dossier de sa chaise, soupirant tout en passant sa min sur son front. Oui, il avait de la température, mais avait déjà survécu à bien pire. Demain il commencerait à étudier ce que Dumbledore leur avait amené pour tenter de trouver quelque chose qui les aiderait tous les deux. Il n'aimait pas spécialement Potter, l'enfant lui rappelait beaucoup trop son père, mais ne pouvait se résoudre à le laisser souffrir plus que d'avantage. Il devait bien ça à Lili !
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Le lendemain matin, Severus se leva en bougonnant. Sa nuit avait été courte, son mal de tête avait fini par passer, mais désormais, c'était son nez qui coulait, l'obligeant à dormir avec un paquet de mouchoirs sous le traversin tandis que les papiers usagés avaient fini par faire une petite pyramide de déchets sur la table de nuit. Il observa l'œuvre d'art avant de se saisir de sa baguette et les faire voler jusqu'à la poubelle la plus proche. Certes, c'était ses microbes et il pouvait bien les prendre dans la main, mais trouvait cela quelque peu dégouttant. Il passa dans la salle de bain, remerciant le sommeil lourd de Potter, qui ainsi ne l'avait pas vu en tenue de nuit, pour en sortir à peine cinq minutes plus tard, habillé et coiffé, le nez toujours en chou-fleur.
Potter dormait encore, qu'à cela ne tienne, il commencerait la journée sans lui, après tout, ils n'étaient pas obligés de vivre au même rythme. Quand dix heure sonna, Snape était penché sur le traitement, essayant de comprendre ces alignements de mots, chose quelque peu compliquée quand un restant de mal de tête et un nez qui coule vous déconcentre toutes les deux minutes. Il releva la tête de ses papiers, constatant qu'il n'y avait toujours aucune présence de Potter dans la pièce. En soupirant, il se leva, s'étira, courbaturé par la maladie mais aussi d'être resté assis presque deux heures sans bouger, et se dirigea vers la chambre. Il trouva Harry allongé dans le lit, les couvertures rejetées aux pieds de celui-ci, tandis qu'il était en sueur. En s'approchant de plus près, Severus constata que son corps dégoulinait de sueur et que pourtant, l'adolescent grelottait.
-Potter, soupira l'homme. Bon, réfléchissons, murmura Snape. Quand j'étais petit, on m'avait mis dans un bain pour calmer les tremblements, on peut essayer ça, termina le potioniste.
Il se dirigea vers la salle de bain, observant la baignoire avant de commencer à la remplir. Quand il y eu assez d'eau, il retourna auprès du malade, le déshabillant sans plus de cérémonie, pour le faire léviter jusqu'à la bassine. Il put alors constater deux choses : Harry était vraiment maigre et certaines marques sur son corps laissaient penser à un mauvais traitement.
Alors oui, Potter était quelque peu casse cou, mais au vus du nombre de fois qu'il était à l'infirmerie après ses moments d'explorations dangereuses, les blessures « magiques » devraient être soignées. Ce que le Serpentard voyait sur le corps du jeune homme était non magique. Des coups de ceinture, des griffes, des cicatrices d'enfants mal soigné… Personne ne méritait cela.
Après avoir réfléchit quelques minutes, il sécurisa la baignoire, ne souhaitant pas voir Harry se noyer ou glisser dans le bain, jetant un sort pour que l'eau reste à température avant de retourner à son bureau. Là, il fit la liste des symptômes et les potions qui pouvaient guérir chacun. Ainsi, il trouva de quoi calmer le mal de tête et le nez qui coule, faire baisser la fièvre, réguler le rythme cardiaque qui se croyait dans un grand huit, calmer la toux ( même si aucun d'eux ne semblait en être affecté ). Ne restait plus que le manque d'appétit et le mal de gorge.
Snape se pinça l'arrêt du nez, il savait où se trouvaient les potions dont il avait besoin… mais il était enfermé ici, et les potions étaient… dans sa réserve. Demander à Dumbledore d'aller fouiller dans celle-ci était risqué, il s'était aventuré une fois à lui laisser le mot de passe pour qu'il prenne une potion de lui-même, Snape avait retrouvé sa réserve complètement sans dessus dessous. Alors non, il ne ferait pas la même erreur cette fois-ci. Snape savait parfaitement à qui demander un aussi grand service sans risquer de moquerie, quoi que… Lentement, il prit un parchemin, écrivant dessus les potions dont il avait besoin avant de marquer sur celui-ci le destinataire pour ensuite ensorceler l'avion en papier qu'il venait tant bien que mal de plier, le faisant ainsi sortir en entrebâillant juste assez la porte pour qu'il trouve son destinataire. Une fois la chose faite, il retourna auprès du malade numéro 2, à savoir le seul, l'unique, Harry Potter, constatant que celui-ci avait les yeux entrouverts et semblait se réveiller dans le bain.
-Vous vous sentez mieux ?
-Je… Qu'est ce que… déclara Harry en voyant la terreur des cachots s'approcher dangereusement du bain dans lequel il était… nu !
Avec pudeur il cacha ses parties intimes, baissant la tête, se moquant du petit rictus moqueur que cela devait sans doute provoquer chez la chauve sourit.
-Vous étiez transpirant et tremblant dans le lit ce matin. N'allez pas vous imaginer des choses, entama Snape. Je vous mets ici un peignoir et de quoi vous sécher et vous … habiller, déclara l'homme en posant sur une chaise les vêtements du jeune homme, s'abstenant de tout commentaires sur ceux-ci. Je vous attends dans la chambre.
L'homme ne fit pas plus de commentaires, ne laissant pas même le temps au jeune homme de répliquer, il ferma la porte, laissant ainsi l'élu quitter la baignoire et s'habiller. L'adolescent arriva dans la chambre une bonne dizaine de minutes plus tard, transpirant de nouveau par tous les ports de sa peau.
-Pourquoi vous n'êtes pas dans le même état que moi ?
-Nous réagissons différemment à la maladie. Certains facteurs de bonne santé entre sans doute en compte. Pendant que vous vous prépariez, j'ai demandé un repas pour vous, plus adapté. Par ailleurs on ne devrait plus tarder à nous amener une certaine quantité de potions pour soigner certains symptômes.
Harry écoutait mais était bien incapable de répéter ce que l'homme lui avait dit. Il se contenta de hocher la tête pour opiner, avant de suivre la chauve souris dans la pièce principal où il s'assit bien vite à son pupitre. Le repas arriva dans un crac sonore, laissant juste le temps à Harry de voir l'Elfe avant qu'il ne disparaisse de nouveau, laissant sur le bureau et le pupitre les deux plateaux repas pour les malades. L'élu constata que sur le sien, il y avait de nouveau du potage, mais également un verre de jus de citrouille et une tasse de chocolat chaud.
-Professeur, je… entama Harry en tournant la tête vers le bureau.
Personne ! Le jeune homme chercha alors après le plus vieux et constata qu'il était en train de rentrer un panier contenant diverses fioles, remerciant la personne qui lui avait amené avant de refermer la porte. Harry brûlait de savoir de qui il s'agissait, mais se garda de demander, après tout, Snape semblait d'humeur sociable, autant ne pas gâcher cela.
-Vous disiez Potter ?
-Je crois qu'il y a trop à manger sur mon plateau, déclara à mi voix le jeune homme.
-Je ne pense pas. Pour guérir il faut se nourrir. Mais avant de manger, vous allez commencer par avaler ceci, ordonna Snape en lui donnant une fiole, ça calmera un peu votre état.
Harry lui aurait bien demandé si il était sûr de ce qu'il faisait, mais se ravisa en se souvenant que Snape était peut-être un piètre professeur qui privilégiait toujours les Serpentard, c'était aussi un excellent potioniste, même s'il n'était pas prêt à le clamer haut et fort, surtout pas devant le principal concerné. C'est en bougonnant que le jeune homme avala la potion, retenant une grimace face au goût amer du breuvage, il termina la fiole avant de se saisir du jus de citrouille pour faire passer le goût. Snape de son côté avala également une flasque, contenant un liquide de couleur rose pâle avant de se pencher sur son repas. Au bout de trente minutes, Snape avait fini son repas alors que Harry était à peine à la moitié du potage. Il n'osait cependant pas repousser l'assiette comme la veille, car le regard de Snape était posé sur lui et ne semblait pas prêts de le lâcher avant qu'il ne finisse son repas.
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Snape se réveilla en sursaut ! La raison, Potter, encore et toujours. Les potions étaient efficaces, sauf celle contre la fièvre. Résultat, depuis deux nuits maintenant, le jeune homme délirait dans son sommeil. Hier c'était à propos d'un Troll en tutu rose, avant-hier c'était pour une licorne violette qui crachait des arcs en ciel bleus et cette nuit, c'était pour des squelettes qui dansaient la macarena.
Severus aurait put se rendormir si seulement le délire du brun ne le rendait pas ridicule à ce moment précis. Le voir allongé dans le lit en train de tenter de reproduire du bout des mains, la célèbre chorégraphie moldue avait quelque chose d'assez comique, surtout que le tout était accompagné par une tentative de chanson de la part de l'Elu.
Une part de lui voulait le laisser continuer son délire, tandis que l'autre était quelque peu peinée des états secondaires de la Grippe sur le garçon. Au bout de cinq minutes de réflexions et tandis que Harry semblait être passé à une toute autre chanson : « La danse des canards », Snape finit par se résoudre à le réveiller presque en douceur. Il le secoua énergiquement pour le faire stopper toutes activités, lui faisant brusquement ouvrir les yeux.
-Désolé, vraiment. Vous n'aviez pas l'air dans votre état normal.
-J'ai chaud, geignit le jeune homme.
Oui, c'est bien ce que Snape pensait. La fièvre persistait chez le jeune homme, le faisant délirer et raconter des absurdités. Comment pouvait-il avoir chaud alors qu'il faisait à peine dix-sept degrés la nuit dans les cachots. Qu'à cela ne tienne, pour une raison sombre et inconnue, Snape se sentait responsable du jeune homme à cet instant précis. Il souffla donc pour la forme avant de se diriger vers la salle de bain, là, il fit couler un bain à la température normale du corps, avant d'aller chercher le malade et le plonger dans l'eau. Harry l'en remercia, se souciant désormais peu du fait que l'homme le voit dans le plus simple appareil.
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Six jours ! Cela faisait désormais six jours que les deux bruns étaient confinés. Harry allait légèrement mieux, Snape ayant fini par trouver un remède pour l'un comme l'autre, le reste des symptômes de la maladie se dissipant petit à petit, ils avaient retrouvé un semblant de rythme de vie normale. Snape n'ayant plus de devoir à corriger avait entrepris de refaire un stock de potions, en priorité celles qu'ils avaient eu besoin pour se soigner mais aussi, en plus petite quantité, celles qui avait soigné les symptômes de la grippe, au cas ou une épidémie arrive dans le château. Harry lui, avait fini tous ses devoirs et était désormais, pour le plus grand étonnement du plus vieux, en train de lire un livre sur les potions. A bien y regarder il n'y avait pas vraiment d'autres ouvrages que ceux sur les potions dans l'appartement, mais il aurait tout aussi bien put lire ses manuels scolaires. Au lieu de ça, le jeune homme était venu le trouver le matin pour savoir si il pouvait emprunter un livre, le tout en montrant la petite étagère derrière le bureau, Snape ayant approuvé, il avait choisi son livre avant d'aller s'installer confortablement dans le fauteuil, et depuis il lisait.
Si au début la terreur des cachots en avait été étonnée, il n'y prêtait plus vraiment attention désormais, trop concentré sur ses potions.
-Pourquoi il est conseillé de ne pas oublier la Menthe Poivrée dans l'Elixir d'Euphorie ? questionna soudain Harry, prenant au dépourvu Snape.
Une fois la surprise passée, Snape constata que ce n'était ni plus ni moins que le manuel avancé de potions pour les sixièmes années que Potter était en train de lire. Se pinçant l'arrête du nez, mais ne voulant pas ne pas donner de réponses à cette curiosité. Le professeur stabilisa sa potion, jugeant que c'était sans risques au stade où elle était, de la laisser sans agir quelques instants, avant de s'approcher de son élève.
-La Menthe poivrée atténue les effets secondaires de la potion, qui sont l'envie de chanter et de tordre le nez des personnes en face de nous. L'oublier revient à prendre le risque de doubler les effets de la potion ainsi que son temps d'agissement.
Au final, la conversation dura plus d'une heure, heure durant laquelle Snape s'étonna de l'intérêt que portait Potter aux potions. Une fois la conversation terminée, Snape retourna à son chaudron, au bout de dix minutes, il aperçut Harry rapprocher timidement et silencieusement la chaise du bureau. Il s'installa tout aussi peu bruyamment avant de s'accouder au meuble en bois et observer le maître des potions mélanger les ingrédients pour la potion.
-Vous faites quoi ? questionna Harry.
-Potion pour calmer les saignements, Madame Pomfresh commence à en manquer.
-Je crois que j'y suis pour quelque chose, souffla le jeune homme.
Snape ne répondit pas, se concentrant sur son chaudron. Au final, ce confinement n'avait pas était aussi terrible que cela, si on oubliait les trois premiers jours. Et la présence de Potter n'était pas aussi désagréable qu'il l'aurait pensé.
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-Finalement vous avez survécu, s'amusa Dumbledore.
Snape ne répondit rien, se contentant de hocher la tête avant de disparaître. Harry lui, baissa le regard avant de prendre la direction de son dortoir, le confinement terminé, demain, après presque dix jours, il allait devoir retourner en classe. Les retrouvailles avec la tour de Gryffondor lui firent du bien, même si au final il s'était habitué au calme des cachots et à l'ambiance calfeutrée des appartements de la terreur des cachots. Difficile pour lui de détester l'homme après tout ce qu'il avait fait pour lui durant ces dix jours.
-Je vais me coucher, souffla Harry.
-Déjà ! s'étonna Ron sans prêter attention au regard sombre que Hermione lui lançait.
-Je suis fatigué, je dois encore avoir un restant de microbes à tuer, tenta de relativiser le jeune homme en montant déjà vers le dortoir.
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Le lendemain matin, Harry se réveilla avant les autres, préparant ses affaires pour cette journée de cours qui commençait par potions ! Le silence régnait dans la salle de cours quand la terreur des cachots fit son apparition.
-Nous allons revoir les bases aujourd'hui, au vu de mon absence de ces derniers jours cela ne sera que bienvenue.
-Génial, la chauve sourit est de retour, murmura Ron pour que seul Harry l'entende.
Au bout de trente minutes, alors qu'ils étaient tous occupés à faire une préparation de troisième années, le professeurs passa dans les allées et s'arrêta devant la table occupée par le binôme Weasley-Potter. Il soupira longuement avant de déclarer.
-Vous viendrez en retenu ce soir Potter ! déclara l'homme en faisant disparaître le contenu du chaudron d'un coup de baguette.
Harry soupira en hochant la tête. Forcement que sa potion n'était pas bonne, il le savait. Le jeune homme avait la théorie mais aussi et surtout bien des difficultés à les mettre en pratique.
-Ça va aller Harry ? interrogea Hermione quand le repas du soir fut fini.
-Oui Hermione, ce n'est qu'une retenue de plus parmi tant d'autres, répondit avec un léger sourire Harry avant de se lever de son banc.
La brune hocha la tête en suivant du regard son meilleur ami, tandis que Ron continuait son repas l'air de rien. Parfois le comportement du roux la rendait dingue !
Harry se présenta devant la salle de classe du professeur de potion, frappant avant d'y entrer. Il fut quelque peu surprit de trouver l'homme devant une table remplie d'ingrédients. Il n'allait pas récurer les chaudrons ? Face à la question muette de l'élève, la terreur des cachots leva sa baguette, fermant la porte de la classe d'un mouvement souple avant de commencer.
-Nous allons revoir les bases ensemble, annonça l'homme.
-Pourquoi changer le contenu des retenues maintenant ?
-Car je me suis rendu compte que je vous avais mal jugé jusqu'à maintenant. Maintenant si vous préférez retourner au nettoyage des chaudrons… déclara l'homme en désignant d'un mouvement souple une pile de chaudrons sales dans un coin de la pièce.
-Sans façon, souffla Harry en retirant sa cape pour se mettre plus à l'aise avant de passer de l'autre côté de la table, se mettant ainsi à côté de Snape.
-Bien, commençons dans ce cas.
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[ F . I . N ]
Oui j'arrête là, je trouve que c'est bien comme fin, ça vous laisse imaginer la suite…
