Petite note de l'auteur avant de commencer, car j'aimerai avant toute chose expliquer le contenu de cette histoire et faire passer un message.
Les personnages que vous trouverez dans cette fanfiction ne seront, pour la grande majorité, pas fidèles aux personnages originaux.La trame va également dévier de celle de base, et certains éléments vont se retrouver changés (par exemple, le harcélement d'Izuku est beaucoup plus grave ici).En ce qui concerne les couples, ce sera principalement du IzuOcha.
Si cette histoire est noté M, c'est parce qu'elle est assez sombre.
ATTENTION Cette histoire contient les éléments suivants : MUTILATION, COMPORTEMENT SUICIDAIRE, SUICIDE, VIOLENCE, PROBLÈMES MENTAUX, ALCOOLISME, DROGUES, MORTS
Si vous êtes sensibles à n'importe lequel de ces sujets, ne lisez pas cette histoire. Je n'ai jamais eu ce genre de soucis, mais je sais très bien que ce genre de thème peut déclencher chez certaines personnes des comportements néfastes et des idées noires, et je ne souhaite en aucun cas être la raison de ces derniers.
En aucun cas je n'approuve ou encourage les comportements cités plus haut !
Si vous avez ce genre de soucis, s'il-vous-plait, cherchez de l'aide. Parlez en à des proches ou à des gens de confiance (je sais qu'il existe des hotlines anonymes par exemple).
Également, ceci est ma première fanfiction, donc soyez indulgents
"Oh non, je suis en danger et j'ai peur ! Si seulement un héros pouvait venir me sauver dis-donc !"
Inko gloussa en entendant les pas précipités de son enfant se diriger vers la porte, qui s'ouvrit d'un coup.
"N'ait pas peur maman ! Car la cavalerie est arrivée !"
Le petit garçon à peine âgé de trois ans courut vers sa mère et retira d'un geste théâtrale la couverture sous laquelle elle s'était cachée.
"Oh mon héro ! Merci de m'avoir sauvé !"
Le rire du petit resonna dans la pièce alors qu'il se retrouva enlacé par la personne qu'il aimait le plus au monde. Rien ne pouvait plus l'égailler que le sourire rayonnant de sa mère, duquel il avait d'ailleurs hérité. Inko ne put résister à passer sa main dans la tignasse indomptable verte de son fils, retirant par la même occasion son capuchon All might qui accompagnait son pyjama (même si le bambin défendait corps et âme que c'était un costume).
"Hé Zuzu, tu sais quoi "
"Quoi maman ?"
"C'est presque l'heure des aventures des petits héros."
Les yeux d'Izuku se remplirent d'étoiles alors qu'il quittait précipitamment les bras de sa mère pour se diriger vers la télévision. Ce dessin animé faisait partie de ses préférés, et il ne ratait jamais un épisode. La jeun mère se releva et alluma l'écran avant de se diriger vers la cuisine alors que son fils chantait déjà le générique en cœur.
Izuku avait toutes les cartes en mains pour devenir un grand homme. C'était un jeune vigousse, dont rien ne pouvait effacer la détermination de fer, la joie de vivre permanente et les rêves ambitieux. Son esprit était ferme, son corps était fort, son cœur était pur, et son alter sera du même niveau. Rien ne pouvait rivaliser avec son admiration pour les héros, et en particulier pour All Might. Il avait des amis et une mère qui croyaient en lui. Rien ne pourrait l'arrêter.
"Je suis pas sans alter ! Je vais en avoir un, je le sais, et même qu'il sera trop bien !"
Ces mots si souvent répétés ne suffisaient pas pour effacer les moqueries et le rejet de ses camarades de classes, autrefois ses amis.
"Parce tu crois pouvoir me surpasser ? Faut te faire à l'idée. Tu es vraiment un Deku inutile ! t'auras jamais d'alter."
Les mots de Kacchan le blessaient toujours autant, car au fond de lui, Izuku avait toujours espoir qu'ils puissent redevenir meilleurs amis, comme avant. Avant tout ça.
Cela faisait déjà quelques temps que ses camarades de classe avaient développé leurs alters. Alors que lui, qui avait pourtant déjà quatre ans, n'avait pas encore développé le sien. Et même s'il le niait fermement, il avait, au fond de lui, peur que les paroles de son tourmenteur ne soient vraies. Mais il ne baissait pourtant pas les bras, et suivait avec toujours autant de passion tout ce qui touchait aux héros.
Izuku avait presque toutes les cartes en mains pour devenir un grand homme. C'était un jeune vigousse, dont rien ne pouvait effacer la détermination de fer, la joie de vivre permanente et les rêves ambitieux. Son esprit était ferme, son corps était fort, son cœur était pur, et son alter serait du même niveau. Rien ne pouvait rivaliser avec son admiration pour les héros, et en particulier pour All Might. Il avait une mère qui croyait en lui. Malgré les quelques difficultés, rien ne pourrait l'arrêter.
"C'est sans espoir"
Tout s'était effondré avec ses paroles. Sa mère l'avait emmené chez un docteur spécialisé en alter. En effet, à cinq ans, son alter aurait déjà dû s'être manifesté depuis longtemps. Pourtant, malgré les espoirs du petit, rien ne s'était passé.
Le soir même, les larmes qui inondaient ses yeux l'empêchaient de pouvoir contempler la vidéo d'All might qu'il regardait si souvent. Izuku se tourna vers sa mère. Sa voix était à peine audible et brisée par les pleurs.
"Il sauve les gens toujours avec le sourire… C'est un héro super cool… Tu crois que je pourrais devenir comme lui ?"
Sa mère le prit dans ses bras, également en pleurs. Seuls trois mots sortirent de sa bouche. Trois mots remplis de pitié et de tristesse.
"Je suis désolée!..."
Izuku ne possédait plus beaucoup de cartes pour devenir un grand homme. C'était un jeune moins enthousiaste qu'il ne l'était autrefois, dont rien ne pouvait effacer la détermination de fer et les rêves ambitieux. Son esprit était incertain, son corps était fort et son cœur était pur. Rien ne pouvait rivaliser avec son admiration pour les héros, et en particulier pour All Might. Il y avait beaucoup de difficultés devant lui, mais aucune d'entre elles ne l'arrêterait.
"Tu sais ce que tu peux faire pour tenter de devenir un héros ? Sauter du toit en priant pour avoir un alter dans ta prochaine vie."
Les mots de Kacchan l'avaient, une fois de plus, blessé. D'autant plus que cette solution lui avait déjà traversé l'esprit mainte et mainte fois. Mais il se refusait à l'envisager sérieusement. Au fond de lui, il avait toujours cet espoir insensé de devenir un héro. C'est pour cela qu'il avait inscrit UA comme école où il voulait aller.
Malgré tout, Izuku s'était rendu dans les toilettes après les cours. Même s'il continuait d'avancer, il n'arrivait plus à supporter les moqueries, les blessures, les brulures, le mépris, la pitié que tout son entourage lui adressait. Alors il avait commencé à se mutiler. Pour oublier sa douleur. Pour se rappeler qu'il était toujours en vie. Bien sûr, le jeune prenait garde à ce que personne ne voit ses coupures ornant ses avant-bras. Il portait une attention particulière à toujours mettre des habits à manches longues. Et il n'était pas inconscient non plus. Il faisait attention à bien traiter ses blessures pour éviter toute infection.
Une fois la porte verrouillée, l'adolescent sortit son cutter. Sa manche fut retroussée avec précaution, ses bandages retirés doucement. Puis un coup vint trancher la peau déjà marquée de traces plus anciennes. Un autre le suivit rapidement. Et un autre. Izuku se laissa submerger par la douleur à laquelle il était devenu accro. Il ferma les yeux et stoppa son acte. Après une minute de silence, l'ado désinfecta son cutter et ses coupures fraîches, renoua son bandage et laissa retomber sa manche. Se sentant un peu mieux, il reprit son chemin.
Izuku avait peu de cartes qui lui permettrait de devenir un grand homme. C'était un jeune réservé, dont rien ne pouvait effacer les rêves ambitieux. Son esprit était fragile, son corps, même parsemé de brulures et de coupures, était fort et son cœur était pur. Rien ne pouvait rivaliser son admiration pour les héros, et en particulier pour All Might. Sa vie s'annonçait être rempli d'obstacles gigantesques, mais aucun d'entre eux ne l'arrêterait.
Sans alter, tu ne pourras pas devenir un héros."
Izuku se tenait toujours sur le toit où All might lui avait parlé, même si ce dernier l'avait déjà laissé depuis un petit bout de temps. Après ces paroles, son discours avait flou. Il n'arrivait pas à se souvenir exactement de la suite, son cerveau étant resté bloqué sur les paroles qui avaient brisé son rêve.Le jeune avait besoin d'air, et ne prévoyait pas rentrer à la maison de sitôt. Après tout, même si elle agissait d'une manière aimante et attentionnée, il voyait bien qu'il n'était qu'un poids mort, un fardeau encombrant pour sa mère. Il ne savait même plus s'il elle l'aimait sincèrement ou si elle avait juste pitié de lui.
Au final, en y réfléchissant bien, toute sa vie semblait inutile et encombrante. Pour sa classe, le jeune adolescent n'était qu'un élément de décore, que l'on s'amusait à abimer et sur lequel on se défoulait. Il n'avait pas d'autres proches que sa mère, tout son entourage s'étant éloigné une fois la nouvelle de l'absence d'alter du petit révélée. Et maintenant, Izuku n'envisageait pas non plus d'avenir.
Sentant sa respiration s'accélérer, il sortit, pour la deuxième fois dans la journée, son outil d'apaisement, et refit quelques coupures le long de son avant-bras. Mais cette fois-ci, ça ne suffisait pas. Ça n'apaisait pas le torrent intarissable de ses mauvais souvenirs, de ses pensées noires et de sa douleur intérieure. Alors il resta allongé, contemplant le ciel en espérant parvenir à mettre en pause son esprit.
Depuis combien de temps était-il là ? Izuku n'en avait aucune idée. En tout cas, il faisait noir. Il se releva, et contempla la ville. Les lumières colorées lui donnaient une ambiance presque féérique. Et le jeune n'en faisait pas partie. Il serait à tout jamais exclu de la société. Un combat implicite se déroula entre lui et la porte de la cage d'escalier. C'était une porte qu'il ne voulait pas franchir. En fait, il ne voulait tout simplement pas rentrer. Izuku se voyait mal reprendre le court de sa vie, maintenant que la réalisation l'avait frappée qu'elle ne valait rien. C'est comme si elle s'était arrêtée sur ce toit.
Les paroles de Kacchan rejouèrent dans son esprit. Pour la première fois, il se pencha réellement sur cette solution. Après tout, toute possibilité de futur lui semblait ridicule. D'un pas lent mais confiant, le jeune s'approcha du bord du toit. Il contempla le vide. La hauteur vertigineuse ne l'impressionnait pas. Elle semblait au contraire le fasciner, l'attirer. C'était comme si la ruelle l'appelait. Son choix était déjà fait. Il retira ses chaussures rouges, posa son sac, lança un dernier regard à la ville qui elle, continuerait de vivre, et fit un pas dans le vide. L'adolescent ferma les yeux alors que le vent hurlait à ses oreilles. Pourtant, jamais il ne s'était sentit aussi calme.
Izuku ne deviendra jamais un grand homme, ni même un homme. C'était un jeune pathétique et inutile. Son esprit était brisé, son corps était parsemé de brûlures et de coupures, et son cœur était inerte. Seul le sol bétonné pouvait maintenant l'arrêter.
